Détail de la mosaïque de la chapelle dédiée à Charles Le Bon. Cathédrale Notre-Dame de la Treille. Lille

         Cette étude monographique est issue des recherches menées depuis quelques années sur l’ancien village de Fives, rattaché à Lille en 1858.  Ces investigations ont été menées principalement dans les fonds anciens, surtout ceux du prieuré de Fives, déposés aux Archives Départementales du Nord.

 Fives au temps du prieuré, est le premier volet de ‘’Fives. Histoire d’un ancien village du Mélantois’’. J’ai scindé cette saga en 8 parties :

Tome 1. Vivre à Fives au temps du prieuré. Histoire Chronologique.

Tome 2. Le fief de la Phalecque à Fives.

Tome 3. La commune de Fives (1789-1858).

Tome 4. De l’industrialisation à la reconstruction.

Tome 5. De la transformation du quartier à sa désindustrialisation (1925- 1990).

Tome 6. Histoire de la zone non-aedificandi fivoise.

Tome 7. Histoire d’une paroisse : Du prieuré Saint-Martin à Notre-Dame- de Fives.

Tome 8. Familles fivoises (1335-1751). Transcription des déclarations des rentes foncières du prieuré de Fives.

 

Avertissement. Ce travail de recherche est présenté sous la forme d’une chronologie, ponctué de transcriptions. Il est vierge de toute relecture, car j’ai eu des difficultés à trouver des lecteurs pour me corriger. Je compte sur vous amis bloggeurs. 

Village de Fives. Album de Croÿ

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C’est en 1104 qu’apparait, pour la première fois, sur un document d’essence religieuse, la mention authentifiée de Fives. A la suite d’une donation d’un chanoine de la collégiale Saint-Pierre, des moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims y établissent un prieuré, qui sera dénommé Saint-Martin. Le territoire de Fives, très vaste s’étend sur plus de 500 hectares. Il comprend, actuellement, les quartiers, de Saint-Maurice-Pellevoisin, et Fives. Il est délimité par les villages de Ronchin, Lezennes, Hellemmes, Mons-en-Baroeul, Marcq-en-Baroeul, le faubourg de la Madeleine et Lille. Les villages de Fives et de Mons-en-Barœul forment une même paroisse, gérée conjointement par les Baillis, lieutenants et hommes de fief des deux seigneuries.

      A l’époque médiévale le village de Fives est composé de plusieurs hameaux où vivent quelques âmes. Ce village est situé dans l’un des quartiers de la Châtellenie de Lille, le Mélantois. Descendant de la butte de Mons-en-Barœul (46mètres) une petite rivière, la Faleske*, se jette dans un petit étang lui-même alimenté par des sources. Le cadre doit être calme, enchanteur et propice à la méditation, car c’est à cet endroit que les moines Bénédictins, de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims, y élèvent un prieuré au 12ème siècle.

 

La rivière de la Faleske qui traverse le village de Fives, est aussi appelée la Chaude Rivière, car il paraissait que ses eaux ne gelaient jamais en hiver. A l’orée de la porte de Fives, et après le Plasch*, la rivière prend le nom de Becquerel. En 1285 cette rivière est vendue par le seigneur du Breucq à l’échevinage de Lille pour alimenter en eau pure les fontaines de la ville de Lille.

      En 1450 sous les Ducs de Bourgogne, aussi Comtes de Flandre, on dénombre 45 feux (habitations). En1791 un rapport du maire de Fives fait état de 167 habitations. Lors du recensement de l’an 6 (1797) on dénombre 700 habitants (âgés de plus de 13 ans).  Sous l’ancien régime, le territoire de Fives est parsemé de censes (fermes) et on y cultive, le blé, l’avoine, le soucrion (orge d’hiver), et même de la racine de garance. Les terres cultivables appartiennent soit à des ordres religieux, à des seigneurs ou des propriétaires terriens, qui   les louent pour une période de 3, 6 ou 9 ans, à des villageois pour une rente en argent ou en nature (chapons, poules, moutons, blé ou avoine).

      A Fives il existe plusieurs fiefs. Celui de la Phalecque est le plus important. Il s’étendait sur une superficie d’environ 7 bonniers*, d’après les différents dénombrements successifs. La partie principale et noble du fief était composée de 3 bonniers de terre, dont une motte entourée de fossés sur laquelle était bâtie toute une ferme, maison de plaisance avec jardins enclos, prés et pâtures.

*Voir lexique

 

       Implanté entre la Chaude Rivière et le chemin qui menait de Lille à Tournay, ce ‘’gros du fief ‘’ prenait naissance au voisinage   de la porte de Fives, où se trouvait deux blanchisseries dont une (le petit Cureux) appartenait à la seigneurie de la Phalecque.

Ce domaine jouxtait les héritages et terres du prieuré de Fives. Les autres pièces de terre, de taille plus modeste, étaient dispersées sur toute l’étendue de la paroisse de Fives, aux limites de Ronchin et d’Hellemmes.

      En 1667, le 26 août, après que ses troupes aient ouvert une tranchée entre la porte de Fives et la porte de Malades, Louis XIV signe la reddition de Lille avec le gouverneur de la garnison espagnole dans une ferme rue de Lannoy à Fives. Lille devient Française par le traité d’Aix -la-Chapelle en 1668.

       En 1790 lors de la Révolution Française, les structures de l’ancien régime volent en éclat. Les biens du clergé, dont ceux appartenant au prieuré de Fives, sont confisqués, déclarés ''biens nationaux'' et le village de Fives est érigé en commune. Les Fivois élisent leur premier maire, Jean-Baptiste Lelong, fermier à Fives, en janvier 1790.

      En septembre 1792, Fives est occupé, pillé et brûlé par les Autrichiens, le prieuré de Fives est pratiquement détruit. Pour prévenir  ce type de situation, les autorités décrètent l’établissement, autour des remparts de la place militaire de Lille, une zone où les constructions sont interdites, et deux autres où elles sont réglementées. C’est la ZNA ‘’zone non aedificandi’’. C’est ce qui explique la présence de maisons dont les façades sont en bois, dans les faubourgs de Fives et de Saint-Maurice.

      Dans les années 1840, on construit la gare du Long-Pot, et le chemin de fer creuse une première grande cicatrice et sépare en deux parties l’ancien village de Fives. Les frères Barrois s’installent rue de Bouvines et fondent la Cotonnière de Fives.  Avec l’arrivée de l’industrie textile la population fivoise passe de 1382 habitants en 1790 à 5076 en 1858. Les naissances et mariages des Belges représentent plus de 50% des actes civils de la commune. C’est aussi l’époque de l’apparition d’un type d’habitat caractéristique de l’industrialisation galopante, les courées. Ce ne sont là que les prémices du développement industriel à Fives. Lille étouffe dans ses remparts et ambitionne une expansion en direction de ses Faubourgs. Le potentiel foncier à Fives est énorme. Bien qu’il existe déjà, au faubourg de Valenciennes, de petits ateliers de chaudronnerie et de mécanique, c’est à partir de 1861 avec l’implantation de l’usine de construction de locomotives que le nom de Fives est propulsé sur la scène internationale des grands chantiers et des grandes ambitions économiques et industrielles. D’autres entreprises, Peugeot, la faïencerie Debruyne, Boutry-Droulers, porteront haut les couleurs de l’ancien village de Fives et laisseront une trace indélébile du savoir-faire de ses ouvriers.

En 1858 les faubourgs de Fives et Saint-Maurice sont rattachés à Lille. La structure villageoise et communale de Fives aura perduré pendant plus de 754 ans. En tant que faubourg, devenu un quartier de Lille, Fives continuera sa mue économique et sociale. L’aube du 21ème siècle se lèvera sur la désindustrialisation, laissant çà et là de fantomatiques friches.  Ces dernières disparaissent peu à peu, laissant, la plupart du temps, la place à un urbanisme galopant et envahissant.      

 

                                               Jean Mathon

Sandérus. Le prieuré de Fives.

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Histoire chronologique :

        1104.  Donation d’un chanoine de la collégiale Saint-Pierre de Lille, de   deux chapelles, Saint-Martin de Fives et Sainte-Marguerite de Fâches. Ces deux autels sont remis à Monseigneur Baudry évêque de Noyon et de Tournai, qui les transmet à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims (Cartulaire du prieuré de Fives. ADN 14H 1). Balderic évêque des Tournaisiens et des Noyonnais, confirme la donation des autels de Fives et de Fâches, qui avait été faite à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims par un chanoine de Lille, nommé Herman le Jeune.    

            1136. Charte de Thierry d’Alsace où l’on parle de l’église de Fives et des moines de Saint-Nicaise (Cartulaire du prieuré de Fives. ADN 14H 1).

            Confirmation par Thierry, comte des Flamands, des donations qui avaient été faites à l’église Notre-Dame et Saint-Martin de Fives, dépendant de l’abbaye de Saint-Nicaise (Cartulaire du prieuré de Fives. ADN 14H 1).

            1150.  Thierry, comte de Flandre, avec le consentement de sa femme Sybille et leur fils Philippe, donne à l’église Saint-Martin de Fives, des biens qui avaient été remis au comte par Walter de Croix et Hugues de Aqua ou de l’Eau (Cartulaire du prieuré de Fives. ADN 14H 1).

            1150. Donation par Thierry Comte de Flandre de 7 bonniers de terre, au prieuré de Fives (ADN. 14H 33).

            1151.  Thierry comte de Flandre, approuve plusieurs donations faites, par des particuliers, à l’église Saint-Martin de Fives (ADN. 14H 33).

            1160. Philippe, comte des Flamands, confirme une donation que Sara, femme de Hedin de Brech (Du Breucq), avait faite à l’abbaye de Saint-Nicaise, concernant le prieuré Saint-Martin à Fives (Cartulaire du prieuré de Fives. ADN 14H 1).

            1179. Confirmation par Philippe comte de Flandre et de Vermandois, de l’échange de biens conclu entre l’église Saint-Martin, de Fives, et Hellin de Bruech, l’un des vassaux du comte (Cartulaire du prieuré de Fives. ADN 14H 1).

            1201.  Pierre, seigneur Del Bruec, atteste qu’il n’a aucun droit d’avouerie sur la maison de Fives et qu’il s’est à tort conduit avec violence envers l’administrateur de cette maison (Cartulaire du prieuré de Fives. ADN 14H 1).

            1201.  Marcel, abbé de Cysoing, déclare que noble homme Pierre du Bruec a reconnu avoir usé de violence envers l’administrateur de la maison de Fives, appartenant à l’abbaye de Saint-Nicaise (Cartulaire du prieuré de Fives. ADN 14H 1).

            1211. Donation d’un muid de blé à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims et au prieuré de Fives, par Pierre du Breucq et sa femme Béatrix (ADN. 14H 33).

            1269. Gérard, sire de Marbraix et du Breucq, faire donation de la pêche, aux religieux du prieuré, dans le plasch et dans la rivière qui longe leur propriété.

            1250.  Daniel de Halluin chevalier, ratifie la vente d’une dime se prélevant à Fâches, vente qui avait été faite par l’un de ses vassaux à l’abbaye de Saint-Nicaise (Cartulaire du prieuré de Fives. ADN 14H 1).

Ferrand comte de Flandre et de Hainaut ratifie la vente de la dime qui se prélève à Fâches, vente qui avait été faite à l’abbaye de Saint-Nicaise par le chevalier Henri de Fâches (Cartulaire du prieuré de Fives. ADN 14H 1).

1335. Fin d’un important accroissement du temporel.

Transcription de l’acte de 1136 ‘’ Moi Thierri, par la miséricorde divine comte de Flandre, fais savoir que je concède et confirme, pour mon salut et celui de mes prédécesseurs, à l’église de Sainte-Marie et de Saint-Martin, et aux moines de Saint-Nicaise de Reims qui y servent Dieu tous les biens qu’ils ont recueillis de la pieuse libéralité des fidèles et ceux qui leur seront donnés par la suite, fussent-ils de mon fief, de telle sorte néanmoins, que le service qui m’est dû et mes revenus ne soient point diminués. Je concède aux moines, pour être possédée par eux perpétuellement et sans trouble, la terre près de l’église et du cimetière qui leur a été donnée, moi présent et consentant, par Hugues, fils de Frumale, pour y établir leurs demeures et officines. Ledit Hugues leur a donné en outre huit bonniers d’alleux dans le bois de Baroeul. Semblablement, de notre assentiment, Bernard de Roubaix, neveu dudit Hugues, a donné à la même église, pour l’âme de son père, Bernard, une terre gisant à Baroeul.

            Walter de Lesquin a donné 4 bonniers* de terre à Anstaing.
Gomare une manse de terre à Aelbeke (Flandre occidentale).

Roger, châtelain de Courtrai, 2 bonniers à Mouscron.

Valcher de Lezennes, un jardin audit lieu et deux gerbes de dîme sur ce jardin ; ses fils, Hugues et Ursio, ont donné un bonnier.

Olivier de Bondues, un bonnier.

Bauduin de Courtrai, une terre rendant 9 rasières de froment, 5 douzels* d’avoine et 4 deniers.

Evermolde, surnommé Bonet, Etienne et Jean ses frères, à la prière de leur frère Herman, moine, ont donné 3 bonniers d’alleux et une masure à Thumesnil.

*Voir lexique.

Lambert Tahuns a donné une terre à Fives, rendant 12 sous et une pièce de terre à Grosbus.

Hengelbert de Flers et Bauduin, son frère, ont donné la moitié d’un bonnier d’alleu et 6 deniers de cens dus sur l’autre moitié par héribert et Everuvin.

Robert de Hellemmes, une terre à une rasière.
Seiher de Heppignies, un bonnier et demi et environ cent pied sur la Phalecque

Gomar et Emma, son épouse, un bonnier d’alleu sur la Marque et un jardin à l’Instin

Evrad d’Esquermes Trois bonniers d’alleux dont deux à Mancaressum et un à la Croix-Herman et deux jardins à Basinghem.

Walter et Bérenger, son frère, 2 bonniers et demie de terre et une masure à Flers.
Alard de Gorguemez, une terre rendant 4 rasières de froment.

Eva de Hellemmes, une pièce de terre ad Aquaticum.

Disdele d’Ascq, un bonnier d’alleu in Hacelin, alias in Haneluc.

Henri Salembien, salien in bonum, un bonnier de terre à Heppignies, lieu-dit à Fives.

Anastase de Hellemmes, une partie de pré qui a été échangée pour une pièce de terre in Veschin.

Vicard de Roubaix, un bonnier de terre et le quart d’un bonnier d’alleu.

Amauri de Thumesnil, une pièce de terre d’alleu.

Gérard d’Anstaing, un demi-bonnier.

Simon de Lesquin, la dîme d’un bonnier et demi de terre.

Berranger, convers, un bonnier et demi de terre à Hellemmes.

Walter, fils de Flozer, 4 deniers de cens et 2 chappons.

Gérard d’Hem, un bonnier et demi de terre dans la paroisse de Fives du consentement d’Alard, son seigneur.

Robert, clerc, surnommé Boter, une masure dans la rue des cordonniers.
Benscelin et Evrard, son fils, la moitié d’un manoir dans la même rue des cordonniers.

Godelende, sa maison payant 2 sous de cens.

Hermenzende et Nicolas, son fils, une masure.

Helvide medica, sa maison, sa terre et toute sa propriété après sa mort.

Lisende, 12 deniers sur la terre de sa maison.

Helvide de Vendeville, sa maison et une terre dans la rue de Courtrai. 

Le total pour l’époque s’élève à 58 bonniers, quatre masures, trois maisons, quatre jardins, une manse, huit pièces de terre de superficie non précisé, en plus de l’emplacement même du prieuré et enfin divers droits.  Tous ces biens étaient situés dans la châtellenie de Lille, puisqu’on peut identifier parmi les toponymes cités au moins dix communes différentes. Ce capital s’accrut grâce à des donations évidemment sollicitées puisqu’elles prennent place dans le voisinage, et grâce à une politique d’achat.

            1419. Consentement du prieur de Fives, Dom Largesse, à l’union du prieuré de Fives à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims (14H 33).

   1420. Prise de possession du prieuré de Fives, par dom Jacques Gocelart, au nom de l’abbaye de saint-Nicaise de Reims (14H 33).

        1420. Le 22 mars, une bulle papale prononce l’incorporation définitive du prieuré de Fives à l’abbaye de Saint-Nicaise de Saint-Nicaise de Reims (14H 33).

           1423. Titres de fondation du prieuré de Fives et d’union dudit prieuré de Fives à l’abbaye de Saint-Nicaise (14H 33).

              1449. Châtellenie de Lille, Douai et Orchies. Enquête fiscale par paroisses, dont Fives, dressée pour la répartition des aides en exécution de lettres patentes du duc de Bourgogne datées du 16 août 1445 sur l’ordre de la Chambre des Comptes de Lille par Gauthier de Croix de Drumez, écuyer, lieutenant du gouverneur du bailliage de Lille, Jean de Mortagne, conseiller du duc de Bourgogne, Daniel Thieulaine, maitre des monnaies du duc et Jean Le Tailleur, Bailli de Raïneval. Situation économique des paroisses, valeur des biens fonciers des habitants, pertes causées par les guerres et les épidémies. Renseignements précis, datés et certifiés sur le recouvrement des impôts, les maisons abandonnées, la valeur des terres, les noms des nombreux habitants avec l’indication de leurs revenus fonciers, il y est fait état de 43 ménages, à Fives, payant la taille :

            ‘‘Le 14ème jour de novembre l’an mil quatrecens quarante noef comparurent pardevant nous aucuns des manans de la paroisse de Fives est assavoir Jehan du toit, Thomas du toit, Jehan du toit le joisne et Miquel cardon collecteur lesquels après le serment par eulx fait nous firent ostention du billet de l’assiette et cache de leur taille par lequel apparoit que ils avoient esté assis a le derraine assiette qui fut l’an 448 a 28 l de gros la livre dient que ils estoient 43 personnes paians taille et que ils assoient à taille leurs maisnies quand ilz les avoient mais ils ne assoient point les héritages des forains ; et dudit nombre de gens paians taille en y a qui a present prendent des biens des povres 12 ou environ ; dient aussi que en ladite paroisse sont 31 maisnages tenus de l’empire de Mons en Baroeul qui ne paient point de taille et en taille de la ville de Lille 30 maisnages qui pareillement ne paient point de taille. Requis assavoir se ils son amendris de nombre de personnes et de chevance depuis 10 ou 12 ans et se ils se plaindent de trop de taille, dient que si et la cause si est pour ce Pasque de le falesque deffuncte paioit 72 s et le censier en son lieu ne paie que 9S, Jehan Castellain aussi deffunct paioit 10l 4 s et le censier en son  lieu ne paie que 60 S, Jehan Boulanghier paioit 21 S lequel est party et son louagier ne paie que 10 S, Pierre Hallet aussi party paioit 11 S et en son lieu demeure le curé qui point ne paie taille, Jacquemart de Hiechin deffunct paioit* (8 S, il est mort et le lieu est a ruyne ; de plus pour estre gardés et préservés de gens d’armes depuis 10 à 12 ans ils ont donné a aucuns 100 l ; item ils doivent corovees a plusieurs seigneurs Item ils ont fait aucuns travaux en leur église depuis 4 a 5 ans valant 5 l. requis s’ils sont enrichis, dient que non sinon de Pasquier le Martin brasseur qui paie 15 S. requis de la ricesse de leurs manans dient que Jehan du Toit a 5 bonniers cens de terre parmi son lieu et 40 L de rente viagiere et paie 10L 4 S, Jehan du Toit l’aisné a un bonnier et demi parmi ung lieu et paie 54 S, Pierrot et Grardin de le Falesque ont ung lieu de 3 quartiers et paie 35 S, Collard   de le Falesque a 3 bonniers et demi de terre parmi ung lieu et paie 48 S la vesve du Toit a 2 lieux parmi 5 bonniers de terre et paie 114 S Miquiel du Toit a ung bonnier et paie 54 S, Thomas du Toit a 2 bonniers et ung quartier de terre parmi ung lieu et paie 54 S et les autres en dessoubz paient à l’avenant de leur Chevance. Requis assavoir s’ils sont plus taillés que les villes voisines, dient que rien n’en scevent. Requis de la valeur de leurs terres, dient qu’elles valent en cens 18 rasières de grain mesure de Lille à l’avesture le bonnier et en vente 140 L et de rente 4 L le bonnier. (ADN. B 3760).

            1479. Lettres de Maximilien est Marie de Bourgogne assurant au prieuré de Fives la jouissance des dimes de Fâches et d’Oignies qui leur avait été abandonnée par l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims, en récompense des pertes occasionnées par les guerres (ADN. 14H 33)

            1485. Nouvelle enquête fiscale. Il y est fait état de 50 feux taillables dans la paroisse dont 30 à Fives (la paroisse comprend les villages de Fives et de Mons en Baroeul).

‘’Pour Fives comparurent Micquiel Cardon et Clais Dewart manants qui ont affirmé qu’en la paroisse de Fives y avoit 50 feux tailliables avec ledit de Five et de present en y a seullement trente feux dont il y a six attelees ; et aussi il y a jusqu’au tierch des feux prenant des biens des povres et ont esté brulez trois fois et paioient a la grande taille 59 assis à 42 Livres’’ (BH 18677. Enquêtes fiscales de la Flandre Wallonne. Alain Derville (Tome 2).

       1491. Nouvelle enquête fiscale. ‘’Pour Fives sont comparus sire Joffroy Carot prebtre curé dudit Lieu, Gerard de le Falesque, Nicaise Lorrain, Martin le Page et Thomas le Baudart, lesquelz ont affirmé qu’audit Fives Lez Lille sont 43 feux, desquelz en y a recevant l’aumonne des povres jusqu’a 16 feux ; mais il n’en y a aucun quy pourchassent l’aumonne par les huis. Oudit le village et paroisse il y a deux queruees de terre y comprendre les gardinages. Et est le terroir fort fertille et fort prochain de la bonne ville. Et paient à la taille ordinaire 44 L de 44 de gros. Et s’y dient que aucuns des plus grands censiers se sont retrais dedens le taille es fauxbours et occupent les heritages hors de l’eschevinage et ne veullent rien paier ; semblablement font à entendre que ceux de Mons en Baroeul quy est de ladite paroisse occupent grande partie du meilleur terroir dudit lieu et s’y paient avec lesdits de Fives en autres et à celle fin sont les aucuns deliberé des manans eulx retraire esdis faubours comme ils dyent’’ (ADN BH 1867. Enquêtes fiscales de la Flandre Wallonne.   Tome 2).

              1475-1495. Les comptes   des recettes du prieuré sont présentés par Jehan Cayot, prieur.

 Transcription littérale 1de l’intitulé du registre :

                 ‘’Recepte faite par moi Gayot prieur

Gouverneur de la prioré de Fives icelle recepte appartenant à la dite prioré comenchant au jour Saint Rémy premier jour d’octobre 1475 et finissant audit jour 1476. C’est assavoir des censes en grains et en argent des louaiges des terres, Louaiges de bois, louaiges de près louaiges de dismes en grain, et en argent disme de warench (garance) de wesche* de cardon de may de navette avecq droit seigneuraulx, reliefs amendes fourfaites* offrandes et toutes aultres receptes, quelconques appartenant à ladite prioré’’. (14H 155).

                

                       1Les transcriptions, ont été rédigées en respectant intégralement l’orthographe du texte, en restituant l’accentuation et la ponctuation, selon la règle actuelle, et en adoptant notre système actuel de majuscule. Tout mot qui n’a pu être transcrit est marqué   par des points entre crochet {…}. J’ai mis d’office les noms et prénoms en Majuscule.

         1498. Enquête fiscale, qui fait état de 40 feux qui contribuent à l’aide.

                 ‘’ Pour fives sont comparus sire Guillaume Cocatrix presbtre, vice curé dudit lieu, Gérard de le Phalecque, Loys Lorain et Thomas Baudart, lesquelz sur ce interrogiéz dient assavoir ledit sire Guillame, in verbo sacerdotis, et les autres par leur serment, qu’audit lieu y a environ 40 feuz que bons que autres contribuans a l’aide qui se lève entre lesquelz le quart des mesnages prennent les biens de la  carité des povres et le  demourant sont héritiers, censiers et manouvriers vivant de labeur et autrement Interrogiéz quel nombre d’attelees il y a audit village, dient comme dessus qu’il peut avoir six paires de chevaulx interroghiéz se le village est plus peuplé de gens et des bestail qu’il n’estoit en l’an 91 que la derreniere reformation et recollement de l’assiette se fist, dient Qu’ilz le treuvent multiplié de peuple et de bestail qu’il n’estoit lors. Interroghiéz se ledit village a esté bruslé depuis ladite année 91, dient que non. Dient outre, sur ce interroghiéz, qu’ils ont paié et furny a Phelippes du Quesne receveur des aides pour l’année courant qui expirera a la Saint Jehan prochain venant 69 livres 10 solz de 40 gros la livre y comprins leur porcion de l’aide dernièrement accordee a monseigneur l’archiduc pour faire la guerre en Gheldres’’ (ADN. B 3761)

             1500-1501. Robert Picavet receveur du prieuré de Fives, présente les comptes de recette à Dom Jacques Cayel prieur de Fives.

Transcription littérale1 de l’intitulé du registre :

                  ‘’Ce sont les comptes que Robert Picavet rend à religieuse personne domp Jacques Cayel prieur et gouverneur de la prioré de Fives lez la ville de lille de tout ce qu’entièrement par ledit recepveur a este receu et distribue venant des rentes sous rentes relief et droits seigneuraulx censes en bled en avoine en argent de dismes de louaiges de maisons de garance de navette de soucrion prins en la grange dudit prioré pour un an entier commenchant le jour de Saint Rémy 1500 et finissant la veille Saint Rémy mil chincq cent et ungt  bled a XIII livres la rasière et l’avoine de my mars à IX sols la rasière les capons du noel a VIII sols la paire et sy ce present compte’’ ( 14H 156).  

                1505. Nouvelle enquête où l’on dénombre 48 feux :

            ‘’Pour Fives comparurent Guerard de le Phalecque, Jehan le Cherf et autres, juréz et oÿs sur les faiz et articles contenus esdites instructions. Et premiers, requis sur le premier article, dient et depposent par leurs sermens qu’audit lieu y a 48 feux dont plusieurs prendent les biens des povres, eulx vivant de labeur et manouvrer. Requis sur le 2ème article, dient et affirment que lesdits manants manient 109 bonniers 5 cens de terre a labeur et 35 à 36 bonniers de manoirs, gardins et prez le bonnier desquelles terres a labeur peult valoir, le fort portant le faible, 8 livres par an et vente 180 livres, et le bonnier de manoirs, gardins et prez 30 livres par an. Requis sur le 3e article, dient et affirment que ausdits que ausdis manants appartient 94 vaches, 10 ou 11 bestes chevallines et 106 blancques bestes. Requis sur le 4e article, dient que ilz n’ont nulz pasturages en commun requis sur le 5e article, dient que plusieurs

manans en la terre de mons en Baroeul, Lezennes et es faulxbourgs et escevinage de Lille non payant taille ne ayde au roy, sinon ceulx demourans oudit escevinage qui contribuent aulx subsides qui se coeullent en ladite ville de Lille, manient 136 bonniers de terre en la paroisse et dismage de Fives’’ (ADN. B 3762).

                 1531. Bail à ferme accordé à Dom Etienne Leroy, prieur de Fives, par le prieur, abbé et couvent de Saint-Nicaise de Reims : ‘’ Ce jourdhuy avons baillé et octroyé baillons et octroyons à tiltre de ferme et loyer d’argent à nostre religieux et confrère, Dom Esteinne Leroy, à la vie de luy, et tant qu’il vivera’’ (ADN 14H 34).

                 1549. Nouvelle enquête fiscal.  Registre de l’assiette des aides, par paroisse, dont Fives, dressé en exécution des lettres patentes du 8 mars 1542 et de la commission donnée par la Chambre des Comptes de lille le 17 juin 1544 à Jean Delforterie, ancien Bailli de Lille et Pierre Inghelvert, procureur fiscal. Ce document a servi pour l’assiette d’une aide de 30.000 livres dont la base de répartition a été approuvée le 15 juin 1553 par Charles-Quint. On trouvera pour chaque localité le chiffre de la taille, la superficie des biens fonds, leur estimation, le nombre de moulins, la population en feux, le nombre de têtes de bétail, l’indication des dimes, la superficie des biens du clergé et de la noblesse.

    ‘’Fives. Pour jardins prés leurs terres à labour disme moulin feux chevaux et vaches, tenus et occupés par héritiers censiers et forains subgets à taille.

Audit villaige

En jardins prés et portion de labour XXXVII (37) Bonniers XII (12) cens. Labour et bois VIII XXXVI (176) bonniers. Dismes appartenant à la prioré dudit lieu, IIIC LXIIII (374) livres. Moulin à wedde X livres. Feux LXXV (75). Chevaux X (10). Vaches C IIIIXX II (182).

 

Gens d’église.

Le prieur de Fives occupe un lieu contenant II cens.

L’Hospice Comtesse dudit Lille un moulin à vent et à usage de moudre le bled.

Les manants de la ville et taille dudit Lille, occupent en jardin X cens, en labours LXXVI bonniers XV cens, et une portion de Disme dont l’on rend XXX razières de bled.

Il y a deux particuliers faisant marchandise de Wedde et trois autres faisant marchandise de chevaux.

Il y est donc fait état de 75 feux à Fives’’.

 

 

                 1556. Procès entre l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims et jacques de Landas auto-proclamé prieur de Fives et qui se serait approprié les biens et revenus du prieuré de Fives. Sentence rendue à Gand le 3 octobre 1556 contre Dom Jacques Landas.

Transcription littérale 

            ‘’Veu au privé conseil du roy nostre sire le différent y meu entre ledit abbé et religieux et couvent du monastère de Saint Nicaise de Reims de l’ordre de Saint Benoist suppliant d’une part, et dom Jacques de Landas religieux dudit ordre de Saint Benoist opposant d’autre part. Ayant lesdits suppliants remonstrés par leur requête comment le prioré de Fyves lez l’isle au diocèse de Tournay membre dépendant dudit monastère de Saint Nicaise dès l’an mil quatre cent et vingt auroit avec tous les droicts et revenus et appartenances par le pape Martin Vème du consentement du prieur, pour lors toute solennités, du droict, requises, deuement gardées esté perpétuellement incorporé, uny et audit monastère, et que dès lors du consentement dudit prieur l’ay à plusieurs ont cédé et renoncé audit prioré, ils en auroient prins et appréhendé la réelle et actuelle possession, nonobstant tout empêchement et contradiction  faict par l’évesque de Tournay qui se seroit efforcé de faire révocquer et annuler ladite union dont il auroit esté débouté par trois sentences conformes , et que depuis lesdites supplications et leurs prédécesseurs y auroient {co..}et proposé religieux de ledit monastère qui y ont fait le service divin, et toutes aultres charges accoustumées et baillé à mains fermes les fruicts et revenus du prioré à plusieurs à diverses personnes qui les auroient pris et receue sans empeschement et contredit, fait en temps de guerre et même la majesté impériale de ce bien, informé en l’an 1532, le 24ème d’octobre, auroit aussi donné à maitre Charles des Ursins, lors abbé de ladite abbaye, main levée des héritages fruicts et revenus dudit prioré, lors empêché et détenus et occupés par aulcuns qui s’en estoient emparés. Lequel abbé en auroit depuis tousiours --, jusqu’à l’ouverture de la guerre dernière, entre sa dite majesté et le roi de France durant laquelle, advenue la mort de domp Guillaume Allart religieux dudit monastère qui tenoit desdits suppliants le prioré à ferme. Ledit opposant se seroit introduit et mis dedans ledit prioré, pris et receu les fruicts d’icelluy sans tiltre canonique qui doibve ou puisse produire ausdits suppliants, lesquels veuillant user du bénéfice de la trêve accordée entre icelle sa majesté et ledit roy de France  le VIème de febvrier dernier par laquelle seroit par – à tous subjets d’un côté et d’aultre respectivement de quelques qualité qui soient retourner pleinement en la jouissance de tous et quelconque de leurs biens, immeubles, droicts et archives saisis et occuper au mois de ladicte guerre, et à l’occasion d’icelle auroit envoyer aulcuns de leur religieux avec  leur prieur pour retourner audit prioré y faire le service divin, accomplir les charges accoustumées et en prendre et recevoir les fruicts pour lesdits suppliants comme auparavant ladite dernière guerre. En quoi empeschement leur auroit esté faict par ledit opposant (Jacques de Landas) s’efforçant de tenir ledit prioré, en prendre et recevoir les fruicts et revenus en spoliant iceulx suppliants dudit prioré, envoyé comme dict est en ladite abbaye et dont seroient possesseurs non seulement triennaux mais plus de centenaire. Lesquels, partant de tous droicts viendroit à rendre registre et restituer en leur dite possession requérant à tant qu’il pleust à sa majesté les faire jouir de l’effect et bénéfice de ladite tresve et ainsy du droit commun qui veult que tous les spoliés soient avant toutes choses réintégrés et revenus en leur possession’’  (ADN. 14H 34).

Après un recours de Jacques de Landas, un examen des chartes, stipulant les droits de l’abbaye de Saint-Nicaise, est fait par la chambre des comptes de Lille qui envoie, en novembre 1556, son avis en faveur des moines de Saint-Nicaise de Reims au privé conseil du roy.

Transcription littérale :

            ‘’A nos très honnourès seigneurs. A vos bonnes grâces nous recommandons. Ayant reçu lettres du Roy nostre sire avec certaine copie de sentence naguères rendue en son privé conseil d’entre les religieux abbé et couvent du monastère de Saint-Nicaise de Reims de l’ordre de Saint-Benoit,  d’une part, et dom Jacques de Landas religieux dudit ordre, opposant d’aultre, à cause du prioré de fyves* lez ceste ville, par lesquelles lettres nous est ordonné de voir ladite sentence, sommes chargés, que ladite sentence par nous, bien et au long veue et visitée nous eussyons, été regardée soigneusement entre les chartes et munimens* estant vers nous, si ne trouveront aulcuns enseignement touchant ledit prioré de Fyves  et sigament* si les contes de Flandres, prédecesseur de sadite majesté, que le roi absoille, ne sont esté les fondateurs, et que de tout ce que trouveront dépendant de ladite matière. Eussyons envoyé à sadite majesté copie authentique pour le tout veu et ordonné.

Nos très honnourés seigneurs obéyssant à ladite ordonnance avons faict veu et regardé le répertoire, tant des papiers et munimens, reposant en ceste chambres que des cartes et les b--- estant en la trésorerie des chartes du chasteau de ceste ville et autres registres et papiers ; En avons trouvé chose servant à propolz, n’y faisant mention dudit prioré et tenons que de tout temps icelluy a esté et est membre dépendant de ladite abbaye de Saint-Nicaise et par eulx et leurs prédécesseurs faict occuper et desservir par religieux du mesme ordre et tirant le gros des fruicts et revenus à leur prouffict’’. 

            1557.  Demande adressée par Jean le Chantre aux seigneurs de la chambre des comptes de Lille et de son Président Carette, concernant la prolongation de bail d’une maison appartenant aux biens du prieuré de Fives.

            Même année, requête du même frère Jehan Lechantre, concernant l’état et la gestion du prieuré de Fives. Il signale que le roy d’Angleterre le prince d’orange, lui a donné en récompense le 14ème de juillet 1557, le prieuré de Fives. Il a aussi trouvé le prieuré expurgé de tous ses biens, sauf de certaines choses nécessaires pour la retraite de quelques hommes de bien. Il dresse l’inventaire de dévastations subites par le prieuré et propose d’y réintégrer un prieur et des moines, ainsi que d’un gendarme. (ADN.  B 18027).

            1560-1568. Prieur de Fives Jacques Tropemignot. Les comptes du sont rendus par Anthoine Billet receveur du prieuré de Fives.

            1595. Le 7 février 1595, un contrat de bail à ferme et admodiation*, pour les terres et revenus du prieuré est accordé par le prieur et les religieux du couvent de Saint Nicaise de Reims, à Jacques Debonnaire, prêtre religieux et professeur de ladite abbaye et ce pour une somme annuelle de huit cents livres tournois.

Transcription littérale de l’acte

            ‘’A tous ceux qui ces présentes lettres verront Gérard Colbert seigneur au mont Saint-Pierre et en partie du Tilloy, garde des sceaux aux contracts du bailliage de Vermandois à Reims, étably de par ledit seigneur salut. Scavoir faisons que pardevant Nicolas Bomestreyne et ponce Augier notaires du roy audit bailliage demeurant audit Reims et ad de ce fait establit de par ledit seigneur, furent présent en personne vénérable et scientifique personne mestre Pierre Gilbaut prêtre docteur en droit, chantre et chanoine de l’église Notre-Dame de Reims, vicaire général de monseigneur illustrissime et révérendissime pair en dieu, messire Claude de Guise abbé de l’église et abbaye de Reims et de Saint-Nicaise de Reims et icelle abbaye de Saint-Nicaise au non et comme procureur de mondit seigneur fondé de procuration, au cas de laquelle il a fait apparoir que sera  en ses présentes insérés, et les vénérables religieux d’icelle abbaye assemblés et congrégés* capitulairement pour cet effet suivant la conclusion faite par leur chapitre aussi en fait de ses présentes transcrites et recognurent pour les biens prouffict et utilité de  ladite abbaye sur ce bien conseillé et advisé comme ils ont dit avoir baillé et délaisser  et par ces présentes, bailler et,  délaisser à ferme et admodiation* à vénérable et religieuse personne Dom Jacques Debonnaire, prêtre, religieux et professeur de ladite abbaye à de ce présent prendre audit tiltre cens et louaige, les droicts, fruicts, prouffict, revenus et émolument du prieuré de Fives lez Lille en Flandre, uny et incorporé en ladite abbaye de Saint-Nicaise de Reims, pour en jouir le temps et terme et espace de la vie dudit Debonnaire preneur de la charge et moyennant que ledit preneur sera tenu et a promis de rendre et de payer par chacun an audits sieurs abbés et couvent ou au porteur de ceste, la somme de huict cens livres tournoi monoye de France, évalué en escus sol à deux cent soixante-six escus deux pieches* à soixante sols chacun {…} payable audit jour de purification Notre-Dame mil cincq cent quatre-vingt-dix, à la charge dudit preneur de faire dire et célébrer audit prieuré le Saint service divin et ordinaire  et accoustumé et à ses despens sans diminuer de ladite somme, de nourrir deux religieux avecq lui, leur bailler leur vesture*  et oultre leur dite vesture ordinaire leur augmenter de trois escus vingt sols tournois, monoye de France et les cas advenant qu’ils soient malades, les faire penser et médicamenter par médecins, chirurgiens et apothicaires et leur administrer tout ce qu’il leur sera nécessaire pour leur recouvrer la santé, si possible est à ses despens et quand lesdits religieux ou aulcuns d’iceulx seront rappelés, leur bailler argent pour venir en chemin jusqu’à ce qu’ils puissent estre parvenus en ladite abbaye. Entretenir la maison, bastiments et édifice dudit prieuré de toutes réparations tant grosses que moyennes, et excepter que si cas fortuit comme feu, foudre – inondation et aultres inconvénients estoit en tout ou en partie ruyné ou endommagé en ces édifices    pour bien réparer et en bon et souffissant estat, lui sera tenu ledit preneur de payer les gaiges d’officiers de ladite maison au termes accoustumées , de payer les rentes, redevances et aultres charges ordinaires et extraordinaires dont ledit prieuré est tenu mesme les entrées et bienvenus que le prince  (Page 4)  seroit au pays et en acquitter et désengager ladite abbaye, sans diminution de ladite somme saulf que le prince mect quelques tailles ou aultres subsides en ce cas ledit preneur ne sera tenu. Aussy sera tenu ledit preneur de soutenir à ses frais, coût et despenses tous les procès qui pourroient survenir pour la conservation des droicts et biens appartenant audit prieuré, sera aussy tenu de bailler déclaration au vrai de trois ans en trois ans le revenu dudit prieuré à ses despens, en quoy il consiste l’augmentation depuis le temps qu’il l’aura tenu. Sera aussy tenu recevoir et nourrir   chacun an une fois le grand prieur ou aultre commis dudit sieur abbé, l’espace de quatre à cinq jours – et lui payer sa despense depuis ladite abbaye de Saint-Nicaise   tant en allant que revenant dudit prieuré de Fives, et ne pourra  icelluy preneur couper ou faire couper les bois d’icelluy prieuré, sinon pour bastir ou user audit prieuré, et au lieu et place où sera couper ou abattu, sera tenu ledit  preneur faire replanter d’autres arbres et ne pourra  icelluy preneur céder et transporter ce présent bail sans le congé et permission desdits bailleurs, mais en icelluy résider et demourer et à ledit seigneur abbé réserver à soy les présentations des bénéfices dudit prieuré de Fives, et au cas qu’il y eust guerre entre le roy de France et le roy d’Espaigne et à l’occasion en ce que les revenus dudit prieur » fut saisy en l’aucthorité du roy et que le preneur fut empesché à la jouissance du revenu d’icelluy prieuré et que à ceste occasion le preneur ne puisse payer, cessera la poursuite du payement’’ (ADN. B 18313).

            Henri IV, roi de France, déclare la guerre à L’Espagne sous fond de guerre et de tension entre les catholiques et les protestants, tant en France que dans les Flandres sous domination espagnole.

            1596. Les comptes du prieuré sont rendus par Hubert Tahon receveur du prieuré de Fives, pour un an entier commençant le jour de la Saint Rémy 1595 et finissant la veille de la Saint Rémy 1596.

            1597. Le 12 mai, décès du prieur jacques Débonnaire. Confiscation des biens du prieuré, gestion des biens par la cour des comptes de Lille. Inventaire des meubles et biens qui ont été trouvé en la maison du prieuré de Fives après le décès et trépas de dom jacques Debonnaire prieur dudit lieu.
Transcription littérale de l’acte d’inventaire :

‘’Première en la chambre basse ayant veue sur le petit jardin a esté trouvé ce que s’ensuit :

Une couche avecq le ciel de bois, un lit de plumes et son chevet, une couverture de tapisserie.

Une paillasse avec des courdines rouge et les fronteaux de tapisserie ouvrés à l’aiguille avecq des fringes (franges)  de soye verte.

Item six chaires de bois couvertes de tapisserie ouvrée a l’aiguille avecq des fringes* des soye verte et semblable fronteaux.

Item quatre chaires de bois couvertes de cuir noir. Item une table. Item un buffet avecq les armoiries du dernier prieur. Item une grande chaire de bois couverte de drap vert. Item quatre escabeaux. Item ung instrument pour supporter {…}. Item les effigies du prieur défunt et antérieur. Item un tableau peint à l’huile contenant l’histoire du fils prodigue. Item soixante-dix liards trouvés en une armoire

                 Près de la cheminée :

Item petit banc de bois. Item un baston (bâton) d’épines avec ung fer au bout

Item une petite chaire de bois couverte de cuir noir. Item un tablier.

                 En aultre petite chambre aïant vue sur la cour :

Une table. Item ung pressoir. Item une escabelle

                 En la grande salle :

Une table longue à rallonges. Item une aultre avecq trois estaux. Item ung long bancg (banc). Item une aultre plus petit. Item ung buffet. Item un cheminon* de fer. Item ung marchepied de bois long

                 En aultre chambre près de la grande salle :

Une table. Ung petit cheminon de fer. Ung petit escabeau

                 En la chambre dessus la grande salle :

Ung lit avec une couverture de tapisserie ung Chevet et ung oreiller avec des couvertures de {…} rouge et les fronteaux de pareille estoffe

Item une rouge. Item une aultre rouge {…} . Item une table.

                 En la chambre de desfunct :

 Ung lit avec deux oreillers et un chevet.

Trois couvertoirs (couvertures) ung blancq et un rouge d’Espaignes (Espagne) et ung de tapisserie, des courtines jaulnes et rouges et un fronteau fait à lesquille (aiguille). Item quatre coussins deux bons deux mauvais. Item un buffet avecq ung doublé de toile bordé de dentelles, orné d’un fronteau de tapisserie. Item deux – de corne fait en forme de roses. Item une devanture de cheminée de {…} Rouge avec franges de mesme couleur. Item un aultre coussin. Item une table avecq une carpette verte. Item deux cheminons. Item une paielle à reschauffer le lict. Item ung tableau contenant la cène. Item une vierge marie devant la croix. Item un Saint Jacques. Item un crucifix. Item un salvator*. Item une histoire d’isacq et Jacob. Item un coffre de cuir bouilli mis sur deux pieds de bois dans lequel y avoit douze chemises. Item Cincq paires de lincheux*. Item une nappe de Damas*. Item une autre petite nappe de Damas. Item dix nappes tant grandes et petites. Item {…} pour mecte (mettre sur quelque busfet (buffet).

Item onze serviettes de Damas. Item dix-sept aultres serviettes. Item vingt-deux collets d’homme enclos en une boite longue. Item une huette* de nuit.  Item un petit sacquelet de linge blancg que, à esté donné à dom Gratian à usage de couvrir le calice. Item cincq mouchoirs. Item une paire de manchettes. Item eu un bancq a coffre du costé de la cheminée en y avoit dessus les imaiges des douze apôtres.  Trouvé six obbes (aubes*) appartenant à l’église. Item cincq nappes de grain de bled. Item trois nappes d’autel. Item quatre serviettes et quatre essuoirs appartenant à l’église. Item une chaire basse de bois. Item une garde-robe en laquelle a esté trouvé cincq coussins de tapisserie. Item une couvertoir de lict de tapisserie. Item ung tapis pour mettre sur la table. Item une casacque sans manche de drap noir. Item une {mi…}. Item cincq scapulaires. Item deux bonnets de prêtre. Item un mauvais pourpoint de bourrette croisée.

Noir doublé de futenne* blanche. Item ung hault de chausses de drap noir doublé de {…} rouge. Item une casaque sans manche. Item une casaque de camelot de Turquie toute viese (Vieille). Item une aultre casaque de drap noir à manches. Item une casaque de drap noir vielle fourrée, sur le devant d’aigneau noir et sur le derrière d’aigneau blancq. Item une robe de drap noir doublée au dos de Laicg* noir et sur le bas de blancg avecq fentes noires. Item un chapeau noir avec un cordon de crêpe noir. Item une casaque de cafas* avec manches doublée de noir. Item une aultre casaque de drap noir avec manches de camelot de Turquie. Item une casaque de bourrette doublée de {…} avec des manches, de camelot, ourlées. Item ung manteau de ras noir tout neuf. Item une robe noire avec manches doublée de {…} noir au-devant. Item une robe noire de drap avec fentes de velours noir doublée de {…} noir. Item une robe de camelot de Turquie avecq fentes de velours et en partie doublée. Item un tapis vert pour mettre sur table, et n’avoit rien d’aultres linges dans ladite garde-robe. Item un petit oreiller Item une chaire d’osier.

                                   Au premier

L’on a trouvé ny bled ny aultre grains forts. Ung demy havot d’avoine

Linges : Sept lincheux*.  Item treize serviettes. Item trois toges. Item deux paires de calsons (calçons). Item deux serviettes de grain de bled. Item deux nappes une de grain de blé et une de Venise. Item une nappe de grain de bled. Item dix-huit essuoirs de grosse thoile (toile). Item deux petites toges. Item une arde chemise. Item quatre {…}

                                   En la cuisine

Un grand rostier de fer. Item deux aultres plus petits. Item deux grandes paielles rôtissoires. Item une aultre plus petite. Item trois hatiers*. Item cincq reschauffoirs de fer. Item trois cheminons de fer à fondre beurre. Item deux tenailles. Item une palette. Item deux chaudrons. Item deux aultres chaudrons. Item quatre chandeliers d’airain Item ung contrecœur de fer à la cheminée. Item ung plat et une esguiere (aiguière) d’estin (estain). Item deux louches de fer. Item quarante-six plats, tant grands que petits. Item quatre saulcerons* Item une balance. Item trois tasses d’estain. Item deux pots de chambre, d’estain. Item deux pots d’estain. Item trois pots de terre, couvert d’estain Item une grande bouteille de bière. Item cinquante-quatre tranchoirs et assiettes d’estain. Item trois escuielles d’estain. Item un moutardier d’estain. Item deux salières. Item deux {…} de fer. Item une petite table ronde. Item un pot de fer. Item une lanterne. Item un ferment. Item un soufflet. Item neuf bouches d’estain. Item un verre tant tasse {…} que aultres petits. Item la mesure d’un havot

                                En la cour

Un paon et panesse Item un cousteau de cuisine Item huict pouilles et ung coq

                                En une petite chambrette en bas, tirant vers l’église

Un coffre à la farine.

                                Au comptoir dudict défunct

Une custode de fer blanc. Item trois livres de papier l’ung des trois sans couvercle. Item deux longues esguillettes* de filet noir avecq long esguilon. Item ung compte rendu par Hubert Tahon. Item deux aultres comptes rendus par ledit Tahon. Item une fiole de verre. Item un pot à beurre.

Item une custode* à corporales appartenant à l’église. Item une obligation signée {…} par laquelle il confesse debvoir à jehan bise la somme de VXX sols

Item une aultre obligation passée par devant Jenbus par laquelle Noel Lunel confesse debvoir audit Bise cent treize florins carolus luy cédant son action pour pareille somme contre Rolland Marcouille. Item une autre par laquelle Mahieu du Burg, confesse debvoir à martin bise la somme de XIII livres signée de Menbur. Item quelque copie d’une obligation de martin burg Signée de becquet et Carpentier.  Item une aultre de Bauduin Muyssart signée B Muyssart par laquelle il confesse debvoir sept livres VI sols. Item une douzaine d’esguillettes de cuir violet. Item neuf patars de France, huit liards et IIII deniers.  Item deux boitelettes l’une d’icelle sans couverture. Item ung petit coffret un y avoit cincq lettres et une requeste présentée en court par ledit prieur, avec une lettre de court. Item ung {…} non couvert lié de filet noir. Item un almanach. Item quatre escuielles de galère. Item un coffre au comptoir dans lequel y avoit une bourse à cincq boursons dans lesquels on y a trouvé : Vingt et une pieches de cincq gros*.

Item dix-sept de trois gros. Item ung franc de XX patars. Item deux pieches de XIIII patars. Item deux pieches de sept patars. Item deux longues boites contenant plusieurs tiltres concernant la maison. Item plusieurs lettres missives avecq aultres lettres de parchemin. Item ung petit livret escript a la main contenant la manière de se confesser Item quatre comptes rendus par hubert Tahon. Item aucunes lettres missives. Item un cachet d’os argenté au boult.

Item une paire de chaussons. Item une escabelle et petit passé. Item deux serrures de fer.

                                En la chambre dessus la salette, ayant veue sur la cour

Une double table. Item ung lit avecq ung chevet et ung couvertoir blancg.

Item une couche sans courtine. Item deux petites escabelles.

                 En la cour :

Deux tonneaux vides. Item deux tonneaux pleins de brouet. Item deux tonneaux mis à brocque*.

                                En la galerie devant la cuisine, qu’on dit le cloistre

Ung grand mortier de pierre blanche. Item une grande eschelle (échelle) .

                                En la cave sur la cour près de l’estable :

Quatre cuvelles à buer le linge.

                                Au refuge en la salle en bas :

Une table double.

                                En la chambre voisine :

Ung porte manteau de bois. Item ung buffet. Item une table double.

Item trois escabelles. Item une grande chaire de bois blancq. Item une lanterne.

Item ung chandelier.  Item au comptoir, ladite chambre une garde-robe.

                                En la chambrette en bas :

Ung lit avec ung chevet. Six cuillères d’argent. Le tout ainsy inventorié les XIIIème et XIIIème de Mars 1597 par le commandement et présent Monsieur Jehan Viron escuier seigneur Radepas, lieutenant de monsieur le Gouverneur de Lille. Es présence de Damps gratien moy et Jehan Lacourt religieux de la maison à ce évoquez, le procureur fiscal et son substitut et moy soubzsigné

Parmentier greffier de la gouvernance de lille.

                  Déclaration des paiements fait par le receveur de Lille Jehan de Warenghien à la charge des biens délaissés par feu jacques Debonnaire prieur de Fives pour les causes qui s’ensuivent. Il s’agit des frais occasionnés par le rapatriement des biens du prieur, de Fives à Lille, ou de créances laissées par le prieur à divers fournisseurs.

                 Copie de l’acte signé du roi d’Espagne, par lequel il confie l’administration du prieuré de Fives à la chambre des comptes de Lille. (ADN.14H 35)

Transcription littérale de l’acte1 :

De par le Roÿ

                 ‘’Chier et féal comme ceulx de notre chambre des comptes à Lille nous avions faict entendre le trépas naguère advenu de domp Jacques Debonnaire en son vivant religieux et prieur fermier du prieuré de Fives lez ledit Lille, et que partant ils auriont députez commissaires pour inventorier tous les biens meubles et actions délaissez par ledit feu prieur. A quoy leur auriez faict pour ceste cause nous avons bien voulu dire par ceste attendu que lesdits de nos comptes nous ont faict réputer, que ledit prieur estoit François (Français) et que les biens dudit prieuré sont situez soubz le rapport de l’abbaye de Saint Nicaise en France conséquemment que le droict d’icelle abbaye seroit escheu par confiscation à notre prouffict à l’occasion de la presente guerre contre les François iceulx sont esté bien meu de faire les debvoirs que dessus partant nous vous mandons et ordonnons à vous déporter de ce faict et mettre incontinent votre besoingne (besogne) et mains à ceulx de nos comptes pour y advancer et garder notre droict sans y faire faulte a tant chier et féal, nostre seigneur vous ait en sa garde. De notre ville de Bruxelles le xxème de mai 1597’’ (ADN. 14H 35)

 

                 1598. Jehan de Warenghien, receveur du domaine de Lille, et gestionnaire des biens et revenus du prieuré de Fives saisis à cause de la guerre avec les Français, présente la recepte de l’année écoulée à partir de juillet 1597, inclus la dépouille de l’août 1596, à cause du décès du prieur Jacques Debonnaire.   Sa Majesté ayant pourvu en loi, dudit prieuré, Anthoine Delcampe avec les fruits, profits et revenus d’iceluy prieuré pour’’ luy en jouir ensemble du pied couppé* de l’année en cours’’

Transcription littérale de l’acte :

                 ‘’Compte premier et dernier que fait et rend Jean de Warenghien receveur du domaine de Lille de l’entremise qu’il a eu des biens de la prioré de Fives dépendant de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims escheu au prouffict de sa majesté par le trépas de feu dom Jacques Debonnaire prieur dudit Fives advenu le XII ème de may 1597 temps de la guerre contre la France et ce tant des biens

Meubles délaissés par ledit feu prieur par les censiers et fermiers tenants terres et dimes de ledit prieur au jour de son trépas jusque et comprins la dépouille de l’aoust 1596 et non plus avant d’aultant que sa majesté avoit pourvu en loi Anthoine Delcamps fils de Thomas Delcamps de ladite prioré avecq les fruicts prouffict et  revenus d’icelle pour par luy en jouir ensemble du pied couppé de l’an 1597 émanant comme est apparu par lettres patentes de don et collation de sa majesté émigrée au registre des mémoires de ceste chambre  commenchant le premier d’avril 1590 folio IIIIxx  lequel compte se faict à livres de quarante gros monnoye de Flandre  Sols et deniers à l’advenant comme s’ensuit :

                 Première recepte à cause des rendaige de terres et de dismes s’ensuit la liste des redevables.

                  Exemple :  De jehan frémault laboureur demeurant à Fives lequel occupe à tiltre de cense douze cens de terre à labour gisans au  terroir dudit Fives appartenant à ledit prioré parmy rendant chacun an au  terme de Saint-Rémy la somme de vingt et quatre florins carolus de vingt pattars pieche une espaule (épaule) de mouton et deux lots de vin icy prins l’année eschue à la Saint Rémy 1596, qui n’a esté receu par ce que ledit Jehan frémault l’avoit payé audit feu prieur comme est apparu par le livre d’iceluy et  par quictance qu’il en a montré pour ce icy’’.

                 ‘’De Thomas Roze Bailly de Fives, lequel tient à tiltre de cens de ladite prieuré, un lieu manoir et cens de Fives, contenant parmy manoir, jardin, prés et terres à labour, le nombre de huict bonniers quatre cent d’héritage, parmy payant et rendant chacun an au terme de la Saint Rémy, la somme de deux cent cinquante florins, ung pourcheau gras vaillable, douze florins, deux razières de poix deux cens de garbe (gerbes), aultant de warances (garance*) ou pour chacun cent, vingt pattars, deux paires de chappons en plume et deux lots de vin, et sy tient ledit thomas Roze dudict prioré XX cent de terres à labour séans au buisson de Wallincamp en rendant chacun an  wid et – dix razières deux havots de blé et aultant d’aveine audit terme de la Saint Rémy icy pour l’année escheu à la Saint Rémy 1596. Ledit Thomas Roze a payé lesdits deux cent cinquante florins à Hubert Tahon receveur dudit prioré sy qu’il a fait apparoir de quictance en date du 17 janvier 1597’’.  (ADN. 14H 164). 

            1599. Sentence rendue à Bruxelles, le 11 mars, par laquelle Charles Antoine Delcampe est tenu de rendre les fruits et les revenus du prieuré de Fives à Guillaume Pescheur, prieur et procureur des religieux, abbé et couvent de Saint-Nicaise de Reims. A charge pour lui d’assurer, avec les religieux qui l’accompagne, le service divin. (ADN. 14H 34)

            1610. Lettres patentes des Archiducs d’Espagne ordonnant à tous ceux qui doivent des rentes seigneuriales et droits de relief audit prieuré de Fives, d’en faire la déclaration et s’en acquitter dans les 40 jours. (14H 32)

            1616.  le prieur et couvent de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims donne en bail à ferme de trois à trois ans, tous les revenus du prieuré de Fives, moyennant un revenu annuel payé tous les ans au jour de la purification de Notre-Dame, à Dom Jehan Villard. (14H 34)

               1633. Comptes que rend à honorable et discrète personne Dom Jean Villard, Jacques Debonnaire, receveur des rentes seigneurialles, sous rentes, droits seigneuriaux et relief du prieuré de Fives pour un an finissant à la Saint-Rémy 1634.

Les paiements pour les offices de la maison du prieuré de Fives, permettent de mieux cerner l’organisation de cette seigneurie religieuse.

Transcription littérale :

‘’Autre mises et paiements fait par ce compteur à cause d’office de la maison.

A jean Villard Bailly dudit prioré (et aussi prieur) pour ung an de ses gaiges (gages) à cause d’office at esté paié cincq livres douze sols.

Aux hommes de fief dudit prioré à cause des bans* de mars, d’aoust et du siège tenu pour les rentes eschues durant l’année du présent compte at esté paié quatre livres dix sols.

A monsieur le conseiller Dubus at esté ordonné par ledit feu prieur, par chacun an la somme de seize livres et icy XVI livres.

A Jean Desrumaux, procureur dudit prioré pour une année s de sa pension six livres et icy VI livres.

A Jean du Hamel, greffier dudit prioré pour une année de sa pension deux livres et icy II livres.

 A Mathias Rohart, sergent dudit prioré huit livres et icy VIII livres.

A ce compteur pour une année de gaiges (gages) d’avoir exerché  (exercé) la présente recepte, deux cent quarante livres’’. (ADN. 14H 25 à 30

               

            1634. Concordat pour l’entrée de la réforme de Saint-Maur, dans l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims. On y parle de la règle, du sort et des dispositions prisent envers les ‘’anciens’’ qui n’acceptent pas la réforme. Cet acte est contresigné par Dom Marlot grand prieur de Reims et Dom Colomban Régnier prieur de l’abbaye de Saint-Rémy de Reims et visiteur de la congrégation de Saint-Maur. (ADN. 14H 34).

                              Transcription littérale du document :

            ‘’ A tous ceux qui ces présentes lettres verront , salut scavoir faisons  que par devant Philippe Perrier et François et François Le Moyne, nottaires, gardenottes du roy nostre sire au Châtelet de Paris, soussignés, furent présent en leurs personnes vénérable religieux dom Guillaume Marlot grand prieur et dom Abraham d’Ambraine  trésorier de l’abbaye de Saint-Nicaise de la ville de Reims, de l’ordre de Saint-Benoit étants de présence à Paris, en leurs noms et comme procureur des vénérables religieux, prieur et couvent de ladite abbaye de Saint-Nicaise fondés de leur procuration par eux faite en l’assemblée par eux tenus en leur chapitre, passée par devant Rogex et Desmolins nottaires du roy, héréditaire en son bailliage du Vermandois, demeurant audit Reims, le second jour des premiers mois et an de l’expédition de laquelle procuration en papier signé des nottaires, ils ont fait apparoir portant pouvoir en effet et substance de faire passer aux présentes, en fin desquelles, elle a esté transcrite et faite à eux rendue, qui ont promis d’abondant* faire ratifier  ces dites présentes par lesdits sieurs et religieux couvent de l’abbaye de Saint-Nicaise et en fournir l’acte valable aux révérends-pères cy-après nommés, père Dom Colomban Régnier, prieur de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims et visiteur de la congrégation des religieux Bénédictins de Saint-Maur en la province de France  et le  père dom Betoland  prieur du monastère des blancs manteaux de Paris, pour eux esdits noms , et faisant pour la congrégation  de Saint-Maur en France , ordre de Saint-Benoist, et qui ont promis faire ratifier lesdites présentes au prochain chapitre général de ladite congrégation et en fournir lettres en en bonne et due forme , ausdits sieurs Religieux, prieur et couvent de Saint-Nicaise , à peine aussi de tout despens dommages et intérêts. D’autre part, disant lesdites parties que comme ainsi soit que lesdits sieurs et religieux , prieur et couvent de Saint-Nicaise de ladite ville de Reims eussent de longtemps désirer voir l’obédience régulière entièrement établie en leur dit monastère, comme ils ont fait paroistre par plusieurs résolutions et  actes capitulaires et mesme par plusieurs requestres tendantes à cette fin , qu’ils auroient mis entre les mains et présentées à Monseigneur l’illustrissime et révérendissime archevêque dudit Reims , leurs abbés commanditaires qui les auroit exhorté d’exécuter un si louable  dessein lequel il auroit grandement loué et approuvé, jugeant bien néanmoins lesdits sieurs religieux qu’il leur estoit impossible de rétablir et conserver ladite observance dans ladite abbaye de Saint-Nicaise sans avoir recours à quelque congrégation réformée dudit ordre de Saint-Benoist, et à icelle unir ladite abbaye. Auroient enfin jeté les yeux sur ladite congrégation de Saint-Maur en France, à laquelle ils se seroient résolus d’unir, agréer et incorporer leur dite abbaye , sous le bon plaisir de monseigneur archevêque, leur abbé et à cet effet auroient député et constitué leur procureur lesdits sieurs prieur et trésorier de ladite abbaye par la procuration cy-dessus par eux faite en leur chapitre, ensuite de ce qu’on par cy- devant fait plusieurs autres monastères et abbayes des plus célèbres du royaume, ainsi que Saint-Denis, et Saint-Rémy dudit Reims, Corbie, Jumièges , Saint-Jean d’Angeli, Vendôme et autres, et désirant d’effectuer et mettre en exécution le susdit dessein, ont respectivement lesdites parties,  consenties,  fait et accordé les articles, conventions, promesses, obligations et conditions qui ensuivent, selon les privilèges donnés par nos Saints-Pères les papes que par nos roys très chrétiens à ladite congrégation de Saint-Maur.

Plaisir est que dom Guillaume Marlot grand-prieur et dom Abraham d’Ambrains, trésorier esdits noms ont agréé, uny et   incorporé sous le bon plaisir dudit seigneur et archevêque, leur abbé comandataire, l’abbaye susdite de Saint-Nicaise avec les membres et dépendants à ladite congrégation de Saint-Maur , ainsi et en la mesme manière que les autres abbayes de ladite congrégation , le tout sans préjudice ou diminution de la dignité abbatiale, tant   pour ce qui regarde la nomination du roy, que pour les droits de prééminence appartenants audit sieur abbé.

Sera loisible aux anciens religieux de s’agréer et embrasser la réformation s’ils s’en sont trouvés capables ou demeurer en leur ancienne forme de biens sans pouvoir être contraincs   de la changer et auront tous sous la conduite de leur supérieur, lequel ils éliront de leurs corps ainsy qu’ils sont accoutumés comme ainsy celui du prieuré de Fives en Flandre, au défaut de leur prieur d’à présent. Lequel supérieur des anciens n’aura aucune juridiction sur les pères de ladite congrégation de Saint-Maur, ny le prieur desdits pères sur lesdits anciens, et ne pourra non plus prétendre, ledit prieur pour cette qualité que la pension dont il sera cy-après parlé. Il appartiendra aux pères de ladite congrégation de Saint-Maur de recevoir et admettre à l’habit et la profession des novices de ladite abbaye, transférer des religieux d’icelle t en mettre d’autres de ladite congrégation et y envoyer des prieurs visiteurs ainsi qu’ils jugeront convenable, selon leur règle et statuts.

Lesdits sieurs anciens religieux assisteront au chœur et procession,  auront et tiendront les premières places et par tout ailleurs accepté, quand que le prieur desdits pères fera l’office auquel il tiendra le rang convenable à l’office avec ceux qui officieront selon la coutume et l’usage du cérémonial de ladite congrégation, et pourra le supérieur desdits et anciens religieux, si bon luy semble, officier aux vêpres et messes solennelles des jours de la nativité de nostre seigneur, de Pasques, Pentecôte, du Saint-Sacrement et des deux fêtes de Saint-Nicaise, seulement.

Le prieur desdits pères ou iceluy qui tiendra sa place en son absence présidera au chœur et ailleurs pour ce qui concerne la direction de l’office divin qui sera fait et conduit par eux suivant leur constitution et cérémonies auxquelles, et au chant, se conformeront lesdits anciens, sans y apporter troubles ny confusions.

Sera délaissé ausdits pères de la congrégation la disposition de tous les lieux réguliers, comme les deux cloistres, grand et petit, réfectoire, chapitre, dortoir et église, comme ainsy l’administration de la sacristie et des reliques, avec les ornements quy en dépendent, laquelle sacristie, néanmoins sera libre ausdits anciens pour célébrer la Sainte-messe quand bon leur semblera, et auxquels sera administré tout ce qui sera nécessaire à cet effect, et sera le tout donné ausdits pères par inventaire.

Ausquels pères sera donné une clef des tiltres et l’autre ausdits anciens afin qu’elles ne s’égarent.

Sera aussi délaissé ausdits pères l’infirmerie, le jardin, la cuisine {…}, et le cellier avec les cuves qui y sont, les buchers, la fagotterie, les greniers dont jouissent à présent lesdits sieurs anciens.

Et pour faciliter l’établissement desdits pères en ladite abbaye, lesdits sieurs anciens religieux leur délaissent l’entier revenu et droits appartenants à la mense conventuelle, en quoy ils puissent constituer sans en excepter, retenir, ny réserver, et commenceront lesdits pères d’en jouir vers le jour de la Magdeleine  prochainement venant, à condition toutefois que lesdits pères acquitteront toute les charges de la mense conventuelle des ledit jour , et outre seront tenus de payer annuellement à chacun des religieux anciens quy sont dix-sept en nombre , la somme de trois-cent-cinquante livres tournois payables par quartier et par advance dont le premier quartier commencera audit jour de la Magdeleine. Laquelle somme et pension de trois-cent-cinquante livres sera payé tant aux religieux quy résideront dans ledit monastère qu’à ceux qui seront absents, excepté les trois religieux quy demeurant à Fives en Flandre, dépendant dudit monastère, tirent leur pension du revenu dudit prieuré. Desquels religieux de Fives lesdits pères de la congrégation ne demeurant chargés. Ains lesdits sieurs religieux anciens qui seront tenus d’en envoyer d’autres en la place desdits trois religieux de Fives, advenant leur décès ou de l’un d’eux ou qu’ils fussent révocqués, ainsy qu’ils ont fait par le passé.

            Lesquels religieux anciens ou de l’un d’eux venant à décéder, la pension dont ils jouissent demeurera éteinte au profit desdits pères de la congrégation, comme aussi le logis qu’ils occupent et quy appartiennent à la manse conventuelle, reviendront ausdits révérends pères.

Seront délaissé ausdits sieurs anciens religieux les chambres qu’ils occupent à présent avec les autres petites commodités dont ils se servent à l’exception des lieux spécifiés cy-dessus.

Et d’autant qu’il restera trois desdits anciens religieux sans chambre à cause qu’il en manque audit monastère, ledit seigneur abbé sera humblement supplié de les vouloir loger pour un temps dans quelqu’une non occupée dépendantes de son logis abbatial.

Et a esté par cy-après accordé que lesdits sieurs anciens jouiront du droit qu’ils ont eu de  la banserie de la chambrerie, comme on faisoit cy-devant, quy consiste en cinq livres douze sols chacun par an. Auquel droict lesdits pères succéderont ainsy qu’à la pension susdite de trois-cent-cinquante livres tournois.

Et ne seront tenus lesdits pères d’entrer en ladite abbaye Saint-Nicaise, sinon qu’à la feste de Pasques de l’année suivante que l’on comptera mil six cent trente-cinq, nonobstant qu’ils commencent la jouissance de l’entier revenu de la manse conventuelle dès le jour de la Magdeleine prochainement venant, comme dit est, et cependant seront lesdits sieurs anciens obligés et tenus de faire le divin service en la manière accoutumée jusqu’audit temps de la feste de Pasques mil six cent trente-cinq. Auquel temps lesdits pères en demeureront chargés pour l’advenir et s’acquitteront des fondations dudit monastère et des processions accoustumées quy ne seront pas contraire à leur règle.

Ledit sieur grand-prieur et ses successeurs audit office, outre la pension de trois cent cinquante livres, auront cinquante livres tous les ans, qui feront la somme de quatre cents livres tournois, lesquelles seront payées par les pères aux termes susdits.

Lesquels pères de la congrégation seront tenus de conserver les droits, privilèges, prééminence et immunités de ladite abbaye, ainsy que lesdits anciens en ont esté par cy-devant.

Et arrivant que lesdits anciens fussent malades, seront visités et assistés par médecins du monastère que lesdits pères seront tenus de payer, comme aussi le chirurgien pour les saignées et tonsuras seulement.

Est aussi accordé que lesdits sieurs anciens venant à décéder, lesdits pères seront tenus de faire leur service et funérailles à leurs frais et despens selon la manière accoutumée.

Car ainsy le tout a esté convenu, fait, accordé entre lesdites parties, esdits noms qui ont consenty les présentes estre homologuées par tout ou besoin sera et à cet effet ont respectivement chacun d’eux fait et constitué leur procureur général, spécial et irrévocable, le porteur des présentes auquel ils ont donné et donnent pouvoir et puissance de ce faire, et tout ce qui en cas appartiendra, sera requis et nécessaire ; promirent outre lesdites parties, rendre, bailler et payer à part et à plein, sans aucun plaid, ny procès, tout compte, frais, mises, despens, dommages et intérêts que fait et encourus, seroient à faute d’entretenement et accomplissement de tout le contenu, en les poursuivants, pourchassant et requérants sous l’obligation et hypothèque de tous les revenus temporels desdites congrégation et abbaye que chacun en droict soy et ont pour ce soumis et soumettent à la justice et juridiction et contrainte ladite prévôté de Paris et de toutes autres ou séans ou trouvés, seront et renonçant en ce faisant de part et d’autre et a toutes choses généralement quelconques à ces présentes lettres contraires , et au droict disant générale renonciation non valoir. En tesmoignage de en nous à la relation desdits notaire savons en ces présentes fait mettre le scel de ladite prévôté de Paris, que faites et passées furent en l’abbaye de Saint-Germain des Prés de Paris , l’an mil six cent trente-quatre l’onzième jour de janvier avant midy et ont signé avec lesdits notaires soussignés les minute des présentes demeurées par devant et en la possession  dudit François le Moyne l’un d’iceux notaires soussignés ensuit la teneur de ladite procuration dont cy-dessus est fait mention.

Procuration :

Par devant les notaires du Roy nostre sire, héréditaires en son baillage du Vermandois, demeurant à Reims, furent présents vénérables et religieuses personnes, dom Guillaume Marlot, prestre, docteur en la Sainte faculté  de théologie, grand prieur de l’abbaye de Saint-Nicaise, dom Jean de la Cour, supérieur, Jean Barry, prévost, Claude Craneau, chantre*, Jacques Inbrian, Abraham d’Ambraine, trésorier, Nicolas de la Salle, Jean Arnould, aumônier, Claude le Fondeur, Claude le Maistre, tous prestres, frère Nicolas de Blois et Jean Regnard, tous religieux profés* de ladite abbaye, faisant et représentants la plus grande et partie des religieux d’icelle, congregés* au son de la cloche eu leur chapitre ordinaire et accoutumé aux assemblées pour conclure et arrester des affaires qui touchent et regardent le couvent de laditte abbaye, lesquels volontairement et du commun accord et consentement ont fait nommer et constituer et ordonner et étably d’entre eux leurs procureurs généraux et spéciaux lesdit sieur Marlot, grand prieur et d’Ambraine, trésorier, auxquels seuls conjoinctement  ils ont donné et par ces présentes, et donnent plein pouvoir de procureur et au nom dusdit couvent, se transporter exprès en la ville de Paris par devant les vénérables  pères et religieux, supérieurs de la congrégation de Saint-Maur et avec eux conférer, touchant et concernant l’introduction de la réforme et observance entière de la règle de Saint-Benoist tant désirée en ladite abbaye de Saint-Nicaise de Rheims (Reims), et faire tous les traités, accords et conventions et pactions* avec lesdit révérends pères supérieurs, sous les conditions que lesdits sieurs procureurs jugeront bon estre pour l’établissement et stabilité de ladite réforme en ladite abbaye de Saint-Nicaise, remettant néanmoins à leur direction et prudence et généralement faire pour eux pour effect et pour exécution des présentes et dépendance d’icelles, ainsi que lesdits sieurs constituants feroient et faire pourroient si présents en leurs personnes ils étoient jaçoit *  que l’affaire requiert un  pouvoir plus particulier qu’il n’est exprimé es présentes, promettant iceux sieurs constituants, sous le vœu de leur religion et hypothèque des biens et revenus temporels dudit couvent, tenir et entretenir et avoir pour agréable, ferme et stable à toujours tout ce qui sera fait et accordé par lesdit sieurs procureurs pour l’exécution entière des présentes et dépendances d’icelles, sans aucunement y contrevenir à peine de tous despens, dommages et intérêts. Fait et passé audit Rheims audit couvent le second jour de janvier l’an mil six-cent trente-quatre, et ont lesdits sieurs constituants signé la minute des présentes et signifier de faire sceller icelles au désir de l’édicte, et ainsy signé Roger et Desmolins.

Ratification des religieux :

Aujourd’hui, dix-huitième de janvier mil six-cent-trente-quatre, par devant nous notaires du Roy nôtre sire, héréditaires en son bailliage de Vermandois, demeurant à Rheims, soussignés, furent présentes vénérables et religieuses personnes, dom Jean de la Cour, soupérieur, Claude de la Cour, Claude Lenoir, aumonier, , Jean Barry, prévost, Claude Craneau, chantre, Jacques Inbrian, Nicolas de la Salle, André de la Salle, Claude le Fondeur, Claude le Maistre  prestres, frère Nicolas de Bloys et Jean Regnart tous religieux profés de l’abbaye de saint-Nicaise dudit Rheims, faisant et représentants la plus grande te saine partie des religieux d’icelle congrégés* au son de la cloche en leur chapitre lieu ordinaire auquel ils ont coutume de s’assembler pour délibérer, conclure et arrester des affaires qui concernent et touchant le couvent d’icelle abbaye, lesquels après avoir pris communication du traité et concordats, devant écrire et que la lecture leur a été faite mots après autres par l’un de nous, notaires, l’autre présent qu’ils ont dit avoir bien entendu et convenir par ladite lecture tout contenu en icelle. Ils louent unanimement et d’une même volonté, et d’un commun accord et consentement agréé, corroboré, ratifié , confirmer et approuvé ce par ces présentes, l’agréent, corroborent, ratifient confirment et approuvent en tous les points, ainsi et en la même forme et manière qu’il est fait, accordé et passé , et ce faisant promirent et promettent sous le vœu  de leur religion et sous l’obligation et hypothèque de tous leurs biens et revenus  temporels dudit couvent, de tenir et entretenir et avoir pour très agréable ledit traité et concordat, fournir et satisfaire et ponctuellement accomplir toutes les charges, causes et conditions qui y sont indiquées, sans aucunement y défaillir , ny contrevenir eu quelque sorte et manière que ce soit , en peine de tous despens, dommages et intérêts. Fait et passer audit Rheims, audit couvent de l’abbaye de Saint-Nicaise.

 Ratification de monsieur de Villard, prieur de Fives :

Je soussigné prieur de Fives, prestre et religieux profés de l’abbaye de Saint-Nicaise de Rheims, consens pour mon regard que les pères de la congrégation de Saint-Maur en France, entrent dès à présent audit monastère avec conditions portées par la conclusion capitulaire faite par messieurs mes confrères le trentième de mars dernier, de laquelle j’ay eu communication et en tesmoignage de l’affection que j’ay envers lesdits pères , je m’efforcerai de faire paroistre aux occasions où je pourrai les assister, que le loue et approuve grandement ladite réforme, fait à Rheims le douzième d’avril mil six-cent-trente-trois. Signé de Villard (ADN. 14H 34

            1635. Procès entre Jean Villard, prieur de Fives et l’abbé Saint-Martin de Tournai prétendant jouir du prieuré de Fives. Rapport sur les requêtes et pièces jointes, présentées au conseil d’état par le prieur de Fives Dom Jehan Villard prétendant être maintenu en ledit prieuré et le prélat de Saint-Martin à Tournay prétendant jouir dudit prieuré, par représailles. Vue d’ensemble sur les avis rendus par les lieutenants et officiers gouvernement

            Réponse du prieur de Fives, Jean Villard, aux présidents et gens de la chambre des comptes de Lille qui lui demande d’exhiber le titre de de collation* du prieuré de Fives.  

Transcription littérale de l’acte :

‘’Pour de la part de domp Jean Villard prêtre prieur de Fives, auculnement satisfait des lettres closes à lui escript de la part de messeigneurs les présidents et gens des comptes du roy à Lille le Vème du mois d’octobre courant 1635 receues le VIIème dudict mois par lesquelles il se trouve semond* d’exhiber le tiltre de la collation du prioré de Fives ensemble les lettres de l’érection et institution d’icelluy en bénéfice ou aultrement faire apparoir que il n’est amovible  ad mitum, ains que il ait esté conféré in perpétum  et juré, dict et posé ce que s’ensuict :

Primes qu’il n’at en sa puissance les lettres de collation à lui faicte du prioré de Fives, lesquelles il at exhibé es mains du lieutenant de la gouvernance dudict Lille pour y prendre esgard sur l’avis qu’il estoit chargé de rendre et envoyer à messeigneurs du conseil d’estat comme aussy il auroit faict, et dans le paquet inséré avec aultres pièces, lesdites lettres de collation, de sorte que où elle reposent chez messieurs seigneurs du conseil d’estat où elles ont esté interceptées par les factions des partisans dudict prieur et contenoient lesdites lettres que ledit Jean Villard avoient par les prieurs et religieux de l’abbaye  Saint-Nicaise à Reims esté esleu et choisy prieur du prioré de Fives en Flandre pour être administrateur perpétuel spirituel et temporel dudict prioré.

A la justification de quoy il produit et emploie un certificat donné du sieur du Fermont, lieutenant de ladicte gouvernance en date du XIIIème d’octobre 1635 soubsigné de son nom et cacheté de ses armes et esté ledict certificat coté A.

Item à la justification que dessus produit et emploie deux certificats tenant ensemble l’ung du greffier l’autre de l’huissier de ladite gouvernance en date dudict XIIIème d’octobre 1635 et cotés B.

Item produict encore à la mesme fin aultres certificats de maitre Jean Lebouck advocat, de Jean Desrulmaux et Jean Duhamel procureur et notaires en date du XIIème d’octobre 1635 et cotés C.

Si dict aussy ledict prieur qu’il n’at en sa puissance les lettres de l’érection dudict prioré en bénéfice ains sont icelles lettres reposantes aux archives de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims où ledict prieur n’at à présent aulcun commerce ny accès à cause de la publication et de la guerre entre les couronnes d’Espaigne et de France. (ADN. B18515)

1635-1659. La France revendique de nouveau la Flandre et déclare la guerre à l’Espagne. Période difficile pour le prieuré et ses moines français. Les revenus, maisons, cens, terres, dismes et autres émoluments sont confisqués et gérés par la cour des comptes. En 1635-1636, c’est Simon de Rosendal, receveur des domaines de sa Majesté et commis à la recepte des biens françois, situés à Lille confisqués au profit de sa Majesté, par droit de guerre, qui présente l’état des comptes provenant des biens du prieuré de Fives (ADN. B 7378).

    Transcription littérale :

‘’Compte et état premier que faict et rend Simon de Rosendal receveur du Roy nostre Sire de son domaine de Lille et commis à la recepte des biens françois (français) scitués en la ville   et Chastellenie dudit Lille et aux environs annotés et confisqués au prouffict de sa Majesté par droict de guerre en vertu d’acte de messeigneurs des finances contenant commission et pouvoir De receveur iceux en date du XIIIème de juillet 1635 comme aussy en vertu d’acte et commission de messeigneurs les présidents  et Gens des comptes de sa Majesté  audit Lille  en date du Xxème de Juillet dudit an 1635. La teneur desquelles estant {…} au compte premier desdits biens francois commenché ledit XXème de Juillet 1635 jour de la publication de ladite guerre et finy le dernier jour de décembre ensuivant dudit an 1635 de tout ce entièrement  que  ledit Rosendal a receu des revenus, maisons, censes, terres, dismes et aultres émolument apportés à la prioré de fives scitués lez ceste ville dépendante de l’abbaye St Nicaise de Reims en France dont feu dom Joan Villart prêtre et religieux de ladite abbaye en estoit le prieur a tiltre de ferme sa vie durant (lequel est décédé le XXIIIème de juillet 1636 du mal Contagieux et ce despuis  et commenché le susdit XXème 1635 et finy le dernier jour de décembre 1635. Dix faisant ung an cincq mois onze jours lequel compte se faict en livres de quarante gros monnoie de flandre sols et deniers a l’advenant comme s’ensuit    premièrement il plaisra savoir qu’immédiatement ladite guerre publiée, ce compteur a faict debvoirs par huissier auprès des privés et Grand Consauls de sa Majesté de la résidence de Lille.  Arnould Carlier faire saisir tous les biens meubles et immeubles despendants et appartenant à ladite prioré de Fives et sitôt après ladite saisi, ledit feu lors vivant prieur dudit fives se seroit adressé audit conseil privé pour en obtenir de sa Majesté la main levée et ce qu’espérant il auroit par provision mis en main de ce compteur certaine liste de luy signée en date du XXIII d’avril  1636 contenant les noms et surnoms de plusieurs redebvables, sommes  et parties cy apres déclarées et ce pour satisfaire  à la somme de douze Cens florins pour une année de rendage de sa ferme de ladite prioré dévolus à sa majesté laquelle somme {…} ont alors que ladicte main levée luy fut accordée se debvoit payer à sa dite Majesté au lieu des abbés et religieux de ladite abbaye de St Nicaise  de Reims en France ausquel ledit feu prieur auparavant Ladite guerre estoit redebvables annuellement. A esté receu à scavoir de Bastien de la Masure, Pierre Salembier, Louis hallé, Gilles Provost, Charles Delesalle et Bastien Provost demeurant à Mons-en-Baroeul la somme de quatre-cent-cinquante florins pour une année du payement des dimes dudit Mons-en-Baroeul appartenant à ladite prioré escheu’’

Ces comptes sont divisés en chapitre, suivant que le receveur perçoit les droits, rentes et revenus, de biens mobiliers ou immobilier, en grains et argent, comme le chapitre concernant les bâtiments du prieuré.

Transcription littérale du chapitre :

‘’Autres recepte à cause de la maison et prioré dudit Fives, ensemble de la basse court estant dans le pourpris et enceinte dudit prioré avecq les appendances et deppendances comme s’ensuit. Quant à la demeure et maison dudit prioré en lequel ledit feu prieur est terminé vie par mort du mal contagieux le XXIII de juillet 1636 comme est dit cy devant depuis que les gardes et avec eux restés  en sont sortis les six sepmaines escoulées.  Après le trespas dudit feu prieur ladite maison a esté vague à cause que les deux religieux estant dudit prioré, peu paravant ledit trespas, s’estoient retirés en ladite basse-cour afin de tant mieux faire l’office divin et ont aussi continués jusqu'à six mois expirés, que lors ils y sont rentrés comme ils y continuent encore journellement. Ladite prioré se consistant en une bonne maison avec diverses chambres estables colombier et aultres édifices contenant parmy jardin de plaisance et une portion de terre, appliquée au sance la hocquerie environ {…} d’héritaige et pour les raisons susdites et que rien n’at esté receu par ce compteur durant le temps de ce compte. Et quant à ladite  basse-cour se consistant en une demeure de censier où lesd religieux estoient refugies, avec une grande grange aultre grangette estables et plusieurs aultres édifices contenant parmy jardin, portion de prairie et une pieche de terre à  labour {…} d’héritaige où environ en laquelle grange se  cueilloient plusieurs branches de disme appartenant à Ladite  prioré que ledit feu prieur  s’estoit réservé se cueillant sur environ quatre-Vingt ou IIIIXX X (90) bonniers d’héritaige tant de la paroisse de Fives où ladite prioré cueille neuf gerbes du cent,  que despuis ledit fives jusque environ le grand moulin du costé de la Motte-Thomas où se cueille seulement la moitié  de {…} Neuf gerbes  allencontre de messieurs de St Pierre audit Lille et encore despuis la porte des malades dudit Lille jusque où se lève aussi neuf gerbes du cent mais à répartir chacun ung tiers scavoir à ladite prioré ausdits Sieurs de St Pierre et l’abbaye de marquette. Desquelles dismes avecq la dépouille Desdites terres ont esté {…} à cause de La despouille de l’aoust 1636 qui fut immédiatement après, voire d’alors, de la mort advenue dudit prieur en ladite grange et aultres lieux de ladite bassecourt Dont en suite de l’ordonnance de messieurs de ceste chambre couché au pied de certaine requête, à eux présentée par le dit compteur en date du XXVII de novembre dudit an 1636 at esté rendu par icelluy compteur a ce auctorisé, au plus offrant en ladite bassecourt, les bleds et aultres grains y estant avecq les chevaux, vaches et aultres biens appartenant à ladite prioré saulf et excepté les meubles, non périssables et qui se pouvoient garder sans aulcun interest, enjoinct par les ordonnances de les réserver, mais comme les eschéances et payement d’icelle vente sont prisme escheues, scavoir le premier au jour de l’an 1637 et le second parfaict au jour de la chandeleur, ensuivant le tout au dehors du temps de ce compte, et que partant rien n’at esté receu jusqu’au compte ensuivant se couche icy pareillement’’.

Vient ensuite le chapitre consacré à la maison et au refuge du prieuré situés à Lille rue de Fives.

‘’Recepte première à cause des rendaiges de la maison et refuge de ladite prioré scitués en ceste ville de Lille, portion en louaige avec aultres  maisons à l’environ :

De Barbe Breton vefve de Nicolas Desmillescamps, vivant maitre machon (maçon), de ceste ville et Jean Crombé, carpentier (charpentier) et Catherine Desmillescamps, sa femme fille dudit Nicolas, lesquels ont prins de nouveau en ferme dudit feu, lors vivant prieur dudit Fives, a scavoir ladite veuve Desmillescamps, portion du logis et refus (refuge) dudit prioré de Fives du costé et confrontant la rue de Fives de costé Lille, tenant ung costé à l’héritaige Estienne Faucille  et par derrière à certaine maison appartenant audit prioré occupée en louaige par Michel de {…} et Jean de Hellin, item ausdits Crombé et sa femme une aultre portion dudit resfuge (refuge), se consistant en une grande salle le grenier dessus, item la petite cuisine sur le devant deladite rue de Fives, cellier et autres petites commodités, réservant ledit sieur Bailleur tant pour luy, ses recepveur et aultres ses domestiques et amis, la maistresse chambre dudit resfuge, item la cuisine proche de la grande salle ayant la vue sur la cour, item la hobette* qui souloit occupée Robert Warlop (ou Varlop), tasneur (tanneur). Item ung grenier et une petite maison tenant à la sortie dudit resfuge, pour son usage et en disposer ainsy qu’il trouvera convenir, bien entendu que le puich(puis) estant dans la cour dudit resfuge et le cellier ou cave seront commun entre ledit sieur bailleur et prendeurs, pour par chacun desdits prendeurs jouyr, user et possesser de leur portion, le terme et espace de six ans continuels et poursuivant l’un l’autre qui ont commenché à entrer audit louaige respectivement au noel XVIc trente-quatre, parmy payant et rendant par chacun an pour le tout sans diminution ny discussion de droict audit sieur bailleur ou successeur, sy comme ladite Barbe Breton cincq livres de gros de six florins carolus et ledit Crombé et sa femme trois livres de gros aussy de six florins carolus {…} et payer en deux termes en l’an tel que noël et Saint Pierre et Saint Paul et à chacun d’iceux la moictié dont  de le  premier terme et payement estoit escheu à la Saint Pierre et Saint Paul 1635 et le second parfait* de l’année au noël ensuivant’’. 

            1636. Le 23 juillet, décès de jehan Villard, prieur et administrateur du prieuré de de Fives, du mal contagieux. Les deux religieux desservant le prieuré se réfugient dans la basse-cour du prieuré et y continuent le service divin (ADN. B 7378-7379).

            1636. Sa majesté demande à être informée du comportement des deux religieux français restés au prieuré de Fives. Le greffier ordinaire envoyé sur place pour enquêter, n’a pu mener les interrogatoires avec célérité car la maladie contagieuse a infecté tout le prieuré de Fives et le voisinage (B 18521).

           Juillet 1636.  Document concernant l’épidémie au prieuré Fives     et au voisinage.

Transcription littérale du document :

            ‘’Nos très honorés seigneurs affectueusement à vos bonnes grâces nous recommandons, nous avons receu lettres du roy du XXVIII de juillet dernier passé, par lesquelles nous est ordonnés informer sa majesté ou lesdits, du temps que les deux religieux françois (Français) estant au prioré de Fives auroyent résidé et comment il s’y seroyent comportés. Pour à quoy satisfaire nous avons commis et député le greffier ordinaire ayant signé ceste , afin de faire les debvoirs et information requis sur ce subjet et nous en faire rapport comme il a faict par l’escript cy joinct contenant les dépositions des personnes ecclésiastiques cy dénommées et soubsignéees  sur l’interrogatoire du faict de quoy nous vous advertissons lesdits debvoirs ne se sont pas entrepris avec plus de célérité à cause de la maladie contagieuse ayant infecté tout le prioré dudit Fives, comme le voisinage d’iceluy, et sur ce prions dieu’’. (ADN. B 18521)

          1637. Par lettres patentes rédigées à Bruxelles, le roi accorde aux deux religieux, demeurés au prieuré de Fives, une pension de 1200 livres (ADN. B 7378-7379).

Octobre 1637. Avis des officiers fiscaux de la Gouvernance de Lille et receveurs du domaine de sa majesté au quartier de Lille sur la requête présentée par Vincent de Sion, prêtre et pasteur des paroisses de Fives et de Fâches, pour paiement de sa portion canonique par le prieuré de Fives. Le plaignant ‘’remonstre que les moines du prieuré de Fives reçoivent un traitement par sa majesté pour le service divin, qui consiste en la psalmodie et récite des heures canoniales et non pour l’administration de la paroisse des saints sacrements et autres devoirs pastoraux, et que le prieuré de Fives ayant été chargé vers le pasteur dudit lieu de la somme pour la portion congrue, la même charge continue sur ledit prieuré et doit être acquitté par le possesseur  du fruit de celui-ci, qui en ce cas serait sa majesté à cause de la guerre’’. Mais comme le remonstrant était redevable au feu prieur ‘’à cause de la table et nourriture qu’il a eues chez lui, la somme qu’il lui sera trouvée redevable, lui serait à déduire ou diminuer’’ (ADN. B 18543)   

            1639. La prévôté et la jouissance des revenus du prieuré de Fives dévolus à sa majesté Philippe IV, par droit de guerre, est données en commande à Frère Jean de Saint-Augustin, membre du conseil d’état, confesseur de l’infant Ferdinand d’Espagne, gouverneur des Pays-Bas. ‘’Il est accordé au Frère Jean de Saint-Augustin, membre du conseil d’état, confesseur de l’infant Ferdinand d’Espagne, gouverneur des Pays-Bas, jouissance des fruits et revenus du prieuré de Fives, encourus de toute l’année 1638 et de tous ceux des autres années.  A charge pour lui de sustenter les religieux et de porter tout autres frais de dépense’’.  Il est demandé à Simon de Rosendal, receveur du domaine de Lille et des confiscations dudit quartier, d’être levée la main desdits fruits et de les laisser suivre audit père Jehan de Saint-Augustin (ADN. B1662. FOL 70. Registre aux chartes de la cour des comptes de Lille).

 

            1640. Arrêt de Louis le treizième, qui fait savoir, qu’au lieu et place des régales dont jouit la Sainte-Chapelle, les revenus du prieuré de Fives dont jouit l’abbaye de Saint Nicaise de Reims, se partageront moitié pour les religieux de ladite abbaye et moitié pour eux. A savoir que c’est la Congrégation de Saint-Maur qui en est pensionnaire. (ADN. 14H 34)

            1641. Les moines de la Sainte Chapelle de Paris deviennent, collectivement abbés commanditaires de l’Abbaye de Saint-Nicaise de Reims. Suite à cette décision Royale, les revenus du prieuré de Fives seront partagés en deux, ce qui ne sera pas sans générer des conflits et des procès entre l’abbaye de Saint-Nicaise et les moines de la Sainte-Chapelle du palais à Paris. (ADN. 14H 34)

            1641. Procès entre Vincent Desim, curé de Fâches ainsi que celle de Fives et Jacques Regnard curé de Mercx Saint Liévin, pour la célébration des offices en l’église de Fives. (ADN. 14H 151)

1642. Dom guillaume Rogier fils de feu Guillaume, natif de Reims en Champagne, prêtre religieux de l’ordre de Saint-Benoit en l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims de la résidence du prieuré de Fives et Dom Nicolas Lepoivre fils d’Hubert prêtre et religieux, natif et demeurant de même, suspectés de trahison et d’avoir eu des intelligences secrètes avec les Français ennemis de sa majesté au préjudice d’icelle et des biens de ses provinces, sont condamnés au bannissement de tous les pays de sa majesté pour toujours à péril de vie.  (Archives municipales de Lille. Fond ancien 12120 / 568)

            1645. Année 1645. Mort du frère de Saint-Augustin, confesseur du prince cardinal Ferdinand, frère de roi d’Espagne, possesseur des biens du prieuré de Fives. Les biens sont laissés vacants, jusqu’en juin 1646, où Pierre Ernest de Mercy, par provision royale lui succède. L’avis est demandé à la Chambre des Comptes de Lille, pour savoir si, dans ce cas, l’évêque de Tournai, diocèse où est implanté le prieuré, aurait le droit de regard sur les fruits et revenus du prieuré durant cette période.  La Chambre estime que les biens du prieuré appartiennent à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims, en France, et que durant les guerres ces biens sont confiscables au profit de sa majesté, le roi d’Espagne (ADN. B 18595).

             Juin 1646. Accord fait par le roi, à l’abbé messire Pierre Ernest de Mercy, du prieuré de Fives lez Lille, tombé vacant par le trépas de frère Jean de Saint Augustin, dernier possédant.  Les baux sont passés par Pierre Pollet, licencié en la Sainte Théologie, chanoine de la collégiale Saint-Pierre de Lille et vicaire général de Pierre Ernest de Mercy ou bien par Simon de Rosendael, receveur du Roy au quartier de Lille et aussi receveur du Baron de Mercy en vertu d’ordre de sa majesté en son conseil privé et par intervention du chanoine Pollet (ADN. B 18595). 

Copie du registre des chartres, commençant au mois de juin 1646, tenu et reposant en la chambre des comptes du Roy à Lille a été extrait folio six, ce qui s’ensuit :

‘’Philippe par la grâce de Dieu, roy de Castille, de Léon, d’Aragon, des Deux Sicile, de Jérusalem, du Portugal, à tous ceux qui ces présentes verront, salut. Scavoir faisons qu’estant par le trépas du révérend père notre très cher et féal conseiller d’estat, frère Jean de Saint-Augustin, escheve vacant le prioré de Fives en la chastellenie de Lille, dont il estoit pourvu de notre part et jouissoit par droict de guerre avecq la France, ledit prioré estant annexé à l’abbaye de Saint-Nicaise en Champaigne, nous, en considération des services de l’abbé, messire Pierre Ernest de Mercy et de ceux du général Mercy et dis aussy de ses frères morts à notre service et de notre maison d’Autriche, en Allemaigne, avons de l’advys de notre très cher et féal cousin le marquis de Castel Rodrigo, de nostre conseil d’estat, lieutenant général de nostre fils, Don juan d’Autriche au gouvernement  de nos Pays-Bas et Bourgogne, accorde et accordons de grâce spéciales par ces présentes, audict Pierre  Ernest de Mercy, ledit prioré de Fives pour le tenir et posséder avecq les droicts, fruicts  et revenus et émoluments y appartenant en la mesme forme et manière comme l’a tenu et possédé ledict frère Jean de Saint-Augustin, sy donnons et mandement à nos très chers et féaulx, de ceste trésorier  général et commis de nos domaines et finances de faire signer audict messire Pierre Ernest de Mercy ou à son command les fruicts et revenus dudit prioré de Fives pour en jouir ainsi que comme dict est, et at jouy ledict frère Saint Augustin sans auculne difficulté ou empeschement car ainsi nous plaist il, nonobstant quelconques ordonnances  ou desfences, au contraire en tesmoignage de quoy nous avons signé ces présentes de notre mains et icelle faict mettre notre grand scel, donné en notre ville de Saragoza,  royaulme d’Aragon, le vingt ungniesme jour du mois de d’aoust l’an de grace mille six cent quarante- six et de nos règnes, le vingt sixième, estoit paraphé – et signé Philippe et scellé du grand scel de sa majesté en cuir rouge, dependants et double queue et sur le reply, par le roy soubssigné Brecht et sur le dos estoit escript les chefs trésoriers général et commis des ordonnances et finances du roy, consentant et accordant autant qu’en eulx est que le contenu au blancq de ceste et soit fournir et accompli tant aussy est en la même forme et manière que sa majesté le veult et mande estre faict par iceulx blancq. Fait à Bruxelles au bureau desdites finances soubz les seings manuels desdicts chefs trésorier général, et commis le dix huitièsme de Janvier 1647’’. (ADN. B 18595 et B 1665 Registre aux chartes de la chambre des comptes).

            1656. Entente entre François Requillart, curé de Fives et le prieur de Fives, le baron de Mercy, qui est aussi prévôt de la collégiale St Pierre, pour l’augmentation de la portion congrue. (ADN. 14H 151)

                        1660. Acte vu en conseil du roi et par lequel il est reconnu que le prieuré de Fives est bien uni à la manse abbatiale de Saint-Nicaise de Reims qui en a les jouissances et les possessions, et qu’en conformité au traité de paix qu’il soit réintégré et rétabli en la possession et jouissance et que le prieur de Fives n’en a aucun droit pour les en dessaisir et qu’il doit s’en départir à leur profit. (14H 34)

Transcription littérale de l’acte :

 

            1660. Le 20 mars.  Dom Marlot nommé prieur fermier de Fives.

Transcription littérale du document : 

                  ‘’Pardevant le notaire du Roy pour le bailliage du Vermandois, de Monsieur Jean le Gentil prêtre chanoine et Vidasme* de l’église de Reims, ainsi que des représentants de l’abbaye de Saint Nicaise de Reims et de Messieurs les chantres et Chanoines de la Sainte-Chapelle du Palais à Paris, il est baillé et délaissé, pour 8 années, à Dom Guillaume Marlot, grand prieur de Reims et administrateur de la maison de Fives, les droits, fruits, profits, revenus et émoluments des appartenances et dépendances de la maison de Fives. Ce dernier a promis de rendre et payer chacun an, aux Sieurs de la Sainte Chapelle, la somme de douze cents livres tournois monnaie de France, dont six cents à leur receveur et six cents audit Saint-Nicaise de Reims aux dépens du grand prieur, au jour de la fête de la purification Notre-Dame, second jour de février. Parmi ces émoluments de 600 livres, 75 livres seront attribués au sieur Marlot, qui a promis de dire le service divin ordinaire et sera accompagné de deux religieux. Dans ce contrat figure aussi les charges auxquels le prieur sera tenu vis-à-vis des deux religieux desservants le prieuré de Fives. Ainsi : ‘’il sera tenu de leurs bailler le vestiaire ordinaire, de leurs donner par an trente livres tournois monnaie de France et au cas où ils seraient malades de les faire médicamenter et penser par médecin chirurgien et apothicaire et leur administrer ce qui leur sera nécessaire pour le recouvrement de leur santé’’. Sur les premiers deniers qu’il recevra du receveur des droits de ladite maison de Fives, sans qu’il puisse y être contraint auparavant, il devra entretenir le prieuré, les bâtiments et édifices, faire les réparations dites viagères, et au regard des grosses réparations dom Marlot sera tenu d’en dresser procès-verbal pour qu’elles puissent y être pourvues. Ce contrat passé devant les notaires du Vermandois et le tabellion de Lille, dresse une liste de tous les droits, contraintes et charges qui incomberont à Dom Marlot, en tant qu’administrateur du prieuré de Fives ‘’. (ADN. 14H 34)

                  1661.  Dietum de l’arrêt de Bruxelles du 7 avril. Restitution des biens confisqués, les moines de Saint-Nicaise récupèrent le prieuré de Fives.

                Sentence rendue Bruxelles le 7 avril, par laquelle Dom Marlot est remis en possession des biens du prieuré de Fives. Restitution des biens confisqués, les moines de Saint-Nicaise récupèrent le prieuré de Fives.          

Transcription littérale de l’arrêt de la sentence :

     ‘’ Scavoir faisons que nous faisans droit, avons ordonné par ceste, que ledit demandeur (dom Marlot) en ladite qualité et comme représentant tant ladite Sainte-Chapelle Royale du Palais à Paris, que le monastère de Saint-Nicaise de Rheims soit, en conformité du traité de paix, réintégré et rétablit en la possession et jouissance du prioré de Fives droits et provenus qui en dépendent, comme cy devant uni audit monastère de Saint-Nicaise, avec main levée desdits fruits, profits, émoluments et revenus dudit prioré depuis le septième du moy de may dudit an 1660, date de l’insinuation de ladite requeste, présentée par ledit demandeur, le cinquiesme d’iceluy mois et audit l’abbé, messire Pierre Ernest  de Mercy de n’y apporter aucun empeschement et obstacles’’.                              

                 Dom Marlot nomme Jean Francois fils de jean, lui donnant pouvoir en matière civil et militaire dans leur seigneurie de Fives. Installation de Jean Martin Lelong comme homme de Fief. (ADN. 14H 2)

                  1662. Communication de François Vilain Evêque de Tournai sur le détachement de la paroisse de Fives de celle de Fâches. Chaque paroisse aura ses desservants et une portion canonique leur sera versée. Un recours est présenté par la communauté de Saint Nicaise de Reims, par les chanoines et chantres de la Sainte Chapelle du Palais à Paris et Dom Marlot institué leur procureur spécial. Il est demandé à l’évêque de Tournai que le service du curé du prieuré de Fives soit desservi par un religieux capable et adjoint dudit prieur. Un accord intervient entre toutes les parties, la cure de Fives sera administrée par un religieux désigné par l’abbaye de Saint-Nicaise, comme auparavant, avant les tourments provoqués par les guerres entre les deux couronnes. (ADN. 14H 150)

                 1663. Contrat passé entre L’évêque de Tournai et Dom Marlot Grand Prieur de Reims et Prieur de Fives, sur la dime de Fives.

                 1675. Acte passé devant le tabellion Royal de Reims, par lequel le révérend père dom Antoine Bougier est Institué procureur général et spécial de l’abbaye Saint-Nicaise de Reims avec l’accord des Messieurs de la Sainte-Chapelle du Palais à Paris.

                 1679-1736. Différents procès concernant la dime de Fives, dont celui avec le chapitre de Saint Pierre à Lille.

                  1681-1683. Litige entre le prieur de Fives et les locataires du refuge dudit prieuré sis à Lille, concernant le louage et les réparations à effectués dans la maison et dépendances.

1681-1683.  Refuge du prieuré à Lille. Litige entre le prieur, les religieux du prieuré de Fives, et les locataires concernant le louage et les réparations, de la maison et refuge dudit prieuré. Procès. (ADN. 14H 115)

                 1683. Le concordat de 1634, entre l’ordre de Saint-Maur et l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims, précisait que le prieuré de Fives serait desservi par des obédienciers de l’abbaye de saint-Nicaise. Dom Julien de Bourgouville religieux de Saint-Nicaise et obédiencier au prieuré de Fives prend le titre de prieur et tente de former une communauté. (ADN. 14H 34)

                 1683. Testament d’une pieuse Fivoise, Catherine Dubar femme de Nicolas Delobel.

 

Transcription :

                 ‘’Comparante personnellement Catherine Dubar femme à Nicolas Delobel demeurant à Fives, icelle deuement aucthorizé dudit Delobel son mary icy présent et aussy comparant qui déclara aucthorizé sa dite femme pour l’effet cy après reprins déclara que reconnaissant qu’il ny ait bien plus certain que la mort et moins certain que l’heure d’icelle estoit en bon sens mémoire et vif entendement, avoir fait son testament et ordonnance de dernière volonté comme s’ensuit :

                 Premier elle recommande son âme à Dieu son créateur à la glorieuse vierge Marie, à son ange gardien Et à toute la cour céleste du paradis laissant son corps à la terre d’où il est issu que l’on en séplutura en l’église dudit Fives en laquelle elle veut estre célébré un service solennelle le corps présent sy faire se peult ou sy non le plustôt que faire les frais du quelle elle ordonne qu’ils seront payés et prains (pris)* en la somme de cent livres parisis qu’elle donne en ce -- et le surplus qu’il restera sera employé pour célébrer des messes pour les  religieux de l’abbaye dudit Fives à huict pattars chacune  sy avant que le reste de la dite somme de cent livres courera* ; Item elle donne à Serge Dubar son père pour une fois à prendre après son trépas cent livres parisis.  A marie Hennion fille de feu Albert son premier mary elle laisse et donné et donne par ceste à prendre comme dessus cinquante livres parisis aussi une fois. Et quand au surplus des biens qu’elle délaissera à son trépas après ses debtes justes et léallement faites et acquittées et le présent testament finy et accomply elle les a donnés et donne par ceste à Jehan Delobel son beau-frère, pour le récompenser des bons et agréables services qu’elle a reçu de luy pour en jouir après son trépas. Ce qui a esté accompli par le notaire stipulant aux noms des donateurs à de ce présent.

                 Toutes lesquelles donations et lesdites cy dessus Seront fourni par sondit mary en dedans  le terme d’un an à compter depuis le jour de son trespas de la comparante auparavant lequel terme lesdits donataires ne le pourront  contraindre au paiement et furnissement saulf  et  les cent livres destinés pour les funérailles et  dire des messes qu’il devra paier prestement tous ce que dessus elle veut et ordonne estre tenu et entretenu paié furny et accomply de point en point soubz l’obligation de tous les biens vous tous seigneurs et justiciers se réservant néanmoins pouvoir et facultés de ce présent ledit pouvoir

changer augmenter ou diminuer de tout ou en partie aussy qu’elle treuvera convenir renonchant à toutes choses contraires, ce fut ainsi fait et passé à fives le vingt-huit de septembre. Pardevant moy François Dubar notaire Royal résident

                                               A Lille, présent Michel Meunier domestique au prieuré

Dudit Fives et de Denis Duprès fils de –charpentier à Mons en Baroeul’’ (ADN.  2E3 1732 n° 77 Année 1683).

                 1683. Contrat de mariage entre un Fivois et une Fivoise :

Transcription littérale de l’acte :

                 ‘’Comparant Nicolas Delobel fils de feu Barthélémy, sergent du village de Fives d’une part, Marie Catherine Le Cerf fille de Thomas assistée de sondit père, de Peronne Delebarre sa mère et Nicolas le Cherf son oncle paternel demeurant audit Fives d’entre lesquels déclarèrent traicté de mariage entre lesdits Nicolas Delobel et Marie Catherine le Cherf, lesquels au plaisir de dieu notre père créateur se fera en nostre mère sainte église, sy elle y consente. Mais étant sans aucun lien  d’icelluy  ont esté fait les part et conditions suivantes, scavoir pour le regard des biens dudit futur mariant, ladite le Cherf  assistée que dessus a déclaré s’en tenir pur contente et apaisée sans en faire icy plus ample déclaration et qu’en au part de la future marieuse, ses dits père et mère ont solidairement l’un pour l’autre et chacun pour le tout sans discussion de droict, promis luy payer  et furnir incontinent  le présent mariage parfait et consommé, en argent claire , la somme de trois cents livres parisis  par-dessus ses accoustrements honestes, selon qu’ils en voudrons avoir honneur et qu’en sa qualité appertient  et arrivent la dissolution de ce mariage  par la mort dudit futur mariant  soit que iceluy y ait enfants vivants ou apparans à naistre ou non, du chacun desdits cas elle aura et remportera la somme par elle cy dessus porté tous ses habits , bagues joyaux servant à ses chefs et corps , son droict  de veuve coustumier avec les tiers avant d’icelle somme, toutes donations, successions et hoiries  qui leur seroit venue et succédé de son chef pendant leurs --  avec la moitié de toutes acquestes de telles natures et conditions ils soient et là où ils soient scitués, le tout librement , franchement et sans charge  d’aucune debtes , ny funérailles, sous celles dont lesdites donations  succession et hoiries seroient venus chargées  ou deus à  besoin de laditte moictié d’acquiestes ou sy mieux semble à ladite future mariante de  délaisser   ce que dessus elle se pourra miser et biens et debtes de la maison mortuaire et y prendre et avoir tels droicts que la coustume de la salle de Lille ordonne en semblable cas , et que la maison  mortuaire arriveroit ailleurs ‘’ (ADN. 2E3 1732 /59)

                 1684.  12 août.  À la suite de la tentative conventuelle, des religieux du prieuré de Fives, une transaction est passée entre les abbés religieux prieurs et couvent de Saint-Nicaise de Reims, le supérieur général de la congrégation de Saint-Maur et les assistants, concernant le prieuré de Fives. Règlement établis pour les obédienciers résidents et les religieux députés, de Saint- Nicaise, pour régler les affaires de l’abbaye mère et la conduite à tenir en cas de guerre entre les deux couronnes. (14H 34)

                        1684.  12 août. A la suite à la tentative conventuelle des religieux du prieuré de Fives une transaction est passée entre les abbés religieux prieurs et couvent de St Nicaise de Reims et le supérieur général de la congrégation de Saint Maur et les assistants concernant le prieuré de Fives. Il est établi un règlement pour les obédienciers résidents, et les religieux députés de Saint- Nicaise pour régler les affaires de l’abbaye mère ainsi que de la conduite à tenir en cas de guerre entre les deux couronnes. Dans cette transaction, le supérieur général, dom Benoit Brachet, de la congrégation de Saint-Maur logé en l’abbaye de Saint-Germain des Prés, fait les observations suivantes :

Transcription littérale :

1)    Que lui et le sieur abbé, religieux et prieur de Saint-Nicaise de Reims, sont en droit de nommer conjointement le prieur administrateur des biens et revenus du prieuré de Fives, membre unis et dépendant de ladite abbaye de Saint-Nicaise de Reims, avec deux religieux que le prieur de Saint-Nicaise est en droit d’y envoyer pour satisfaire à leur charge au service divin, qu’ils sont obligés d’entretenir dans ledit prieuré uni de Fives. Cela conformément aux bulles d’union dudit prieuré à la manse abbatiale conventuelle de Saint-Nicaise. En cas de non observance de cette clause, le prieur de Saint-Nicaise aura le droit de revenir sur ses décisions.

2)    Que les religieux du prieuré ne soient qu’obédiencier de l’abbaye de Saint-Nicaise, que le prieur de ladite abbaye est en droit de les rappeler suivant les anciens usages et que ce prieuré n’a jamais esté conventuel avant et depuis l’union.  Le révérend père général et assistant de la congrégation de Saint-Maur rappelle que le prieuré de Fives n’a jamais été un couvent.

3)    Que les sieurs abbés, religieux et prieur de Saint-Nicaise sont en droit d’envoyer, au prieuré de Fives, trois religieux de ladite abbaye dans le cadre signifié ci-dessus, pour une uniformité du régime de la congrégation de Saint-Maur pour y entretenir l’observance de la discipline régulière, sans porter atteinte à l’union de L’abbaye et du prieuré, ni au concordat fait en 1634 sur l’introduction de la réforme dans ladite abbaye. Il est aussi défendu aux obédienciers de s’entremettre ne s’y ingérer dans l’administration du temporel dudit prieuré.  Il sera versé aux trois religieux obédienciers, une pension annuelle de 2400 livres, sans qu’ils puissent être un plus grand nombre. Si cela arrivé et qu’ils soient un plus grand nombre ce seroient aux dépens de la congrégation de Saint-Maur’’.

     Il s’ensuit tout une série de recommandations concernant aussi bien le culte, la gestion des biens du prieuré, ainsi que les papiers concernant ledit prieuré. Les papiers et tous les titres devront incessamment remis entre les mains des desdits abbés, religieux, prieur et couvent de Saint-Nicaise, de façon à ce que si il arrivait une guerre entre les deux couronnes et que les biens et revenus  fussent confisqués, en ce cas les dits sieurs abbés de Saint-Nicaise ne seront point tenus au paiement de la pension annuelle de deux mille quatre cent livres et les trois religieux obédienciers résident audit prieuré uni, retourneront en ladite abbaye de Saint-Nicaise. (ADN. 14H 34)

                 1684. 1er septembre. Arrêt du conseil souverain de Tournay, qui dénonce le contrat passé le 12 août de la même année entre l’abbaye de Saint Nicaise de Reims et le supérieur et ses assistants de la Congrégation de Saint Maur, par lequel l’abbaye de Saint Nicaise de Reims, prétend démembrer et s’attirer à eux les biens appartenants audit prieuré, à prétexte d’une union prétendue par exécution d’une bulle de Martin V. (ADN. Placard 8545)

                 1685. La transaction de 1684 est mise à mal car la congrégation de Saint-Maur tente à nouveau de détacher le prieuré de Fives de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims. Avec le soutien du procureur général du Parlement de Tournay, la congrégation entreprend une démarche pour démembrer le prieuré de Fives de l’abbaye de Saint-Nicaise, et de ce fait aller contre l’union faite par le Pape Martin V. Nouveau long et onéreux procès qui verront la congrégation et les obédienciers de Fives déboutés. (ADN. 14H 34)

                 1686. Le 4 juillet, assignation à comparaitre devant le lieutenant civil de la ville, prévôté et vicomté de Paris, envoyé au prieur de Fives, Robert Deslandres et les religieux du prieuré de Fives (ADN. 14H 34).

                 1687. Arrêt du parlement de Tournai qui entérine la transaction passée entre l’abbaye de Saint-Nicaise   et le prieuré de Fives concernant la rente et la portion congrue dues aux trois religieux qui desservent le prieuré de Fives. (ADN. 14H 34)   

1686. Bail passé entre Dom Robert Deslandes, administrateur du prieuré de Fives et Nicolas Delobel, sergent dudit prieuré, pour neuf ans, pour une maison, chambre, étables contenant trois cenc de terre, pour 60 florins à chaque Saint-Rémy. De plus le preneur s’engage à blanchir le linge de la communauté ‘’jusqu’à sept personnes et un commis qui seront résidant dans ledit prieuré avec deux domestiques seulement, et arrivant que ladite communaulté viendroit a augmenter l’augmentation sera payé au prix ci-dessus, fut convenue que ledit prieuré debvra livrer les cendres quil conviendra avoir pour faire la lecive pour le susdit blanchissage comme aussi le preneur pourra faire battre ses grains dans les granges dudit prieuré’’ (ADN. 14 H 62).

                 1691. Inventaire, effectué par les trésorier et chanoines de la Sainte-Chapelle du palais à Paris, des terres et des biens du prieuré de Fives donnant lieu au versement des rentes seigneuriales, dimes etc.  Cette liste, qui leur permet d’établir le montant de ces rentes, est destinée à déterminer les sommes qui sont dues à la Sainte-Chapelle. Cela dans le cadre de l’arrêté Royale de 1640 et des édits de novembre 1691 et mars 1692, qui ordonnent le partage des revenus du prieuré entre eux et l’abbaye de Saint-Nicaise. (ADN. 14H 34)

                 1692. Inventaire du trésor de l’église de Fives par le Bailly Jean Charles Morel et le clerc paroissial Deletombe. (ADN.14H 151)

13 mai 1692 et 21 novembre 1696. Inventaire des objets de culte et des ornements sacerdotaux. Inventaire établi à la demande de Pierre Lelong et Jacques Gadenne, marguilliers de l’église de Fives.

Transcription littérale.

Inventaire des argenteries, chasubles chappes et austre ornement appartenants à l’église du village de Fives, faict à la requeste de pierre le long, jacques de Gadenne, Isacq Desmettre tous marquilliers de ladite Eglise, le tout ainsy qu’il fut :

Premier un calis* d’argent doré. Une remontrance* de cuivre doré. Quatre grands chandeliers d’argent. Une lampe aussy d’argent. Deux chiboir (ciboir)*d’argent l’un servant pour donner la communion, l’autre servant pour porter le bon dieu au malades. Deux couronnes d’argent servant pour l’image de la vierge et son fils.  Sept cœurs d’argent. Une bague don de la donation de la femme de Nicolas Agache (ex voto). Une boule d’argent pendue à nostre dame.
Item une boite d’argent servant à mettre les Saintes huiles * estant au fond d’un reliquaire de laiton doré. Un reliquaire d’argent servant au buste* du vénérable. Une coupe avec sa couverture un petit plat et quatre pots servant à mettre vin et eau pour célébrer la messe le tout d’estain. Une chappe, une tunique et une chasuble noire. Une chasuble de {…} violet ondé, guerny (garni) de dentel d’or fau Une austre de serge verte. Item une rouge de soye avecq de la dentelle d’argent. Item une de satin fleurage bleue. Item une de soies fleuragé de rouge fort vieux et fort usé Item une noire avecq des petites dentelles blanches. Item une rouge fleuragé avec une croix blanche. Quatre voiles de calis en blan de satin avec des broderies d’or et de soye, une violette, une verte, et un fleuragé fond blanc. Item une de tafetas rouge avec de la dentelle. Six bourses une par un costé {…} fleuragé fond rouge et par l’autre de brocquart rayés, une autre par un costé de satin fleurage fond viollette et par l’austre de tafetas verd ondé et la troisième de même couleur de mesme couleur {…} guerny de dentelle composé de christal bleu avec une croix de mesme au milieu item une autre blanche d’un costé est violette fleuragé d’or de l’autre. Item un autre rouge bordé de galon d’or item une noire avec{...}. Une devanture d’autel de la chapelle de Saint Nicolas fleuragé fond bleu. Item pour l’autel de Saint-Roch rouge avec l’image de ce Saint au milieu Item cinq pour l’autel de la chapelle Nostre-Dame, un blanc fleuragé d’or avec une bordure rouge fleuragé, une noir, une rouge fleuragé avec fond blanc, une bleu avec des petits galons bleu et la dernière fond blanc avecq les fleurs orangées. Un voile violet servant à mettre au-devant du crucifix au temps de la passion. Deux habits pour l’image de Notre Dame et de son fils Jesus en vert et {…} de petites fleurs vertes, fond blanc avec des franges jaunes. Une autre avecq des fleurs noir fond gry avecq des franges de soyes bleus et jaulnes. Un bleu brodé de petites mailles d’or fau (faux) et de dentelles d’argent fin. Item un blan de tafetas a petite fleurs guarny de dentel d’or et d’argent faux. Item un de satin blan couvert de broderie d’or {…} avec une rose de pierre {…}. Item un de velours rouge quarny de maillons d’or faux. Une voille d’estoffe de soye {…} rouge guerny de dentelles. Item une austre de toillette d’argent guerny de dentelles aussi d’argent. Item une austre voile de satin couleur cerise guerny de maille {…} et d’une grande dentelle d’argent.

Neuf vielles nappes, tant pour servir aux autels qu’aux buffets à petit quarré ou à fleurs. Trois nappes pour mettre sous le banq de communion. Trois nappes d’autel de Damas et deux autres petites usées. Item deux autres de toile. Sept essuies mains pour mettre à côté des autels. Trois hobes (aubes). Huit amides*.

Six bandes simples pour mettre sur les buffets dessous les chandeliers et deux à dentelles. Item deux austres petites pour mettre dessous le crucifix. Quatre {…} et un surplis pour le pasteur. Deux surplis pour le clerck. Trois surplis qui sont es mains du st prieur. Trois chintures (ceintures) blanches. Deux gourdoines* rouges, vielles. Dix corporeaux*. Dix grands chandeliers pour mettre sur les autels de cuivre et deux bronzes au costé de l’autel Notre-Dame. Un chandelier de buffet de cuivre. Un chandelier de salle pendant en la chapelle de Nostre-Dame et en devant l’image de Ste Catherine.  Un bénitier de cuivre. Un chaudron et un encensoir en cuivre. Une croix de cuivre servant à la procession. Cinq {…}, trois d’estoffes rouges, un bleu et l’austre noire. Un tapy de bufé de moquette fleuragé es rouge. Un pal* de drap noir avecq la croix de satin rouge fleuragé. Deux misselles, l’un couvert de cuir rouge et l’autre d’estoffe fleuragé.

Item deux rituelles couvert de cuir noir. Inventaire faict le 13 de may I692 présent François Dubar greffier dudit fives de maistre thomas clerck paroissial dudit lieu.

                 Estoit signé Pierre lelong, Jean gadenne, Isacq Demettre, Dubar et Thomas Deletombe.

                 Le 21 novembre 1696 faict inventaire de ce qu’il appertient à ladite église de Fives qui avoit esté obtenu dans l’inventaire cy dessus et ce qu’il a esté faict du depuis :

                 Un devant d’autel pour la chapelle de Nostre Dame bleu fleuragé d’or avec des bordures rouge fleuragé d’or. Item une chasube rouge avec la croix blanche et fleurs gaufrées. Item une chasube blanche fleuragée d’or avec la croix rouge fleuragée d’or. Item deux estoles l’une blanche et violette fleuragée d’or et l’austre blanche fleuragée d’or. Item une bourse à mettre les corporeau*, blanche fleuragé d’or. Item un voile de calice, blanche fleuragé d’or. Item une tablette couverte d’estoffe fleuragé d’or sur quoy on attache les cœurs {…}. Item le ballustrade servant de banc de communion mis au cœur.  Item le pavillion servant lorsqu’on faict les processions avec les fronteaux rouges avec des franges d’or faux. Item une voile servant pour donner la bénédiction, de soie de paille, rouge fort usée. Item un tapis servant au bufé du vénérable, ver, rouge et blanc. Item cinq basins de cuivre servant aux buffets de Nostre Dame, du vénérable, des pauvres, des trespassé et de st Rocq. Item les trois sièges confessionnal. Item une table servant à mettre les fieste fête) de Saint la- {…} et des onze mille vierges. Qui est tout ce qu’on sait appertenant à ladite église de fives, quant à present, ainsi faict, et inventorié à la trésorerie de ladite église dudit Fives. Le vingt et un d’octobre mil six cent quatre-vingt-seize. Présent Jean-Charles Morel Bailly, Michel Libert, Anthoine {…}, Mathieu Liénard, homme de fief dudit Fives, Francois Dubar greffier dudit Fives, Jacques Lherminé,  Alexandre Liénard, Pierre Prévost, Mesquellies, dudit Fives et Thomas Deletombe clerck de la paroisse de Fives’’.

                 1696. Complément d’inventaire de l’église de Fives, toujours par le Bailly Jean Charles Morel, Michel Libert, Antoine Béchet et Mathieu Liénard, hommes de Fief dudit Fives et François Dubar greffier dudit village de Fives. (ADN. 14H 151)

                 1709. 14 novembre, l’accord de 1684, concernant le prieuré de Fives, ne semble pas être respecté par l’abbaye de Saint Nicaise de Reims. Requête du révérend père dom Charles Colardeaux prêtre et prieur de Saint-Martin de Fives, contre le trésorier de la Sainte-Chapelle de Paris et l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims concernant des arriérés non payés. (ADN. 14H 34)

                  1711. Procès avec les prieurs et religieux de Fives contre les trois marguilliers de la paroisse de Fives, qui ont livrés des cierges Pascals* qui n’avaient pas le poids requis de dix livres ou environ. (ADN. 14H 151)

                 1712. Le 11 novembre, jour de la Saint-Martin et après l’office, Jean-Baptiste Morel Bailly de Fives annonce la destitution du clerc paroissial Thomas Deltombe et son remplacement par Simon Rohart. (ADN. 14H 3)

                 1713. À la suite de la destitution du clerc paroissial, Thomas Deltombe, Jean Dragon seigneur de Mons-en-Baroeul, village qui fait partie de la paroisse de Fives, intente un procès au Bailly et prieur de Fives, au motif qu’il n’a pas été consulté sur le sujet de la destitution et le remplacement du clerc paroissial. Une enquête est menée par Bauduin Muyssart, conseiller à la gouvernance du Souverain Bailliage de Lille. Le 16 octobre 1713, le jugement rendu en la Salle dudit Lille donne raison au seigneur de Mons-en-Baroeul et condamne le Bailly de Fives et son action. (ADN. 14H 3) 

                 1717. Accord entre l’abbaye de Saint-Nicaise et la communauté du Prieuré de Fives, concernant le montant de leur pension.

                 1718. Les trésoriers, chanoines et collège de la Sainte-Chapelle, adressent une requête à ‘’Nos seigneurs des requêtes du Palais’’. Ils contestent la transaction du 20 octobre 1717 par laquelle sous l’autorité et par ordre du supérieur mayeur de Saint-Nicaise, les religieux de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims auraient fait une cession et transport de leurs droits sur le temporel en faveur des obédienciers du prieuré de Fives, moyennant quoi l’abbaye de Saint-Nicaise aurait été quitte de la pension annuelle versée aux obédienciers de Fives.  En conséquence de cette cession et transport, les obédienciers de Fives ont donné la qualité de prieur Claustral* à l’un d’eux et pris la qualité de Religieux et Comte de Fives. Ils ont aussi obtenue commission   de Monsieur de Boufflers gouverneur et Bailly de la Gouvernance de Lille, le 10 février 1717, pour se mettre en possession de fait, des biens et temporel. (ADN. 14H 34)

                 1720. Refuge du prieuré de Fives à Lille. Procès entre les Messieurs de la Sainte-Chapelle à Paris et le prieur et religieux de Saint-Nicaise de Reims et Thomas Joseph Gombert architecte à Lille.

                  Le Litige est né à la suite de la vente de tout le terrain et de la moitié d’une maison et bâtiment servant de refuge au prieuré de Fives. Cette vente a été effectuée par Dom Charles Arnaud de Lavie prieur de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims, à Thomas Joseph Gombert, sans le consentement de ladite abbaye et de Messieurs de la Sainte Chapelle ‘’il avoit donné aussi à ferme au sieur Jean-Baptiste Morel pour neuf année la disme qui se lève sur tout le territoire de Fives’’. (ADN. 14H 116)

                  1720-1721. Litige entre messieurs de la Sainte-Chapelle du Palais à Paris, les prieurs et couvent de Saint-Nicaise de Reims, décimateurs, et les deux communautés de Mons en Baroeul et Fives concernant la réparation de la toiture de la nef de l’église de ladite paroisse. (ADN. 14H 151)

                 1722. les religieux du prieuré souhaitent que l’on augmente leur revenu, prévu dans l’accord de 1684. L’abbaye de Saint-Nicaise décide de remplacer les religieux contestataires. (ADN. 14H 34)

                 1722. 7 août. Arrentement, baux emphytéotiques de 99 ans, passé à Lille. Figure dans la clause la condition expresse ‘’de bâtir sur le terrain autant de maison que faire se pourra, une desquels maison à la destination dudit arrentaire sera spécialement à usage pour les religieux du prieuré de Fives’’. (ADN. 14H 34)

                 1728.  Saisie des biens du Prieuré des biens du prieuré pour remboursement de sommes prêtées par le Sieur Beaucamp bourgeois de Tournai.

Le sieur Jacques louvart, procureur des religieux déserviteurs du prieuré de Fives auraient contracté des dettes et signé des quittances pour subvenir aux besoins alimentaires et entretiens desdits religieux desservant le prieuré de Fives. Ces sommes, 2469 livres argent de France, ont été empruntées, de 1721 à 1726, à Gilles Beaucamp marchand à Tournay. Son neveu Albert Gobelet, a donc saisie d’entre les mains du receveur, Jean Baptiste Morel, du prieuré, les sommes dues.

 

                 L’affaire remonte aux années précédentes et le témoignage de Dom Philippe Boutemy ancien prieur du prieuré de Saint Martin apporte  une explication pour justifier de ces emprunts : ‘’ Je soussigné Dom Philippe Boutemy ancien prieur du monastère de Saint-Martin de Fives près de Lille en Flandre, aujourd’hui prieur de l’abbaye  de Saint Pierre de Chézy  certifie à tous qu’il appartient que par rapport à la disette où nous nous trouvions dans ledit monastère de Fives, les années dernières et vu le refus constant des religieux de Saint Nicaise de satisfaire à l’ordre des chapitres généraux j’ai autorisé le révérend père Dom Jacques Louvard pour lors procureur et dépositaire de ce monastère à emprunter de monsieur Beaucamps de Tournay la somme de 1260 livres dont j’ay signé l’employ avec Dom Louvard  avant mon départ de Fives’’. Fait dans l’abbaye de Saint Pierre de Chézy le 20 mai 1728. Les religieux de Saint-Nicaise de Reims, demandent donc à M. dubar procureur de Lille, de faire la levée la saisie des biens qui appartiennent à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims. Les religieux de Reims, contestent la saisie arguant que le sieur Louvart et les religieux desservant le prieuré de Fives ne sont pas autorisés à contracter les emprunts au nom de l’Abbaye de Saint-Nicaise et beaucoup moins à les rendre responsables du payement des sommes mentionnés. L’abbaye de Saint-Nicaise n’est tenue de fournir aux déserviteurs du prieuré que la somme de 2400 livres, pour chaque année, comme il a été réglé par un arrêt du Parlement de Flandres lors séant à Tournay. Les religieux de Saint-Nicaise déclarent aussi (transcription J. Mathon) : ‘’ que moyennant le payement de ces 2400 livres, ils ont fourni exactement les déserviteurs dudit prieuré qui eux sont chargés des dépenses de leurs aliments, entretien et de tout ce qui en dépend. Les surplus des fruits dudit prieuré appartiennent à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims et à Messieurs de la Sainte-Chapelle, sans aucunes autres charges. Si donc ledit Sieur Baucant avoit quelques prétentions à la charge dudit Louvart et des autres religieux qui desservoient le cy-devant prieuré avec luy, l’estoit contre eux, appartenants, qu’il devoit se pourvoir et non contre les religieux de Saint-Nicaise, qui n’ont contracté ny quasi contracté avec luy ces sommes, et qui ont remplis toutes leurs obligations en acquittant, comme ils ont fait, laditte pension annuelle. » En fait les religieux de Saint-Nicaise et les Messieurs de la Sainte-Chapelle, propriétaires des biens du prieuré contestent la saisie de leurs biens, pour payer des dettes qu’ils n’ont pas contractées à titre personnel. A leur avis ce sont les religieux desservant le prieuré de Fives qui sont responsables et doivent payer les sommes empruntées sur leur pension annuelle de de 2400 livres. L’affaire sera jugée pardevant Messieurs les Mayeurs et Echevins de la ville de Lille, le 12 avril 1728. 

 

Les religieux de Saint-Nicaise de Reims, demandent donc à M. dubar procureur de Lille, de faire la levée la saisie des biens qui appartiennent à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims.

Les religieux de Reims, contestent la saisie arguant que le sieur Louvart et les religieux desservant le prieuré de Fives ne sont pas autorisés à contracter les emprunts au nom de l’Abbaye de Saint-Nicaise et beaucoup moins à les rendre responsables du payement des sommes mentionnés. L’abbaye de Saint-Nicaise n’est tenue de fournir aux déserviteurs du prieuré que la somme de 2400 livres, pour chaque année, comme il a été réglé par un arrêt du Parlement de Flandres lors séant à Tournay.

Les religieux de Saint-Nicaise déclarent aussi (transcription J. Mathon) : ‘’ que moyennant le payement de ces 2400 livres, ils ont fourni exactement les déserviteurs dudit prieuré qui eux sont chargés des dépenses de leurs aliments, entretien et de tout ce qui en dépend. Les surplus des fruits dudit prieuré appartiennent à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims et à Messieurs de la Sainte-Chapelle, sans aucunes autres charges. Si donc ledit Sieur Baucant avoit quelques prétentions à la charge dudit Louvart et des autres religieux qui desservoient le cy-devant prieuré avec luy, l’estoit contre eux, appartenants, qu’il devoit se pourvoir et non contre les religieux de Saint-Nicaise, qui n’ont contracté ny quasi contracté avec luy ces sommes, et qui ont remplis toutes leurs obligations en acquittant, comme ils ont fait, laditte pension annuelle. »

En fait les religieux de Saint-Nicaise et les Messieurs de la Sainte-Chapelle, propriétaires des biens du prieuré contestent la saisie de leurs biens, pour payer des dettes qu’ils n’ont pas contractées à titre personnel. A leur avis ce sont les religieux desservant le prieuré de Fives qui sont responsables et doivent payer les sommes empruntées sur leur pension annuelle de de 2400 livres.

L’affaire sera jugée pardevant Messieurs les Mayeurs et Echevins de la ville de Lille, le 12 avril 1728 (ADN. 14H 194) 

 

                 1729. Lorsque que Jean-Baptiste Morel, Bailly et receveur du prieuré de Fives fait un état des comptes pour l’année écoulée, il en résulte que certains n’ont pas payé leurs rentes depuis 1716. (ADN. 14H 32)

                 1731.  Travaux au prieuré de Fives par Jean Leleu. Treize mille huit cents briques sont livrées. Les travaux de couverture du prieuré et de la chapelle Notre-Dame, ont nécessité la pose de 7200 ardoises, par le maitre couvreur Melchior Plancq et ses ouvriers.

 

                 1733.   Contestation quant à la mouvance (appartenance) d’une terre acquis par Martin Franchomme laboureur demeurant à Mons-en-Baroeul. Ce dernier n’a pas acquitté les droits d’adhéritement dû au Prieuré de Fives.  Pour Martin Franchomme la raison est l’incertitude de la mouvance des héritages par luy acquis. Le contrat de vente laisse effectivement un doute à cet égard par ces termes que l’on dit être tenu. Enonciation qui se répand sur toutes les parties qui composent les dix cens de terre vendus. Cependant les vendeurs ne devaient pas ignorer quelle était la tenure des héritages. Cette mouvance, celle du prieuré de Fives, est contestée par deux seigneuries, celles de Mons-en-Baroeul et celle d’Hailly, qui la prétendent. De ce fait il n’a pu prendre adhéritement en raison de cette difficulté, et il demande que cela soit discuté entre seigneurs de qui lesdits héritages seront jugés être tenus. (ADN. 14 H 125)

                 1735. Biens tenus en coterie du prieuré de Fives, concernant l’héritage de Louis Hippolyte Joseph Dragon, seigneur de Mons-en Baroeul, pour les biens de la paierie de la Haute Anglé ainsi que des terres situées au Hamel de Bassenghien. (ADN. 14H 77)

                    1738.  Litige concernant un fossé et huit cens de terre cottières*, qui font partie d’une masse de trois bonniers tenus du marquisat de Roubaix, et   enclavés dans le fief de la Phalecque, appartenant à Melle Debonnaire, qui jouxte sa propriété et celle du prieuré de Fives. A la mort de Melle Debonnaire l’héritière (Marie Thérèse Fervacques), continuera la procédure, concernant les huit cens de terre enclavé dans le fief de la Phalecque entré dans la famille Debonnaire en 1628 par achat de Jean de Gruson, grand-oncle de Jean Baptiste Debonnaire.

                 Le litige est né à l’automne 1738, quand les religieux ont planté des hallots sur le talus des fossés qui entoure le gros du fief de la Phalecque, le long d’un sentier côtoyant un héritage qui appartient audit prieuré.  Plainte déposée en 1738 par Anne-Thérèse de Bonnaire.

                 Le gros du fief de la Phalesque consiste en trois bonniers de terres cottières, faisant ensemble trois bonniers et demi d’héritage avec maison de plaisance enclos de fossés, basse-cour, lieu manoir, jardin prés, pâtures, chemins, rejets et terre à labour.

                 1743. Procès devant monsieur le lieutenant général de la gouvernance du Souverain Bailliage de Lille en revendication de propriété. Contestation de propriété entre le prieuré de Fives et madame Marie Thérèse Farvaque veuve du sieur Claude Henry François Vanderlinde, héritière et donataire universelle de mademoiselle Marie-Thérèse de Bonnaire, sa tante, propriétaire du fief de la Phalecque contigu aux terres du prieuré.

                 Nombreuses procédures concernant le plan de la propriété en litige. Chacun produit son plan. Il est décidé de faire appel à un arpenteur neutre et impartial, pour produire un nouveau plan.

                 1740. Dénombrements des biens tenus en coterie du prieuré.  Droit de relief réclamé par le prieuré de Fives, sur un bonnier de terre appartenant aux pauvres de la paroisse Saint-Etienne, acquis lors du décès de l’homme désigné par eux vivant et mourant. Ces droits de relief qui interviennent lors du décès du détenteur de l’héritage (biens immobiliers, terres), représentent le double de rente seigneuriale annuelle. Pour cette époque et suivant le bien, pour 6 cens de terre la rente s’élève à 6 razières de blé à la Saint-Rémy et au noël ‘’du sixième, seizième et dixhuictiesme chapon’’.  (ADN.  14H 23)          

                 1743. Lettre du cellérier* de Saint-Nicaise de Reims, qui annonce sa venue au prieuré de Fives pour renouveler les baux, à Monsieur Courtecuisse, procureur au marché au verjus à Lille. Le frère Joseph Mute, s’intéresse particulièrement au   montant des pots-de-vin versés lors du dernier renouvellement des baux. Il a interrogé plusieurs particuliers qui n’ont pas voulu ou non pas pu lui répondre. (ADN. 14H 37)

                 Courrier adressé à Monsieur Morel Bailly et receveur du prieuré, où il est question d’entraver par voie de justice le projet des habitants de Mons-en-Baroeul qui projettent d’installer des bancs dans l’église du prieuré sans la permission du prieur et du Bailly.

                 Courrier adressé à Monsieur couvreur, pour le féliciter de sa nomination de greffier de Fives et lui apprendre qu’un fermier de Mons-en-Baroeul à enlever son soucrion sans avertir le dimeur. Il est demandé au nouveau greffier de la faire assigner en justice, mais comme les gens de Mons-en-Baroeul ne reconnaissent pas la juridiction de la gouvernance de Lille ni du Bailliage, il serait à propos de les assigner au Parlement de Flandre à Douai.

                 1747-1776. Dénombrement de la seigneurie de Fives par le chapitre de la Sainte Chapelle du palais à Paris. (ADN. 14H 7)

                 1748-1755. Comptabilité et contentieux. Différentes affaires, opposants le prieuré de Fives à des débiteurs. S’ensuivent des sentences prononcées par le souverain Bailliage de la gouvernance de Lille. En 1755, le receveur et procureur du prieuré de Fives se nomme Dom Pierre Marcoul. C’est ce dernier qui introduit les plaintes, concernant le non payement de marchandises dû au prieuré de Fives, devant le Souverain Bailliage de la Gouvernance Lille. (ADN. 14H 195)                 

                 1749.  Litige concernant la réparation du beffroi en bois neuf de l’église du prieuré. Les deux communautés de Fives et Mons-en-Baroeul, refusent de payer arguant que c’est à la fabrique ou aux décimateurs de subvenir aux frais de réparation. (ADN. 14H 3)

                 1749.  Rapport et dénombrement que fait et bail Dom Jean Denis Picard, procureur et receveur du prieuré de Fives, demeurant au prieuré de Fives, à très haut, très puissant prince monseigneur Charles de Rohan (entre autres Marquis de Roubaix, pairie du Breucq).

Transcription littérale :

                 ‘’Sept livres parisis en argent au terme de la Saint Jean Baptiste, à cause de sa pairie du Breucq dite de Roubaix, conformément à l’accord fait par les anciens pairs avec les abbés et religieux de l’abbaye de Saint-Nicaise à Reims par lequel ils ont cédé au prieuré, toute justice prééminente et tels autres droicts qu’ils pourroient prétendre sur toutes les terres du prieuré qui se trouveroient scituées dans laditte pairie de quelque nature qu’en fut la rente ; Le présent rapport fait sous protestation de non préjudicier audit seigneur, en tesmoin de quoy j’ay signé le présent rapport le deux décembre mil sept cent quarante-neuf’.                                                                       Signé le frère dom Picard.

                 1749. Déclaration des biens et revenus du prieuré de Fives fournies par le receveur dudit prieuré au bureau du vingtième denier, établi en la ville de Lille pour satisfaire à l’édit du roi du mois de mai 1749 et à l’ordonnance de monsieur l’intendant de la province de Flandres du 1er décembre de ladite année publié le quatorze dudit mois. Lesdits biens appartenants à messieurs les trésoriers chanoines de la Sainte Chapelle du palais à Paris par indivis avec les prieurs et religieux de l’abbaye de Saint-Nicaise à Reims. (ADN. 14H 58)

Revenus déclarés du prieuré :

Arrentements fixe …………………………………… 998 livres 7 sols 6 deniers

Louages de terres, fixes selon les baux…... 4815 livres

Bois fixe (Pecq)…………………………………………… 15 livres

Dime de Fâche…………………………………………. 209 livres

Dime de Villers……………………………………………18 livres 15 sols

Dime de Lezennes………………………………………  18 livres 15 sols

Dime de Beaucamps……………………………………12 livres

Dime de Fives……………………………………….   2528 livres

Casuels en droits seigneuriaux et relief…… 270 livres

Rentes seigneuriales en nature……………   1286 livres

Rentes seigneuriales en nature……………... 285 livres

Rentes fixes seigneuriales en argent………… 31 livres

Rentes fixes seigneuriales en chapons……… 80 livres.

                 1752. 29 juillet, Christophe Joseph Delecluse, charron à Mons-en-Baroeul, paroisse de Fives, procureur spécial de Dom Pureur, receveur du prieuré de Fives, en vertu de l’ordonnance du 5 juin 1557, fait défendre à tous laboureur de renfermer leur dépouille sans auparavant avoir averti le commis dimeur de venir lever les droits, à péril de payer le double du droit. Il constate cependant que Pierre Joseph Despature laboureur demeurant à Mons-en-Baroeul, a enlevé la dépouille de soucrion, sur une partie de terre de son occupation sans avertir le commis dimeur et sans que la dime ait été levée. Une plainte a été déposée envers Pierre Joseph Despature. (ADN. 14 H 122)

                 1753 20 octobre. Les chanoines et collège de la Sainte Chapelle à Paris, désignent Charles Josep Morel Bailly de Fives procureur général, auquel il donne pouvoir de renouveler, conjointement avec les religieux de Saint-Nicaise de Reims sous 6 ou 9 ans les beaux de toutes les terres labourables dépendant du prieuré de Fives, dont la moitié appartient à la communauté de la Sainte- Chapelle Royale du Palais à Paris.

                 1753. Des problèmes apparaissent pour le remplacement des cloches et la réparation du clocher. Les dépenses sont souvent supportées par les deux communautés de Mons en Baroeul et de Fives, sans que le décimateur ou la fabrique n’interviennent. Petit mémoire des interventions et le montant des réparations. (ADN. 14H 151)

                           1763. Procès entre les gens du prieuré de Fives et le sieur Gombert. Ce dernier a arraché une grille du pont qui conduit au plat de Fives et qui permet de retenir le poisson sur une certaine étendue appartenant au prieuré. Le souverain Baillage de la gouvernance de Lille condamne le sieur Gombert à remettre la grille et à verser des dommages et intérêts au gens de prieuré. Le sieur Gombert se dit bourgeois de Lille s’oppose de nouveau et à requis son renvoi devant le magistrat, Mayeurs et Echevins de la ville de Lille, dont il dit dépendre étant donné son titre de Bourgeois de Lille. Le magistrat de Lille, organise une transaction entre le procureur syndic du magistrat et les messieurs de la Ste Chapelle et de ST Nicaise. Cette transaction vient confirmer la sentence déjà rendue  ‘’ Ledit procureur syndic au nom de messieurs les magistrats, déclare que ces derniers n’ont jamais entendu et n’entendent point encore empêcher le prieur et les religieux de Fives de pescher dans toute l’étendue reprise dans le titre de l’an 1269, déclare de plus que le même prieur et religieux de Fives peuvent clore et fermer le terrain dans lequel ils ont droit de pescher, pourvu qu’il ne soit fait aucun obstacle au courant des eaux. Cette transaction est de cette nature. C’est pourquoi il sera remis une grille de bois,  qui sera indiqué demain,  commune à l’intervention du clerc des ouvrages de cette ville et aux frais d’icelle pour cette fois seulement, de laquelle grille les barres seront éloignées de deux pouces les unes des autres à charge  néanmoins que pour laisser le libre passage aux mauvaises herbes il sera pratiqué une porte que l’on pourra lever ou ouvrir lorsqu’il sera nécessaire, ce qui a été accepté par ledit  sieur prieur. Moïennant quoi le procès prendra fin ».      

     Le 4 novembre 1763, cette transaction est approuvée pardevant les conseillers du Roy, notaires au Chatelet de Paris. (ADN. 14H 92)

      À la suite de ce litige, et après consultation, le commandant du fort Saint Sauveur, qui est aussi Directeur des fortifications de Lille, adresse un courrier et donne son avis concernant le Becquerel et le forage de nouvelles sources (ces sources jaillissent près du prieuré), pour alimenter le courant d’eau de la Phalecque, qui alimente le Becquerel.

Transcription littérale du texte :

     ‘’Je soussigné commandant du fort St Sauveur directeur des fortifications de partie des places de Flandres et d’Artois déclare, eu égard aux difficultés survenues entre les propriétaires au soi-disant du fond du ruisseau du Becquerel, qu’on nomme aussy ruisseau de Fives parce quil prend sa source au village de ce nom, à demi quart de lieu de la fortification de Lille. Aux éclaircissements qu’on me demande sur les propriétés dues courant qui fournit l’eau aux fossés aux avants fossés qui embrassent les portes des malades, de Fives et de Saint Maurice. Lavage de laine, jusqu’à la porte de sortie des eaux c’est-à-dire tout, ce qui est susceptible d’attaque. Puis il doit aussy servir à inonder extérieurement les parties de ces fronts dont les parapets ne sont point terrassés.

Qu’il doit produire à ce développement d’autres avantages qu’il ne m’est pas permis de détailler icy, que c’est dans cet esprit que je veille exactement à la conservation de ce ruisseau et que j’aÿ même exigé différentes fois que la ville ÿ fit reforer les sources, charge à laquelle elle est tenue comme encore au coulement de ce coulant.

     La charge durcie pour ce même coulant est bien plus forte elle consiste à l’entretien, ainsy qu’à la reconstruction, au besoin de onze batardeaux de douze passages de l’eau      avec leurs écluses ou poutrelles et à toutes manœuvres d’éclusier qui sont fréquentes et qui se sont sans aucune intervention de Mes les magistrats.

     Ce qui n’empêche pas que Mes les ingénieurs ne recherchent des occasions de jeter partie de ces eaux dans la ville, par les ouvertures qui embouchent aux fossés de la place, quand les particuliers leurs demandent et que ces premiers le peuvent sans porter préjudice au service du Roÿ. Distribution d’autant plus utile au public qui a eau commune de Fives et de la Deûle.

     Celle de Fives est de deux pieds set pouces plus haute que l’autre. Je dis finalement que quoique l’importance de ces eaux m’ait obligé de visiter ou de faire visiter souvent leur cours je certifie ni avoir jamais aperçu depuis treize à quatorze ans que j’habite dans le pays  que les précautions que le R.V.D. Matilliart prieur de Fives ou ses prédécesseurs prieurs dueument  pris pour conserver leur poisson aient jamais refoulé ni retardé l’activité de ce coulant que je ni aÿ remarqué aucun obstacle quand les sources sont bien entretenues, que les barres que M. Taviel a faite dans le plateau formant la tête de ces sources et qu’il sera forcé de détruire i il ne se prête pas aux facilités que je lui aÿ conseillé et répété sur les lieux plusieurs jours avant l’infraction ou voit de fait qu’on vient de commettre dans l’intérieur du fossé du prieuré

     Exposé exact des propriétés et de l’usage qu’on fait des eaux du canal de Fives dans ce qui a rapport à la fortification, certificat que je donne avec grand plaisir s’il peut concilier les parties qui sont en litige et faire sentir toute l’autorité qu’a le roy de prononcer sur les procédés, aux manœuvres de ces eaux.

Fait à Lille le vingt juillet mil sept cent cinquante-neuf Signé : Deeramsault (ADN. 14H 92)

                 1761. Délibéré du conseil d’Arras, concernant la dime d’Oignies perçue par le prieuré de Fives, sur le tabac, pomme de terre haricots etc. Rappel de l’ordonnance de Charles Quint du 10 mars 1523. (ADN. 14H 87)

                  1762. Etat général de l’église, des bâtiments et dépendances du prieuré, décrit par M. Louis Crombet, maitre maçon et Mathias Joseph Gouchaux, charpentier.

Transcription littérale du rapport :

                 ‘’ Nous avons commencé la visite en la présence de dom Hubert grand-prieur de l’abbaye de Saint-Nicaise et Charles Joseph Couvreur, Bailly et receveur du prieuré de Fives. La visite de l’église que nous avons reconnu être dans le meilleur état pour ce qui est du dedans à l’exception, c’est à voir, pour les chaises du chœur que nous avons reconnu pour vous subsister encore de longues années en remettant aux marches pieds sous les crachoirs des planches et des bouts gites dans les endroits où il se trouvent pourris et rattacher quelques clous et chevilles partout où il en sera besoin.

                 Et ne reconnaissant rien de plus à faire dans l’église nous sommes montés dans la tour et cloches d’icelles où étant nous avons examiné le premier plancher qui donne dans l’église, et l’avons trouvé fort défectueux, et avons 762. estimé qu’il falloit le démolir et le refaire en planches, de bois blanc, neuves,  rabotées et parées d’une glace seulement, bien feuillées jointes et solidement attachées sur les gites ou doubleaux avec de bons clous avons aussi reconnu qu’il manque plusieurs planches au second et troisième plancher au-dessus ainsy que quelques gites nous estimons qu’ils peuvent être solidement rétablis   avec les démolitions du premier plancher ci-dessus autrement elles seront remis en neuf scellées de dessous, ne suffisent au surplus toutes les planches seront relevées partout où il conviendra et solidement attachées avec clous et s’il est nécessaire d’y remettre des planches à la place desquelles ou en remettra de neuves parceque le premier plancher fatigue plus que les autres.

                 Au surplus nous avons reconnu la charpente dudit clocher  en bon état pour le dedans sauf une contre fiche qu’il est nécessaire d’ajouter au poinçon du clocher et pour ce qui est du dehors, nous avons reconnu que la nochère ou gouttière le long des quatre faces de la cour est totalement  pourrie, le plomb défectueux  en plusieurs endroits ce qui occasionne le reflux des eaux qui est dedans et gatteroit les sabliers pourquoy nous estimons qu’il est nécessaire d’en remettre une autre dans les quatre faces, en chêne à fonds plat et bordure droite d’une plus grande largeur que la précédente laquelle sera de douze pouces, sur deux d’épaisseur pour  les planches et sera vetuë en plomb neuf dans les trois faces défectueuses et dans la quatrième qui se trouve  en bon état le plomb vieux y sera replacé et les défauts qui pourroient si trouver seront dessoudés solidement et si après la démolition de vieille nochère il se trouve des coyaux*  pourris et défectueux il en sera remis du neuf à la place. 

                 Ayant ensuite fait appeler le couvreur chargé depuis longtemps de l’entretien des toits du prieuré lequel interrogé sur ce qui pouvoit manquer à ladite tour, nous a déclaré que les planches qui revêtissent en dehors les arrestiers* de la charpente étoient défectueuses et que les ardoises n’étoient pas assez solidement dessus et avons jugé que pour faire un ouvrage solide et de durée il convenoit d’en mettre d’autres à la place dans toute la hauteur desdits quatre arrestiers en bon bois de bonne épaisseur et qualité que ceux de la démolition, sauf démolition faite, de laisser en place celles qui seront reconnues être en bonne état.

                 N’ayant rien trouvé de plus à faire dans les dedans de l’église nous en avons parcouru tous les dehors, auxquels nous avons remarqué :

Savoir côté du nord près des fonds baptismaux dont les pierres sont calcinées et qu’il est nécessaire de rétablir en neuf en pierres blanches mais sans ornements

Et le glacis sera profilé en trois faces

Avons encore reconnu que du même côté de l’église il se trouve deux piliers boutant au cœur dans la cour de l’école, lesquels se trouvent défectueux dans plusieurs endroits et qu’il est nécessaire de réparer de la même manière que l’ont été les autres piliers suivants et les recrépir devant avec bonne cendrée de Tournay aussy que les glacis des croisées qui seront réparées comme l’ont été les autres

                 N’ayant rien reconnu de plus dedans et au dehors de ladite église à la charge desdits sieurs, nous sommes entrés dans la maison du prieuré par la porte du cloitre et aïant parcouru  tous les lieux nous sommes entrés dans la salle de compagnie qui communique au jardin ou étant nous nous sommes aperçus que le plafond n’en étoit pas égal, pourquoi connoitre plus surement, nous nous sommes transportés sur ledit plafond couvert de pavés de terres que nous avons fait lever en plusieurs endroits et nous avons reconnu que tout un cours de gites étoit détaché des somiers et  qui étoit nécessaire de relever le plancher en entier ainsy que le plancher supérieur qui se trouve dans la même cas, d »en remettre les planches à neuf en bons bois de chêne sur dossé au lieu de blanc bois pour le plancher de dessous seulement d’augmenter le nombre de gites ou doubleaux  d’un tiers pour plus grande solidité , de refaire aussy les plafonds  en blanc de bourre de la même manière que les anciens et reposer les mêmes carreaux de terre cuite sauf ceux qui se trouveront défectueux.

                 Sommes entrés dans la cuisine ou nous avons trouvé une partie de l’âtre fort défectueux laquelle sera refaite à neuf en carreaux de pierre bleue posée à la cendrée de Tournay avons aussy remarqué que le seuil de bois de la porte de ladite cuisine pour aller au jardin doit gâter en dessous pourquoi nous estimons que pour plus grande solidité il convient de le remettre en pierre bleue de Tournay.

                 Etant ensuite monté dans un petit grenier nous avons trouvé que la gouttière entre deux toits doit mal soutenuë par des petites pièces de bois dont quelques-unes s’étoient lâchées pour a quoi obvier et rendre l’ouvrage beaucoup plus solide nous estimons qu’il faut monter leur de deux pieds pour soutenir ladite gouttière sur la longueur de trente-six pieds.

                 Nous avons aussi trouvé dans le même grenier plusieurs bagots* de fenêtres à rétablir avec les mêmes matériaux et plusieurs volets ou petites fenêtres de bois qu’il faudra refaire. 

                 Dans le grand grenier il y a une jambe de force à ajouter à la charpente qui fatigue de ce côté, il faudra aussi raccommoder les fenêtres dudit grenier partout où il en sera besoin.

                 La fenêtre des latrines est défectueuse il faut remettre à neuf les quatre petits châssis qui s’y trouvent du côté du jardin.

                 La porte du bout du corridor vis-à-vis de l’écurie doit être revêtue de planches à moitié.

                 Celle de la petite grange intérieure doit aussi être raccommodée en planches et peinturés.

                 Une autre porte de la bassecour au jardin à remettre entièrement à neuf ainsy que celle du fond du jardin qui conduit aux sources de la rivière. Le tout en bon bois de chêne au lieu du bois blanc qui si trouve, l’huisserie de la porte à rattacher.

                 Dans le jardin derrière l’écurie nous avons trouvé que la muraille avoit besoin d’être rempiétée de la longueur de cinquante pieds ou environ sur deux pieds et demi de hauteur en bonne cendrée de Tournai.

                 Le pont sur la rivière qui coupe la grande allée d’ormes est défectueux il faut y mettre de nouvelles traverses ou madriers en bois de chêne et le recouvrir entièrement en bonnes planches du même bois attachées de forts clous. Les appuis de celuy qui va de la bassecour dans ladite allée d’ormes sont défectueux dans quelques endroits il est nécessaire de les refaire à neuf assemblés en neuf pour ce il faut huit montants et quatre solives assemblées.

Dans la basse-cour près de la grande porte d’entrée il y a une muraille à rempiéter en briques et cendrée de Tournay. Il est nécessaire de mettre cinq seuils de pierre bleue à la place du bois qui y est dans différents endroits de la maison et de la ferme dont sera parlé cy après.

Ferme de la maison

                 Nous nous ensuite transportés dans la première cour d’entrée où est la ferme occupée par Martin Gadenne où étans nous avons :

Premièrement visité le plancher du grenier que nous avons estimé devoir être refait en neuf dans l’espace de dix pieds quarrés*.

                 Les marches de l’escalier qui y conduit n’étant pas solidement attachées il covoit pour plus de solidité d’y ajouter un limon sur lequel les marches seront engrenées et raccordées les marches qui se trouvent défectueuses.

                 Il y a une porte de la chambre à refaire en neuf de la même qualité et façon que celle qui se trouve ainsy que la fenêtre du soupirail de la cave.

                 A la couverture il faut remettre des coyaux et des planches d’appentis en bois de chêne.

                 L’escalier de la cave est défectueux par la qualité des matériaux pourrissants qui s’y trouvent il faut pour plus de solidité y substituer des marches de pierres bleue où il sera nécessaire et recrépir le mur en cendrée de Tournay.

                 Dans la cuisine il manque plusieurs carreaux qui seront rétablis et repiqués partout où ils se trouveront défectueux. L’appuy qui forme le carré du puy étant en bois se trouve défectueux, il faut pour plus de solidité le remettre en pierre bleue posée en cendrée de Tournay et recrépir avec de la cendrée tout le pourtour du puy et le mur attenant il faut aussy rétablir en sable le pavé depuis et compris le puy jusqu'à la porte de la maison et rempiéter l’étable à vaches.

                 Le bout de la muraille dans le jardin en forme de pilier de chasse se trouve défectueux par le bas, il faut la rempiéter et la recrépir en cendrée partout où il en sera besoin.

                 Il faut recrépir, les soules auges du pourtour de la grange du pourtour de la grange et les rétablir partout où elles se trouveront défectueuses.  Au pigeonnier il sera nécessaire de rétablir les combles et d’y remettre des planches d’appentis.     Il sera  fait une recherche générale sur tous les toits tant du clocher et du chœur de l’église que tous les bâtiments de la maison ferme grange et pigeonnier et généralement surtout ce qui est à la charge de l’abbaye de Saint-Nicaise, ils seront solidement  repiqués, réparés recrépy  comme il est d’usage, les brèches qui pourroient s’y trouver seront bien réparées et l’entrepreneur ne laissera rien à désirer pour la solidité et propreté de toutes lesdites couvertures, fournira à ses dépens lattes clous  thuiles ardoises planches agraphes, gros bois et généralement tout ce qui sera nécessaire à la plus grande solidité de tous les ouvrages mentionnés dans le présent devis de quelques nature qu’ils soient le tout à ses risques et périls, sauf  les ouvrages en plomb de la nochère cy dessus de la tour du clocher pour lequel il a été fait un marché particulier sauf    aussy les couvertures pour ce qui sera jugé devoir être démolie et remis à neuf , seulement et dont on conviendra cy après ; si après l’examen plus particulier fait d’icelle, il s’en trouve quelque partie qui soit jugé de voir être démoli.

                 L’entrepreneur travaillera incessamment à tous les ouvrages cy dessus et les continuera sans interruption jusqu’à leurs entière perfection et tout sera fait entièrement au premier septembre prochain, et seront reçus d’abord par monsieur Couvreur receveur et Bailly dudit prieuré de Fives, lequel sera libre ou non des dits sieurs s’il jugeoit que quelque partie n’eut pas été réparée au désir du présent marché de les faire examiner par des experts aux dépends de l’entrepreneur.

                 Je soubsigné après avoir de nouveau vu examiner  et calculer le présent devis promets et m’engage envers monsieur Legrand prieur de l’abbaye Saint-Nicaise de Reims d’entreprendre tous les ouvrages y  mentionnés sans aucune exception à nos risques et périls et fortune de la manière et avec les restrictions y contenuës de n’employer que des  matériaux de la meilleure nature, de faire toutes les réparations qui auroient été oubliées dans le présent marché pourvu que chacune d’elle prise séparément ne passe pas la somme de douze florins  enfin de rendre tous et chacune des ouvrages propres et solides au désir du présent devis.

                 De fournir à mes dépens tous les matériaux de telle nature qu’ils puissent être, en fin d’exécuter toutes les autres charges et conditions du présent devis moiennant le prix et somme de quatorze cents florins dont un quart me sera payé après avoir commencé lesdits ouvrages l’autre quart vers la moitié d’iceux un autre quart lorsque le tout sera achevé, enfin le reste de la somme lors que le tout aura été dueument reçu.

 Je soussigné prieur susdit promet audit sieur Mathias Joseph Gouchaux de luy paier les sommes cy dessus convenues auxdits termes et permet en autre audit entrepreneur de disposer de tous les bois défectueux provenant des démolitions et qui ne se trouveront pas de service.

Sommes convenus que tous les endroits oubliés et qui pourrons n’avoir pas été prévus dans le présent marché seront à la charge de l’entrepreneur sans pouvoir répéter de plus au-delà de la somme cy dessus porvü que tous ensemble ils ne passent pas la somme de trente florins.

Sommes encore convenus après un nouvel examen et visite des réparations qu’il étoit nécessaire d’ajouter au présent devis celles qui suivent, scavoir.

Le quinée au-dessus de l’escalier du grenier à refaire à neuf pour la couverture ainsy que du côté du jardin la couverture sera refaite à neuf dans la largeur de vingt pieds de roy sur toute la hauteur du comble au-dessus de la hauteur du comble au-dessus de la chambre du prieur.

                 Le pavé du corridor ou dortoir à relever dans les endroits nécessaires.
Le pavé de la basse-cour à relever et remettre en sable dans les endroits nécessaires. Celuy d’autour du puy de la ferme à deux pieds de tour à rétablir, mais en cendrée de Tournay pour plus de solidité.  

Le pont sur la rivière qui coupe l’allée des ormes refait tout entier à neuf.
Toute la muraille le long des fourrées des fontaines à rempiéter en cendrée et chaux  de Tournay  au moien de tout ce que dessus ledit entrepreneur sera seul tenu de toutes les réparations de quelque nature qu’elles soient, couverture maçonnerie et charpente, fournira  tous les matériaux  nécessaires comme ardoises, lattes,  clous, vitres, charpentes, pierres, briques et tout sans exceptions même peinture en huile ou il en sera besoin le tout pour le prix et somme susdite dans laquelle sera aussi compris ce qu’il est nécessaire de faire à la chambre de justice qui est de relever la cheminée et de la monter de trois pieds , blanchir tout le dedans de recouvrir la porte en bois de chêne de planches d’un pouce bien jointer de tous les côté.

En foi de quoy nous avons signé le présent devis fait en triple à Lille le premier de juin mil sept-cent soixante-deux dont une expédition actée délivrée audit Gouchaux’’ (ADN 14H 153). 

1762-1765. Procès entre Toussaint Six curé de Fâches et le grand prieur et religieux de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims. Contestation du montant de la dime. Toussaint Six exige, qu’en plus de la portion canonique, qui lui a été attribuée par l’évêque de Tournai, soit trois gerbes de neuf de la dîme levée à Fâches. (ADN. 14H 149).

                 1767. Le 3 avril arrêt du conseil d’état du roi par lequel sa majesté souhaite réunir plusieurs maisons conventuelles, qui n’ont point un nombre important de religieux, à des abbayes mères, y compris le prieuré de Fives.

Dans un courrier le curé de Fives, Jacques-Denis Picard religieux et curé de la paroisse de Fives montre son désaccord contre la réunion de certains monastères.

Transcription du document :

‘’Représentation de Dom Jacques Denis Picard religieux de la congrégation de Saint-Maur, curé de la paroisse de Fives près de la ville de Lille, obédiencier de Saint-Nicaise de Reims, à l’occasion de l’arrêt du conseil d’état du roy rendu le 3 avril 1767, touchant la réunion de certains monastères qui n’ont point un nombre de religieux suffisant pour y entretenir une conventualité de dix religieux au moins.

Le prieuré de Fives a été fondé en l’année 1100 par plusieurs seigneurs entre-autre par les auteurs de son altesse : Monseigneur le Maréchal, Prince de Soubise, dont le village de Fives est pour une grande partie de sa mouvance.

            Ce prieuré a été réuni en 1419 par une bulle de Martin Vème aux deux manses de l’abbaye de Saint-Nicaise à Reims, dont messieurs de la Sainte Chapelle qui en ont eu depuis la commande, jouisseur de la moitié.

            Depuis la réunion et même avant les religieux dudit Saint-Nicaise envoyés à Fives n’ont été que des simples obédienciers et ils n’ont jamais formés aucune conventualité. Le prieuré de Fives ne forme point un monastère, il fait partie de l’abbaye de Saint-Nicaise. 

En 1694 par une transaction homologuée par deux arrêts du parlement de Flandre, lors séant à Tournay et par une sentence rendue en 1718, aux requêtes du Palais à Paris, il a été défendu aux religieux obédienciers de Fives de prendre le titre de prieur et couvent de Fives sur ce que certains qui ignoraient la bulle de réunion avaient donné cette qualification à leur maison.

Les religieux qui sont à Fives ne jouissent point des revenus du prieuré, ils n’en ont même aucune administration et on ne leur donne qu’une pension alimentaire au moyen de laquelle ils doivent faire le service divin et assurer les fonctions curiales dans la paroisse qui est composée de deux mille personnes.

            Le religieux qui fait les fonctions de curé depuis plus de vingt-deux ans, ose se flatter que c’est au contentement de monseigneur l’évêque de Tournai qui l’a admis à la cure et au gré de tous les paroissiens

Il a reçu avec étonnement l’arrêt rendu au conseil d’état du roi le 3 avril 1767, par lequel sa majesté en réunissant plusieurs maisons conventuelles à des abbayes, y a compris le prieuré de Fives.

            Il y a tout lieu de croire qu’il sera échappé aux observations du chapitre général de la congrégation de Saint-Maur et que messieurs les commissaires nommés par sa majesté n’auront point été informés que le prieuré de Fives étoit réuni depuis plus de deux siècles à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims, qu’il n’avoit jamais formé aucune conventualité et que les religieux de Fives qui y demeurent ne sont que des obédienciers de cette abbaye en sorte qu’il semble que l’exécution de l’arrêt ne doit point avoir lieu à l’égard de ce prieuré pour qu’il n’est point dans le cas des maisons qui forment une conventualité de droit, que sa majesté a eu en vue de réunir.

Ce sont les représentations que le curé de Fives, religieux obédiencier de Saint-Nicaise a l’honneur de faire à son altesses monseigneur le prince de Soubise, ministre d’état, le suppliant de lui accorder sa protection et bienveillance pour qu’il puisse continuer à garder le troupeau confié à ses soins depuis plus de vingt-deux ans comme vicaire et curé par M. l’évêque de Tournay, sous son autorité’’. (ADN. 14H 34)

            1767. Inventaire des héritages de biens tenus en coterie du prieuré de Fives à l’Enfuncquier.

Transcription littérale.

                 ‘’Ledit manoir servant de cabaret et composé de maison manable, assiettes, chambres, grange, portes, étable et autres édifices, jardin et verger et les dix-sept cent cinquante-cinq verges d’héritages sont occupées par Simon de Roubaix et Marie Jeanne Joseph Beaumez. Ces biens tenus en coterie dudit prieuré de Fives sont chargés vers iceluy de deux razières deux havots, trois quarets et quart de quarel de bled à la St Rémy et au noel deux chapons, quart de seizième d’un et en argent de vingt un sol parisis de rentes seigneurialles par an. (ADN. 14H 99)

                 1768. Courrier de Dom Thomas à Monsieur Couvreur concernant l’échéance à noël de la dime d’Oignies. Le dernier bail passé en 1762, arrive à terme, et il pense que le bail est susceptible d’augmentation. La compagnie de Saint-Nicaise ne veut pas de pot-de-vin, à moins que ce ne soit l’usage dans ce pays près d’Arras.  (ADN. 14H 37)

                 1767-1769. Procès devant le Souverain bailliage de Lille. Le prieuré de Fives contre Charles-Antoine Hubert, escuier et sieur de Mons-en-Baroeul et Henri Jacobs sieur d’Aigremont, concernant le droit seigneurial de certaines terres à labour. 

                 1769. Dom Thomas de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims se dit embarrassé par le montant de l’adjudication de la dime de Fives, le trouvant inférieur à ce qu’en escompté l’abbaye. De plus il semblerait que plus aucun pot de vin ne serait versé lors des adjudications.

                 1770. Au nom de sa Majesté, les Présidents et Trésoriers de France, généraux des finances, juges des Domaines et grands Voyer de la généralité de Lille, il est accordé aux Sœurs de la Neuve Abiette de Lille le droit de plantis sur la route royale, menant de Lille à Tournay, depuis leur maison jusqu’à la ruelle Malcense près du Brandebourg, sis au village de Fives. Ce droit de planter est accordé aux sœurs de l’Abiette moyennant une rente annuelle et perpétuelle. (ADN. 130H 160)

                 1772. Vente du Blanc Seaux, moulin à tordre l’huile, érigé sur un cens de terre aboutant au grand Chemin menant de Lille à Valenciennes. Moulin occupé par Jean Deffrennes et pris en arrentement pour cent ans et un jour par madame Thiu, commencé à la Saint-Pierre 1735. Bien que situé à Fives, ce moulin est tenu en cotterie de messieurs du Chapitre Saint-Pierre à Lille, et soumis au droit de vent à l’hôpital Comtesse. En outre il est chargé des rentes foncières seigneurialles, canon* annuelle d’arrentement, autres charges et servitudes anciennes. (16G 808)

                 1774. Tension entre le prieur de Fives et la communauté de la paroisse de Fâches. Les gens de la fabrique de Fâches produise un petit carnet tenu par le curé de Fâches où il est écrit qu’il perçoit dans tout le territoire de Fâches, qui contient 300 bonniers, environ, 3 gerbes sur 25 de la dime.

                 1776. Nomination, par les chanoines de la Sainte Chapelle du Palais à Paris et les prieurs et religieux de Saint-Nicaise à Reims, de Charles Adrien Joseph Couvreur, procureur en la ville de Lille, comme receveur et procureur du prieuré de Fives. (ADN. 14H 38)

                 1781. Procès entre le prieuré de Fives et François Joseph Grandel prêtre et chanoine de l’église collégiale St Pierre à Lille. Ce dernier qui a acheté un bien à Fives en 1768, n’a pas suivi la coutume de la Salle à Lille ou il est dit : ‘’que les acquéreurs doivent amener leur contrat à connaissance en dedans un an du jour dit des dictes contrats par devant la justice du seigneur du lieu, à péril de payer double droits seigneuriaux’’. (ADN. 14H 97)

                 1782. Contrat d’arrentement passé, entre les Messieurs de la Sainte Chapelle, l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims et le sieur Thomas Gombert architecte à Lille, devant Maitre Cuvelier notaire résident à Reims. Il s’agit d’un bail emphytéotique de quatre-vingt-dix-neuf ans qui commencera à la Saint Rémy 1782 et qui concerne les maisons et dépendances avec les jardins, cour et bâtiments appelés le refuge du prieuré de Fives. Ce refuge situé à Lille fait face d’un côté à la rue de Fives te de l’autre côté à la rue de l’Abiette. Ce bien est chargé de taille, dixième, vingtième et autre imposition. Le sieur Gombert devra en plus déchargé lesdits héritages de toutes rentes foncières ou seigneurialles. (ADN. 14H 34)

                 1781-1782. Procès entre l’abbaye de Saint-Nicaise à Reims et les échevins de Fâches au sujet de la perception de la dime et l’entretien de l’église de Fâches.

                             2 novembre 1789. Les possessions de l’église sont déclarées bien national. Ceux-ci sont vendus pour résoudre la crise financière qui secoue la nouvelle république. Le domaine de la couronne subit le même sort. (ADN. BH 19690). Confiscation des biens du prieuré de Fives en vertu du décret du 2 novembre 1789. Relevé des biens domaniaux cy- devant ecclésiastiques dans l’étendue de la municipalité de Fives. (ADN. 1 Q 4201.

L’abbaye de Saint-Nicaise de Reims : 31 bonniers 7 cens 89 bonniers et 89 verges.  Location annuelle 4239 florins.

L’abbaye de Marquette Lez Lille : 4 bonniers 13 cens. Location annuelle 3555 florins.

La collégial  Saint- Pierre de Lille : 9 bonniers 13 cens et 50 verges. Location annuelle 1127 florins.

L’hôpital de Saint-Sauveur à Lille : 11 bonniers 10 cens et 99 verges. Location annuelle 949 florins.

Le chapitre de Tournai : 26 bonniers 13 cens et 65 verges. Location annuelle 2875 florins.  

L’hôpital des Gantois à Lille : 1 bonnier 11 cens 25 verges. Location annuelle 152 florins.

L’hôpital Saint-Nicolas à Lille : 3 bonniers 12 cens. Location annuelle 312 florins.

L’hôpital Comtesse à Lille, un moulin et maison avec 4 cens de terre. Location annuelle 412 florins.

Les Bonnes Filles à Lille : 2 bonniers et 2 cens de terre. Location annuelle 117 florins. 

Les Sœurs Grises de La Bassée : 8 cens de terre. Location annuelle 32florins.

L’hôpital Général de Lille : 1 bonnier et 1 cens de terre. Location annuelle 159 florins.

La Chapelle de Saint-Pierre à Lille. 1 bonniers et 2 cens de terre. Location annuelle 90 florins.

Le Couvent de l’Abbiette à Lille1 bonnier 9 cens de terre. Location annuelle 130 florins.

Les Sœurs Grises de Commines : 14 cens de terre. Location annuelle 98 florins.

L’Hôpital Saint-Nicaise à Lille : 3 bonniers 9 cens de terre. Location annuelle 360 florins.

L’Hôpital Saint-Julien à Lille : 1 bonnier et 3 cens de terre. Location annuelle 102 florins.

Le tout représente une superficie de 102 bonniers 129 cens et 28 verges le total de la location annuelle s’élevant à 11 511florins.

Un cahier des biens nationaux est joint à cette liste. Il y est noté tous les noms des locataires de ces terres et de ces biens, appartenant à ces communautés religieuses.

Relevé des biens des Domaines Nationaux de Mons en Baroeul, paroisse de Fives.

Biens des pauvres de Mons en Baroeul et Fives.

Biens de l’église de Fives et Mons en Baroeul.

Biens de l’église de Flers.

Biens des pauvres de Sainte Catherine à Lille.

Biens des pauvres de Saint Etienne à Lille.

Biens des Dames de l’Abbiette à Lille.

Biens des pauvres de Wazemmes. 

Biens de l’hôpital Saint Nicaise de Lille.    

                 1789. Confiscation des biens du prieuré de Fives en vertu du décret du 2 novembre 1789.

                 1790. Déclaration des religieux curé et vicaire desservant le prieuré de Fives.

Transcription littérale :

                 ‘’Ce prieuré sous l’invocation de Saint-Martin est situé dans des faubourgs de la ville de Lille est depuis  plusieurs siècles réuni à l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims congrégation de Saint-Maur dont la dite communauté jouit des revenus ainsi que le chapitre de la Sainte-Chapelle de Paris en qualité d’abbé comandataire de la ditte abbaye chacun pour la moitié à la charge d’y entretenir deux religieux par la ditte congrégation de Saint-Maur et membre de la ditte abbaye de Saint-Nicaise de Reims pour la dépense de la paroisse dont ce prieuré est chargé.

                 Le prieuré de Saint-Martin de Fives est régi par un receveur séculier qui seul peut donner un état exact des revenus dudit prieuré.

                 Les deux religieux desservant la paroisse du prieuré de Fives n’ont jamais joui que d’une pension alimentaire que messieurs les chanoines de la Sainte-Chapelle de Paris et les religieux de Saint-Nicaise de Reims leur payoient chacun pour la moitié, à savoir, au curé douze cents francs pour sa pension de religieux plus trois cents francs pour la portion congrue du curé, au vicaire douze cents francs seulement pour sa pension de religieux.

                 Le religieux curé est dom Jacques Picard âgé de soixante-dix-huit ans et demy. Le religieux vicaire est Dom Jean-Baptiste-Charles Chombart âgé de quarante-cinq ans, tous deux religieux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur et membre de l’abbaye de Saint-Nicaise de Reims, maison de la ditte congrégation de Saint-Maur.

                 Le vœu des deux religieux et vicaire desservant la paroisse du prieuré de Fives est d’être maintenus dans leur poste auquel ils se sont consacrés, le curé depuis quarante-six ans et le vicaire depuis neuf ans. Les soussignés certifient la présente déclaration conforme à la vérité (ADN. L 8928).

                 Janvier 1790. Avant sa vente et sa démolition en 1793, l’église du prieuré fut le théâtre d’un évènement historique majeur. La première organisation municipale fut fixée par la loi du 14 décembre 1789. Chaque commune devait avoir un corps municipal, composé d’un nombre de membres proportionnel à la population, et chargé de prendre toutes les délibérations utiles. Les élections furent fixées en janvier 1790. Ce corps municipal était élu par les citoyens actifs*, les Français âgés de vingt-cinq ans ayant un domicile fixe depuis un an et payant un impôt direct, au moins égal à la valeur de trois journées de travail.

                  Le dimanche précédent les élections, une affiche apposée sur la porte de l’église du prieuré, invitait les habitants de la paroisse de Fives à venir voter. C’est dans l’église de Fives qu’ont lieu, le 25 et 26 janvier 1790, les premières élections municipales de la commune de Fives. C’est tout un symbole, on passe d’une administration religieuse, à une administration civile et laïque.

Transcription du compte rendu :

            ‘’ Le 25 janvier 1790, après avoir élu le bureau de l’assemblée, réuni dans l’église du prieuré, tous les gens de Fives se sont retrouvés le lendemain 26 janvier pour élire le maire et son conseil municipal. Le sieur Jean-Baptiste Lelong, fermier dudit lieu, ayant réuni au premier tour de scrutin la majorité absolue des suffrages de l’assemblée, a été déclaré maire. Puis il a été procédé à la nomination des 5 officiers municipaux ; les sieurs Jean-Baptiste Waresquiel, F. Liénard, J. Gobert, A. Leprez et le sieur J-B. Lelong. Ensuite eut lieu La nomination des douze notables : J. Morel, P. Cordonnier, P. Duprez, T. Courouble, L. Lecerf, L. Romant, J. Rombel, P. Debailleul, G. Sallembier, P. Tiers, J.B.  Corman et F. Dutoit.  Ensuite ayant réuni au premier tour par scrutin la majorité des voix, le sieur Benjamin Pau fut nommé procureur de la commune, et prêta serment (A.D.N. Série. L. 570 / 8068 à 8072 et ADN. L 818 à 847).

                 1791. Déclaration du Maire et des officiers municipaux de la commune de Fives, suivant laquelle, Dom Jacques Denis Picard curé de Fives et son vicaire Dom Charles Chombart, tous deux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, n’ont pas fait par écrit ni même verbalement la déclaration de leur intention de prêter serment, conformément au terme prescrit par la loi, et dont il leur fut donné connaissance le 30 janvier de cette année 1791 (ADN. L8904).

                 1791. le 29 janvier. Requête des religieux, Dom Jacques Denis Picard et Dom Charles Chombart, desservant la cure de Fives, pour qu’il leur soit délivré un mandat pour toucher le quartier échu de leur pension en accord avec la délibération du département du Nord. Dans ce courrier les vicaires font observer que la paroisse de Fives, regroupant les villages de Fives, Mons en Baroeul et le hameau du Buisson Valencamps, compte 2091 habitants. Accord du Directoire du Département du Nord, pour que soit versé au religieux le quartier échu de leur pension.

                 1791. Le 18 mai, lors de l’assemblée électorale du district de Lille, pour la nomination aux cures vacantes, le Président de cette assemblée a annoncé qu’il allait être procéder à la nomination à la cure de Fives. Après dépouillement du scrutin, il en est résulté que sur 104 votants, monsieur Lesage Docteur en Sorbonne et professeur en théologie a réuni 71 suffrages et conséquemment a été nommé à la cure de Fives (ADN. L8904).     

                 1791. Le 9 octobre, Le maire de Fives et les officiers municipaux, dressent procès-verbal lors de l’accueil du nouveau curé de Fives, Josse Cordonnier, qui conformément aux lois a prêté le serment, en chaire de l’église de Fives, d’être fidèle à la nation à la loi et au roy et a promis de remplir avec exactitude les fonctions de son ministère. A la suite de sa prestation de serment le maire, Jean-Baptiste Lelong lui a remis les clefs de l’église (ADN. L 8904).

                 1791. Le 16 novembre, pour donner suite à la demande du maire de Fives et de officiers municipaux de Fives, qu’il soit déclaré que les ornements, linges et habillements sacerdotaux qui étaient à l’usage du prieur, appartiennent à la fabrique et commune de Fives pour le service du culte de leur paroisse, le procureur syndic du district de Lille, estime que leur demande est justifiée donc acceptée (ADN. L 8935).

                 Requêtes du maire et des officiers municipaux de Fives, demandant qu’il soit pourvu aux réparations qu’exige l’état des vitraux et croisées de leur église paroissiale et prieurale. La fabrique et les marguilliers n’ont pas les moyens de faire face à ces dépenses et l’église est dans un état délabré. Ils arguent que l’église étant un bien national, c’est au district de Lille de pourvoir aux dépenses de remise en état (ADN. L 8938). 

                 1791. Le 20 novembre, Pierre François Corroyer, prêtre et ex minime du couvent de la place Royale à Paris, après avoir été choisi par le curé Josse Cordonnier est accepté par le maire et les officiers municipaux. Il est nommé vicaire de Fives (ADN. L 8904)

1792. Septembre et octobre, les Autrichiens occupent Fives, le village est pillé, les maisons détruites, le prieuré ruiné et l’église endommagée.

Description de l’église, que font les agents du district en avril 1793.

Transcription littérale :

        ‘’ L’an premier de la République Française, Mil sept quatre-vingt-douze et le vingt novembre , nous soussignés Louis Rose Gillot arpenteur , expert juré , Simon Pierre Dumont et Innocent Joseph Caron, Maitre Maçon et charpentier tous deux résidents en la ville de Lille , requis par les citoyens Maire et officiers municipaux de Fives à effet de faire les estimations  des dégâts causés à l’église dudit Fives pendant le temps du bombardement de la ville de Lille qui a eu lieu depuis le vingt-neuf septembre jusqu’au six octobre suivant , à quoi ayant procédé  à la dite estimation, comme il suit :

Scavoir

Dans le clocher, la flèche qui est l’-- de la charpente coupée en quatre avec trois cents pieds d’arcboutant ; combles et grenier, le tout brisé, estimés la réparation comprise main d’œuvre à la somme de 350 livres.

Treize verges de couverture en ardoise estimée compris planches et clous à trente-six livres la verge fait quatre cent soixante-huit livres fait quatre cent soixante-huit livres.

            Sur le corps de la nef, vingt-deux verges de couverture ou ardoises qui ont été fracassées, estimées, compris planches et  clous à trente-cinq livres ; La verge fait sept cent soixante et dix livres.

           Deux mille quatre cent vingt-huit pieds cubes de pierres blanches pour remplacer celles qui ont été emportées par les boulets, tant aux façades qu’aux voutes et croisées, estimées à la somme de douze cent quatorze livres.

           La grande porte d’entrée ²à deux battants entièrement brisée, à refaire à neuf, estimée cent trente-cinq livres.

           Pour les plafonds tombés sur environ, cent vingt pieds de combles et gîtes et treize pieds de ventrière* et autres pierres de charpente, estimés à la somme de mille livres.

         Pour ouvrager l’échafaudage, tant pour les voutes intérieures, qu’à l’extérieure, ainsi que pour rétablir le clocher, estimé à la somme de trois cent soixante-trois livres.
          Le montant au présent procès-verbal d’estimation, se monte à la somme de mille trois-cents livres tournois.

        En foi de quoi nous avons signé le présent procès-verbal, sincère et véritable, à Lille, à la date dessus dite.

        1793. Démolition du prieuré.

Transcription littérale :

         ‘’Dans sa séance du 23 mars 1793,  le Directoire du District de Lille écoute le citoyen Dupin, capitaine en chef du corps du génie en résidence en cette ville, en date de ce jour, d’après celle à lui adressée par les commissaires de la Convention Nationale, chargés de mettre les places frontières dans l’état  de défense le plus respectable la ditte réquisition ayant pour objet de faire démolir les bâtiments qui composoient ci-devant le prieuré de Fives ainsi que l’église qui l’avoisine, de faire également abattre tous les arbres qui restent debout dans la distance réglée par les délibérations du conseil de guerre assemblé à Lille le 12 et 17 du mois de septembre dernier ; d’arrêter en outre la reconstruction de maison des faubourgs de Fives  et de Saint-Maurice  et d’ordonner la translation des décombres et des matériaux existants sur le terrain où elle étoient bâtis, à la distance fixée par la loi du dix juillet 1791. Ouï l’administrateur faisant les fonctions de Procureur Syndic.

  Nous administrateurs susdits, avons arrêté et arrêtons :

            1er) Que l’église de Fives et les bâtiments qui composoient le ci-devant prieuré du même nom, seront démolis et les matériaux transportés dans l’endroit qui sera, par nous indiqué de concert avec le chef du génie dans le plus court délai.

         2ème) Que, conformément aux délibérations du conseil de guerre assemblé en cette ville, les 12 et 17 du mois de septembre dernier, tous les propriétaires d’arbres dans les cent toises de distance de cette place, à compter de son cordon extérieur, seront tenus de les abattre en dedans le 28 de ce mois inclusivement, sous la surveillance et à l’indication des officiers du corps de génie. A péril que, passé ce délai, il y sera mis des ouvriers à leurs frais.

        3éme) Que conformément aux dispositions de la loi du dix juillet 1791 les propriétaires des maisons incendiées ou détruites dans les deux cent cinquante toises du cordon de la place, dans les faubourgs de Fives et de Saint-Maurice, ne pourront les reconstruire ; qu’ils seront même tenus de démolir les murs ou pignons qui peuvent encore exister et de faire transporter à la distance de cinq cents toises, du même cordon, tous les matériaux qui s’y trouvent déposés et ce en dedans le premier avril prochain, à péril qu’à l’expiration de ce délai les démolitions et déblais seront fait d’office et à leurs frais.

                                                                                     Fait en séance publique dudit jour.

           Dans son autre séance, du 25 mars 1793, le directoire du District de Lille confirme ses décisions.

Transcription Jean Mathon :

          ‘’Vu la réquisition à nous,  adressée par le citoyen Dupin capitaine au corps de génie en chef, d’après celle des citoyens de Bellegarde, Charles Cochon et Léquinié députés et commissaires de la Convention Nationale aux places frontières du Nord, ensemble celle du 21 décembre, aïant pour objet l’exécution des dispositions de la loi du 10 juillet 1791. Vu aussi la délibération au conseil de guerre assemblé à Lille les 12 et 17 du mois de septembre dernier ; ouy l’administrateur faisant les fonctions de Procureur Syndic. Nous administrateur composant le Directoire du District de Lille avons arrêté et arrêtons que la dite réquisition sera exécutée dans tout son contenu et en conséquence qu’il sera procédé sans délai à la démolition de l’église de Fives et des bâtiments qui composoient le prieuré du même nom, ainsi qu’il est prescrit par notre arrêté  du 23 de ce mois.

            Que conformément à la délibération du conseil de guerre  assemblée en cette ville en date du 12 septembre dernier ,tous les arbres et clôtures, soit en haies soit en maçonnerie, seront abattus et rasées  depuis la lunette de la porte de Fives jusqu’à la remontre de la basse Deûle et jusque vis-à-vis le demi bastion gauche de l’ouvrage de la Noble Tour, au-dedans le vingt-huit de ce mois inclusivement à péril pour les propriétaires que, passé ce délai, il y sera mis des ouvriers à leurs frais , et sans nuire en aucune manière, à la source qui existe dans la douve au nord de ces édifices, attendu les secours qu’on peut en tirer pour la défense de cette place’’.  (ADN. L 8072. Page 62)

        1793.  Vente detout un terrain situé à Fives, sur une partie duquel étoient construits l’église, le cimetière, les bâtiments avec jardin du ci-devant prieuré, contenant compris : fossés et moitié des chemins côtoyant le clos  de ledit prieuré, un bonnier deux cens ou environ, aboutissant de levant aux propriétés du citoyen Dupuis, chemin entre deux de midi à celles des nommés Bomer, Jean-Baptiste Corman et Lerminez entre deux du couchant  audit Lherminez et de Nord aux héritages du nommé Het, chemin entre deux.  Lequel terrain est estimé, en égard aux encombrements de gravas provenant des démolitions des bâtiments susdits et aussi aux matériaux qui peuvent se trouver sous les mêmes décombres en état d’être remployé, estimé cinq mille sept cents florins. Après onze feux allumés la somme a été porté à onze mille deux cents florins, le terrain est adjugé au citoyen Benoit Joseph Delannoy maitre filetier rue Marais’’. (ADN. 1 Q 487. N° 136 / 14)

 

Lexique

 

Abenghe : Abenghe tournoise, monnaie de compte dont il fallait quinze pour faire le sol tournois, qui valait cinq liards.

Ahanable : Que l’on peut cultiver et labourer.

Aides : Subsides que les vassaux, gentilshommes ou roturiers, étaient obligés de payer à leurs seigneurs en certaines occasions particulières. Sous l’ancienne monarchie, impôt qui portait particulièrement sur les boissons, le tabac etc., pour aider le roi à subvenir aux charges de l’état. La cour des aides était une cour souveraine qui surveillait l’emploi des impôts nommés aides, et qui se prononçait en dernier ressort sur toutes les questions se rattachant tant aux aides qu’aux tailles et gabelles, etc. 

Adhérité : Donner en héritage.

Aides : Subsides que les vassaux, gentilshommes ou roturiers, étaient obligés de payer à leurs seigneurs en certaines occasions particulières. Sous l’ancienne monarchie, impôt qui portait particulièrement sur les boissons, le tabac etc., pour aider le roi à subvenir aux charges de l’état.

            La cour des aides était une cour souveraine qui surveillait l’emploi des impôts nommés aides, et qui se prononçait en dernier ressort sur toutes les questions se rattachant tant aux aides qu’aux tailles et gabelles, etc. 

Alleu : Terre libre de tout seigneur.

Amodiation-Amodiateur : Fermier d’une terre, d’une dime ou de droits seigneuriaux. On écrit admodiateur. 

Amodiation-Amodiateur : Fermier d’une terre, d’une dime ou de droits seigneuriaux. On écrit admodiateur. 

Appoielles : Main courante le long d’une planche, placée sur les deux rives d’un fossé, en manière de pont.

 Aquester-Aqueste : Acquérir.  Acquêt, acquisition, profit.

Arrestiers :

Aucquié-auquiet : Equivalent de planté. Souvent utilisé de manière redondante : Aucquié et planté.

Avouerie : Sous la féodalité, protection, patronage d’un avoué chargé de défendre des églises, des abbayes. Jurisprudence ecclésiastiques : Droit de présenter un bénéfice. 

Bagots :

Becquerel : Rivière, aussi dénommée, la Phalecque ou chaude rivière, car ses eaux ne gelaient pas l’Hiver.

Bled, Blet : blé.

Bonnier : Mesure de surface qui à lille vaut 1hectare 42 ares 46.

Cens : Loyer ou unité de mesure de surface, et égale à 4 quarterons ou cent verges, on dit aussi cent.

Brief. : Registre contenant la liste, courte, des droits et redevances et rentes d’un bien (terrier), ou reprenant les informations données lors d’un dénombrement.

Cappon : Chapon.

Chassereaux ou Chasserel : Document sur lequel chaque propriétaire, occupe une page. Pour chaque parcelle de terre on précise les abouts, autrement dit, qui sont les propriétaires des terres voisines.

Cheminet : Petit cheminet (petit chemin).

Comprins : Compris.

Congrégés :

Cotte-mort : Ce qu’un religieux, à sa mort, laissait en argent, meubles et habits.

Courourvé : Corvée

Coyaux : Dans une toiture, morceau ajouté au bout d’un chevron et qui porte sur la saillie de l’entablement pour relever la pente où sera placée la gouttière et pour serrer les tuiles du bas.

Dépouille : Récolte.

Damp : Dom, titre d’honneur qu’on donnait aux religieux de certains ordres, comme les bénédictins et les feuillants

ES (es loi) : En loi.

Espincher : Elaguer, tailler avec l’épinçoir émonder.

Espeuse : Epouse.

Fourfaites : Amendes.

Fourment : Froment.

Frettes : Terre relevée au bord d’un fossé

Froisser : Briser la terre lors du labour.

Garance (Waranche-Warenche) : Plante tinctoriale de la famille des rubiacées, dont une espèce, la garance des teinturiers, était autrefois cultivée pour le colorant rouge tiré de ses racines.  

 

  

Coyaux : Dans une toiture, morceau ajouté au bout d’un chevron et qui porte sur la saillie de l’entablement pour relever la pente où sera placée la gouttière et pour serrer les tuiles du bas.

Dépouille : Récolte.

Damp : Dom, titre d’honneur qu’on donnait aux religieux de certains ordres, comme les bénédictins et les feuillants

ES (es loi) : En loi.

Espincher : Elaguer, tailler avec l’épinçoir émonder.

Espeuse : Epouse.

Fourfaites : Amendes.

Fourment : Froment.

Frettes : Terre relevée au bord d’un fossé

Froisser : Briser la terre lors du labour.

Garance (Waranche-Warenche) : Plante tinctoriale de la famille des rubiacées, dont une espèce, la garance des teinturiers, était autrefois cultivée pour le colorant rouge tiré de ses racines.  

Guecgmot :

Havot : Mesure de capacité pour les céréales, et égale à 4 quarels ou quarreaux.

Hebreghiet :

Hiretiers : Héritiers.

Hiretage : Héritage : Bien mobiliers, terre.

Hoirs : Héritiers, enfant et hoir de : enfant et héritier de…..

Lez : A côté, près de. Ancienne préposition signifiant à côté de, proche de, tout contre, et qui n’est plus usité.

Manable : Habitable, où l’on habite : Maison manable, se dit d’une maison d’habitation, par opposition à maison à usage de grange.

Mailles : Pièces de monnaie, apparue sans doute au XIIème siècle et valant I/2 deniers.

Hebreghiet :

Hiretiers : Héritiers.

Hiretage : Héritage : Bien mobiliers, terre.

Hoirs : Héritiers, enfant et hoir de : enfant et héritier de…

Manage : Mesnage, habitation, séjour, ménage.

Moies : Tas, meule de blé ou de paille.

Motte Thomas (la). Lieu-dit à Fives.        

Moutier (ou moustier). Forme ancienne de monastère. Ancienne pratique, mener la marie au moutier (la mener à l’église).

Navette : Graine d’une espèce de choux sauvage que les Flamands nomment colza.

Obole : Monnaie valant un demi-denier tournoi.

Ouvelée : Mesure de capacité pour les céréales, et qui vaut un demi-havot (voir havot).

Parchon : Partage entre les enfants issus d’un premier mariage avant un remariage. Synonyme : formature.

Parfait : Conclusion, fin de payement, complément final.

Patard : Monnaie qui vaut 2 sols monnaie de Flandre.

Patrimosne : Patrimoine.

Personnat : Latin de personne (ancien français). Curé, recteur d’une paroisse.

Piéça : (adverbe), depuis longtemps- depuis un bon moment.

Pièches : Pièce de terre, d’or ou d’argent.

Pieds-coupés : Les grains après le pied coupé, c’est-à-dire en termes de palais, qui ne sont plus pendant aux racines.

Plaids : Séances de justice.

Plasch : Petit étang, pré humide, retenue d’eau.

Ponchel : (Poncel). Petit pont-pont levis.

Pot-de-vin : Complément en argent au prix d’une, en gratification.

Polront froisser : Pourront briser la terre lors du labour.

Prains (Prins) : Prendre.

Quargnon ou quareignons : Mesure appelée plus ordinairement quarte, et correspondant à un huitième d’hectolitre.

Quarels : Mesure de capacité pour les céréales. 1 quarel vaut 4 litres de blé.

Quartier : Unité de surface qui est égale à 4 cens.

Quartron : Mesure de surface qui est égale à ¼ de cens ou 25 verges

Relief : Droit seigneurial. Rachat du droit que les parents avaient de la possession d’un droit (bourgeoisie) ou d’un bien (au seigneur du lieu). Lorsque le bien était propriété d’un couple le(s) successeur(s) payait(ent) demi-relief à la mort de l’un d’eux. Souvent le montant consistait au double de la rente seigneuriale annuel.

Rendaige : Rendage, revenu d’une terre, fermage.

Soe (la Soe) : Enclos de deux fossés.

Soulleige : Soleil.

Souloient :

Tierch : Tiers.

Tierch lez : Lez, ancienne préposition signifiant à côté de, proche de, tout contre, et qui n’est plus usité.

Wedde : Guède, pastel

Verges. Mesure de longueur qui sert à mesurer et compter la contenue des héritages, de même qu’en d’autre pays on compte par perches, cordées, chainées etc. La longueur de la verge est différente selon les pays. En mesure de Lille, 1 verge= +/- 0,0088ares.

Wesche (Vesces) : Plante fourragère.

Vesture : Habit.

Vict :

Vidasme : Représentant temporel d’un évêque, d’un abbé

Wide : Sans culture, en jachère.

 

Verges. Mesure de longueur qui sert à mesurer et compter la contenue des héritages, de même qu’en d’autre pays on compte par perches, cordées, chainées etc. La longueur de la verge est différente selon les pays. En mesure de Lille, 1 verge= +/- 0,0088ares. 

Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte et me modifier. Je suis l'emplacement idéal pour raconter votre histoire et pour que vos visiteurs en sachent un peu plus sur vous.

Le fief de la Phalecque à Fives

Site de la Chaude-Rivière. Août 2015. Fouilles exécutées par L'INRap. Photo J.Mathon

1. Emplacement où se situait le prieuré de Fives. 2. Emplacement du gros du fief de La Phalecque. Plan ADN. Série S 2737.

 

Le fief de la Phalecque1à Fives, s’étendait sur une superficie, d’environ 7 bonniers*, d’après les différents dénombrements successifs. Le gros du fief* était composé de 3 bonniers, dont une motte entourée de fossés sur laquelle était bâtie toute une ferme, maison de plaisance avec jardins enclos, prés et pâtures. Implanté entre la Chaude Rivière et le chemin qui menait de Lille à Tournay, certaine parcelle de ce ‘’gros du fief ‘’ jouxtait les environs de la porte de Fives, où se trouvait deux blanchisseries dont l’une ‘’ le petit cureux’’, appartenait à la seigneurie de la Phalecque. Les autres pièces de terre, de taille plus modeste, étaient dispersées sur toute l’étendue de la paroisse de Fives, à la limite de Ronchin et d’Hellemmes. En 1323 une sentence émanant de la cour du Breucq, et par ses hommes de fief, reconnait que le fief de la Phalecque était seigneurial et vicomtier, et que le seigneur dudit fief était compétant et il lui appartenait la connaissance et l’amende des excès et abus perpétrés sur ses terres 

      Ce fief vicomtier tenu du Marquisat de Roubaix, fut acheté aux héritiers, Marguerite Ghiselin, épouse de Jean de Thiennes, seigneur de la Phalecque, en 1584 par Hubert Tahon, marchand à Lille. En 1635, par succession, ce fief devient la propriété de la famille Debonnaire.

1. Suivant l’époque on trouve plusieurs orthographes : 1440 le Falesque, 1498 le Phalesque, et encore la Faleske (surtout quand il s’agit du cours d’eau).

 

*Voir lexique. 

Site de la Chaude-Rivière. Août 2015. Fouilles exécutées par L'INRap. Photo J.Mathon

   Cette étude monographique est issue des recherches menées depuis quelques années sur l’ancien village de Fives, rattaché à Lille en 1858.  Ces investigations ont été menées principalement dans les fonds anciens, surtout ceux du prieuré de Fives, déposés aux Archives Départementales du Nord.

 Le fief de la Phalecque à Fives est le deuxième volet de ‘’Fives. Histoire d’un ancien village du Mélantois’’. J’ai scindé cette saga en 8 parties :

Tome 1. Vivre à Fives au temps du prieuré. Histoire Chronologique.

Tome 2. Le fief de la Phalecque à Fives.

Tome 3. La commune de Fives (1789-1858).

Tome 4. De l’industrialisation à la reconstruction.

Tome 5. De la transformation du quartier à sa désindustrialisation (1925- 1990).

Tome 6. Histoire de la zone non-aedificandi fivoise.

Tome 7. Histoire d’une paroisse : Du prieuré Saint-Martin à Notre-Dame- de Fives.

Tome 8. Familles fivoises (1335-1751). Transcription des déclarations des rentes foncières du prieuré de Fives.

Ce travail de recherche est présenté sous la forme d’une chronologie, ponctué de transcriptions. Il est vierge de toute relecture, car j’ai eu des difficultés à trouver des lecteurs, pour me corriger. Je compte sur vous amis bloggeurs.

                                     Evènements chronologiques

     1285. Le 5 mai, achat fait par les échevins de la ville de Lille ’’1 et communauté d’icelle de tout le droit au plat et eaux de fives et en tout le cours et les régies des eaux de la faleske, que messire Henry Marbraix du Breucq a vendu à ladite ville qui en fut adhérité le cinq may 1285’’. Copie authentique fournie en 1738 par Anne Thérèse de Bonnaire, fille de Jean Baptiste de Bonnaire, héritière du fief de la Phalecque, lors du procès qui l’oppose au prieuré de Fives au sujet d’un fossé alimenté par la Chaude rivière (ADN.14H85-14H86). Il apparait dans le Chasserel*, en forme de brief*, du prieuré de Fives, établi par Jacques de Bonnaire receveur du prieuré de Fives et renouvelés en 1631, que la ville de Lille *’’ doibt aussi au prieuré de Fives, par accord fait de certains cours d’eau prins et fait sur sept bonniers dudit prieuré du loing et assez près de la chaude rivière dont l’argentier de laditte ville paie rente tous les ans à la Saint-Rémy, audit prieuré III livres XIII sols parisis’’ (ADN. 14H53).

     1323. Reconnaissance par jugement, de la cour du Breucq et par les hommes de fief de ladite cour, ‘’portant décision que le fief de la falecque à Fives étoit seigneuriale et viscomtier et qu’au seigneur dudit fief compétoit et apartenoit la connaissance et l’amende des mesus, abus, excès et méfaits’’ (ADN. 14H 85).

       1403. Rente annuelle payée au prieuré de Fives, par Mahieu de le Falesque et Jehanne Delecourt pour un lieu et manoir qu’ils ont acquis, gisant en laditte paroisse de Fives, et tenus du Marquisat de Roubaix. Biens situés sur le grand chemin qui mène à la porte de Fives au lieu qu’on dit ‘’la banserie ‘’ (ADN. 14H 43).

       1449. Dans le rapport de l’enquête fiscale, de la paroisse de Fives, apparaissent   les noms de ‘’Pierrot et Girardin de le Falesque qui ont ung lieu de 3 quartiers et paie 35 S de taille et Colard de la falesque qui a Trois bonniers et demi de terre parmi un lieu et paie 48 sols de taille’’ (ADN B 3761).

     1491-1498 et 1505.  Dans les rapports des enquêtes fiscales de ces années, comparait, comme manant, un nommé Gérard de la Phalecque (ADN BH 18677. Enquêtes fiscales de la Flandre Wallonne par Alain Derville).

1Les textes en italiques sont des transcriptions littérales.

* Voir lexique.

 

     1559. Rapport et dénombrement du fief de la Phalecque à Fives, par Georges Ghiselin, escuier et seigneur de Bousbecque, dont le gros du fief y est spécifié parmi : ‘’ Maison de plaisance et bassecours enclos de fossés, lieu, manoir, jardin, près, pâtures, chemins, rejets et terres de labour en plusieurs pièces, ensemble contenant trois bonniers d’héritage tenus en partie viscomtière de ladite seigneurie de Roubaix’’. (ADN. J 472 / 531).

     1584.   Vente par Messire Jean de Thiennes et dame Marguerite de Ghiselin, son épouse ‘’de la ditte terre fief et seigneurie de la Phalecque’’ à Hubert Tahon. (ADN. J 472 / 531).

        1615. Le 26 août, dénombrement par Hubert Tahon du fief et seigneurie de la Phalecque par lui acquis de Jean de Thiennes et Marguerite Ghiselin, son épouse. 

Transcription littérale de l’acte :     

       ‘’C’est le rapport et dénombrement que fait et baille par escript  hubert Tahon a hault  et puissant seigneur, Claude Lamoral, prince de ligne et à haute et puissante dame Marie de Molin son épouse, princesse desdits lieux, marquise de Roubaix, dame et baronnies d’Anstaing et de Cysoing, de tout un fief et noble tènement nommé le fief et seigneurie de la Phalecque à moi appartenant par achat de Georges Ghiselin, escuier et seigneur de Bousbecque, contenant pour le gros de mondit fief et seigneurie de la Phalecque, séant en la paroisse de Fives lez la ville de Lille, parmi maison de plaisance enclos de fossés et bassecourt aussi enclos de fossés là où il y a lieu, manoir, grange, portes, étables et plusieurs autres édifices, contenant parmy jardin prés, pâtures, chemins et rejets, terres à labour en plusieurs pièces tenant ensemble trois bonniers d’héritages ou environ et au long de la Chaude rivière’’. Suit l’énumération des héritages, situés à Fives et donnés à rente à divers habitants de la paroisse de Fives. Rentes échues chaque année à la Saint Rémy, en froment, ou en argent et chappons à Noel (ADN. J 472 / 531).

     1618.  Vente de la terre, fief et seigneurie de la Phalecque par Hubert Tahon à Messire Louis de Werquigneul. Dénombrement du fief, identique aux précédents inventaires (ADN. 14H 85)

       1628. Vente de la terre, fief et seigneurie de la Phalecque ’’se consistant en trois bonniers d’héritage tant en jardin prés, pâturages, terre à labour avec une belle maison de plaisance entouré de drèves, bassecourt divers beaux édifices avec six bonniers ou environ de terres cottières, le tout étant situé à Fives tenu du marquisat de Roubaix’’ vendu par les enfants et   héritiers de messire Louis de Blondel chevalier seigneur de Werquigneul à Jean Degruson, marchand à lille. (ADN. J 472 / 531).

     1678. Dénombrement du fief de la Phalecque par Jean Baptiste de Bonnaire, neveu et héritier en ligne directe du sieur jean Degruson et dame Marguerite de Deusle, qui l’avait acquis et acheté des enfants de Louis Blondel escuier et seigneur de Verquinieul, le 29 août 1628.

Transcription littérale de l’acte :

        ‘’C’est le rapport et dénombrement que Jean Baptiste de Bonnaire neveu et héritier en ligne directe de Jean de Gruson, fait  à très puissant prince Louis de Melun, prince d’Espinoy, Marquis de Roubaix, de tout son fief et seigneurie de la Phalecque, gisant en la paroisse de Fives lez la ville de Lille, contenant parmi maison manable, granges, porte, estables et autres édifices enclos de fossés, comprenant jardin, prés, pâtures, chemin portion de terre à labour tenant ensemble trois bonniers d’héritage ou environ haboutant vers Lille à l’héritage Roinais-Noires, d’autres tout au long de la Chaude Rivière, d’autres du côté de Fives à demi-bonnier de fossés à moi appartenant qui se tient en cotterie* de mondit seigneur à cause de son marquisat de Roubaix. D’autres aux héritages du prieuré de Fives et pardevant au chemin qui mène de la porte de fives à l’église dudit Fives, comportant et appartenant tous les plantis et rejets qui sont es chemins ou flégards* de mondit fief, pardessus quoi appartient à mondit fief  trois razières* et deux havots* de froment, trois chappons et six livres et dix-sept sols en argent de rentes seigneurialles par chacun an échéant à la Saint-Rémy, noël et Pâques, que doivent pour notre dit fief  de quatre bonniers et  cent et demi d’héritage appartenant à divers tenanciers gisant es paroisse de Fives, et Ronchin. Lesquels doivent diverses rentes seigneurialles et aussi double rente de relief à la mort de l’héritier et le dixième denier à la vente ou transport quand le cas y échoit’’. Suit l’énumération des héritages, situés à Fives, et donnés à rente à divers habitants de la paroisse de Fives. Rentes échues chaque année à la Saint Rémy, en froment, sous en argent et chappons à Noël (ADN. J 472 / 531).

        1693. Contrat de terre à labour et cens de la Phalecque accordé à Pierre et Hallé et sa femme Pasque Lelong, pour neuf ans par Jean baptiste de Bonnaire seigneur de la Phalecque (2 E 3 / 1742 N° 164). 

Transcription littérale de l’acte :

            ‘’Comparant personnellement Jean Baptiste de Bonnaire seigneur de la Phalecque demeurant en ceste ville de Lille lequel reconnut avoir baillé et accordé à tiltre de cens et louage à Pierre Hallé fils de feu  pierre, laboureur et Jeanne Pasque Lelong sa femme deuement et agréablement aucthorizé  de son mary, présent et aussy comparant qu’ils connurent avoir prins et promirent tenir audit tiltre tout ung lieu manoir amassé de maison manable*, grande portes, estables et autres édifices, contenant parmy, jardin planté d’arbres fruictiers et montants, hayes, prés et terre à labour, noeuf bonniers dix cens ou environ gisant en plusieurs pièces, en la paroisse de Fives dont des habouts et grandeur scituation, lesdits prendeurs s’en sont tenus contents et apaisés sans les autrement livrés par mesure demeurant le plus ou moins au profit ou perte d’iceux prendeurs pour par eux  en jouir user et possesser le terme et espace de neuf ans continuels et pour suivant l’un autre qui sont commenché quant aux terres à labeur à la Saint Rémy dernier passé de ceste an mille six cent nonante trois at quant aux lieux manoir, jardin et prés enclos jusqu’à la piedsente* qui mène de Lille à Fives au my mars suivant seize cens nonante quatre au rendage chacun an que lesdits prendeurs devront faire audit sieur bailleur l’un pour l’autre et chacun pour le tout sans diminution ny discussion de droit wid* et charges de la somme de mille livres parisis à deux termes et paiement égaux dont le premier eschera à la Saint Rémy mil six cent nonante quatre et le seront parfait, et le paiement de la première année dudit rendage au my mars mil six cent nonante cincq et aussy après poursuivre de terme en terme et d’an en an ce bail durant icelluy fait, à condition que lesdits prendeurs seront tenus de descharger lesdits lieux et héritages de toutes rentes, sous rentes foncières et seigneuriales dont ils peuvent être chargés et d’en rapporter chacun an quictances comme aussy de faire toutes tailles, gabelles, contributions, dixième*, vingtième, centièsme, logement de gens de guerre exemption d’iceux et généralement toutes autres  impositions, tant ordinaire qu’extraordinaire qu’il plaira au roy ou ses sujets à servir et cotiser lesdits lieux et héritages, le tout sans en pouvoir faire aucune déduction sur leur rendage encore bien que par les édits de sa majesté ou autre seroit dit le tout ou partie debvoir estre  à la charge des propriétaires à quoy a esté desrogé et renonché , fait que pour la contribution  qu’ils  pourroient estre obligés de paier aux --, il leur sera fait modération conformément aux ordonnances et  règlements à ce sujet  et seront lesdits prendeurs d’entretenir lesdits édifices et couvertures d’iceux bien et deuement estant de pluie et de solleil , placquage  et  soulleige  ce bail durant et les rendre en fin de présent bail en bon et suffisant estat, d’autant qu’aussy  leur  seront livrer à leur entier et pardessus c’est entretenir de faire mettre et vernir, sur les couvertures de laditte cense et sur les nouveaux bâtiments qui s’y pourront faire, et – lattes dans les endroits qui leur sera désignés par ledit sieur bailleur.

S’y debvèrent lesdits prendeurs bien et dueument fumer, labourer et cultiver lesdites terres à coustume du pays et lieux voisins et fumer les jardins et prets bien et dueument en laissant en fin de ce bail icelles terres à labour – et entières et pourront les froisser* et desroier* aussy bon leur semblera en les fumant et labourant à l ‘advenant.   

 

 

           1698. Testament déposé par Jean-Baptiste de Bonnaire seigneur de la Phalecque et fils de feu Jacques, qui délaisse à sa fille Marie Catherine Brigitte de Bonnaire veuve en premières noces de feu Antoine Farvaques, tous ses biens, fiefs et héritages qui se trouveront lors de son trépas.
Transcription littérale de l’acte :

            ‘’Comparant personnellement Jean baptiste de Bonnaire Seigneur de la Phalecque, fils de feu Jacques demeurant en ceste ville de Lille déclara avoir fait son testament et ordonnance de dernière volonté en la forme et mémoire suivante, après avoir revu qu’il – autres testaments et codicilles, donations à cause de mort et tous autres ordonnances de dernières volontés fait auparavant.

Première il déclare délaisser à sa fille Marie Catherine Brigitte de Bonnaire alliée en premières noces à feu Antoine Farvacques et en seconde à Jacques Muys la légitimité qui luy peut compéter et appertient dans les biens suivant droit, coustumes et usages des lieux où lesdits biens sont sictués et gisans à compter de laquelle lui sera imputé le part du mariage et toutes autres choses qu’elle a eu de luy.

Ordonne de plus que sy elle viendroit à le précéder que les enfants ou enfant qu’elle délaissera de Jacques Muys son second mary, n’auront aussy en sa succession que leur légitime avec pareille imputation et ordonnance que dessus que le comparant tient icy pour répétées.

Cy après il déclare délaisser tous les biens qui se trouveront  à son trépas ou héritages cottiés, meubles, ou tels réputés, lettres de changes, droicts raisons et actions patrimoniaux  ou acquestés sans en réserver ny excepter  aucun en quels lieux ou provinces  ils soient scitués et gisans à tous ses autres fils et filles, et à ses petits fils et filles du surnom Farvacques enfants de feu Antoine et de ladite Marie Catherine Brigitte de Bonnaire pour une partie estre partagés entre  tous ses héritiers,  égale sans aucune préférences  de sexe ny d’âge de --, maisneté* ny plus de la part ny tel autre que ce puisse estre voulant de plus que la part que lesdits petits fils ou filles auront hérité de luy , soit repartagée entre eux avec la mesme égalité cy dessus ordonnée que ledit comparant tient icy pour répéter.

Et afin de nourrir paix et union et obtenir une entière égalité entre tous ses fils et filles petits fils et petites filles, qu’il a instituté ses héritiers universels en leur laissant tous les biens, il veut et ordonne que tous ses biens, il veut et ordonne que tous lesdits fils et filles qui n’ont pas encore eu leur mariage, prennent chacun avant tout de la masse commune de ses biens la somme de quatre mille florins pour leur mariage.

Et arrivant qu’il délaisseroit aucuns biens qui ne seroient de libre disposition suivant la coustume des lieux de leur scituation il ordonne que chacun ou chacune de ses fils ou filles petits fils ou petites filles qui ne pourront partager dans lesdits biens prennent  l’équivalent sur ses biens de libre disposition car son intention est que l’on ne soit pas plus avantagé que l’autre soubs tel prétexte que ce puisse  estre et que  ses petits-fils et petites filles ne soient en rien préjudiciés par l’institution qu’il a fait de ses petits fils et filles, mais auront lesdits fils et filles chacun une part entière dans tous les biens  comme aussy lesdits petits fils et filles, hors de laquelle part de lesdits petits fils et fille sera tiré la légitime de Marie Catherine Brigitte Debonnaire  leur mère en sorte que lesdits petits fils et filles auront seulement ce qu’il restera dans leur part après que leur mère  en aura tiré ce qui luy peut toucher, lequel restant sera partagé entre eux avec l’égalité cy dessus ordonné.

Il ordonne aussi que lesdits petits fils et filles seront héritiers l’un de l’autre jusqu’au dernier de ce qu’ils auront hérité de luy à l’exclusion de leur mère, et de leur frère et sœurs utérins et qu’ils ne pourront disposer qu’à l’âge de vingt-cinq  ans accomplis à moins qu’étant marié ils auroient des enfants au profit desquels ils pourront disposer  -- et ce nonobstant  lois ou coustume  disposant que père ou mère est héritier de son enfant  et qu’il n’y a ny demy lict , que l’on appelle demy frère ou demy sœurs auxquelles il  a desrogé et renoncé, desroge et renonce.

Ordonne de plus que sy aucun ou aucuns de desdits fils ou filles petits fils ou petites filles Farvacques  viendroient à le précéder délaissant enfant ou enfants de loyale mariage iceux représenteront la teste de leur père ou mère prédéterminé, et  auront la mesme part qu’auroit  leur père préterminé en vertu de ce présent testament et en cas qu’ils vouldroient débattre ce présent testament soubs  tel prétexte que ce puisse être et appréhender ses biens  intestat, il déclare les priver de tous ses biens de libre disposition et de  laisser  leur part aux acquiessant , sans que leurs enfants au cas qu’ils en délaissent puissent les représenter en vertu de la cause de représentation cy dessus, renonçant à toutes choses contraires et notamment aux coustumes disposantes qu’on ne peut estre parchonnier* tout ce que cy dessus ledit sieurs comparant   a voulu et ordonné veut et ordonne estre tenu entretenu fourny et accomply en toute sa teneur soubs l’obligation de ses biens  vers tout seigneurs et justiciers, aussy fait et passé à Lille le huict de mai mil six cent nonante six  pardevant moy François Dubar notaire Royal  héréditaire  y résident’’   (ADN. 2E3 1745 / 164).

        1708. La cens de la Phalecque, dit aussi ‘’le château de Fives’’, est ruinée suite au siège de Lille en 1708 et à la décision du Maréchal De Boufflers de brûler tout le faubourg de Fives de façon à démasquer ainsi les abords de la place militaire (ADN. 2E3 1777).

       1708. Bailliage d’une pièce de terre à Fives par Marie Magdeleine et Anne Thérèse Debonnaire et leurs enfants, héritiers de Jean baptiste vivant seigneur de la Phalecque. Pièce de 120 verges à prendre dans une pièce de trois bonniers, baillée à Christophe Frans, chaufournier, tenant au pavé de Lille à Tournay, pour ‘’tirer pendant trois ans argile et sablon et seront obligé de réparer et d’entretenir le pavé qui mène à la ferme de la Phalecque’’

 

Transcription littérale de l’acte :

                            ‘’Comparant le sieur Jacques François, demoiselle Marie Magdeleine et Anne Thérèse Debonnaire frères et sœurs et leurs enfants héritiers de Jean-Baptiste Debonnaire vivant seigneur de la Phalecque demeurant en cette ville , déclarent d’avoir accordé comme il accordent par ceste en bail à Christophe Frans,, chaufournier et Pétronille Segard sa femme de luy dueument et agréablement authorisée icy présent et comparants  acceptant cent vingt verges d’héritages à prendre dans une pièce de trois bonniers environ de terre à labour scitué au faubourg de Fives tenant au pavé de Lille à Tournay occupé par Pierre Hallez, suivant le mesurage fait par maitre Olivier Six arpenteur en cette ville à la requête des parties le dix de novembre dernier paraphé par le notaire soussigné pour par lesdits preneurs pendant le terme de trois ans tirer argile et sablon de telle profondeur qu’ils trouveront à propos sur cent verges seulement et les autres vingt verges  sur la largeur de dix pieds laissé par chacun bout à

l’héritage du cabaret  ayant pour enseigne le Cygne Volant  et lesdits cent verges à labour, lesdits trois ans commencés dès le dix de novembre dernier, de manière que la dernière année finira le dix de novembre mil sept cent dix de novembre mil sept-cent dix après lequel temps passé ledit Frans ny sa femme ne pourront plus en aucune manière y toucher et ce qui pourra rester pour lors de sablon et d’argile demeurera au singulier profit desdits bailleurs sans que les preneurs puissent prétendre aucune modération sur leur rendage cy après parmy payant et rendant iceux preneurs l’un pour l’autre et chacun pour le tout sans division ny discussion de droit audit bailleur à trois fois égales pendant lesdits trois ans la somme de vingt livres de gros qui est à chaque fois neuf livres six sols huict deniers de gros dont le premier terme eschera le dix de novembre prochain. Le second à pareil jour de l’année mil sept cent dix. Et cela soit qu’ils tirent  de l’argile ou sable soit qu’ils n’en tirent point, et si lesdits preneurs en tireroient plus d’un tiers chaque année montant à neuf livres et demie de gros sur lesdits cent verges, ils seront tenus d’en payer l’excédent qui leur vaudra paiement sur les termes  ensuivants, pardessus quoi les preneurs seront obligés à la fin desdits trois ans si lesdits bailleurs les trouvent à propos de remettre lesdits cent verges en estat de labour biens unis et remplis de bonne terre à péril de tous despens, dommages et intérêts sur expressément conditionné que lesdits preneurs ne pourront en aucune manière fouir ny tirer aucuns sable ny argile, sur les dix pieds de largeur qu’ils sont obligés de laisser, entre, et le long de l’héritage du cabaret du Cygne Volant et lesdits cent verges seront de plus obligés lesdits preneurs de réparer et d’entretenir le pavé menant à la ferme de Phalecque appartenant audit bailleur de manière qu’ils seront obligés à l’expiration desdits trois ans de le rendre en bon estat ainsy que lesdits bailleurs ont empris de le faire cette année, à peine de tous despens intérêt, devrons pareillement  lesdits preneurs entretenir les fossés et cours desdites eaux à leur péril et fortune d’amendes, lesdits trois ans durant. Ce fait et aussi comparants lesdits Pierre Hallez laboureur et Lieutenant du village de Fives, lequel a déclaré d’estre entièrement satisfait de tous les dommages et intérêts qu’il pourroit prétendre tant pour graisse, amendise, toutes années restant de son bail que labour et semence au moyen de la somme de nonante sept  livres un sol parisis que lesdits Frans et sa femme lui ont payé et qu’il confesse avoir reçu, à  la condition néanmoins que lesdits Frans  et sa femme ne pourront avant la dernière année desdits trois ans fouir plus que de dix pieds  de surplus de ladite pièce de trois bonniers moiennant quoy ledit Hallez a déclaré et promis fournir aux clauses, rendages, charge, remise et condition de son bail, passé pardevant Jean Baptiste Six notaire, présentement tesmoins le douze de juillet mil sept cent deux’’. Contrat signé par devant tesmoins le quatorze de mars 1708. (2 E 3 1776/49).

       1709. Bail et louage de la ferme de la Phalecque, dans l’état, accordé à Pierre Libert et Marguerite Mallet, sa femme, par Jacques-François de Bonnaire licencié en droit et demoiselles Marie-Magdeleine, Marie-Françoise et Anne Thérèse filles de Feu Jean-Baptiste vivant sieur de la Phalecque

Transcription littérale de l’acte :

       ‘’Comparant personnellement le sieur Jacques François Debonnaire licencié ès lois, Damoiselle Marie Magdeleine, Marie Françoise et Anne  Thérèse Debonnaire filles, de feu Jean Baptiste vivant seigneur de la Phalecque demeurant en cette ville de Lille, déclarent d’avoir accordés en louage à Pierre Libert et Jeanne Marguerite Mallet, sa femme de luy dument et agréablement autorisée demeurant au faubourg  de Fives présents et aussi comparants, qu’ils connurent avoir pris et promirent tenir audit titre toute  une motte environnée de fossé sur laquelle estoit basti toute une ferme vulgairement appelé la cense de la Phalecque ou château de Fives   avec maison de plaisance, le tout à présent ruiné par le siège  de cette ville arrivé la campagne dernière, composants ladite motte avec jardins enclos, près, pâture et issus du gros du fief  de la Phalecque en consistance de trois bonniers ou environ situés en la paroisse de Fives haboutant vers soleil levant à l’héritage du prieuré dudit lieu, et au demy bonnier cy après, de midi au  petit chemin servant d’issue conduisant de la  porte de Fives à la placette Duthoit, lequel chemin ou issue est de là comprise des dites terres de couchant à l’héritage de la veuve et hoirs Piat Bassecourt dépendant dudit fief, et autre partie à l’héritage des enfants de la grange de Lille, de septentrion à la Chaude Rivière, sur lesquels héritages il reste encore quelques édifices à demy ruinés  dont lesdits bailleurs ont promis de réparer deux places scavoir, l’une qui leur servoit de salette audit lieu de plaisance et l’autre de cuisine en telle sorte qu’elles soient habitables pour la demeure  desdits bailleurs avec la porte de la cense de la grandeur qu’elle existoit au temps de la ferme item demi bonnier d’enclos tenu de la pairie du    Breucq, haboutant vers le soleil levant à l’héritage dudit prieuré, d’autre à la dite placette Duthoit et à l’issue ou chemin cy dessus, de couchant et de septentrion audits trois bonniers composants le gros du fief de la Phalecque, pour par lesdits preneurs  ainsy que le tout git, s’extend  et comprend et sans autrement livrer par mesure, jouir, user et possesser le terme de neuf ans, continuels à commencer au my mars prochain parmy paiant et rendant par lesdits preneurs annuellement pour les trois premières années, cinquante livres de  gros, de six florins carolus chacune, au bout desquels lesdits preneur seront libres de faire fin de bail pourveu un an de sommation et lesdit bailleurs auront aussi la faculté au bout  dudit terme de reprendre pour leur usage lesdits deux places cy dessus avec le jardin de plaisance pourveu de par eux bastir  ausdits preneurs deux autres places à proportion de celles cy dessus dans tel lieu qu’ils trouveront à propos et en cas que lesdits preneurs poursuivent leur loyer pour les suivants restants, le rendage annuel sera de trois cent trente-six florins de laquelle somme se diminuera annuellement six florins au cas que lesdits bailleurs visent de la faculté qui se font cy-dessus réserver pour lesdits jardins de plaisir et deux places affermés par lesdits preneurs payable ledit rendage par lesdits preneurs solidairement l’un pour l’autre et chacun pour le tout sans division ny discutions de droits ausdits sieur Bailleur a deux termes et paiements égaux en l’an tels que Saint Rémy et my mars dont le premier terme pour la première demie année portant vingt cincq livres de gros eschera à la Saint Rémy prochain, et second au my mars ensuivant mil sept cent dix et ainsi après poursuivant d’an en an et de terme en terme ledit bail durant pendant lequel temps ils pourront pescher dans les fossets de laditte ferme et ailleurs le long desdits héritages autant que lesdits bailleurs en aient le droit, par-dessus lequel rendage et sans diminution d’iceluy lesdits preneurs seront tenus de décharger lesdits lieux et  héritages de toutes tailles, gabelles dixième, vingtième, cinquantième centièsme, logement de gens de guerre et généralement de toutes autres impositions quelconcques tant  ordinaires qu’entre mises et à mettre pendant le cours du présent bail, comme aussy de paier et décharger la rente seigneuriale deue par le susdit demy bonnier à la seigneurie Du Breucq et d’en rapporter chacun an quittance ausdits bailleurs, seront aussi tenus lesdits preneurs d’entretenir lesdits édifices et couverture bien et deuement en temps de pluye et de soleil, comme aussy les épondis que lesdits bailleurs pourront faire  en place du pont qui servoit d’entré à laditte ferme et rendre le tout  en fin de bail en bon et suffisant état ainsy que le tout leur sera livré à leur entré, de plus devront bien et deuement fumer lesdits jardins et prets et labourer lesdits courtillages et enclottes et rendre en fin de cens autant de fumier qu’ils trouveront à leur entré en la cour de la susdite ferme après que le fermier sortant aura pris ce que lesdits bailleurs trouveront à propos et les autres occupeurs à qui ils pourront louer le surplus des terres de laditte ferme, de plus devront lesdits preneurs entretenir tous chemins fossets, cours d’eau, ponts, planches, appoielles, frettes et carrières si avant que lesdits héritages y soient sujets à leurs dépens périls, fortune d’amende ledit bail durant ne pourront lesdits preneurs bailler lesdits héritages  ny pourroit d’iceux en avant bail  sans le gré  et consentement  desdits bailleurs non plus que de mettre lesdites prairies et jardins à autre usage à péril de faire fin de bail si bon leur semble, se réservant lesdits bailleurs pouvoir et faculté de faire roder planter et abattre les culots des arbres tant en fruitiers qu’autres, qui se trouve coupés comme aussy de planter tels autres arbres fruictiers et montants et hayes que bon leur semblera et en tel endroit qu’ils trouveront à propos, sans estre tenu à aucuns intérêts vers les preneurs, lesquels ne pourront à leur sortie prétendre à aucunes graisses ny amendises sous quel prétexte que ce puisse être, d’autant qu’ils n’en n’ont payé aucunes à leur entré, et arrivant que par force majeure lesdits bailleurs seroient obligés de faire abattre les édifices cy dessus du tout ou en partie lesdits preneurs ne pourront prétendre aucuns intérêts ny diminution sur leur rendage non plus que si le même cas arrivoit par feu de meschet que les bâtiments viendroient à être  bruslés ou autrement ruinés les dits seigneurs bailleurs ne seront obligés d’en faire la  réédification mais seront lesdits preneurs libres de faire fin de bail si bon leur semble, sans pouvoir prétendre aucuns dommages ny intérêts pour causes de non réédification, se réservant lesdits seigneurs bailleurs tous les matériaux procédant de la susdite ferme de la Phalecque pour en disposer à leur volonté, fut encore conditionné que lesdits preneurs devront si bien paier leur rendage de terme en terme comme est dit cy dessus en sorte que deux paiements ne soient escheus sans que le premier estre entièrement payé a péril de faire fin de bail si bon semble ausdits seigneurs bailleurs à l’entretien paiement et garantie de ce que dessus les parties ait obligé leurs biens renonçant à choses contraires. Fait et passé à Lille le dix-huit de febvrier mil sept cent neuf pardevant moy maitre François Dubar notaire. ’’ (ADN. 2E3 1777 / 15).

       1738. Contestation et revendication de propriété, de 800 cents de terre cottière entre Anne-Thérèse de Bonnaire, propriétaire du fief de la Phalecque et le prieuré de Fives. Courrier de la défenderesse Anne Thérèse de Bonnaire :

Transcription littérale de l’acte :

       ‘’Pardevant Monsieur le lieutenant général de la gouvernance du souverain Bailliage de Lille il est malheureux à un particulier d’avoir pour voisin une abbaye qui forme un corps ecclésiastique, à qui il est assez ordinaire de ne respirer que de s’agrandir dans le domaine de ses biens au détriment des propriétaires qui ont leurs héritages, aboutissants aux leurs. Le fief de la Phalecque, qui appartient à la demanderesse est situé au village de Fives, le gros dudit fief contient parmi maison de plaisance, enclos de fossés, bassecourt, lieu manoir, jardin prets, pâtures, chemins, rejets et terre à labour en plusieurs pièces tenants ensemble trois bonniers d’héritages en une masse qui tout d’un long côtoient et aboutissent à  la Chaude Rivière, et aussi d’un autre côté aux héritages du prieuré de Fives auquel fief compétant appartiennent tous les plantis et rejets qui sont sur et alentour d’iceluy. Cette masse de trois bonniers faisant le gros du fief du côté qu’elle aboutit aux héritages du prieuré de Fives, contient et comprend un fossé qui le sépare des héritages dudit prieuré, ce fossé fait conséquemment partie dudit gros de fief auquel ledit fossé sert de clôture.  Les opposants (le prieuré de Fives) n’ont jamais joui ni eut droit dudit fossé, non pas même de partie d’icelui. Ils sont bornés dans leur héritage, qui appartient audit prieuré par un sentier ou pied de sente qui côtoie le long dudit fossé allant droit à un pont de bois en forme  de grande planche avec des appoielles que les Prieurs et religieux de Fives entretiennent et ont fait construire sur et à travers  de ladite Chaude Rivière pour y servir de  passage et la traverser, et lesdits opposants  ont dans les temps passés si bien reconnut que leur héritage est borné par le pied de sente, qu’ils n’ont jamais outre passé sentier, ni fait de plantis dans le talus ou sur la crête dudit fossé. Ils veulent le faire aujourd’hui’’ (ADN. 14H 85- 14H 86).

       1740. Dénombrement du fief, échu à Anne Thérèse de Bonnaire fille libre de condition, de feu Jean baptiste de Bonnaire son père, à la mort de Jacques François et Marie Magdeleine de Bonnaire, ses frères et sœurs, fait et rendu à monseigneur Charles de Rohan prince de Soubise d’Espinoy à cause de son marquisat de Roubaix.

Transcription littérale de l’acte :

       ‘’De tout un fief escheu a ladite demoiselle de Bonnaire par le trépas de monsieur Jacques de Bonnaire et Marie Magdeleine de Bonnaire ses frères et sœurs pour deux tiers, et de Jean-Baptiste de Bonnaire son père pour un tiers qu’elle tient directement de son alteze monseigneur le prince de Soubize à cause de son marquisat de Roubaix. Ledit fief nommé la falecque s’extendant es paroisse de Fives Ronchin et  environ, consistant en justice vicomtière et contient le gros d’iceluy tant dans un vieux  château lieu manoir, jardin prairie courtillage*, bois, eaux,  blanchisserie ; Le nombre de trois  bonniers d’héritage  en plusieurs pieces haboutissants scavoir, ledit château, lieu manoir jardins, prairies et eaux contenant un bonnier onze cens à un petit pavé qui conduit du pavé de Lille à Tournay à la maison et cabaret appartenant à la veuve Noel Lherminé d’aultre aux héritages du Marie-Jeanne Pollaert et à neuf cens à usage  de blanchisserie cy-après à la  Chaude Rivière allant vers l’église de Fives et aux héritages du prioré dudit Fives, compris les fossés consistant lesdits bonniers onze cens item lesdits neuf cens à usage de blanchisserie haboutissants aux   héritages de ledit Pollaert à ceux des demoiselles noires à ladite Chaude  Rivière et aux prairies cy-dessus et finallement douze cens à usage de courtillage, tenant d’un côté audit petit pavé de deux côtés auxdites prairies et aux terres dudit prioré  de Fives, auquel fief appartient plusieurs rentes seigneurialles par chacun en scavoir au terme de Saint-Rémy de trois razières de froment, item au terme de noel de trois  chappons, et finallement aux termes de Saint-Rémy noel pasques, et saint Jean Baptiste six livres dix-sept sols six deniers parisis en  argent qui  se prennent sur cinq  bonniers onze treize cens et demy d’héritage ou environ qui en sont tenus dont la déclaration s’ensuit, scavoir quatre cens d’héritage appartenant à Marie Jeanne  Pollaert aboutissant de levant au long du jardin du gros du fief de ladite seigneurie de midy au  chemin qui mène du lieu de la  falecque à la chaussée conduisante à Lille de couchant partie à l’héritage de laditte Polleart et à deux cent trois quarterons à laditte et d’escoté aux prairies deladite  de la falecque , deux cent trois quarterons d’héritage appartenant à lad Pollaert pris en trois cens et demy haboutant de levant aux quatre cens cy devant  repris de midy a l’heritage  Pollart de couchant a sept quarterons de Simon agache et d’ecosse aux prairies de lad falecque trois quarterons d’héritage pris en trois cens et demy appartenant à la susdite Pollart tenant d’ecosse et de levant a ses heritages de  midy au chemin menant dudit lieu de la falecque vers la chaussée menant de Lille et de couchant audit Simon agache sept quarterons* d’héritage pris en trois cens et demy appartenant à Simon agache tenant de levant à l’heritage dudit agache et d’ecosse* ausdites  prairies, autre sept quarterons d’heritage appartenant audit Agache tenant  de levant a son heritage de midy audit chemin de couchant a l’heritage des hoirs vannoaeker  et d’ecosse ausdites prairies.   Autre sept quarterons d’heritage appartenant audit agache tenant  de levant a son heritage de midy audit chemin de couchant a l’heritage des hoirs gilles Vannoaeker  et d’ecosse audites prairies, dix-sept cens d’heritage appartenant sieur de lavallerie tenant de levant aux terres du Chapitre de Tournay de midy a  quatre cens et demy des représentants  de Jean Despres de couchant duquel coté est à [ ] au chemin menant de l’église de  Fives vers la motte Thomas et  d’ecosse au sieur Bridoul deux cens et demy  de labour appartenant à Antoine Lelong tenant de levant aux six cens d’heritages  de pierre jean Baptiste et jeanne  hennion entre lequel est la presente partie passoit autrefois la pied de sente menante de la haye bertin a l’eglise de  Fives de midy a huit cens de  labour desdits hennion et d’ecosse a la chaussée de Lille à tournai.  Huit cens de labour appartenant pour un tiers à Antoine lelong  autre tiers à guillaume mulier et le dernier tiers à Albert Destombes tenant de levant et sept cens et  demy d’heritage appartenant aux  représentants martin mas entre lequel héritage et les dix-huit cens   passe la pied de sente qui mène de la haye bertin à l’église de Fives , de midy a quatre cens appartenant à Philippe Dellain, quatre cens d’héritage appartenant audit Philippe Dellain tenant de levant au chemin menant de l’église de Fives à la Motte Thomas et d’ecosse aux huit cens de  labour dudit Antoine Lelong et consort trois cens et demy d’héritage appartenant audit Dellain tenant de levant au chemin menant de l’église de Fives à ladite motte thomas de midy à l’héritage dudit Dellain et d’ecosse en partie aux héritages de Gilbert Platel de la veuve Dupire et consorts  sept quarterons d’héritages situés  audit fives appartenant à Hubert Antoine Duriez aboutissant d’un côté au pavé menant de celuy de Tournay à Valenciennes d’autre à l’héritage des enfants Jean-Baptiste Rotru et de deux aultres sens aux terres dudit Philippe Dellain  quatre cens d’héritage appartenant audit Philippe Dellain tenant de levant au chemin menant de l’église de Fives à la Motte Thomas et d’ecosse aux huit cens de labour dudit Antoine Lelong et consorts, trois cens et demy d’héritage appartenant audit Dellain tenant de levant au chemin menant  de ‘église de Fives à ladite Motte Thomas de midy à l’héritage dudit Dellain et d’ecosse en partie aux héritages de Gilbert Platel de la veuve Dupire et consorts. Sept autres quarterons d’héritages situés audit Fives appartenant à Hubert Antoine Duriez aboutissant d’un côté au pavé menant de celuy de Tournay à Valenciennes d’autre à l’héritage des enfants Jean-Baptiste Rotru et de deux aultres sens aux terres dudit Philippe Dellain à la mort de l’héritier et le dixième denier à la vente don ou transport quand le cas y eschet. lequel fief de la Phalecque j’avoue tenir de sa ditte Alteze Monseigneur le prince de Soubize  à cause de son dit marquisat de Roubaix à charge de dix livres parisis de relief à la mort de l’héritier et du dixième denier* à la vente don ou transport avec service de plaid quand le  cas y eschet sans les protestations de ne préjudicier en rien soit à son ditte alteze soit à moy au cas qui se trouverait cy après quelques erreurs en foy de quoy j’ay signé le présent rapport, lesquels doivent double rente  de relief de Tournai  (ADN. J 472 / 531).

       1741. Cense et louage accordé par Anne Thérèse de Bonnaire, fille de feu Jean Baptiste vivant seigneur de la Phalecque à Jean Baptiste Lerminet et à Marie Claire Lelong sa femme, de 2 bonniers de terre à labour.

 

Transcription littérale de l’acte :

       ‘’Pardevant le Notaire Royal de la Résidence de Lille, soussigné présents les témoins après nommés est comparue damoiselle Anna Debonnaire fille de feu Jean-Baptiste vivant seigneur de la Phalecque demeurant en cette ville laquelle a déclaré d’avoir accordé à titre de censes et louage à Jean-Baptiste Lerminet et Marie Claire Lelong sa femme de luy deuement et agréablement autorisée aussy comparant demeurant à Fives, qui ont reconnus avoir pris et ont promis tenir audit titre le nombre de deux bonniers douze cens cinq grandes verges de terre à labour en une pièce situés, aboutissant de bise aux héritages de la mère dudit preneur à celuy de ladite demoiselle Couturelle tout le chemin qui conduit de la chaussée de Lille à Tournay à la placette Duthoit étant de là comprise de cette pièce, de midi au pavé de Lille à Tournay à Tournai, de couchant à l’héritage où fut basty le cabaret du cygne volant et de septentrion au fief de la Phalecque. L’issue entre deux  bonniers douze cens ou environ de terres ainsy que le tout git d’extend et comprend et sans autrement les livrer par mesure sois qu’ils y ait plus ou moins dont les preneurs se tiennent content pour en avoir une parfaite connaissance, en jouir  user et possesser par lesdits preneurs le terme et espace de neuf années continuelles et poursuivant l’une l’autre commencée  à la Saint Rémy Mil sept-cent quarante et un parmy payant et rendent par lesdits preneurs solidairement l’un pour l’autre et un seul pour le tout sans divisions ni discussions de droit à laditte demoiselle,  bailleresse chaque année la somme de vingt-quatre livres de gros de six florins chacune payable en un seul terme et paiement tels que Saint Rémy dont la première année eschera à la Saint -Rémy mil sept cent quarante-deux,  et ainsi d’année en année ledit bail durant pardessus lequel rendage sans diminution d’iceluy fut expressément conditionné que lesdits preneurs devront payer et décharger lesdites terres de toutes tailles, dixième, vingtième et généralement de toutes autres impositions quelconques misent et à mettre  pendant le cours du présent bail encore qu’il seroit dit le tout ou partie devoir être à la charge du propriétaire, a quoy lesdits preneurs ont dérogés et renoncés, devront pareillement lesdits preneurs descharger lesdites terres   de toutes rentes, sous rentes foncières ou seigneuriale dont elles sont chargées  durant ledit  bail et d’en rapporter chacun an  quittances à la demoiselle bailleresse, seront de plus tenus desdits preneurs d’entretenir tous chemins, fossés, cours d’eau, ponts, planches, appoielles, frettes* et carrières si avant que lesdits héritages y soient sujet et asservis à leurs  dépens péril et fortune d’amende et autrement ledit bail durant, devront de plus bien et deuement fumer, labourer et cultiver les dites terres à coutume du pays et comme celles voisines, et les rendre à leur sortie bien et deuement engraissées comme ils les ont trouvées à leur entré, sans pouvoir prétendre aucune graisse* ny amendises d’autant qu’ils n’en ont payé aucune à leur entré, devront les dits  preneurs  si bien paier leur rendage que deux termes ne soient escheus sans le premier être entièrement payé à péril de faire fin de bail si bon semble  à la  bailleresse, à l’entretien paiement, garantie  et accomplissement de toute ce que dessus les comparants ont obligé leurs v biens, renonchant à toutes choses contraires, spécialement ladite femme autorisée que dessus   à la loy du sénatus consulto* veillera et à l’authentique si gamulier à elle expliquée et qu’elle a déclaré  avoir bien entendu.
Fait et passé à Lille le vingt-huit mars mil sept-cent quarante et un. Présents Lievin François Leroy et Philippe Joseph Lambert praticiens audit Lille témoins à ce requis’’
(2E3 2114/69).

Donation de Anne Marie Thérèse de Bonnaire à sa nièce Marie Thérèse Farvacques, de tous les biens, immeubles, fiefs et héritages, appendances (ADN. 2E3 2114 / 172) :

Transcription littérale de l’acte :

       ‘’ Fut présente Damoiselle Anne Thérèse Debonnaire fille libre de condition de feu Jean Baptiste demeurante en cette ville, laquelle voulant donner des marques de l’amour et affection qu’elle porte à Dame Marie Thérèse Farvacques, sa nièce veuve de Monsieur Claude Henry Vanderlinde demeurante en cette ville, a déclaré de donner par donation d’entre vifs, absolue, irrévocable et sans rappel et par la meilleur voie que donation peut valoir à la dite Dame Marie Thérèse Farvacques, présente et acceptante en personne tant pour elle que pour les substituer cy après, tous les biens immeubles, fiefs et héritages, appendances, dépendances et annexés appartenant à la demoiselle donatrice de tels natures et conditions et situations ils soient, rien réserver ni excepter pour par elle en jouir, user et possesser, se réservant l’usufruit des biens  sa vie durant pour après son trépas ledit usufruit être réuni et consolidé à la propriété au profit de la dite Dame Marie Thérèse Farvacques, laquelle ne pourra vendre, charger ni aliéner aucuns des biens qui après son déchés compéteront et appartiendront  à tous les enfants et petits-enfants par représentation de leur père ou mère décédé  auxquels la Demoiselle donatrice en fait pareille donation d’entre vifs à l’absolue et irrévocable comme dessus, pour par eux les partager également sans aucune préférence de sexe d’âge, droit  de quint, de maineté ny à autres avantages coutumiers, le tout à charge des redevances anciennes et foncières si aucunes en sont dus et sous la réserve d’usufruit  des biens au profit de la demoiselle donatrice cy devant exprimée.

       Et comme dans le nombre des biens qui luy appartiennent, elle possède des   fiefs et héritages relevant de la vicomté d’Haubourdin et que suivant la coutume dudit lieu pareille acte de donation doit être passé ou reconnu à loy, et comparaitre pardevant les Bailly et hommes de fiefs, mayeur et eschevins dudit Haubourdin et partout ailleurs qu’il appartiendra, reconnaitre et passer deuement de nouveau le présent acte selon sa forme et teneur. Passé à Lille le 4 août 1740 devant les notaires Royaux de la résidence de Lille.

             1742. Le 2 juillet, Marie Thérèse Farvacques, épouse du sieur Claude Henry Vanderlinde héritière du fief de la Phalecque par sa tante Anne Thérèse de Bonnaire, le délaisse à Louis Joseph Vanderlinde, son fils.

Transcription littérale de l’acte :

       ‘’Pardevant le notaire royal de la résidence de Lille soussigné présent les témoins après nommés, sont comparus les sieurs Louis Joseph Vanderlinde, conseiller secrétaire du Roy, maison et couronne de France en la Chancellerie près la cour de Parlement de Flandres, Félix Chemou de Chamorin écuyer Chevalier de l’ordre militaire de Saint Louis au nom et comme père et tuteur légitime des enfants qu’ils a retenus de feu dame Marie Thérèse Julie Vanderlinde, Jean de Lacoste Ecuyer Capitaine au régiment de Monaco et Dame Françoise Isabelle Henriette Vanderlinde son épouse de lui deuement autorisé et Maitre Jacques Marie Decroix, avocat en Parlement, procureur  spécial de jean Nicolas Taverne Ecuyer Sieur de Renescure et Dame Marie-Anne Albertine Vanderlinde son épouse. Lesdits de surnom Vanderlinde et les enfants dudit Sieur De Chamorin enfants et petits-enfants et héritiers de feu Charles Henry François Vanderlinde et d’encore vivante Dame Marie Thérèse Farvacques, lesquels sieurs et dames  comparants en leur dite qualité en suite de la cession et délaissement des biens à eux fait par ladite Dame Marie Thérèse Farvacques leur mère et belle-mère respectif par acte passé pardevant Maitre Joseph  Cornil Caullet notaire de la résidence de cette ville le dix-sept mai dernier, désirant sortir de communion desdits biens à eux cédés et à aux appartenant en commun des chefs dudit feu Sieur Henry Vanderlinde et de ladite Dame Marie-Thérèse Farvacques, ils en ont fait faire la prisée et estimation par les sieurs Joachim Defoseux et Jean Baptiste Joachim Desailly arpenteurs et priseurs jurés des villes et châtellenie de Lille résidents audit Lille suivant le procès-verbal d’eux signés et daté d’eux et ont procédé au partage desdits biens ensuite de lot jeté, en la forme et la manière suivante.

Premièrement est eschu audit Sieur Louis Joseph Vanderlinde et partant luy compétra et appartiendra les parties des biens suivants, composant le premier lot repris audit procès-verbal sous les articles cy-après. Scavoir :

Article premier. Toute une cense amassée de maison manable et autres édifices contenant deux bonniers quinze cens d’héritage situés à Fives tenus et chargés comme est repris audit procès-verbal, occupés par Jean Baptiste Lherminez.

Article deuxième. Huit cent quatre-vingt-sept verges de prairies situées que dessus occupés par Antoine Carrez.

Article troisième. Le fief et seigneurie de la Phalecque, situé à Fives et mouvans en cotterie quatre bonniers neuf cens d’héritage et toute une cense amassée de maisons manable et autres édifices contenant deux bonniers et quinze cens d’héritages, situés à Fives et occupés par Jean Baptiste Lherminez et sa femme

Article quatrième. Deux bonniers douze cens cinq grande verges de terre à labour situés à Fives, occupés par Ledit Lherminez.

Article sixième.  Trois bonniers quatre cens deux tiers de terres à labours, en trois pièces situées à Fives occupés par Georges Morel laboureur audit Lieu (ADN. 2E3 2115 / 126).

       1742. Contrat de bail accordé à Jean Baptiste Lherminet et sa femme Marie-Claire Lelong pour les terres faisant partie du gros du fief de la Phalecque, par Louis Vanderlinde, propriétaire du fief. Celui-ci se réservant, toute la maison, cour, potager et les fossés qui l’entourent.

Transcription littérale de l’acte :

       ‘’Pardevant le Notaire Royal de la Résidence  de Lille soussigné présent les témoins après nommés est comparu Monsieur Louis Joseph Vanderlinde, Escuier Conseiller secrétaire du Roy à la maison Couronne de France en la Chancellerie près la cour de Parlement de Flandres, demeurant à Lille, lequel sieur comparant  a déclaré d’avoir accordé à titre de cense et louage à  Jean-Baptiste Lherminet, laboureur demeurant à Fives et Marie-Claire Lelong sa femme de luy deuement et agréablement autorisée aussy comparant qui ont reconnus et avoir pris et ont promis de tenir audit titre le nombre de deux bonniers douze cens de terres à labour en une pièce situés audit Fives tenus en cotterie de  pairie du Breucq*, aboutissant de levant au chemin qui conduit au pavé de Lille à Tournay à l’église de Fives et de couchant aux héritages de Mademoiselle Corby et de François Montigny.

De plus ledit sieur Bailleur a déclaré d’avoir accordé au même titre de cense et louage audit preneurs acceptant trois bonniers ou environ de prairies et labour à usage de courtillage dont deux bonniers sept cent font partie du gros du fief de la Phalecque tenant de levant  aux terres du prieuré de Fives une piedsente entre deux , de midy aux deux bonniers douze cent cinq verges de labour ci-devant, un petit chemin conduisant de Lille à Fives compris iceluy entre deux de couchant aux héritages des héritiers du sieur Pollart et à huit cent quatre-vingt-sept verges de blanchisserie appartenant audit bailleur et loué séparément et devant à la chaude rivière, ledit bailleur s’étant réservé toute la maison, cour, potager et les fossés qui l’entourent avec la drève qui conduit à la maison pour son usage et faisant partie desdits trois bonniers  ou environ d’héritages, sauf qu’il promet laisser jouir ledit preneur du grenier sur les édifices à droite de la porte pour entrer en ladite maison pour en jouir par lesdits preneurs audit titre. Soit qu’il y ait plus ou moins qui demeurera à leur profit ou perte comme dessus le terme et espace de neuf années continuelles à entrer en occupation quant aux deux bonniers huit cens ou environ cy-dessus à la my mars prochain mil sept cent quarante-trois, parmy payant et rendant par lesdits preneurs solidairement comme de plus audit sieur bailleur ses héritiers ou ayant cause la somme de deux cent quarante florins par année à un seul terme tel que my mars dont la première année  eschera à la my mars mil sept cent quarante-quatre et ainsy continuer d’année en année  ledit bail durant par-dessus lesquels rendages et sans diminution  d’iceux, lesdits preneurs devront payer et descharger solidairement comme dessus lesdites terres et héritages de toutes tailles, dixièmes, vingtièmes contributions, aides, subsides et généralement de toutes autres impositions quelconques mises ou à mettre pendant le cours du présent bail, encore qu’il seroit dit le tout ou partie devoir être à la charge des propriétaires a quoy  lesdits preneurs dérogés et renoncés, devront pareillement

Lesdits preneurs descharger lesdites terres et héritages de toutes rentes, sous rentes foncières et seigneurialles dont elles sont chargées durant ledit bail et en rapporteront chacun an quittance audit bailleur seront de plus tenus lesdits preneurs d’entretenir tous chemins, fossés, cours d’eaux, ponts, planches, appoielles*, frettes*  et carrières, si avant que lesdits héritages y soient sujets et asservis à leurs dépens, péril et fortune d’amende et autrement ledit bail durant, devront de plus lesdits preneurs bien fumer et graisser lesdites prairies et terres tant labour que courtillages, comme aussy bien labourer et cultiver at ensemencer les terres à labour à coutume du pays et comme celles voisines les mieux cultivées et rendre le tout à leur sortie bien et deuement engraissé sans néanmoins pouvoir par eux prétendre  aucune graisses ni amendises d’autant qu’ils n’en ont payé aucune à leur entrée, le sieur bailleur s’étant réservé de faire abattre et d’éroder à son profit les arbres, hallots et autres qui se trouveront  sur lesdites terres et héritages  et d’y planter tels arbres à fruits et montants en tels lieux et endroits qu’il jugera à propos sans que les preneurs puissent prétendre aucuns dommages ny intérêt, bien entendu que les preneurs seront tenus d’entretenir bien et deuement la couverture des greniers dont ils auront la jouissance, ne pourront lesdits preneurs accorder lesdites terres et héritages ni parties en arrière bail sur le consentement expresse du sieur bailleur à péril de faire fin de bail si bon lui semble et sous le même péril, devront faire si bien payer leurs rendages que deux termes ne soient escheus sans le  premier être entièrement payé, sans que ces peines puissent être réputé comminatoire  mais de rigueur et d’entretien absolu.
Au moyen du présent bail qui sera de neuf ans consécutifs à commencer à la Saint-Rémy prochain pour les labours et au my mars ensuivant pour les prairies et courtillages. Les parties ont anéantis les baux courant à commencer desdits termes. A l’entretien paiement et garantie et accomplissement de ce que dessus les comparants ont obligés leurs biens renonçant à toutes choses contraires spécialement ladite femme à la loy du Sénatus consulte velleien* et à l’authentique si qua mulier à elle expliquée et qu’elle a déclaré avoir bien entendu. Fait et passé à Lille le neuf de juillet mil sept cent quarante-deux. Présents Jean Philippe Joseph Bouillet domestique audit sieur bailleur et Philippe Joseph Lambert praticien demeurant audit Lille, témoins à ce requis et appelés approuvant les trois renvoies marginés à la seconde page et à la rature des trois mots
(ADN. 2E3 2114 / 133).   

       Bail de cens et louage, accordé par Louis Vanderlinde, héritier du fief de la Phalecque, à Marie Françoise Mulier, veuve d’Antoine Carré, et à son fils blanchisseurs de linge, de huit cent quatre-vingt-sept verges de prairie à usage de blanchisserie (le petit cureux)1 et faisant partie du fief de la Phalecque.

 

1. Le nom de ‘’ petit cureux et grand cureux’’ est donné à deux blanchisseries situées au faubourg de Fives. La blanchisserie ‘’ le grand cureux’’ est située près de la porte de Fives et du pâté (fort Saint Agnès). Elle a appartenu aux sieurs et demoiselle, Jacques Adrien, Joseph-Antoine et Marie Barbe Delannoy par partage du 15 Octobre 1692 et demeurée indivise entre eux et après le décès de ladite demoiselle Marie-Barbe Delannoy qui a survécu à ses frères, elle a appartenu à dame Marie Delannoy épouse de Jacques Petipas escuier sieur de la Potennerie, sa nièce. (ADN. 50 FI 2859. Fives, plans des jardins, labours, prairies et Blancherie). L’autre blanchisserie ‘’le petit cureux’’ faisait partie du gros du fief de la Phalecque

 

Transcription littérale de l’acte :

       ‘’Pardevant le notaire royal de la résidence de Lille soussigné présent les témoins après nommés, est comparus monsieur Louis Joseph Vanderlinde escuier conseiller secrétaire de Roy Maison Couronne de France en la Chancellerie près la cour du Parlement de Flandre demeurant à Lille, lequel sieur comparant a déclaré d’avoir accordé à titre de cense et louage à Marie Françoise Mulier veuve d’Antoine Carré

et Adrien Joseph Carré son fils blanchisseurs de linge au faubourg de Fives aussi comparant qui ont reconnus avoir pris et ont promis tenir audit titre huit cent quatre-vingt-sept verges à usage de blanchisserie faisant partie du gros du fief de la Phalecque compris tous les fossés y abordant excepté la Chaude Rivière suivant le mesurage en fait par Adrien Tasfin arpenteur juré de cette ville et Châtellenie de Lille  le six mars mil sept cent dix-huit tenant ladite prairie d’orient à autres prairies faisant partie du même fief  et seigneurie de la falecque appartenant au sieur bailleur, de midy à quelques petits jardins de plaisirs du nommé Pollart et  d’autres d’occident aux terres des orphelins de la grange et de septentrion* à la Chaude Rivière pour par lesdits preneurs en jouir à usage de courreries* ou blanchisseries, le terme de neuf ans continuels et poursuivant l’un l’autre qui commenceront  à la my mars  mil sept cent quarante-trois, parmy  paiant et  rendant  par lesdits preneurs solidairement l’un pour l’autre et un seul pour le tout sans divisions ni discussions de droit, audit sieur bailleur la somme de quatre-vingt-dix florins chaque année payable à deux termes et paiements égaux dont le premier pour la première demy année eschera à la Saint Rémy mil sept cent quarante-trois, et le seront à la my mars mil sept cent-quarante-quatre et ainsy  après poursuivant de terme en terme et d’an en an, ledit bail durant, pardessus lequel rendage et sans diminution d’iceluy, devront lesdits preneurs solidairement comme dessus, descharger lesdites prairies de toutes tailles, dixième, vingtièmes et généralement  de toutes autres impositions quelconques mises et à mettre pendant le cours du présent bail , encore que par édits ou ordonnances du roy, il seroit dit le tout  ou partie devoir être à la charge des propriétaires  à quoy lesdits preneurs ont dérogés et renoncés, ne pourront lesdits preneurs  donner les terres en avant louage ny portion, sans le gré et consentement exprès dudit bailleur à péril de faire fin de bail si bon luy semble et sans être tenu pour ce sujet leur faire aucune sommation ny paier aucuns dommage ni intérêts devront lesdits preneurs nettoyer, entretenir tous les fossets de ladite blanchisserie et pendant ce bail, les remblayer jusqu’au vif fond et les brayes en provenant  les jeter sur ladite prairie  dans l’endroit le plus bas et les rendre à leur sortie bien et dueument entretenu, se réservant ledit sieur bailleur la pêche dans lesdits fossets et à leur sortie devront laisser les cahuttes ou obettes*  qu’ils auront ériger sur ladite prairie  par priserie au profit dudit sieur bailleur ou de son fermier, à l’entretien paiement, garantie et accomplissement de tout ce que dessus les comparants ont obligés leurs biens renonçant à toutes choses contraires spécialement ladite veuve à la loy du  sénatus consulto velleien à elle expliquée et qu’elle a déclaré avoir bien entendu. Fait et passé à Lille le neuf juillet mil sept cent quarante-deux présent Adrien libert mesureur de grain demeurant en ceste ville et Jean Philippes Joseph Bouillet domestique audit bailleur témoins à ce requis’’.    (ADN.  2E3 2114 / 134).

     1743. Enquête tenue en la ville de Lille concernant un litige de propriété entre les abbés et couvent de Saint- Nicaise de Reims joints aux religieux du prieuré de Fives, et dame Marie-Thérèse Farvaques veuve du sieur Claude Henry-François Vanderlinde, héritière et donataire universel de demoiselle Marie Thérèse de Bonnaire sa tante, et ‘’en cette qualité ayant repris les errements de la cause où ladite demoiselle de Bonnaire étoit demanderesse par requête du huit août 1738’’ (ADN. 14H 85- 14H 86).

     1792. Suite à l’occupation Autrichienne à Fives, la cens de la Phalecque est de nouveau dévastée. Les propriétaires ne peuvent prétendre aux indemnités car les bâtiments sont situés sous la zone des 250 toises des chemins couverts. Servitudes des places militaires fixées par la loi de juillet 1791 (ADN. L 2988)

      1806. Au début des années 1800, les terrains constituant l’ancien gros du fief de la Phalecque sont la propriété d’Alexandre Champon-Bocquet. Ils sont implantés sur la première et deuxième zone des servitudes militaires* de la place de Lille.

Etat des lieux, dressé par les autorités du génie militaire de la place de Lille :

Première zone de servitudes. 

Clôture en planches jointives. Construit en 1823 sans autorisation.

Couches en maçonnerie de briques et mortier de chaux. Construit en 1825 sans autorisation.

Haie de groseilliers. Plantée en 1816 sans autorisation.

Réservoir en maçonnerie de briques et mortier de chaux. Construit en 1825 sans autorisation.

Bâtiment à usage de cuisine construit en maçonnerie de briques et de mortier de chaux. Toit à deux pans, couvert en paille. Au nord de cette cuisine se trouve un double escalier dont les marches en pierre de taille sont encastrées dans une cage de maçonnerie en briques et mortier de chaux. Construit en 1817 sans autorisation sur l’emplacement de l’ancien château rasé en 1814 sur l’ordre du général Maison. L’escalier, lui, est d’origine inconnue.

Maison d’habitation en paillotis et toit à deux pans, couvert en paille. A l’extrémité nord-ouest dudit bâtiment sont deux contreforts en maçonnerie de briques et mortier de chaux. Construit en 1816 sans autorisation.

Baraque en planches à usage de magasins à fourrage toit à deux pans, couvert en paille. Existait en 1814, a été rasé sur l’ordre du général Maison, puis replacé en 1815.

Haies en épines à droite et à gauche de la porte d’entrée. Plantées en 1827 sans autorisation.

Deux pilastres égaux en maçonnerie de moellons et mortier de chaux, avec soubassement en pierre de taille de1 mètre de haut. Origine inconnue.

Haie en épines percée d’une barrière à claire voie de 1 mètre de large sur 2 mètres de haut. Haie en épine en partie de la 2ème zone de servitude. Rasée en 1814, sur l’ordre du général Maison, et repoussée depuis.

Clôture en planches jointes. Construit en 1830 sans autorisation.

Pont au milieu duquel se trouve une porte à claire voie avec ailes en planches jointives.

Deuxième zone de servitudes :

Une haie en épine percée d’une porte à claire voie. Origine inconnue.

Un pavillon circulaire en maçonnerie de briques et mortier de chaux, d’une circonférence de 12 mètres, haute de 5,40 mètres. Le soubassement et en briques le reste en paillotis. Le toit conique est en ardoises. Au pied du pavillon un pont en charpente posé d’une part sur la maçonnerie du pavillon et de l’autre sur un massif en maçonnerie. Le tout construit en 1805 sans autorisation.

Dans la direction de l’axe du pont, ce massif est percé d’un passage vouté. A l’ouest du pavillon sur le même axe se trouve un passage sur la route duquel est établit le palier de l’escalier. (ADN. 66J 1411-1412).

       Août 2015.  A l’angle de la rue de la Chaude Rivière et Dumont-d ’Urville, sur le chantier du projet Ekla, l’INRAP met au jour les anciennes fondations du gros* du fief de la Phalecque

Seigneurs et propriétaires du fief de la Phalecque à Fives

1323. Reconnaissance par jugement de la cour du Breucq, que le fief de la Phalecque à Fives est seigneurial et vicomtier.

1403.  Mathieu de la Falesque et Jehanne Delecourt (Source ADN. 14H / 43).

                                          â

1449. Colard de la Falecque (Source ADN. B 3761).

                                          â

1491. Gérard de la Phalecque (Source ADN. BH 18677).

                                          â

1559. Georges Ghiselin escuier et seigneur de Bousbecque (Source ADN. J 472 / 531).

                                          â

       Jean de Thiennes et dame Marguerite Ghiselin son épouse, par succession.

                                          â

1584. Hubert Tahon, par acquisition (Source ADN. J 472 / 531).

                                          â

1618. Louis de Werquigneul, par acquisition (Source ADN. 14H / 85).

                                          â

1628. Jean de Grusson, marchand à Lille, par acquisition (Source ADN. J 472 / 531).

                                          â

1678. Jean-Baptiste de Bonnaire, neveu de Jean de Grusson, par héritage (Source ADN. J 472 / 531).

                                          â

1698. Marie Catherine de Bonnaire, veuve de feu Antoine Farvaques et fille ainée de Jean-Baptiste de Bonnaire, par transmission paternelle (Source ADN. 2E3 / 1745-104).

                                          â

1707. Jacques-François de Bonnaire, Marie-Magdeleine et Anne Thérèse de Bonnaire, enfants de Jean-Baptiste de Bonnaire par succession (Source ADN. 2E3 / 1777-15). 

                                          â

1738. Anne-Thérèse de Bonnaire, par succession (ADN. 14H / 85- Plan 56 FI 361).

                                          â

1741. Marie-Thérèse Farvaques, épouse de Claude-Henry Vanderlinde, petite fille de Jean-Baptiste de Bonnaire et nièce d’Anne-Thérèse de Bonnaire, par transmission de sa tante, Anne-Thérèse Debonnaire (Source ADN. 2E3 / 2114-17).

                                          â

1742. Louis Vanderlinde, fils de Marie-Thérèse Farvaques, par transmission de sa mère, Marie-Thérèse Farvacques (Source 2E3 / 2114-130).

Lexique

Amendise : Engrais.

Appoielles : Main courante le long d’une planche, placée sur les deux rives d’un fossé en manière de pont.

Brief : Courte liste des droits, redevances et rentes d’un bien (Terrier). Registre reprenant les informations données lors d’un dénombrement.

Chasserel : Registre de perception Reprise succincte d’informations concernant un morceau de terrain avec suivi annuel des payements des rentes seigneuriales, ventes et successions.

Compétra.

Cotterie : Terre roturière, non noble, soumise à une redevance à l’égard d’une seigneurie laïque ou ecclésiastique dont elle dépend. Equivalent de ‘’terre renteuse’’.

Courtillage : Parcelle de terre, servant de jardin potager d’une maison.

D’écosse ou escosse : Direction : Nord

Dénombrement : Déclaration et description des biens d’un seigneur en général accompagnée d’une taxe payée à la chambre des comptes (Aveu et dénombrement).

Deroyer : Changer le type d’utilisation d’une terre (labour, pré, jardin). Supprimer l’assolement triennal.

Desroder : Couper le bois, abattre un arbre.

Dixième. Impôt royal depuis 1710 équivalent au dixième des biens.

Dixième denier : Dixième denier du royaume, était une imposition extraordinaire que le roi levait sur ses sujets.

Espondis : Digue dressée à plomb sur le bord de la rivière.

Errements de la cause.

Flégards : Terrain vague le long d’un chemin ou d’une rivière à usage communautaire.

Frettes : Terre relevée au bord d’un fossé.

Froisser : Briser la terre lors du labour.

Graisses : Engrais déposé sur les terres à labour.

Gros du fief : Partie principale et noble d’un fief sur laquelle on trouvait généralement le château, par opposition au quint qui en a été détaché.

Havot : Mesure de capacité= 4 quarels ou quarreaux=16 fisselées.

Maison manable : De manant : habitable.

Maisnies : Domestiques ou ensemble de personnes composant uns famille, un foyer.

Obettes :

Pairie du Breucq : Fief tenu du Marquisat de Roubaix.

Parchon : Partage entre les enfants issus d’un premier mariage avant remariage. Synonyme : Formature.

Parchonnier : Copropriétaires

Piedsente : Sentier, petit chemin praticable à pied, chemin de traverse.

Quarteron : Mesure de surface= ¼ de cens ou 25 verges.

Rasière : Mesure de capacité, pour le blé, l’avoine, le charbon de terre ou le sel.

Sénatus consulto : Dit vellèien qui défend à la femme de s’engager pour son autrui, et en autre son mari. Un arrêt du parlement de Paris en 1595 en forme de règlement enjoint aux notaires de l’expliquer aux femmes et d’en faire mention dans leurs minutes, sous peine d’en répondre en leur nom et d’être condamnés aux dommages et intérêts des parties. Henri IV, par un édit du mois d’août 1606, abrogea la disposition du sénatus consulte velléien et de l’authentique si nua mulier, fit défense aux notaires d’en faire mention dans les contrats des femmes, et déclarait leurs obligations bonnes et valables, même si la renonciation au velléien et à l’authentique n’y étaient pas insérées. Cette abrogation ne fut enregistrée que bien plus tard dans les parlements du ressort de la France.

Septentrion : Le Nord.

Wide. Sans culture, en jachère.

Zone non aedificandi (ZNA) : C’est une locution latine indiquant qu’une zone ou une voie n’est pas constructible du fait des contraintes qui peuvent être structurelles, architecturales, militaires (on parle alors de glacis).

 

    

 

 

Le fort Saint-Agnès avant sa destruction dans les années 1980. Photo collection privée.

 

Histoire de la Zone non aedificandi Fivoise

 

 Tout autour des remparts de la ville de Lille, place de guerre de première classe, et sur une largeur de 1000 mètres s’étend le glacis. C’est un territoire dont les constructions et les activités sont réglementées, voir interdites. Cette zone est divisée en trois bandes variant de 250 à 237 mètres pour les deux premières, et 487 mètres pour la troisième.  

     Avant la loi sur le démantèlement des fortifications, en octobre 1919, on pénétrait dans cette zone fivoise, dont la plus grande partie était restée assez agreste, par quatre portes. La porte de Valenciennes (1864) qui desservait le faubourg du même nom. La porte Louis XIV (1870), qui menait soit au faubourg de Valenciennes soit au faubourg de Fives. La porte de Tournai (1673), qui a remplacé la porte de Fives, désaffectée, et d’où partait la route qui amenait à Tournai par le  centre de Fives.  La porte de Roubaix (1620-1624), desservant le faubourg Saint-Maurice des Champs, Mons en Baroeul, et Fives, par la rue des Guinguettes.

Si l’on fait l’état des lieux de la ZNA de Fives en 1919, à part le faubourg de Valenciennes, fortement industrialisé grâce à des dérogations, et à l’implantation de la gare et de l’Usine de Fives, le reste du territoire des fortifications de la zone fivoise est une bande  herbeuse, très humide du côté des Dondaines, avec des haies vives et des boqueteaux d’arbres. Malgré les interdictions, dues aux servitudes militaires de la place de Lille, se dressent des baraquements, des jardins où courent poules et volailles diverses, certains possèdent même une chèvre.  C’est là que les Lillois du Centre, étouffant la semaine entre les remparts, se mettent au vert et se baladent le dimanche en rejoignant les estaminets et les guinguettes de Fives ou de Saint-Maurice des Champs. Les Bourgeois de Lille préfèrent l’ambiance de   Saint-Maurice des Champs où la plupart possèdent une résidence.

 

    Le démantèlement des fortifications, à partir des années 1920, va libérer des surfaces considérables de terrains disponibles. Au fil des ans la transformation va être spectaculaire. La ville aura 50 ans pour acquérir les terrains de la première zone. Différents projets verront le jour. Dans les années 1980, le bidonville des Dondaines laissera sa place à un grand parc urbain avec sa ferme. Puis le parc sera grignoté par le périphérique. Mais c’est   sur une partie de ces terrains, de l’ancienne ZNA Fivoise, que la ville de Lille achèvera sa mue avec la construction de la gare TGV, Euralille, un centre d’affaires et le casino. De nos jours, l’extension perdure, inexorablement. 

Le fort Saint-Agnèe avant sa démolition, au début des années 1980. Photo collection privée.

Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte et me modifier. Je suis l'emplacement idéal pour raconter votre histoire et pour que vos visiteurs en sachent un peu plus sur vous.

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Cette étude monographique est issue des recherches menées depuis quelques années sur l’ancien village de Fives, rattaché à Lille en 1858. 

La zone non aedificandi fivoise est le troisième volet de ‘’Fives. Histoire d’un ancien village du Mélantois’’. J’ai scindé cette saga en 8 parties :

Tome 1. Vivre à Fives au temps du prieuré. Histoire Chronologique.

Tome 2. Le fief de la Phalecque à Fives.

Tome 3. La commune de Fives (1789-1858).

Tome 4. De l’industrialisation à la reconstruction.

Tome 5. De la transformation du quartier à sa désindustrialisation (1925- 1990).

Tome 6. Histoire de la zone non-aedificandi fivoise.

Tome 7. Histoire d’une paroisse : Du prieuré Saint-Martin à Notre-Dame- de Fives.

Tome 8. Familles fivoises (1335-1751). Transcription des déclarations des rentes foncières du prieuré de Fives.

Ce travail de recherche est présenté sous la forme d’une chronologie, ponctué de transcriptions. Il est vierge de toute relecture, car j’ai eu des difficultés à trouver des lecteurs, pour me corriger. Je compte sur vous amis bloggeurs.

 

 

Sommaire

 

Les fortifications et leurs servitudes                                             

 

Evolution de la ZNA autour de la place de Lille.               

 

Histoire chronologique de la ZNA. Fivoise.                                   

 

Péripéties d’un cimetière en zone de servitudes militaires.

 

La gare de voyageurs à Fives. Saga d’un projet.                           

 

Le fort Saint-Agnès.                                                                                  

 

La saga Beudart (Au Palais Saint-Maurice)                                

 

Les maisons en bois de la ZNA.                                                     

                                                                     

              Les fortifications et leurs servitudes.

       La ville de Lille a été réunie à la France en 1668 par le traité d’Aix la chapelle, Louis XIV en avait fait la conquête en 1667. Elle était déjà entourée d’une enceinte bastonnée protégée par quelques ouvrages extérieurs et enveloppée d’un chemin couvert. Les premières fortifications de Lille, bien que sommaires, dateraient du 11ème siècle (Mémoire historique de la ville de Lille. 66J 1773).

       Bientôt après, la ville et les fortifications reçurent une extension considérable. Les travaux furent commencés vers 1670 et en 1712 la place était à peu près telle que la connaissait avant l’extension de la ville en 1858. On y a cependant ajouté de 1713 à 1728 les lunettes 113, 114, 75 et 127, et mis un couvre face à la lunette 140, dite lunette de Fives ou fort Saint-Agnès. Ces lunettes et leurs couvre face ont servi à la délimitation des zones de servitudes.

       Il en résulte que pour la presque totalité des terrains qui entoure la place de Lille les servitudes existent de droit, depuis l’ordonnance du 9 décembre 1713, telles que les ont établis ces ordonnances, et pour quelques portions de terrain en avant des lunettes, 113, 75, 140 et 127, depuis l’établissement de ces ouvrages qui est antérieur à 1728.

       Ces servitudes ont été successivement modifiées par les ordonnances de 1715 et 1744, par la loi du 10 juillet 1791, le décret du 9 octobre 1811, la loi du 10 juillet 1819 et celle du 10 juillet 1851. Un rappel de ces servitudes a fait l’objet d’un décret impérial le 10 août 1853.

        Au gré du temps et dans certains lieux de la place de Lille, les servitudes ont été modifiées par la création de zones, dit polygone. A chaque modification les autorités militaires procèdent à un bornage. Toutes constructions ou plantations doivent faire l’objet d’une autorisation du chef  du génie de la place de Lille.  (ADN. 66J 1405. Mémoire de la Direction du Génie Militaire de Lille).

       Ainsi, une fois l’autorisation de construire obtenue, le propriétaire se soumet et s’engage par écrit à remplir toutes les conditions imposées par l’autorisation, savoir : ‘’à démolir les susdites constructions et à rétablir l’état actuel des lieux à la première réquisition de l’autorité militaire dans le cas où la place déclarée en état de guerre, serait menacée d’hostilité, ou se voir faire d’office cette démolition par cette autorité si elle juge convenable.  Le tout dans les deux cas à mes frais et sans pouvoir prétendre à aucune indemnité’’ (ADN. 66J 1415).

 Evolution de la ZNA autour de la place militaire de Lille.

       1542. Pour la petite histoire, le 5 octobre, entre 3 et 4 heures du matin, les guetteurs virent des hommes dans les jardins avoisinant les remparts. Ils donneront l’alarme pensant que c’étaient des Français. Tous les hommes coururent aux remparts : ce n’était que des voleurs de pommes. Cette fausse alerte fut appelée par les Lillois « l’alarme des voleurs de pommes ». A la suite de cette affaire il fut défendu de bâtir dans un rayon de 1400 pieds1 autour des remparts. (A. De Saint-Léger. Histoire de Lille : Des origines au XVIIe siècle).  Ce fut en fait, l’ébauche d’une première ZNA*

    De 1670 à 1919. Les lois concernant les zones de servitudes militaires à Lille vont subir des modifications et évoluer en fonction de la situation politique et militaire de la France. 

       1670-1680 et 1685. Les ordonnances royales vont interdire de bâtir sans limites, et défendre d’élever des constructions autour des places de guerre, sans permissions du Roi.

       1713. Ordonnance qui crée une zone unique de 250 toises2 dans laquelle il est interdit de bâtir, d’élever des clôtures et de faire des jardins.

       1715-1744. Création d’une nouvelle zone de 500 toises en plus de celle de 250 toises, prévue à l’ordonnance 1713. Dans cette seconde zone il est interdit de faire des chemins de creuser des fossés ou de déposer des matériaux sans s’être concerté avec l’autorité militaire.

       1791. Loi du 10 juillet. Création de 3 zones de servitudes militaires.

   Première zone de 100 toises : Interdiction de toute espèce de construction.  

      Seconde zone de 250 toises : Construction en bois et terre pour les places de 1ère et 2ème classe.

      Troisième zone de 500 toises : Interdiction de faire des chemins et creuser des fossés ou de déposer des matériaux sans l’autorisation militaire.

     1811. Décret de 9 décembre 1811, on revient à une zone unique de 500 toises où les constructions sont interdites.

*Zone non-aedificandi. Zone de servitude où il est interdit de construire.

1. Sous l’ancien régime, 1 pied de roi=0,325mètres.

2. 1 toise=6 pieds de roi=1,9493 mètres.

  1819. Loi du 17 juillet. On revient aux servitudes des ordonnances 1744 et 1791, avec de nouveau 3 zones :

      Première zone de 250 mètres : Interdiction de toutes constructions.

     Deuxième zone de 237 mètres : Construction en bois et terre pour les places de 1ère et 2ème classe.

       Troisième zone de 487 mètres : Il est interdit de faire des chemins de creuser des fossés ou de déposer des matériaux sans s’être concerté avec l’autorité militaire.

     1851. Loi du 10 juillet 1851, qui maintient les mêmes dispositions de la loi précédente de 1819, mais qui permet d’exonérer de toute servitude un centre important de population et de réduire la largeur d’une rue militaire, en y établissant ce que les militaires appellent des polygones.

     1853. Le décret impérial du 10 août 1853, confirme et renforcent toutes les ordonnances et autres lois qui ont été prisent auparavant, concernant les zones des enceintes fortifiés.

 

Histoire chronologique de la ZNA Fivoise.

 

       1667. Le 21 mai 1667  Louis XIV ordonne  l’entrée en campagne. Deux armées envahissent le Hainaut et la Flandre.  C’est la période de la guerre de dévolution*. Après la prise de Tournai et de Charleroi, c’est la ville de   Douai, qui tombe dans l’escarcelle du royaume de France  le 6 juin, et à l’issue de quatre jours de siège. En juillet, la cavalerie française  arriva devant Lille, suivie le 10 août, du reste de l’armée.

       Le Quartier général fut installé à Loos, où le roi fut hébergé. Turenne était à Fives et le maréchal d’Humières, à Hellemmes.

       Dans la nuit du 18 au 19 août,  entre la porte de Fives et l’emplacement du futur fort sainte-Agnès, les sapeurs français s’activent. Ils ouvrent deux tranchées communicantes entre elles, une dirigée vers la porte de Fives, l’autre vers le bastion Saint-Sauveur. Deux batteries de canons sont dressées entre les deux tranchées.  Cette zone  n’est pas encore réglementée par des servitudes militaires.

       Dans la nuit du 20 août, les assaillants français s’emparent des demi-lunes* qui protégeaient la porte de Fives et y établirent des batteries, et le 25 août ils se rendent maîtres des contrescarpes* (Histoire de lille tome II. Alexandre de Saint-Léger).

       La ville se rendit dans la nuit du 27 au 28 août 1667. La capitulation fut signée à Fives, dans la ferme de la rue de Lannoy, que l’on désigne sous  le nom de ‘’Ferme Louis XIV’’, (voir document 1). Cet édifice fut rasé dans les années 1920. Il subsiste,  sur un de mur du bâtiment édifié à l’emplacement de la ferme,  une plaque commémorative de l’évènement.

       Ce siège démontra l’utilité d’une zone de servitudes autour des places militaires. Ce fut fait en1670, et sur les lieux de la sape fut construite la lunette avancée ‘’ le fort Saint Agnès’’. A cet endroit,  le dispositif de défense de la ville fut renforcé, par la construction de l'écluse 163, à la porte de Fives, permettant d’inonder la zone, en utilisant les eaux de la rivière du Becquerel.

       1708. Lors du siège de 1708 par les Hollandais, le Maréchal de Boufflers, gouverneur militaire de la place de Lille, avait pris des mesures drastiques pour éclaircir le glacis au plus près des remparts et avait fait raser arbres et habitations de cette zone, dévastant la cens de la Phalecque dénommé  aussi le château de Fives, ainsi que d’autres habitations et bâtiments divers. Les dépendances du grand et du petit cureux, blanchisseries, sont aussi rasées.

       10 juillet 1791. Le décret du 10 juillet 1791 reconnait   la ville de Lille comme place de guerre de première classe est sera non seulement entretenue avec exactitude, mais encore renforcée dans toutes celle de ses parties qui l’exigeront et constamment pourvue des principaux moyens nécessaires à sa défense.

       L’article 30 dit qu’il ne sera à l’avenir ni bâti ni reconstruit aucune maison ni clôture de maçonnerie autour des places de première classe, même dans leurs avenues et faubourgs plus près qu’à deux cent cinquante toises de la crête des parapets  des chemins couverts les plus avancés et en cas de contravention, les ouvrages seront démolis aux frais des propriétaires contrevenants, et pourra néanmoins, le ministre de la guerre déroger à cette disposition à une distance moindre pour les moulins et autres semblables usines, à condition qu’elles ne seront composées que d’un rez-de-chaussée, et à charge par les propriétaires de ne recevoir aucune indemnité pour démolition en cas de guerre.

       L’article 31 de la même loi permet d’élever des bâtiments et clôtures en bois et en terre sans y employer de pierre ni de briques, à la distance de cent toises de la crête des parapets du chemin couvert le plus avancé et avec la condition de les démolir sans indemnités, à la réquisition de l’autorité militaire dans le cas où la place, légalement déclarée en état de guerre, serait menacée d’une hostilité. 

       L’article 32 dit que le cas arrivant où la place de Lille serait déclaré en état de guerre, les  démolitions qui seront jugées nécessaires à la distance de deux cent cinquante toises et au-dessous de la crête des parapets énoncés ci-dessus n’entraineront aucunes indemnités pour les propriétaires.

       1792. Dans sa séance du 5 septembre 1792, le conseil municipal de Lille annonce qu’il a été informé que : ‘’la nuit précédente une incursion de l’ennemi a eu lieu à Roubaix’’. Sur la demande de la municipalité de Lille il a été fait réquisition à la garde nationale d’envoyer un détachement, pendant la journée, dans les faubourgs de Fives, Saint-Maurice et la Madeleine, afin de veiller à ce qu’aucune malveillance ne se produise dans la place. Appel à toutes les municipalités frontières ou Lille, lors district, qui ne se sentiront point en force de tenter soit seul ou en force, de s’opposer à l’ennemie de se réunir au sein de la garde nationale de Lille.

       Il est décidé en urgence d’éclaircir toute la partie environnante de la porte de la lunette de la porte de Fives, à cent toises à partir de la palissade en rasant et abattant tous les arbres et clôtures, et que ‘’les communes de Fives de Marquette, Sequedin Wambrechies, Lomme et Lambersart fourniront chacune Vingt-cinq ouvriers munis de tous les outils pour défricher’’. Le département ordonne de lever une armée de Vingt mille hommes. Le 8 septembre, un bataillon du département est attaqué par l’ennemie à la hauteur du moulin de Lesquin. Tous les habitants des campagnes doivent battre le blé et l’amener à Lille.

       Déjà le 24 septembre le général Duhoux, avait décidé une sortie pour éloigner quelques chasseurs que l’ennemi avait envoyés vers la tête du faubourg de Fives, gardé par des Belges. Mais le lendemain, les Autrichiens revinrent à la charge et s’emparèrent du Faubourg. Un chroniqueur de l’époque écrit : « les Autrichiens sont venus se loger au faubourg de Fives. Ce faubourg, couvert de maisons qui auroient dû être détruites, sert dans ce moment de retraite à ces brigands qui ont tiré toute la journée sur la ville ».

       1792.  29 septembre au 7 octobre 1792, les troupes autrichiennes occupent Fives. Le village est dévasté et pillé. Les dommages sont considérables.

       1792. 11 octobre Requête de Pierre Joseph Decresme, fermier au faubourg de la Magdeleine, en indemnité d’un cheval, péri en menant des boulets à la batterie de Fives, et d’une voiture de légumes.

       1792. 20 octobre. Requête de François Desbonnet laboureur au faubourg de Fives, dans laquelle il  demande que les arbres abattus et dépendants de la maison de Sieur Vanderlinde, soient enlevés et transportés à leur destination. Suite à la décision de raser les arbres de la porte de Fives à la noble tour.

Requête de citoyen Waresquelle maire de Fives, demandant qu’il lui soit accordé à titre de logement la brasserie des ci-devant Ursulines de Lille, la sienne étant incendiée pendant le siège des Autrichiens (ADN. L 3070).

          1793. Dans sa séance du 23 mars, le conseil du Directoire du District de Lille écoute le citoyen Dupin, capitaine en chef du corps du génie en résidence en cette ville, en date de ce jour, d’après celle à lui adressée par les commissaires de la Convention Nationale, chargés de mettre les places frontières dans l’état de défense le plus respectable. Ladite réquisition ayant pour objet de faire démolir les bâtiments qui composaient le  ci-devant  prieuré de Fives ainsi que l’église qui l’avoisine, de faire également abattre tous les arbres qui restent debout dans la distance réglée par les délibérations du conseil de guerre assemblé à Lille le 12 et 17 du mois de septembre dernier ; d’arrêter en outre la reconstruction de maison des faubourgs de Fives  et de Saint-Maurice  et d’ordonner la translation des décombres et des matériaux existants sur le terrain où elle étaient bâtis, à la distance fixée par la loi du dix juillet 1791. Ouï l’administrateur faisant les fonctions de Procureur Syndic : ‘’Nous administrateurs susdits, avons arrêté et arrêtons. 1er que l’église de Fives et les bâtiments qui composoient le ci-devant prieuré du même nom seront démolis et les matériaux transportés dans l’endroit qui sera, par nous indiqué de concert avec le chef du génie dans le plus court délai’’.

2ème. Que, conformément aux délibérations du conseil de guerre assemblé en cette ville, les 12 et 17 du mois de septembre dernier ‘’tous les propriétaires d’arbres dans les cent toises de distance de cette place, à compter de son cordon extérieur, seront tenus de les abattre en dedans le 28 de ce mois inclusivement, sous la surveillance et à l’indication des officiers du corps de génie, à péril que passé ce délai il y sera mis des ouvriers à leurs frais’’.

3éme. Que conformément aux dispositions de la loi du dix juillet 1791 les propriétaires des maisons incendiées ou détruites dans les deux cent cinquante toises du cordon de la place, dans les faubourgs de Fives et de Saint-Maurice, ne pourront les reconstruire. Qu’ils seront même tenus de démolir les murs ou pignons qui peuvent encore exister et de faire transporter à la distance de cinq cents toises, du même cordon, tous les matériaux qui s’y trouvent déposés et ce en dedans le premier avril prochain, à péril qu’à l’expiration de ce délai les démolitions et déblais seront fait d’office et à leurs frais.

Fait en séance publique dudit jour (ADN.L 8072).

       1793. Le 25 mars, suite au siège des Autrichiens de septembre et octobre 1792 et en application du décret de la Convention du 10 juillet 1791 concernant les places militaires, ainsi que des décisions pris au conseil de guerre du 17mars, les propriétaires seront tenus d’abattre dans les délais et au péril porté au-dessus, tous les arbres et toutes les haies qui existent. Savoir :

Entre la tête du faubourg de Fives, à commencer du four à chaux jusqu’aux glacis.

1° A la droite et à la gauche des chemins de Flers et de Tournay jusqu’à la hauteur des fermes de Varenbarens et de Simon Moider, à l’exception néanmoins de ceux plantés sur ces deux chemins qui devront seulement être élagués à la hauteur convenable.

2° Dans la distance de cent toises de la Digue, dans tout son développement depuis la porte de Notre-Dame, jusqu’à celle de la Barre, à la droite du front de la porte de secours de la citadelle.

3° Tout ce qui environne le chemin qui part de la droite de la porte Saint-Maurice, depuis cette porte jusqu’au presbytère. 

       Enfin que conformément aux dispositions des articles 30,33, 34 et 36 de la loi du 10 juillet 1791, personne ne pourra bâtir ni reconstruire aucune maison ni clôture autour de la place militaire même dans les avenues  et faubourgs , plus près qu’à deux cent cinquante toises de la crête des parapets des chemins couverts les plus avancés et les propriétaires dont les maisons situées  sur cette même distance ont été incendiées  par le feu de la ville , soit près de celui de l’ennemi lors du bombardement, soit autrement, loin  de pouvoir les reconstruire, devront abattre  les murs qui en restent et déposer les matériaux à  cinq cent toises , au moins, de distance de la crête  des parapets des chemins couverts les plus avancés, à moins qu’il ne leur soit indiqué d’autre lieux par les agents de l’autorité militaire et ce en dedans le premier avril prochain, à péril qu’à l’expiration de ce délai, ces démolitions et transport de matériaux  seront fait d’office  et à leur frais ( ADN.L 8072).

       1793. Le 27 et 28 mai. Expertises et estimation des dégâts subis par les habitants du village de Fives lors de l’occupation et des bombardements de 1792 :

 1° Il a été dressé un tableau estimatif des arbres fruitiers, bois montant, haies croissantes qui sont situées sur le territoire de Fives dans l’étendue des 500 toises, qui ont été abattus par ordre des généraux tant pour la sureté que pour éclairer la ville du côté des ennemis. Estimation des dégâts : 33 940 livres et 9 sols tournois.

2° Inventaire des maisons qui ont été démolies pour éclairer la ville de Lille qui sont éloignées de 300 toises des chemins couverts du corps de la place de Lille et présentement compris dans 250 toises des lunettes modernes en partant de la lunette 140 qui se trouve détachée de 90 toises des chemins couvert de la place de Lille et suivant la loi du 10 juillet 1791, article 33 qui dit que les indemnités seront dues aux particuliers  lorsque leurs maisons et clôtures seront éloignées des crêtes, des parapets des chemins couvert, les plus avancée des distances prévues par les ordonnances. Estimation du montant des dégâts : 30670 livres tournois (18 maisons à usage de cabarets, brasseries ou fermes).

3° Inventaire des maisons qui ont été brulées et fracassées pendant les bombardements de la ville de Lille en septembre et octobre 1792, et le reste démoli pour éclairer la ville de Lille dans le courant de mai 1793 et qui sont situées dans les 250 toises des chemins couverts les plus avancés, comme il est stipulé par la loi du 10 juillet 17891. Estimation du montant des dégâts : 18 110 livres tournois. (116 maisons, dont fermes, maisons à usage de cabarets ou d’auberge, maisons servant aussi d’échoppes aux commerçants ou aux artisans du village et un ‘’château’’ avec bâtiments et une maison à usage de ferme et cabaret le tout démolie et rasé pour éclairer la place de Lille.  

4° Estimations des dégâts fait aux maisons du faubourg de Fives, qui sont au-dessus des 250 toises, pendant le bombardement de la ville de Lille aux mois de septembre et octobre 1792. Estimations du montant des dégâts : 33 800 livres tournois.  

En tout 412 citoyens seront indemnisés, pour les pertes mobilières estimés à 329 257 livres. Cent vingt-quatre habitations sont endommagées ou détruites par les bombardements et vingt-cinq au-dessous des 250 toises, rasées pour éclairer la place de Lille (ADN. L 3070). 

       1806. Le maire de Fives, monsieur Corman, demande l’autorisation au général de division et Préfet du Nord de clôturer le nouveau cimetière, situer dans la deuxième zone de servitude, actuellement place Madeleine Caulier. Cette future clôture étant à moins de 16 mètres des habitations, cette autorisation n’est pas accordée (ADN. 2O 357 / 22).

       1814. Du côté de la porte de Roubaix, le Général Maison fait raser la clôture du cimetière de Lille implanté sur le territoire de la ZNA de Fives, ainsi que des constructions et des haies implantées sans autorisation (AM. 1D2 13).

       1817. Le 3 janvier. Le chef du génie de Lille, accorde par décision à monsieur le maire de Fives, l’autorisation de faire reconstruire l’église de la commune, à condition que cette église ne soit bâtie qu’en charpente et plâtrage et que le maire de Fives, s’engage au nom de la commune, à faire démolir le tout à ses frais sans avoir droit à aucune indemnité, et à la première réquisition de l’autorité militaire, si le bien du service l’exige. L’église dite des Flamands, sera effectivement construite rue de la mairie (maintenant rue de Bouvines) dans la troisième zone de servitude (ADN. 66 J 1423).

       3a) Péripéties d’un cimetière en zone de servitudes militaires 

       1776. Le 10 du mois de mars. Déclaration du Roi, concernant les inhumations, donnée à Versailles et enregistrée en Parlement le 12 novembre 1776. 

      Cette déclaration fait suite aux plaintes touchant les inconvénients des inhumations fréquentes dans les églises, et même par rapport à la situation actuelle de la plupart des cimetières, qui, trop voisins desdites églises, seraient placés plus avantageusement, s’ils étaient plus éloignés des enceintes des villes, bourgs ou villages des différentes Provinces du royaume. Néanmoins certaines inhumations peuvent encore se faire, pour les Archevêques, évêques, curés, patrons des églises, et Haut-Justiciers, et fondateurs des chapelles. 

1er novembre 1776. Lettre sur les moyens de transférer le cimetière hors de l’enceinte des villes. Quand parait l’édit du Roi sur les inhumations, cela faisait déjà 176 ans, que M. Péricard, Evêque d’Avranches,  arrêta dans ses statuts Synodaux, qu’il ne serait plus permis d’inhumer dans les églises de son diocèse. Photos.

              1776. Procès-verbaux et plans des cimetières des paroisses de la ville de Lille et autres pièces concernant la translation desdits cimetières réunis en un seul, hors de la ville.  (AM /AG 172)

             1777. Pièces concernant l’approbation du ministre de la guerre, pour l’établissement du cimetière commun hors de la ville.  

Le 11 juin 1777, le ministre de la Guerre, permet à la ville d’enclore de murs un terrain d’environ cinq arpents dans les dehors de la porte St Maurice, sur le territoire du village de Fives, et en zone de servitudes militaires,  pour servir de cimetière à toutes les paroisses de Lille. Le ministre, le comte de St Germain rappelle toutefois que cette clôture devra être détruite à la première réquisition. Il rappelle aussi la procédure à suivre à la ‘’marche des enterrements’’, qui se termine à l’église paroissiale, d’où le corps est transportés au cimetière extérieur dans un carrosse ou chariot destiné à cette usage, sans autre appareil que celui d’être accompagné d’un seul ou deux ecclésiastiques, pour éviter toute introduction frauduleuse qui pourrait s’y faire.                                                          .

              1777. Janvier Mémoire adressé, au ministre de la guerre par les Magistrats de la ville de Lille, concernant la clôture du terrain devant servir de cimetière commun.    

            1777. 11 mars. Acte de vente de 24 cens ou environ  de terre, en deux pièces contiguës pour l’usage d’un cimetière commun. C’est  Louis Charles Joseph Delespaul  fondé de la procuration de son frère Jean Baptiste Delespaul Escuier Sieur de la Haye, capitaine  au régiment de Bourbonnais, qui vend à main ferme à messieurs les commissaires du Magistrat de la ville de Lille et à messieurs les représentants des marguilliers des paroisses de Saint-Etienne, Saint Maurice, Saint-Sauveur, Sainte-Catherine, la Magdeleine et Saint- André. Cette terre est occupé par le nommé Dubar vacher, et tenue en cotterie, partie de la seigneurie de Mortagne et partie de celle du Breucq. Cette terre est donc frappée de droit seigneuriaux, rentes et sous rentes. Ce ne sera pas sans poser le problème de la répartition de ces droits, qui sera l’objet d’un débat  dans la séance du magistrat de Lille le 15 février 1786. En plus de la répartition des droits entre les deux seigneuries se pose le problème du paiement de ces droits, qui en définitif sera à la charge des paroisses.  (AM. AG 173/2). La signature définitive  de cette vente aura lieu le 26 janvier 1778.  

           1778. 28 février.  L’assemblée du Magistrat de la ville dépose les plans et devis pour la construction des murailles qui doivent entourer le terrain, les plans de la décoration du christ, du logement du concierge, du fossoyeur et de la porte d’entrée. L’assemblée décide d’accorder en sus gratuitement les pavés de grés nécessaires à la construction du pavé qui conduira de celui de la porte Saint-Maurice au cimetière commun.

           1817. Le 8 mai, un membre du conseil municipal de Lille expose que les circonstances de la guerre ont fait disparaitre le mur du cimetière commun (cimetière de l’Est) situé sur la commune de Fives et en ZNA. Que ce lieu soit maintenant sans clôture et qu’il convient de le fermer ou d’établir un autre cimetière. Le conseil municipal décide qu’une commission de cinq membres sera chargé de lui présenter un projet tendant soit à rendre le cimetière plus décent soit à en établir un nouveau.

14 mai. Un membre de la commission fait des observations sur l’absence d’un mur de clôture au cimetière municipal. Il fut détruit en 1814 sur l’ordre du général Maison. Il rappelle tout d’abord la teneur du décret Royal du 10 mars 1777 qui défend d’inhumer dans les églises, chapelles ou oratoires. Ce décret fait obligation que le cimetière soit placé hors des enceintes de la ville.  Il autorise aussi la ville à acquérir le terrain nécessaire pour opérer les translations.

C’est dans ces conditions que le 11 juin 1777 le ministre de la guerre a accordé l’autorisation de clore le cimetière nouvellement acquis par la ville, comme la loi l’oblige.

Il est aussi rappelé le décret du 23 prairial an 12 :

 Article 1.  Qu’il y aura hors de chacune des villes ou bourgs à distance de 35 à 40 mètres au moins de leur enceinte, un terrain spécialement consacré l’inhumation des morts.

Article 2. Que le terrain le plus élevé et exposé au Nord soit choisi de préférence. Qu’il soit clos de mur de deux mètres au moins de l’élévation et qu’on y fasse des plantations en prenant les précautions convenables pour ne point gêner la circulation de l’air. Le même décret veut que pour l’établissement d’un cimetière il soit fait une information commodo et incommodo.

      Un autre décret du 7 mars 1808, stipule que l’on ne peut élever aucune habitation ni creuser aucun puit à moins de cent mètres d’un nouveau cimetière. Les bâtiments existants ne pourront ni ne être restaurés ni augmentés et les puits pourront être comblés sur la demande de la police locale. A cette époque Lille est une ville frontière. Elle l’est toujours en 1817, et la commission ne comprend pas que l’on ne puisse pas redresser le mur d’enceinte. Il faut savoir que si on porte le cimetière à cinq cents toises des fortifications on atteindra une commune rurale qui ne manquera pas de s’opposer au projet, alléguant qu’il se trouve des habitations à moins de cent mètres.

       La commission fait observer qu’il n’y a au contraire aucune difficulté à surmonter en conservant le cimetière actuel. Elle propose de ne pas déplacer le cimetière et de demander une nouvelle autorisation pour clôturer le cimetière d’un mur de 2m comme le prévoit le décret, et de le démolir en cas de guerre, comme le prévoit la première autorisation. (1D2 14).

          Ce cimetière devra encore faire face à d’autres difficultés concomitantes aux servitudes de la place militaire de Lille. Mais de nos jours  il est toujours là. Cette nécropole est aussi, avec ses arbres remarquables, un des espaces verts de la ville de Lille.

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             1835.  Le génie de la place militaire de Lille, dresse un état descriptif des dimensions et de la nature des constructions existant dans l’étendue de la première zone de servitudes de la place militaire de Lille, à l’époque du 22 juillet au 26 octobre. Il apparait que, entre la porte de Roubaix et de Tournai, de nombreuses constructions et plantations sont illégales. Certaines avaient déjà été rasées en 1814. Ces habitations sont souvent des cabarets, appartenant aux familles Coulon, Deldicque, Flouquet, Delporte, Droulers, Gadenne, ou des commerces, charbons, épicerie. Vers le chemin des Dos d’Ane, de nombreuses haies d’arbres, de fruitiers, et des serres appartenant à mademoiselle Fays, sont aussi frappées par les servitudes et n’ont pas fait l’objet d’autorisations. La majorité de ces constructions sont en bois et paillotis, quelques-unes sont en maçonnerie. Tel Jean-Baptiste Plouvier, qui au faubourg de Tournai, en arrière de la lunette 140, a bâti en maçonnerie une maison à usage de cabaret, une autre à usage d’habitation, une écurie et une buanderie.  De même la ville de Lille a aménagée une écurie, une porte d’entrée, avec deux obélisques, des hangars et un puit au cimetière de l’Est sans autorisation.

             Un deuxième registre portant sur la même période, dresse un même état descriptif, mais pour la deuxième zone et les polygones exceptionnels. Le même constat s’impose. Les haies, plantations et jardins, constructions en paillotis bois ou en maçonnerie, sont pour la plupart frappées d’illégalités et ont déjà été détruits une première fois. Malgré les constructions, l’inventaire fait état de fossés alimentés par le Becquerel et les eaux de ruissellement, des petits ponts en bois, de nombreux arbres d’ornements ou fruitiers et des multitudes de haies en charmes, ormes, épines, saules, fusains, lilas, sureaux et groseilliers, démontrant le caractère assez agreste et campagnard de la ZNA entre la porte de Roubaix et celle de Tournai. Une partie du centre du faubourg est situé dans ce périmètre de servitudes, ce qui donne des indications concernant la vie économique du village de Fives. (ADN. 66J 1412).

              Dans ces registres est consigné l’inventaire de la propriété de Charles-Auguste Alexandre Champon-Bocquet, propriétaire de l’ancien terrain sur lequel étaient édifiés la cense et le gros du Fief de la seigneurie de la Phalecque. Cette propriété était à cheval sur la première et seconde zone de servitude

Etat des lieux, dressé par les autorités du génie militaire de la place de Lille : Première zone de servitudes 

         ‘’Clôture en planches jointives. Construit en 1823 sans autorisation. Couches en maçonnerie de briques et mortier de chaux. Construit en 1825 sans autorisation.

Haie de groseilliers. Plantée en 1816 sans autorisation.

Réservoir en maçonnerie de briques et mortier de chaux. Construit en 1825 sans autorisation.

Bâtiment à usage de cuisine construit en maçonnerie de briques et de mortier de chaux. Toit à deux pans, couvert en paille. Au nord de cette cuisine se trouve un double escalier dont les marches en pierre de taille sont encastrées dans une cage de maçonnerie en briques et mortier de chaux. Construit en 1817 sans autorisation sur l’emplacement de l’ancien château rasé en 1814. L’escalier, lui, est d’origine inconnue.

Maison d’habitation en paillotis et toit à deux pans couverts en paille. A l’extrémité nord-ouest dudit bâtiment sont deux contreforts en maçonnerie de briques et mortier de chaux. Construit en 1816 sans autorisation.

Baraque en planches à usage de magasins à fourrage toit à deux pans, couvert en paille. Existait en 1814, a été rasé puis replacé en 1815.

Haies en épines à droite et à gauche de la porte d’entrée. Plantées en 1827 sans autorisation.

Deux pilastres égaux en maçonnerie de moellons et mortier de chaux, avec soubassement en pierre de taille d’un mètre de haut. Origine inconnue.

Haie en épines percée d’une barrière à claire voie de 1 mètre de large sur 2 mètres de haut. Haie en épine en partie de la 2ème zone de servitude. Rasée en 1814 et repoussée depuis.

Clôture en planches jointes. Construit en 1830 sans autorisation.

Pont au milieu duquel se trouve une porte à claire voie avec ailes en planches jointives.

Deuxième zone de servitudes :

Une haie en épine percée d’une porte à claire voie. Origine inconnue.

Un pavillon circulaire en maçonnerie de briques et mortier de chaux, d’une circonférence de 12 mètres, haute de 5, 4à mètres. Le soubassement et en briques le reste en paillotis. Le toit conique est en ardoises. Au pied du pavillon un pont en charpente posé d’une part sur la maçonnerie du pavillon et de ’autre sur un massif en maçonnerie. Le tout construit en 1805 sans autorisation.

Dans la direction de l’axe du pont ce massif est percé d’un passage vouté. A l’ouest du pavillon sur le même axe se trouve un passage sur la route duquel est établit le palier de l’escalier. (ADN. 66J 1411-1412).

           29 janvier 1841. Le tribunal civil de Lille prononce l’expropriation de divers terrains situés entre autres à Fives, et sur la ZNA, pour l’exécution du chemin de fer de Lille à la frontière belge.  (ADN. S 2725)

         1843. La commune de Fives, suite à la délibération de son conseil municipal sous la présidence de son maire Louis Richebé,  est autorisée par la commission des Bâtiments civiles et des autorités militaires, à agrandir et clôturer le cimetière de Fives. Les terrains sont achetés à la famille Coustenoble et sont situés à l’emplacement de la future place Madeleine Caulier.

3b) Gare de voyageur à Fives. Saga d’un projet.

           1843. Discussion sur la station de chemin de fer intérieure tout en reconnaissant que la station ne pourra pas absorber tout le trafic. Il est décidé, en attendant de construire la station intérieure, de construire une station provisoire à Fives, près du cimetière de Fives, et dans la troisième partie de la ZNA. Délibération du conseil municipal, qui craint qu’un problème ne surgisse concernant la jouissance des terrains et des locaux lorsque la station provisoire aura cessé de fonctionner.

3 février 1843. Rapport de la commission du projet de station intérieure. C’est un véritable plaidoyer pour que la voie de Paris vers la Belgique s’arrête à l’intérieure de l’enceinte militaire.

18 juillet 1843. Suite à de légères modifications prescrites par le ministre de la guerre et des travaux publics le maire de Fives est averti que des expropriations vont être menées pour le tracé à faire dans les propriétés comprises entre le cimetière de Fives et la station extérieure. 

Dans sa séance du 22 mars 1843, le conseil municipal de Lille déclare :

1)      Une station sera établie sur la ligne de Lille à la frontière belge, près du cimetière de Fives.

2)       La ville contribuera à hauteur de 80.000 frs pour la construction de cette station provisoire.

3)      Lorsque la station aura cessé de servir, la ville rentrera en jouissance des terrains qu’elle aura acquis pour construire ce débarcadère.

4)      Lors du démantèlement de la station de Fives, les matériaux composant le bâtiment appartiendront à l’état.

10 février 1843.  Chemin de fer de Lille à la frontière Belge. Il est présenté le plan détaillé de la station à établir près du cimetière de Fives (ADN. S 2713).

15 février 1843. Arrêté du Préfet Nord concernant le projet d’établissement d’une station provisoire du chemin de fer de Lille à la frontière de la Belgique à proximité du cimetière de la commune de Fives.

15 mars 1843. Conférence sur une station provisoire à Fives, avec Charles Antoine Paulin, Lieutenant du génie, ingénieur en chef à Lille et Jacques Alphonse Busche, ingénieur en chef des ponts et chaussées, chargé de la section de chemin de fer de Paris à la Belgique. L’autorisation de construction de la gare provisoire dans la troisième zone est accordée.

 1844. Courrier du maire de Lille adressé au Préfet. Par suite de la translation des chemins de fer à la station du long Pot, le projet de construction d’une gare provisoire près du cimetière de Fives est définitivement abandonné.  La décision est prise d’installer un débarcadère, au pont du Lion d’Or.

 

          1845. Pétition des propriétaires de petits jardins situés à Fives, en dedans la zone de servitudes militaires de la place de Lille et dont une portion a été expropriée par l’administration des Ponts et Chaussées pour servir au passage de l’embranchement qui doit lier le débarcadère intérieur de Lille au chemin de fer du Nord. Ils exposent au Ministre de l’intérieur :

‘’Que par suite de cette expropriation leurs propriétés, qui étaient closes par des haies vives, vont se trouver à l’ouvert.

       Ils viennent réclamer de votre bienveillance, Monsieur le Ministre, que vous les autorisiez à transplanter ces haies sur le terrain qui leur reste, en se conformant pour la distance à maintenir, aux prescriptions militaires du génie de Lille.

       Si vous avez la bonté de considérer qu’ils viennent d’éprouver un préjudice notable par la dépossession seulement partielle de leurs propriétés, que par suite de cette dépossession la faveur qu’ils réclament serait pour eux d’une grande importance ; qu’enfin ils ne demandent point à établir une chose nouvelle, mais seulement à maintenir ce qui existe en le reportant à quelques mètres’’ (66J 1436).

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        1853. Le décret Impérial du 10 août 1853, confirme et renforce toutes les ordonnances et autres lois qui ont été prisent auparavant, concernant les zones des enceintes fortifiées (ADN. Journal des lois octobre 1853).

 Selon ce décret les servitudes militaires comportent trois zones.

°Jusqu'à 250 mètres des remparts, aucune construction n’est autorisée.

°A partir de cette 1ère zone et sur une largeur de 237 mètres, les maisons en bois et en terre (sans chaux, ni plâtre) sont  tolérées mais à détruire  en cas de siège et sans indemnité pour leur propriétaire.

°Sur une dernière zone de 487 mètres de large au-delà de la précédente, les constructions pour l’industrie, l’agriculture et le commerce sont à négocier (ADN. 66 J 1538. Plan).

          1858. Agrandissement de Lille. Nouvelle enceinte militaire, donc déplacement et créations de nouvelles zones de servitude.

Ainsi à Fives la propriété d’Achille Droulers, située à Fives entre la rue de Bellevue et du Long-Pot, et entre la 2ème et 3ème zone de l’ancienne enceinte, se retrouve entre la 1ère et 2eme zone de la nouvelle enceinte.  Il y aura donc lieu de reconnaitre la préexistence de ces constructions et de payer des indemnités pour leur démolition encas de guerre.

Ce rapport du génie militaire de la place de Lille de 1863, nous permet de faire l’inventaire et l’état des lieux de la gare du Log-Pot à Fives.

 

Dans la 2ème zone de servitude de la nouvelle enceinte sont implantés :

 

  °Une halle couverte pour voyageurs, logements et bureaux des employés, en maçonnerie de briques, à cheval sur la limite de la 2ème zone. Ces locaux seront abattus dans la même année.

°Une halle de marchandises, murs en briques entre poteaux en bois à cheval sur la 2ème zone.

°Remise circulaire des locomotives, en maçonnerie de brique à cheval sur la 2ème zone.

°Un mur de clôture en maçonnerie de briques. Ces diverses constructions situées à Fives sur l’emplacement de la gare aux marchandises du chemin de fer du Nord, sont comprises ainsi qu’il suit dans les zones de la place.

° La Halle couverte, à cheval sue la limite de la 2ème zone de servitudes à 657 mètres du saillant du bastion 261 et à 655 mètres du saillant du bastion 257. °La halle aux marchandises, à cheval sur la limite de la 2ème zone des servitudes et à 780 mètres du saillant du bastion 261 et à 680 mètres du saillant du bastion 257.

°La remise circulaire des locomotives, à cheval sur la limite de la 2ème zone des servitudes de la place nouvelle.

 

°Les murs entourant les établissements, également à cheval sur la limite de la 2ème zone de la nouvelle place. Pour tous les bâtiments de la gare il  y aura aussi lieu d’admettre leur préexistence pour le paiement d’indemnités en cas de guerre. (ADN. 66 J 1413)

 

            1863. Nouvel état descriptif des dimensions et de la nature des constructions existant dans l’étendue des zones de servitudes de la place militaire de Lille.  Commune de Fives. Permissions des autorités militaires et soumission des demandeurs pour l’installation d’ateliers de chaudronnerie en fer et une scierie au faubourg de Valenciennes. Achille Boutry-Droulers obtient l’autorisation d’aménager sa propriété entre la rue Bellevue et celle du Long-Pot.

Deux moulins, situés en deuxième zone de servitudes, appartenant à Edouard Denech Delbecque, dont celui dit des Alouettes,  bâtis  tous les deux  au pied de sente de Ronchin, pied de sente qui prend naissance à l’ancien grand chemin de Valenciennes qui va à Fives, ont été démolis. Le logement du meunier et l’entrepôt, construit en pierre de Lezennes, sont reconvertis en habitations, et font l’objet d’une déclaration, et d’une autorisation du génie militaire de la place de Lille (ADN  66J 1413). Voir document annexe

 

          1868. Dans sa séance du 15 mai, le comité des fortifications examine une demande du maire de Lille d’ouvrir une nouvelle porte pour faciliter la communication avec le faubourg de Fives.

       Le maire de Lille expose que lorsque la ville a étudié en 1859 le tracé des diverses artères destinées à assurer la circulation dans sa nouvelle enceinte elle a compris au nombre des voies alors projetées la boulevard Louis XIV qui est aujourd’hui exécuté et qui aboutit au boulevard du Maréchal Vaillant.

       Ce boulevard a été ainsi tracé dans la prévision qu’on établirait une porte à son extrémité lorsque les ressources du budget municipal permettraient d’aborder une dépense aussi considérable.

       Le maire fait remarquer que l’intérieur de la ville n’a de communication avec Fives que par les deux portes de de Tournai et de Valenciennes distantes l’une de l’autre de 1200 mètres, et que de plus l’accès par la dernière de ces portes est bien défectueux depuis la suppression du passage à niveau de la rue de Bellevue qui a été remplacé, malgré les réclamations de la municipalité, par le passage supérieur établi en tête de la gare de Fives.

       Cet état de choses impose, selon lui, une gêne excessive aux habitants et à l’industrie de Lille et menace de compromettre de la manière la plus grave l’avenir d’une partie importante de la banlieue. En conséquence le maire de Lille prie le ministre de la guerre d’adhérer en principe à l’ouverture de la nouvelle porte et d’inviter le génie local à faire des études préliminaires de ce projet, afin que la ville soit fixée au plus tôt sur ce sujet.

       Malgré l’avis défavorable du commandant du génie et du directeur des fortifications, le comité des fortifications donne un avis favorable, et le 13 juin 1868, le Ministre de la guerre, Niel,  autorise l’ouverture d’une nouvelle porte à l’extrémité du boulevard Louis XIV (ADN.  66J 1369).

 

           1876. Divers propriétaires de terrains situés dans les zones de servitudes militaires de la place de Lille demandent, par pétition, le déclassement de la lunette 140 dite fort Sainte Agnès. Les signataires de la pétition pensent que cet ouvrage n’a aucune importance pour la défense de la place, qu’il est dominé par les remblais exécutés par la Compagnie des Chemins de Fer du Nord et n’aura plus raison d’être, dès que l’on aura construit les forts détachés. Leur demande est rejetée (ADN 66J 1407).

 

3c) Le fort Sainte Agnès

       La lunette, dite fort Saint Agnès, construite lors de l’édification des fortifications par Vauban, sur les terrains du Grand Cureux appartenant à la famille Delanoy en 1692, est cotée sur la légende de la place sous le n=° 140 et comporte une lunette proprement dite, revêtue et fermée à la gorge1, entourée complètement de fossés pleins d’eau et couverte par un couvre-face2 en terre, également plein d’eau. Cet ouvrage peut en outre, en cas de siège être renforcé par une inondation de 9 hectares de superficie en retenant les eaux du Becquerel. C’est donc un petit fort isolé, susceptible d’une bonne résistance. En plus en formant une saillie considérable sur la ligne presque droite de front des différents ouvrages qui l’environnent (de la porte de Gand à la porte de Valenciennes) il aurait pour effets de rejeter plus au loin les attaques qui pourraient être dirigés contre eux. C’est en effet ce que pensent les autorités militaires de la place de Lille, à cette époque. La démolition du fort Saint-Agnès sera plusieurs fois souhaitée, par les riverains  ou les autorités publiques, mais toutes ces requêtes seront rejetées par les autorités militaires.   Ce fort, situé sur la zone dite des Dondaines, fut détruit dans les années 1980, car il était édifié sur le tracé de la ligne du TGV.

1. Mur d’un ouvrage tourné vers l’intérieur de la forteresse.

2. Ou contre garde, ouvrage placé en avant d’un bastion et composé de deux murs parallèles aux faces du bastion, dont il est séparé par un fossé.

 

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       1881. Avis favorable des services du génie de Lille pour supprimer, les passages à niveaux, de la Rue de Bouvines, avenue Champon et rue de Tournai, tous trois étant situés dans les zones de servitudes militaires (ADN. 66J 1521).  

 

       1892. Le Conseil Général du Nord demande la démolition du fort Saint-Agnès et la suppression des servitudes militaire en avant des fronts de l’enceinte qui sont tournées vers Fives et Saint-Maurice. Demande de nouveau rejetée (ADN 66J 1407).

 

       1895. Couverture du Becquerel dans la traversée de Fives. Le Lieutenant-Colonel Leduc, chef de Génie de Lille est d’avis que ce projet peut être approuvé sous les réserves suivantes :

       Il sera établi dans le piédroit de rive gauche de l’aqueduc du Becquerel, à la traversée du fossé de la lunette Sainte Agnès, une vanne permettant d’inonder les fossés de cette lunette.

       Au lieu d’établir une cunette entre deux digues isolées des rives, on remblaiera complètement l’avant fossé des Elites, en ménageant au centre la cunette prévue et en raccordant ses bords par des pentes douces avec les glacis et avec les crêtes de rive gauche.

 Ce projet sera réalisé en 1895-1896 (ADN. 66J 1506. Voir document en annexe).

 

       1906. Affaire typique de la servitude militaire : La saga Beudaert (Au Palais Saint-Maurice).

Le 8 mars 1906, le lieutenant-colonel Goudart, chef du génie à Lille, autorise Monsieur Beudeart à construire un abri léger et un portique en bois à claire voie sur un terrain appartenant  à Monsieur Cousin Loridan, lequel terrain est inscrit au cadastre de la ville de Lille sous les numéros 1240 à 1242 section c, et dans la 1ère zone de servitudes militaires.

L’autorisation est accordée sous les réserves suivantes :

1)    L’abri projeté sera supporté par des poteaux en bois, il ne possédera tant à l’intérieur que sur ses faces latérales aucune cloison de quelque nature qu’elle puisse être.

2)     Avant tout travail les sieurs Beudeart locataires et Cousin Loridan propriétaire s’engageront conjointement et solidairement dans une soumission, à démolir les susdites constructions à leurs frais et sans indemnité à la première réquisition de l’autorité militaire, dans le cas où la place de Lille déclaré en état de guerre serait menacée d’hostilité. (ADN. 66J 1474).

1er avril 1909. Une procédure est engagée envers le sieur Beudeart, car des panneaux, facilement démontables, et non autorisés avaient été joints clandestinement sur les faces de l’abri. Il est rappelé au sieur Beudeart qu’il est interdit et qu’il n’a pas eu l’autorisation de clore l’abri pendant la mauvaise saison, au moyen de panneaux ou volet en sapin ou de parties vitrées.

Le chef du génie rappelle au ministre de la guerre, qu’a plusieurs reprises il a prescrit à l’officier de l’administration du secteur dans lequel se trouve la construction du sieur Beudeart de dresser procès-verbal si les panneaux mobiles qui servent à clore ces constructions sur les faces et les extrémités n’étaient pas enlevés. Chaque fois que l’officier s’est présenté et a fait des sommations pour obtenir l’enlèvement des clôtures, les éléments de celle-ci ont été enlevés, puis remises dans une baraque dont la construction était autorisée, mais aussitôt que le représentant s’était retiré, les clôtures étaient remises en place.

       En présence de ces faits, le chef du génie n’a pas cru qu’il serait possible d’obtenir du conseil de préfecture une condamnation contre ces délinquants d’une catégorie spéciale, et d’autre part le retentissement qu’aurait eu un acquittement au conseil de préfecture, de monsieur Beudeart ne pouvait qu’augmenter les difficultés qu’éprouve le service du génie à réprimer les infractions au décret du 10 août 1853.

       En conclusion le chef du génie a invité, verbalement, monsieur Beudeart à se conformer à la législation et lui a donné un délai de quinze jours à se conformer aux clauses de l’autorisation qu’il a obtenu le 8 mars 1806. (ADN. 66 J 1474).

2 juin 1910. Monsieur Beudeart sollicite la permission du ministre pour construire un abri léger de 14 mètres de longueur et de 4 mètres de largeur avec des cloisons démontables pour protéger contre les intempéries et pour y loger un autobus qui fait le service de son établissement. Le terrain est situé au numéro 6 rue faubourg de Roubaix dans la 1ère zone des servitudes défensives de la place de Lille repris au cadastre sous les numéros 1240-1241 section c à la distance moyenne de 280 mètres du saillant des magistrales du bastion 67 à celle de 22mètres du saillant des magistrales du bastion 72. 

8 juin 1910, rapport du chef du génie de Lille à la demande de monsieur Beudeart concernant un hangar clos pour y loger un autobus destiné à faire le service d’un établissement public que l’intéressé a appelé le ‘’Palais Saint-Maurice’’. Le chef du génie de Lille rappelle que cet établissement a été créé peu à peu au moyen de constructions plus au moins régulièrement érigées et cela depuis 1906. Sachant que les hangars qu’il a établis lui sont tolérés, monsieur Lille Beudeart pensent qu’il obtiendra la permission d’en construire un autre et d’agrandir son établissement, en sachant que ce dit hangar a déjà été construit et cela avant d’en avoir obtenu l’autorisation.   En conclusion le chef du génie de la place de Lille pense qu’il n’y a aucune raison pour ne pas appliquer à monsieur Beudeart la procédure qui a été poursuivie en 1909 contre divers contrevenant, dans des cas analogues et il est d’avis que la demande de monsieur Beudeart ne soit pas accordée et qu’il soit poursuivi conformément aux lois et règlements sur les servitudes militaires.

5 juillet 1910.  Un procès-verbal est dressé à l’encontre de monsieur Beudeart suite à l’édification d’une baraque indûment érigée sur une zone de servitudes 

2 août 1910. Le Colonel Tatin, directeur du dénie de Lille demande au Conseil de Préfecture de condamner monsieur Beudeart à démolir la construction qu’il a indûment érigée dans la 1ère zone des servitudes militaires de la place de Lille et de le condamner aussi à cinquante francs d’amende.

10 septembre 1910. Malgré les différentes réclamations de monsieur Beudeart, le ministre maintien la décision prise par le Conseil de Préfecture le 5 juillet.

16 septembre 1910. Un nouveau procès-verbal de contravention est dressé à l’encontre de monsieur Beudeart pour avoir illicitement érigé dans la première zone des servitudes défensives, une baraque en bois et un abri léger. Malgré l’arrêté du conseil de préfecture monsieur Beudeart n’a pas fait opposition et n’a pas non plus démoli les constructions illicites.

17 septembre, courrier de monsieur Beudeart au ministre, pour solliciter son autorisation pour construire un hangar et une baraque à l’entrée de son établissement.

29 novembre 1910. Monsieur Beudeart est condamné de nouveau par le Conseil de Préfecture.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il est possible et peut être autorisé de construire en bois dans cette zone. En fait ce qu’il est reproché à monsieur Beudeart c’est de l’avoir fait sans autorisation et d’avoir perduré dans son comportement, car il a reconstruit sur un nouvel emplacement une baraque antérieurement autorisée en 1906. (ADN. 66 J 1475).

24 janvier 1911. Nouvelle condamnation pour monsieur Beudeart. Si les constructions litigieuses ne sont pas démolies dans un délai d’un mois, les services du génie militaire procéderont eux-mêmes à leur destruction. Il est en outre condamner à 16 francs d’amende.

27 septembre 1911. Nouvelle demande de monsieur Beudeart pour construire un hangar ouvert. Autorisation accordée par le Chef du Génie de Lille, sous réserve de destruction à la réquisition de l’autorité militaire (ADN. 66 J 1476).

13 novembre 1912. Demande de monsieur Beudaert, au Conseil d’Etat, d’annuler l’arrêté du 29 novembre 1910 le condamnant à 16 francs d’amende. Demande rejetée (ADN. 66 J 1477).

6 octobre 1913. Monsieur Beudaert sollicite l’autorisation de construire, toujours sur le même terrain qui appartient à monsieur Cousin-Loridan, un abri léger. L’abri se composerait d’une toiture montante en bois, sans cloison d’aucune nature et ne formerait en réalité qu’un simple parapluie, destiné à protéger contre les intempéries une aire en bois de teck à usage de patinoire.   Autorisation accordée, toujours avec les mêmes conditions liées aux servitudes militaires (ADN. 66 J 1478).

Octobre 1919. Demande de monsieur Georges Beudeart, sollicitant l’autorisation de construire, une maison démontable, une allée couverte à vitrine pour vestiaire et allée promenoir en adossement, façade ouest d’une salle de bal et un bâti couvert pour former 5 WC.  Le maire de Lille, sollicité par le chef du génie, déclare qu’au regard de la loi de déclassement qui prévoit l’aménagement en espaces libres de la première zone de fortification, aucune construction même provisoire ne pourrait être autorisée, et que la demande de monsieur Beudaert ne saurait en principe être admise, mais désireux de ne pas porter atteinte aux intérêts d’un sinistré, le maire propose de donner l’autorisation sous la condition expresse que la ville soit garantie contre des demandes futures d’indemnités devant les jury d’expropriation, par un engagement formel du pétionnaire devant la ville. Il est joint au dossier un mémoire rappelant toutes les infractions commis par monsieur Beudaert depuis 1906 (ADN. 66 J 1480).

 

       1905-1909. Etude et projet présenté par le conseil municipal de Lille concernant le déclassement de l’enceinte militaire de la            ville de Lille.

 

       1910. Faubourg de Valenciennes, implantation et extension de l’entreprise Nicodème. Les ateliers sont certes situés dans la première et seconde zone de servitude, mais aussi dans le polygone exceptionnel décidé en 1896 et permettant les constructions en dur, sous réserve d’autorisation. 

 

       1914. Le 17 juillet, vœu du conseil municipal de Lille qui demande à Monsieur le ministre de l’intérieur de provoquer l’inscription du projet de déclassement de la Place de Lille à l’ordre du jour du parlement. La guerre 1914-1918 interrompt le processus.

 

        1919. La mission départementale d’aménagement et d’extension des villes et des villages, sous la présidence d’Emile Dubuisson architecte diplômé par le gouvernement, adopte le rapport présenté par Monsieur Lemoine, ingénieur des Ponts et Chaussées, et Directeur des travaux municipaux de la ville de Lille  émet un vœu en faveur de l’adoption du projet de démantèlement, tel qu’il a été présenté. C'est-à-dire le déclassement de l’enceinte fortifiée par fractions successives ; l’expropriation des terrains composant la première zone des servitudes militaires avec maintien de la servitude non aedificandi dans l’intérêt de l’hygiène et de la salubrité publique. A charge de la ville de les aménager en espaces libres, parcs et jardins à l’exception des terrains réservés aux services publics et aux constructions en bordure des principales voies de pénétration. La commission estime que dans toute la partie des fortifications située entre la porte de Saint André et  Fives les parcs et jardins pourraient être d’une réalisation plus immédiate et d’un tracé plus accidenté en profitant des anciennes fortifications et en conservant les beaux arbres qui en font la parure et que soient conservés  les monuments compris dans l’enceinte militaire et présentant  un caractère historique ou archéologique tels que les  portes de Gand, de Roubaix, de Tournai, de Fives et la noble tour.

 Loi sur le Démantèlement des fortifications, de la porte de Roubaix à la porte de Valenciennes. Déjà dès 1910, la municipalité de Lille, ayant à sa tête le maire Charles Delesalle, étudie la possibilité du déclassement de la place fortifiée de Lille ainsi que le dérasement des fortifications. Le but : « récupérer les terrains du glacis de la zone non Aedificandi ». (Archives municipales. Délibération du conseil municipal.  Série 1 /D2).

 

       1919. Le 19 octobre, le décret de loi prononce le déclassement la place militaire de Lille. Les terrains des fortifications doivent être remis à la ville, à l’exclusion des réserves qui sont consenties à divers services publics. Une convention spéciale doit intervenir à cet effet entre l’Etat et la ville de Lille.

Pour le faubourg de Fives la première des conséquences de cette loi, c’est la fin des servitudes militaires pour les 2ème et 3ème zone. On peut, à partir de cette date, construire en briques et tout ce qui se fait dans ces deux zones n’est plus soumis à l’autorisation du Génie de la place militaire de Lille.

Parmi les 3 articles de la loi du 19 octobre 1919, présentés au journal officiel, c’est le 2ème qui est censé changer le plus la vie des habitants du faubourg. Cet article précise que : « dans l’intérêt de l’hygiène et de la salubrité publique, les terrains composant la première zone de servitudes militaires continueront d’être grevés de la servitude (non aedificandi). La ville dispose d’un délai de 20 ans pour acquérir ces parcelles, de façon à les aménager en espaces libres.

 

       1925. Porte de Roubaix, des jardins ouvriers occupent des parcelles, et un bidonville s’installe. Le dancing Beudaert et le café Labis, animent les dimanches des lillois. Du côté de la porte de Tournai, ce sont des ferrailleurs qui occupent les lieux. L’entreprise Masquelier viendra s’y implanter.

       1927. Monsieur le Préfet demande, par sa lettre du 28 janvier, de faire insérer dans le règlement sanitaire les dispositions nécessaires au respect de la servitude non aedificandi sur les terrains de l’ancienne première zone militaire de Lille, maintenue par mesure d’hygiène par la loi du 19 octobre 1919.

Dans ces conditions, nous vous demandons, d’accord avec la 5ème commission de bien vouloir adopter l’additif suivant à l’article 1er du règlement sanitaire.

       Article 1 bis. Par application du paragraphe 1er de l’article 2 de la loi du 19 octobre 1919 portant déclassement de l’enceinte de la place de Lille, aucune construction de quelque nature qu’elle soit, en dur en bois ou en tous autres matériaux, ne pourra être érigée dans la première zone de servitudes militaires de l’ancienne enceinte de la place de Lille.

 

       1926. 28 octobre. La loi du 19 octobre 1919 impose à la ville l’obligation d’exproprier les terrains de la première zone des servitudes militaires et grevés de la servitude non aedificandi. En conséquence la ville s’est porté acquéreur de commerces et de  maisons de ville et de campagne rue E. jacquet.

 

       1929. Le 2 mai, adhésion du conseil municipal au classement des monuments historique de la porte de Gand et de la porte de Roubaix.

 

       1930. Remise à la ville, moyennant, une somme de cinq millions de francs, des terrains militaires d’une contenance de 186 hectares, formant l’ensemble des fortifications, déduction faite de la citadelle et des parties réservées au profit de l’état, de la compagnie des chemins de fer du Nord et de divers services publics. Remise définitive des terrains compris entre la gare des voyageurs et le champ de manœuvres de Ronchin.

 

       1931. Dans le cadre du démantèlement des fortifications, aménagement du côté du faubourg de Valenciennes.

 

       1932. Du côté du Faubourg de Valenciennes, pose de la première du palais de la foire commerciale de Lille.

       1933. Aménagement de la fortification dérasée entre la rue de Tournai et le boulevard Louis XIV.

 

       1933-1935. Aménagement des terrains et de jardins, Faubourg de Valenciennes et autour du Palais de la foire commerciale.

 

        1934. Décision de déraser la fortification aux abords de de la porte de Roubaix et de la caserne Souham, et d’autoriser à embaucher de la main d’œuvre, des sans travail et à employer, dans une proportion de soixante-quinze pour cent des chômeurs Français inscrits depuis un mois au moins au fonds de chômage.

 Adoption d’un projet pour la construction d’un escalier monumental et l’aménagement en jardin des fossés de la porte de Roubaix, ainsi que la partie au-dessus du mur d’escarpe de la porte.

       1934. Novembre, l’abbé Mélis, vicaire de Notre-Dame de Fives, voyant l’état de délabrement physique et moral des habitants de la zone des Dondaines, lance un appel pour développer une zone charitable et pastorale Il construit, en dur sur des terrains donnés par la famille Virnot (la Croix du Nord novembre 1934).

       1935. Les députés lillois, Messieurs Roger Salengro et Bracke-Desrousseaux, proposent de porter de 30 à 50ans le délai imparti à la ville pour acquérir ces terrains classés, non aedificandi.

 Le 12 décembre 1935, le dernier paragraphe de l’article 3 de la loi du 19 octobre 1919 est abrogé et remplacé par la disposition suivante : « l’ensemble des terrains devra être acquis dans le délai de cinquante années ». En 1969 l’opération de rachat aurait dû être terminée.

       1935. Le 17 octobre un procès-verbal est dressé à l’encontre du vicaire de Fives, l’abbé Mélis, par l’administration municipale qui s’appuie sur le décret du 10 août 1853, qui est confirmé par la loi du 19 octobre 1919 portant déclassement de l’enceinte fortifiée de la ville (A.D.N. Série 66J). Ces constructions sont maintenues. L’abbé des pauvres ne cède pas.

       1948. On démolit le vieux château Lemoine, propriété de la ville depuis 1928. Il est abandonné et se situe sur la zone non aedificandi. Avec la guerre le château avait repris du service. Il connut tour à tour l’occupation anglaise, l’occupation allemande, les auberges de la jeunesse, les colonies de vacances. La cheminée seule présente un intérêt. Elle est donnée aux Beaux-Arts de Lille. Le parc, avec ses hêtres, marronniers et noyers, sa belle pelouse et ses portiques, continue de servir de lieu d’ébats pour la jeunesse des colonies.

 

       1950. Construction du périphérique Est (foire commerciale, Pont des Flandres, carrefour Labis, carrefour Pasteur), le long de la zone des Dondaines, et à l’emplacement des anciens remparts. La voie vers la Madeleine est en partie fermée avant le carrefour Labis. Un avocat conteste le projet : il faut emprunter l’autre voie pour contourner son terrain,  puis revenir vers la première voie avant le carrefour Labis.

 

       1950-1955. Construction de la cité administrative, à peu près à l’emplacement de l’ancienne porte de Tournai, démolie en 1924.

 

       1953. Création de l’héliport de Lille. C’est le premier héliport international établi en France. Il est desservi par la Sabena (société Belge de navigation aérienne). Pour sa construction un terrain à 50 mètres de la gare a été concédé par la ville à la chambre de commerce. C’est un carré bétonné de 20 mètres de côté qui se situe sur un terrain herbeux de la Z.N.A.

 

       1957. Projet d’extension, sur la place des Buisses, pour les lignes de bus de Banlieue.

 

       1961. Près du pont supérieur de Fives, aménagement d’un jardin public à la place d’un dépôt de ferrailles (le parc Pierre Legrand, où sera érigé un monument à sa mémoire).

 

       1961. Pour permettre l’aménagement du carrefour, on démolit le café Labis. Ce café-guinguette qui avait fait les beaux dimanches des lillois avec le dancing Beudaert (tout proche), avait 165 ans. Il était situé juste à la limite de la première zone constructible et il avait souvent échappé à la démolition.

 

        1962. Lors de la séance du conseil municipal du 11 mars, par délibération en date du 27 décembre 1960, il a été décidé l’expropriation des terrains de zone situés à Lille, secteur des Dondaines, 3ème partie, délimité par les rues du Faubourg de Roubaix, Eugène Jacquet, des jardins Caulier et la limite de la première zone des servitudes militaires.

Chacun des propriétaires ont convenu :

a)     D’évacuer le terrain à première demande de la ville et après préavis d’usage, dès que celle-ci désirera le reprendre pour l’exécution de ses projets d’urbanisme.

b)     De ne pas céder son droit d’occupation et n’exercer après son départ aucun recours contre la ville pour quelque cause que ce soit.

Ces terrains sont grevés de la servitude non aedificandi, en application du décret du 10 août 1853, dont l’acquisition est poursuivie en application de la loi du 19 octobre 1919, modifiée par la loi du 12 juillet 1941 (ADN. 345W 123035)

       La loi du 19 octobre 1919 portant déclassement de l’enceinte fortifiée de la place de Lille qui a imposé à la ville de lille l’obligation d’acquérir, pour les aménager en espaces libres, les terrains composant l’ancienne première zone militaire grevés de la servitude non aedificandi, et notamment le secteur des Dondaines (ADN. 345W 123035)

       1962. Construction du nouveau centre de tri postal, le long des quais S.N.C.F. et de la rue de la chaude rivière. Début des travaux de la gare routière, l’architecte est Monsieur Secq.

       1963. Suite à un crime commis, dans la nuit du 24 juillet, à la porte de Roubaix, on défriche les abords de la ville, on y pose des réverbères. Création d’un parking devant la porte de Roubaix.

En application du plan du 1er octobre 1957, aménagement du quartier de la gare. Une voie de 16 mètres de large est construite entre la rue de la Chaude-Rivière et la place des Buisses pour desservir le tri postal et la gare routière, et permettre l’accès du faubourg de Fives au centre-ville.

 

       1965. Inauguration de la gare routière, près de l’héliport.

 

       1968. Projet d’installation du lycée Valentine Labbé aux Dondaines, chemin des élites. Finalement le Lycée est construit au Romarin à la Madeleine.

 

       1969.            Le 19 octobre les opérations n’étant pas terminées, la ville demande à nouveau un délai de 10 ans. Le délai fut accordé. Quel avenir pour ces terrains de la Z.N.A ?

Voilà ce qu’écrit Anne Million : « les terrains composant la zone non aedificandi ont une surface totale de 260 hectares, de 12 kilomètres de périmètre, et ils ont 400 à 500 mètres de largeur. Ils ont été remis à la commune et doivent rester libres de toute occupation puisqu’ils sont destinés à être des espaces verts. Mais depuis quelques années, ils sont occupés partiellement par des jardins ouvriers, ou par des baraquements et des campements en principe provisoires, mais qui subsistent depuis longtemps ».

En effet après 1920 et la crise du logement, en partie due aux destructions de la guerre, des gens sans logement se sont installés sur cette zone.

 

       1970. Début de la lutte contre les bidonvilles, en Z.N.A. des Dondaines. Les baraquements doivent disparaître. Une cité de transit rue du Chevalier de L’Espinard (Faubourg de Béthune) doit accueillir les habitants, une centaine de familles (500 personnes) restent aux alentours du fort Saint-Agnès, dans des jardins ouvriers où ils sont dispersés au gré des accidents de terrain, dans un assemblage hétéroclite de planches, de tôles ondulées, de grillage. Le relogement est prévu dans des H.L.M. du Petit Maroc. Reste le problème des ferrailleurs et des casses de voitures.

 

       1971. Relogement de 672 personnes, des Dondaines, dans un bâtiment collectif au Petit-Maroc et des maisons individuelles rue Lequeux.

 

       1975. Martyrisé par la guerre et un monstrueux urbanisme tout un quartier de Fives, le faubourg de Valenciennes, vit ses dernières heures. Les rues de Bavai, de l’Est (ancien chemin des morts qui menait à Saint-Sauveur), du Faubourg de Valenciennes, du cheminot Coquelin, tous ces endroits naguère vivants, sont désormais aux mains des urbanistes. Il y a une bonne trentaine d’années auprès du grand dépôt des machines, cohabitaient une fonderie prospère, de petites usines, d’innombrables commerces desservis par des lignes de tramways le « F » et le « V ». Ce quartier ravagé par les bombardements entre 1942 et 1945 était sans doute un des plus animés de la proche banlieue lilloise. (A.D.N. JX 620 / 1975. Archives municipales)

 

       1976. Projet d’aménagement des Dondaines pour la création d’un grand parc urbain. Dix hectares, pour une aire de jeux, ferme de la nature, théâtre de plein air, lac pour assainir le terrain, un rocher d’escalade avec belvédère.

 

       1977. Les habitants des Dondaines sont contre la rénovation totale de leur quartier (Alma-Jacquet), car il reste 141 maisons en Z.N.A qu’il faut rénover ou détruire.  Quatre-vingt-seize habitants veulent rester, car les personnes évacuées du bidonville en H.L.M. ne s’y habituent pas et regrettent leur exil. (A.M. Essai d’analyse urbaine).

 

       1978. Un parking sauvage s’installe peu à peu porte de Roubaix, sur le futur site d’Euralille.

 

       1979. Faubourg de Valenciennes et Mont de Terre. Démolition de la rotonde du Mont de Terre et du dépôt de Fives (ces bâtiments avaient été reconstruit en 1945 pour héberger 40 locomotives à vapeur).

 

       1982. Suite à la modification du schéma des transports et de l’arrivée du métro, la gare routière est désaffectée.

 

       1990. Destruction du fort Sainte-Agnès pour le passage du T.G.V.

 

       1991-1995. Dégagement de la porte de Roubaix pour la création du quartier d’Euralille 1. La caserne Souham, désaffectée, sert de quartier général aux architectes et urbanistes.

 

       1991. On gronde aux Dondaines car on veut faire passer le périphérique Est à travers le parc urbain. Pour en finir il est décidé que le ‘périf ‘ Est passera en-dessous du parc urbain. Le quartier de Fives hérite de nouveaux autoponts qui défigurent le paysage y amènent le bruit et la pollution, à causes de nombreuses   dessertes routières. Ces désagréments affectent la circulation et la qualité de vie dans le quartier fivois.

 

       1995-1998. Création du parc urbain Matisse à la Porte de Roubaix, sur l’ex-parking sauvage de la Porte de Roubaix. Exemple de ce qui aurait dû être fait tout autour de l’enceinte de la ville, selon le décret du démantèlement de 1919.

 

       1996. Le prolongement de la rue de la Chaude Rivière jusqu’à la place des Buisses est dénommé : avenue Willy Brandt.

 

       1999. L’ancien périphérique Est, entre place Théo Varlet et le Parvis de Rotterdam, est désaffecté et on l’aménage en boulevard urbain.

 

       2000. On expulse le club Hippique des trois D, et on rase des maisons en bois de l’ilot Saint-Maurice pour procéder à l’extension d’Euralille de l’autre côté du périphérique. Création des rues du Luxembourg, Prague et Athènes.

 

       2007. Elargissement de l’avenue Willy Brandt. Le pont des Flandres est agrandi pour réaliser la jonction entre la gare Lille-Flandres, le périphérique Est et la voie rapide à Fives. On relooke la rue de la Chaude-Rivière qui devient une voie ‘’d’aiguillage automobile’’ à grande circulation.

 

       2008-2010. On construit un déversoir rue de la Chaude-Rivière, et un chenal qui conduit à deux bassins de 40 000 mètres cube. Cette installation est réalisée de façon à éviter les inondations fréquentes dans le secteur.

 

       2000 à 2010. On bétonne encore aux Dondaines. Plusieurs milliers de mètres carrés de verdure, un terrain de football, des boqueteaux d’arbres, le rocher d’escalade disparaissent. Au menu, casino, bureaux, hôtels. Du côté de l’ancien faubourg de Valenciennes, c’est le Zénith, le palais des congrès, le conseil régional, des bureaux et le Bois Habité qui s’implantent. C’est Euralille II

Lors du projet de la traversée du parc des Dondaines, par le périphérique Est, une association de « défense des Dondaines » est créée, mais la politique à repris ses droits. Pourquoi cette zone qui devait « dans l’intérêt de l’hygiène et de la salubrité publique » rester non-aedificandi, a servi de turbine tertiaire au projet Eura- Lille ? Comme les anciennes fortifications, on a dressé un mur de verre et de béton entre la ville et le quartier de Fives qui est de nouveau isolé.

                                      Les maisons en bois de la ZNA.

         C’est à Saint-Maurice des Champs, près des tours d’Euralille et à Fives, que  se côtoient immeubles modernes et antiques maisons de bois, vestiges des contraintes militaires du  passées de la ZNA. Elles se sont tant bien que mal opposées au béton mais en vain. La dernière maison en bois de la rue Eugène Jacquet a été recouverte de briquettes en mars 2005. 

A la fin du XIX ème siècle, les maisons de bois prolifères car elles correspondent au besoin des ouvriers. C’est un habitat peu onéreux, à proximité des usines des faubourgs de Lille. Ces maisons sont de type rural.   Ce sont des constructions de plain-pied avec façade en pisé sur une armature de bois, couvertes de planches en bois imbriquées et n’offrant pas de prise au ruissellement des eaux pluviales. Largeur 4mètres de façade sur 4mètres de profondeur, 1 porte, 2 fenêtres, une seule pièce carrée au rez-de chaussée.

On trouve un autre type de maison en bois, du type ‘’datcha’’ : maison de campagne en retrait de la rue, comprenant une terrasse de plain-pied ou surélevée, donnant sur une large façade.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                        

 

 

Maison en bois située à l'orée des Dondaines, et démolie en 2010. Photo J. Mathon

Familles Fivoises. 1335 à 1751. Transcription des registres des rentes foncières du prieuré de Fives. Fives, Mons-en-Baroeul,Hellemmes, Lezennes.

Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte et me modifier. Je suis l'emplacement idéal pour raconter votre histoire et pour que vos visiteurs en sachent un peu plus sur vous.

Année  1335. Registre 14H 41. Brief de rente, du prieuré de Fives renouvelé en 1355. Intitulé du registre : ‘’Ce sont les rentes de la prioré de Fives en l’an 1355’’.

Transcription littérale1. Premiers :

             Frankes li* (le) Boulengiers ‘’ II havot de fourment (froment) pour Jehan Falesque’’

            Item Frankes li Boulengiers et Jehan Falesque ‘’Vi razières de fourment*et un capon* pour la terre qui gilt (qui gît) en le lieu de Lezennes’’.

            Maitre Jakemes li Matlous {…} ‘’ X livres VI florins et VI deniers pour IV cens de terre qui gisent {…}. La moitié à la Saint Jehan et l’autre moitié au noël’’.

            Dame Maroie Rousiele ‘’X livres III florins et VI deniers et l’autre moitié, la moitié à la Saint Jehan et l’autre moitié au noël’’.

            Ernous Carpentiers ‘’ pour la femme Alart le {…}  III razières I havots mains (moins) pour xi cens terre à {…} Ki fu (qui) mon seigneur Jehan, pour dû’’.

Jelnus Harles li jouenes (le jeune) ‘’XII florins et I denier à la Saint-Rémy et VII florins et I denier à la pasques (Pâques) pour la masure et pour son mes* pour   dû’’.

Gérard Harles (peut-être Karles) ‘’ XV florins IIII deniers à la Saint-Rémy et XX florins et IIII deniers à la pasques pour son mes à la Louvière et XXX deniers de relief, pour dus ‘’.

1Les transcriptions, ont été rédigées en respectant intégralement l’orthographe du texte, en restituant l’accentuation et la ponctuation, selon la règle actuelle, et en adoptant notre système actuel de majuscule. Tout mot qui n’a pu être transcrit est marqué   par des points entre crochet {…}. J’ai mis d’office les noms et prénoms en Majuscule.

         2            Les noms de famille étant en transcription littérale, les noms et prénoms, entre parenthèses, sont tels qu’ils apparaissent orthographiés, définitivement, dans les terriers ou briefs de rentes du prieuré, renouvelés tous les 30 ans.

*Voir lexique.

Gérard Harles (peut-être Karles) ‘’VI havots de fourment et capon et demy, pour demy bonnier de terre ou plus, ki fu Henri de Walencamp, pour dus. Item Gérard Harles III havots et I quargnon et I quartier de capon pour VII cens qui furent Pieron Harles pour dus.

Jehan li Watiers ‘’V havots de fourment et I capon Pour II cens de terre en sa masure pour dus’’

Hoir Watier ‘’ X havots de fourment et II capons pour IIII cens de terre pour dus’’.

Robiere Goimers ‘’ VIII florins et III deniers à la Saint-Rémy et VIII florins et III deniers à la pasques (pâques) pour sa masure en la Louvière, pour dus’’.

Alars de le Lare ‘’X havots de fourment et II capons pour sa masure eu la Louvière pour dus’’

Hanos de le Barre ‘’ X havots de fourment pout la tierre (terre) au prêt pour dus’’

Henries Harlart ‘’demy havot de blet et II florins et II capons pour sa masure à Fontaines pour dus’’

Willaume des Evis ‘’ 1 denier pour I quartier de terre ki fu Braidoul I cens, XII f II deniers, mains pour sainte la fille Gerait (Gérard) de Markettte (Marquette). ’’

Jehan Maronnier ‘’V havots de froment pour son mes et pour le mes reviel *, pour dus’’

{…} Carliers qu’à Sainte Carlière ‘’ X havots de froment pour son manage*, pour dus’’

            Bietsons de la Banstrie (Banserie) ‘’un havot et demy de froment pour son manage*

Pieres de Louni ‘’ pour Ernoul dou mesnil VII havots

 

 

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Année 1396. Registre 14H 42. Terriers, déclarations de rentes et Chassereaux, renouvelés en 1396. 

Biens sis à Fives.

Transcription littérale:

Intitulé du registre ‘’ Ce sont les rentes appartenants à la prioré de Fives renouvelés à la Saint-Rémy, l’an mil trois cent et quatre-vingt et seize par dom Nicole (Nicolas) Largesse prieur de la dite prioré, tant en blé comme en ouvelées*, en argent et en cappon* comme en aveines (avoine)’’.

            Pierrart le Boulengier, Péronnelle Harengue (Herencq) ‘’fille Jaquemart {L…} le viex (le vieux), pour sa masure à la Louvière pour un cens de terre, II havots et demy de fourment, pour dû’’.

            Guerart des Wastines, dit de le Barre ‘’pour sa masure à la Louvière, tenant à la masure dessus dit du Maisnil, d’une part et d’aultre part à la masure Wyllaume de le Barre. V havots de fourment pour dû’’.

            Jehan de roque et Jaquemart du toit (Dutoit-Duthoit) le josne (le jeune)’’ pour III cens* de terre ou environ, qui furent Maroie de le Barre, tenant d’une part à la terre Jaquemont Herencq et d’autre et d’aultre part à la terre {…} de la Vaquerie. III havots de fourment, pour dû’’.

            La demiselle (demoiselle) de la Vaquerie’’ femme Jadis, henry de la Vaquerie, pour III cens de terre ou environ qui furent Baudard Hallet tenant d’une part à la terre dessus dite, et d’autre part à la terre des pauvres. III havots de fourment pour dû’’.

Thomas le Page (Lepage) ’’ fils thomas, pour III cens de terre ou environ gisant à la Banserie (blanchisserie) et est (où est) leur manoir, tenant à la terre Jehan Hallet et à la maison Mahieu de la Falesque (La Phalecque), au chemin qui va de {…} à la porte de Fives. V havots, quargnon* et demy et le quart d’un quargnon de fourment, pour dû’’. Les hoirs Jaquemart Le page (Lepage) ‘’ pour leur masure contenante III cens de terre ou environ, tenant à la terre devant dite. V havots, quargnon* de fourment. Est à présent à Mahieu de la Falesque (La Phalecque), pour dus.

 Morraux Hiequine, fils la vefve hiequine et Jehans Wars ‘’ pour VII cens de terre et demy, ou environ, qui fut Aubry le Carpentier, gisant entre Mons et le Maisnil, tenus des seigneurs de Mons. IX havots de fument (froment)’’.

            Les hoirs Aléaume Visin ‘’ c’est assavoir Lottard Rousee (ou Rousel) ’’ pour VII cens de terre et demy de terre ou environ faisant l’autre partie de VII et demy dessus dit. IX havots de fourment (froment).

            Mahieu Dutoit ‘’ pour III quarts de terre ou environ qui furent Chastouillet de Soiel, gisant à Wallencamp, tenant d’une part à la terre Jehan {…} et d’autre à la terre de Marquette. V razières et I havot de fourment.

            Jacquemart Boullet, Jehan Boullet, Jacob Boullet, Maroie Boullet et Jacques Boullet, hoirs dudit Jehan ‘’pour demy bonnier de terre ou environ au puit de Wallencamp et qui fut Michel Moussoy, tenant d’une part au chemin de la porte de Courtray en allant à la Pilaterie, et d’autre à la terre les enfants {…}. VI havots de fourment, pour dus’’.

            Jehan Cardon’’ pour II masures et VI cens d’héritage, qui fut Jehan {…}, gisant en la place à Fives devant la maison {…} V razières de fourment pour dus.

            Jullan Hallet ‘’ pour son lieu manage* à la Louvière, tenant d’une part au manage Michel Hallet XX sols et IIII denier à la Saint Rémy et XX sols et IIII denier a la Pasque et appartenant la moitié audit Colard Boullant et l’autre moitié auxdits Jehan et Hanequin Guellin’’.

             Pierrart (ou Pierrait) Brandouli ‘’ à cause de sa femme Jehenne Brandouli pour VI cens de terre ou environ gisant par devant à la Louvière, tenant au manoir Gérard Plantin, trois razières et III havots de fourment. Item pour I cens de terre ou environ qui fut à Jehan de {Halendin}, gisant à la Louvière. II havots et demy de fourment. Receu le double relief par Pierre Boulengier et par Haquin Boulengier en l’an mil III cent et XXV’’.

            Jehan Agot (Augot) ‘’Jehanne sa femme et aussi Margot leur fille, pour III cens de terre ou environ qui fut Jehanne Cailelle (ou Caibelle), femme Alart de le Barre et paravant Pasquier le {…} gisans au lieu du Becquerel’’.

            Michel Hallet ‘’pour un cens de terre tenant à la terre dessus dite qui fut Jehanne Cailelle (ou Caibelle) femme Alart de le Barre’’.

            Jehan Agot (Augot) ‘’pour III cens de terre ou environ qui fut Robert et Hellin du Los et Ysabel leur mère et Jehan de Mouqueron, gisant au Becquerel.

            Jacquemart Roisin ‘’ pour deux quartiers de terre qui fut la femme dou Quesne (Duquesne), et depuis Jaquemart Lienart, gisant au Becquerel. I denier.

            Jehan Hallet, fils Jehan Hallet ‘’pour demy cens et X verges de terre ou environ, qui furent Wylleme (Willeme) du Maisnil (Dumaisnil), gisant en la banserie, tenant au courtil Thomas Lepage. II havots et un quargnon* de fourment’’.

            La vefve (veuve) Pierart Paris ‘’ pour demy cens et x verges de terre ou environ qui fait la cote partie de la terre dessus dit, II havots et I quargnon de fourment’’.

            Aleaume Vaillent et Mahieu du fresne (Dufresne) ‘’à cause de sa femme, pour V cens de terre ou environ qui fut Jacquemart {Gremid} files de Jehan, gisans derrière le courtil d’Andrien {dou Arequier} qu’on dit as bons préaux, VII havots et demy de fourment.

            Jehan Hallet ‘’ pour son manoir à la Louvière contenant V cens de terre ou environ, XII sols I denier. Item pour I cens de terre ou environ tenant au manoir Ysabel Mousheron (ou Monsheron).

            Jehan Hallet pour son manoir à la Louvière contenant V cens de terre ou environ. XII sols I denier.

            Jacquemart Harengue ‘’Pour VII cens de terre, gisant derrière le Maisnil, d’une part et tenant au IIII bonniers et demy de la prioré, II razières de froment. Item pour II cens de terre ou environ tenant à la terre de la prioré en le lieu du Maisnil, II havots de froment, et Nicaise le Bauduin et à Jehan Descamps les II cens dessus nommés.

            Pieronnelle Harengue ‘’ sa fille pour XI cens de terre ou environ tenant à la terre qui fut {…) le Prevost IIII razières et III quargnon de froment. Item pour demy bonnier de terre ou environ tenant à la terre dessus dite, III razières de froment’’.

            Willeme du Toit (Dutoit) ‘’ pour I quarteron de terre ou environ qui fut Chatiel, gisant derrière le Maisnil, tenant des deux cotés à la terre Jacquemart Harengue, VII havots de froment’’.

            Jehan Hallet ‘’fils Julien Hallet pour III quarterons et demy de terre ou environ qui furent Hellin Descamps, gisant en la banserie, III havots de froment’’.

            Pierrart Paris ‘’ pour III quarterons de terre ou environ faisant la contrepartie de la terre dessus dite, III havots et I quaregnon de froment’’.

            Pierrart de la Falesque (la Phalecque) et Marguerite vefve de feu Jehan Waulet ‘’ pour X cens de terre ou environ gisant sur la soe*, tenant d’une part à la terre Jehan de la Falesque, le prieuré sur les VI cens et la seigneurie de Mons des IIII cens, III razières, havot et demy, quargnon et demy de froment’’.

            Jehan Lenoir ‘’pour X cens de terre ou environ gisant sur la soe, tenant d’une part à la terre de la carité Saincte Catherine, le premier des VI cens et la seigneurie de Mons des IIII cens, III razières, havot et demy, quargnon et demy de froment’’.

            Jehan le Bouchier ‘’ pour Xi cens de terre ou environ gisant à la Motte Thomas’’

            Intitulé des folios suivants ‘’Ce sont les rentes des Fives en cappons et en argent au noël, renouvelées l’an dessus dit (1396)’’. ***

             Pierrart Brandouli ‘’ à cause de sa femme Jehenne pour les VII cens de terre de quoy mention est faite en rente de blé. III cappons et demy’’.

            Jehan Hallet ‘’fils de Jullien pour les III quartrons et demy de terre dont mention est faite comme dessus, III quarts de cappons’’.

            Pierrart de Paris ‘’ pour la contrepartie de la terre dessus dite, I cappons et le quart’’.

            Jehan Hallet ‘’fils de Jullien pour le demi cens et X verges gisans en la banserie, le tiers et le quart d’un demy cappon’’.

            Pierrart de Paris ‘’pour la contrepartie, le tiers et le quart d’un cappon’’.

            Thomas Lepage ‘’pour son manoir contenant III cens de terre ou environ, de quoy mention est faite en rente de blé, demy cappon et la moitié’’.

            Les hoirs Jacquemart Lepage ‘’pour leur masure dessus dite, demy cappon et la moitié’’

            Gérard de Wathenes dit Delebare ‘’pour sa masure à la Louvière, II cappons’’.

            Jehan Bouillet, Jacob Bouillet, Maroie et Jacques Bouillet ‘’enfants dudit Jehan, pour demy bonnier de terre de quoy mention est faite en rente de blé, cappon et demy’’.

            Pierronnelle (ou Peronnelle) Harengue (ou Herent) ‘’ pour sa masure à la Louvière, demy cappons’’.

            Jaquemart Herent ‘’ le vieux pour II cens de terre dessus dite, tenant à la voie du Maisnil, II cappons’’.

            Jaquemes de Hechin ‘’ fils de Mague Gommere pour demy bonnier de terre ou environ, qui fut maistre Jacques le Machon (le Maçon), gisant {…} tenant au chemin qui va à Tournay, XX sols et IX deniers au noël’’.

            Watier Vauquier ‘’pour V cens de terre ou environ qui fut Jaquemart Gremis fils Jehan, gisant derrière le courtil Endrieu (Andrieu) dou Crequier, le quart et le vingtième d’un cappon’’.

            Andrieu Descamps dit Gommer ‘’pour les VI cens de terre gisans sur la soe, de quoy mention est faite en rente de blé, I cappons’’.

            Jehan Lenoir ‘’pour les VI cens de terre soit la cote partie des VI cens de terre dessus dite, I cappon’’.

            Mahieu dou toit (Dutoit) ‘’pour III quarts de terre de quoy mention est faite en rente de blé, les II tiers d’un cappon’’.

            Pierronnelle Harengue ‘’ pour les XI cens de terre dessus dis, les III parties d’un cappon. Item ladite Pierronnelle pour le demy bonnier de quoy mention est faite en rente de blé, demy cappon’’.

            Wyllaume dou toit (Dutoit) ‘’ pour V cens de terre gisans à la Savelonnièrre (Sablonnière*) qui fut Jehan {…} XIIII sols à la pasque’’.  

            Jehan Hallet ‘’pour II cens et I quartron de terre tenant au manoir Wyllaume Hallet d’une part à la terre de la prioré d’autre part, X sols à la pasque’’.

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Année 1403. Registre 14H 43. Terriers, déclarations de rentes et chassereaux, renouvelés en 1403.  

Biens sis à Fives.

Transcription littérale:

            Intitulé du registre ‘’ Ce sont les briefs des rentes appartenant au prioré de Fives, rapportés par le rapport des hostes et tenanciers d’icelle prioré, qui furent fait, aduigiés* et renouvelés par loy, par Jehan de Raisse, bailly dudit prioré par le commandement de Damp* Thomas Glaiot, prieur dudit lieu, son maistre, en l’an mil quatre cent et trois. Ce sont lesdites rente en blé, advaine (avoine), cappons*, ouvelée* de demy havot* de blé chacune ouvelée et en argent, deues aux termes et par les personnes cy-après déclarées à la mesure et priserie, telle que le prieur fait recepvoir chacun an à ses cens et rentes à iceulx termes en la ville, baillie et chastellenie de Lille. Et doibvent les hirétiers* desdits hirétages*, double rente pour le relief à la mort des hirétiers et le dixième denier à la vente d’iceulx, quand le ces y eschiet. Et a, en ladite prioré toute justice et seignoirie telle que à vicomte appartient.

            ‘’Et première, s’ensuivent les rentes de la paroisse de Fives, avec du dismage’’ :

            Bietrix (Béatrix) Viellet ‘’pour son lieu et manoir gisant en ladite paroisse, entre deux hirétages appartenant à Jehan Cardon, contenant deux cens* et demy d’hirétage ou environ tenant par derrière à l’hirétage (héritage)* de le Falesque (de la Phalecque) et par devant au grand chemin par lequel on peut aller de la porte de Fives à Tournay. S’en doit de rente par an au jour de la Saint-Rémy dix havots de blé’’.

            Jehenne du Maisnil ‘’ femme Jehan Halle (Hallet) 2, l’aisné, pour un cens et demy de terre qu’elle a de son patrimosne*, tenant à l’hirétage* Jorrart Lorrain, d’une part, et l’hirétage d’Hennequin le Paige (Lepage), d’aultre part, haboutant par devant au grand chemin par lequel on peut aller de la porte de Fives à Tournay. Se doit par an au jour de la Saint-Rémy, cinq havots, 1 quarel* de blé, et au jour de noël ungt cappon et le tiers d’un cappon’’. 

            Hanequin (ou Hennequin) et Lambert Lepaige (Lepage) ‘’ pour trois cens de hirétage qu’ils ont en ladite paroisse, gisant en la bansserie, tenant d’une part à l’hirétage Mahieu de le Falesque (de la Phalecque), et d’aultre part à l’hirétage de Jehan Hallet, aboutant au chemin dessus dit, et d’aultre lez*, encore, à l’hirétage desdits Lambert et Hanequin. Se doivent de rentes par an, au jour de la Saint Rémy, V havots, IV quarels et demy et le quart d’un quarel de blé, et au jour de noël, demy cappon et la moitié du tiers d’un cappon ’’. 

 

            Aléaume Vaillant,’’ pour la moitié de trois cens, Jehenne, Jacot, Margot, Hacquin, Caisin et Collin Vaillant, frère et sœurs, enfants dudit Aléaume, qu’il heult (eût) de deffuncte Maroie le Clerc (Leclercq), jadis s’espeuse*, pour l’autre moitié desdits trois cens, à eulx escheus (échus) par le trespas de leur dite mère. Iceulx trois cens gisant à Mons en Baroul (Mons-en-Baroeul), en ladite paroisse, assez près de la ruelle troncquoise, tenant au lieu dudit Aléaume Vaillant, d’une part, et à l’hiretage Nicaise Despinoy, d’aultre part, et tenant encore à la terre de l’Hospital Sainct Julien et à l’hirétage la vefve (veuve) de feu Mahieu du Fresne (Dufresne) d’aultre part. Se doivent de rente par an à la Saint-Rémy, une razière de blé, et au jour de noel, le quart d’un cappon’’.

Jacquemart de Hiechin ‘’pour son lieu et manoir qu’il a de son de son patrimoine, gisant en ladite paroisse, contenant parmy la terre et gardin appartenant à icelluy, qui tient tous ensemble et en une pièce, tenant d’une part à l’hirétage Jehan Dutoit et Lambert Daniel et d’autre part tout du long au petit queminet (petit chemin) par lequel on peut aller de la porte Saint Saulveur et de Fives à Tournay, et aboutant par devant au quemin (chemin) de Fives pour aller à Lezennes. S’en doit par an de rente, au jour de noël X livres, VI sols, et VI deniers, et au jour de la Saint Jehan Baptiste X livres, VI sols et VI deniers.

Jehan Cardon ‘’ pour cincq cens de terre qu’ils ont par acqueste*, gisant en une pièce en ladite paroisse, tenant à l’hiretaige (héritage) Mahieu Gaiant (Gayant) et Miquiel des Maistes (Desmetre-Desmettre) d’une part et l’hirétage Hanequin et Mahieu de le Falesque (de la Phalecque), d’autre part et du tierch lez* à l’hirétage Bétrix (Béatrix) le Cherf (Lecerf), aboutant par devant au grand chemin de Tournay. S’en doit par an au jour de la saint Rémy, cincq razières de blet* (bled-blé).

            Jaquemait Roisin ‘’pour un quartier d’hirétage, Pelotte, Jacquot, Adenette et Catau Roisin, frères et sœurs, enfants dudit Jaquemait, qu’il eult et a de desfuncte Yde Novoul, jadis s’espeuse, pour aussy un quartier à eulx escheu, par le trespas de leur dite à l’encontre de leur dit père, iceulx deux quartiers faisans demy bonnier d’hirétage en un lieu et manoir auquiet (aucquié)*, planté et herbegiet*, gisant en ladite paroisse de Fives, tenant tout du long la ruelle du Becquerel* d’une part, joignant pardevant à la cauchie*allant dudit lieu à l’église de Fives, tenant d’un autre lez et le tierch, à l’hirétage Jehan Augot, et aboutant aussy à l’hirétage des hoirs*, feu Robert Boudet. S’en doivent de rente par an, au jour de Saint-Rémy, un havot et demy de blet’’.

 Collart ou Collard Vaillant ‘’pour son lieu et manoir qu’il a gisant en ladite paroisse, contenant aussy qu’il est aucquiés, plantés et herbegiés, un quartier d’hiretage ou environ, venant à front par devant sur la rue de le Louvière (la Louvière) audit lieu de Fives, tenant à l’hirétage Jehan Hallet, d’une part et à l’hirétage Jehan Ghielin et Garin, son nepveu, d’autre part et aboutant par derrière à l’hirétage de ladite prioré de Fives. S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy X sols II deniers, au jour de Pasques, X sols II deniers’’.

Pierart et Collin du Toit (Dutoit-Duthoit) ‘’ frères et enfants Jaquemart, pour l’autre cens et demy de terre prins ce dessus des trois cens à l’encontre du cens et demy dessus dit, à eulx venu et escheu par le trespas de desfuntte Maroie Halle (Hallet) leur mère. S’en doivent de rente par an au jour Saint Rémy, un havot et demy de blet’’.    

Jehan, Mahieu, Maroie, Pieronne et Catherine de le Falesque (La Phalecque) ‘’frères et sœurs, pour trois quartiers de terre ou environ, qu’ils ont gisant en une pièce en ladite paroisses et dismaige, iceulx escheu par la mort et trespas de deffuncte Pasque de Mousqueron jadis leur mère, tenant à l’hirétage Jehan Malaturet (ou Malatiret), d’une part, et à la terre Collait de le Falesque, d’autre part, et du tiers lez aboutant au fossé de la soe*. S’en doivent de rente par an au jour de la Saint Rémy deux rasières de blet’’.

Jehan Augot ‘’pour noef (neuf) cens d’irétaige (héritage) qu’il a en son lieu gisans en ladite paroisse, tenant en son lieu manable*, d’une part et au lieu et manoir Jacquemait Roisin d’autre part, aboutant d’un autre lez au manoir des hoirs feu Robert Boudet, et par devant à front de chemin qui va de Lille à Fives. S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy à l’avenant du bonnier de deux cens’’.

Jehan Ghiellin ‘’ pour une masure contenant quatre cens {…} cincq verges d’iretaige ou environ gisant en ladite paroisse et terroir de Fives au lieu qu’on dit à la Louvière (La Louvière), tenant à la rue de ladite Louvière, d’une part, à l’irétaige Jehan de le Croix (Delecroix), d’autre part, du tiers sens au gardin (jardin) Collait Vaillant, et du quart à la terre de la dite prioré, que ledit Jehan et Garin tiennent chacun par moitié. S’en doivent de rente par an au jour Saint Rémy x sols II deniers et au jour de Pasque X sols II deniers’’.

Phelippe et Jehan de Pontrewart ‘’ frères et enfants et hoirs de feu Phelippe de Pontrewart, pour sept cens de terre ou environ qu’ils ont gisans en une pièce, en ladite paroisse et terroir de Fives, assez près du Buisson de Wallencamp, tenant à la terre de Willaume de le Vingne (de le Vigne) d’une part, et à la terre de Maroie de Marque (Demarque), d’autre part. S’en doivent de renta par an au jour Saint Rémy, un havot et demy de blé, au jour de noël, le quart d’un cappon’’.

Pieronne Herencq ‘’femme Nicaise Despinoy, pour dix noef (noeuf) cens de terre ou environ gisans à présent tout en une pièce, qui solloient*  {…} en deux pièces à Mons en Baroeul, tenant à l’irétaige de l’hospital Saint Julnien, d’une part et à l’iretaige des enfants feu Bauduin de Landas, d’autre part, et du tierch lez aux hirétaiges* Aléaume Vaillant  et la vefve de feu Mahieu du Fresne (Dufresne) et du quart lez encore à la terre de la vefve et la terre de l’église et les pouvres (pauvres) de  Fives. S’en doit de rente par an au jour Saint Rémy, un havot III quarels de blé, au jour de noel un cappon et le quart d’ung’’.

Ladite Pieronne ‘’pour le tierch d’un cens de terre ou environ gisant en une pièce en ladite paroisse dudit hamel (hameau) de Mons, tenant à l’irétaige Jehan Destailleurs d’une part et à la terre dudit Nicaise d’autre part, et du tierch lez au quatre bonniers de ladite abbaye, et du quart lez à la terre des enfants feu Willaume du Toit (Dutoit). S’en doit de rente par an au jour Saint Rémy, le tierch de deux rasières de blet’’

Percheval (Perceval) du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’ fils de feu Willème, et Pierrot Herencq, pour les deux pais des sept cens de terre, dont ledit Pierrot en a le quart pour {…}. S’en doivent de rente par an, au jour Saint Rémy, les deux pour deux rasières de blet’’.

Mahieu du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’ fils de feu Willème pour trois cens demy et V verges de terre qu’il a pris en V cens, ou bas courtil (bas jardin) qui fut à son dit père, tenant à la terre Maroie Dutoit, sa sœur, qu’elle a audit bas courtil, d’une part, et à la terre Colard du Bus (Dubus) d’autre part, aboutant pardevant au grand quemin qui maine (mène) du moulin de Wesde (Wedde*) de Fives aux bans au Mesnil. S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy X sols VI deniers’’.

Tristant du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’frère audit Mahieu pour ung cens XV verges de terre, pris des V cens dessus. S’en doit de rente par an, au terme de la saint Rémy III sols VI deniers’’.

Ledit Tristan ‘’pour quatre cens de terre ou environ qu’il a en une pièce de X cens, gisant en ladite paroisse, ou hamel de Mons, derrière la maison Nicaise Despinoy, tenant à la terre dudit Nicaise d’une part et à la terre des enfants feu Pierrait du molin (Dumoulin), d’autre part {…}. S’en doit de rente par an au jour de la Saint Rémy VII {…} de blet’’.

Mahieu de le Falesque et Jehenne Delecourt, s’espeuze (son épouse), pour leur lieu et manoir qu’ils ont acquis, gisans en la dite paroisse au lieu qu’on dist en la bansserie, contenant trois cens d’irétaige ou environ, tenant à l’irétaige Jehan et Lambert Lepaige (Lepage), d’une part, et de l’autre lez, à l’irétaige des dits {…} qu’ils tiennent de Monsieur de Roubaix, et par derrière aussy à l’irétaige d’iceulx  {…} qu’ils tiennent de la prévosté d’Esquermes, aboutant par devant au grand chemin qui va de la porte de Fives à Tournay. S’en doivent de rente par an, au jour Saint Rémy cincq havots et le quart d’un quarteron de blé, au jour de noël demy cappon’’.

Raisse Rousee (ou Rousel) ‘’pour noef cens de terre prins en une pièce de XIIII cens, gisant audit dismage de Fives, tenant à la terre de la carité des pouvres de Saint Estienne de Lille, d’une part, et à la terre de la vefve Miquiel Bruyane, d’autre part, et d’un boult à la terre Vinchant (Vincent) et Jacquemait Rousel’’.

Jehan Rousel ‘’frère audit Rousel et sa femme pour quatre cens de terre prins es dessus des XIIII cens’’.

Hanequin et Pierrot Augot ‘’frères et enfants de Jehan Augot, qu’il eult de deffuntte {…} Rousel, sœur aux dessus-dits, Raisse et Jehan Rousel, jadis s’espeuze (épouse) pour un cens de terre prins es dessus XIIII cens, qui est le parfait* d’iceulx, escheu par le trespas de leur dite mère. Se doivent tous lesdits XIIII cens de rente par an par chacun sa part et paierons au jour Saint Rémy IX havots de blé, au jour de noël deux cappons, un quart et un denier.

Jehan Boulenghier, Baudewine et Jacot Boulenghier ‘’ frères et sœurs, enfants de feu Pierait Boulenghier, pour leur  lieu et manoir gisant à le Louvière en la dite paroisse à eulx escheu par le trespas de leur feu père, contenant huit cens d’irétage ou environ, tenant au lieu et manoir Mahieu de le Falesque d’un costé et de l’autre costé au lieu et manoir Gérard des Wastines, dit de le Bart (Delebart), aboutans par devant à l’hirétage mes dames de l’abbyette (Abbiette) de Lille, et pardevant au quemin de le Louvière, qui s’en va au moulin de Hespegnies. S’en doivent de rente par an, au jour Saint Rémy cincq razières de blé, au jour de noël IIII cappons’’.  

Le dessus dit Jehan Boulenghier et Baudewine’’ sa sœur, pour demy bonnier de terre gisant en ladite paroisse et dismaige, à eulx escheu par le trespas de leur feu père, tenant à demy bonnier de terre appartenant à Baudart, Jehan, Hustin et Miquiel du toit (Dutoit-Duthoit) frères, et au quemin qui va du Baroeul à Lille, tout du long, et d’un autre lez, à la terre la vefve de feu Miquiel Bruyane.  S’en doivent de rente par an, au jour Saint Rémy, six havots de blé, au jour de noël cappon et demy’’.

Guerart des Wastines, dit de le Bart (Delebart) ‘’ pour son lieu et manoir gisant en ladite paroisse au lieu qu’on dist à le Louvière, tenant d’un costé au lieu et manoir Jehan et Baudewine Boulenghier, dessus dit, de l’autre costé au lieu et manoir Baudart du Toit (Dutoit-Duthoit) aboutant par derrière à l’hirétage mes dames de l’Abbyette (Abbiette), et par devant au quemin dessus dit, qui va audit molin de Hespegnies’’. S’en doit de rente par an au jour Saint Rémy, six havots de blé, au jour de noël, II cappons.

Demoiselle Jehenne de Langlée ‘’ femme Willame de le {Vuigne}, pour XIIII cens de terre, gisant en une pièce en ladite paroisse et dismaige, tenant à la terre Hustin du Toit d’une part et à la terre la vefve et hoirs Philippe de Pontrewart, d’autre part, et aboutans par devant au quemin qui va du Baroeul à lille. S’en est deu de rente par an, au jour Saint-Rémy, trois havots de blé, au jour de noël demy cappons’’.

Baudart, Jehan, Hustin et Miquiel du Toit (Dutoit-Duthoit) ‘’ frères, pour huit cens de terre ou environ, dont chascun en a, et paié la rente de II cens o eulx de pieça (déjà)*, escheu par le trespas de leur père , gisans en une pièce, en la dite paroisse et dismage de Fives, tenant à la terre Jehan Boulenghier d’une part, et à la terre la vefve de feu Miquiel Bruyane  d’autre part, aboutans au quemin par lequel on va et qui mane de Baroeul à Lille, et tenant encore à la terre Maignon de le Lis, dit de Marque . Se doit toute la pièce de rente par an, au joue Saint Rémy, six havots de blé, et au jour de noël cappon et demy’’.

Jehan Descamps ‘’Bourgeois de Lille, Pierot et Jacot le Baudain, frères et enfants de feu Nicaise, pour deux cens de terre qu’ils ont ensemble, c’est aussi lesdits frères I cens, et ledit Jehan l’autre cens, gisant eu une pièce en ladite paroisse et dismaige de Fives, assez près de la planquelle*, par laquelle on va ou peut aller de Mons, à l’église dudit Fives, tenant à l’hirétaige de la dite prioré (prieuré) d’une part et à la terre Collart de le falesque d’autre part. S’en doivent de rente par an, au jour Saint Rémy, deux havots de blet, au jour de noël deux cappons’’.

Hustin du Toit (Dutoit-Duthoit)’’ et Marguerite {Vildieu…}, s’espeuse  (son épouse), pour dix-huit cens de terre par eulx acquis à Jaquemart Boullet et Jehan du Toit (Dutoit-Duthoit), prins en une pièce de deux bonniers, dont la vefve Hauwiel tient le sourplus, gisant lesdits bonniers en la dite paroisse et dismage de Fives, tenant pardevant au quemin par lequel on va ou peut aller de la porte Dergniau (Porte Desreignaux ou porte Saint-Maurice, actuellement porte de Roubaix), de Lille à Wasquehal, d’un costé au lieu qu’on dist le plasch de Valencamps, d’un autre lez à la terre Jehan de Roque, qui fu feu Jacques Brunel et du quart lez à la terre Jehenne de Langlée femme Willame de le {Vingne}. S’en doivent de rente par an, au jour Saint Rémy dix havots demy de blet, au jour de noël deux cappons et XI sols, au jour Saint-Jean Baptiste, XI sols VI deniers’’.

Jehan Hauwiel ‘’fils de feu Simon, pour treize cens et le tiers d’un cens de terre prins en deux bonniers, dessus dit, pour le parfait*, d’iceulx. S’en est deu de rente par an, au jour Saint Rémy, VII havots de bled, au jour de noël, un cappon, au jour Saint-Jean Baptiste, VIII sols I denier’’.

Jehenne de Camp (Descamp) dit Goymet ‘’femme Pierrait de le Falesque (La Phalecque), et Marguerite du Camp (Descamp), dit Goymet, pour dix cens de terre qu’elles ont de leur patrimoine, chacune par moitié, gisant en une pièce, en ladite paroisse et dismaige de Fives  au lieu qu’on dist à la Soe*, dont les seigneurs  de Mons en Baroeul en sont tenus. Les IIII cens qui ne doict point de relief à la dite prioré, et de ladite prioré en sont tenus les VI cens qui y doivent relief, comme les autres qui en sont. Tenant les X cens à la terre Jehan Lenoir, l’aisné, d’une part, et à la terre Collart Vaillant, d’autre part et audit chemin de la Soe. S’en est due de rente seigneuriale et sous rente, par an à la dite prioré, au jour Saint Rémy trois razières, I havot et quarteron et demy de blet, au jour de noël, un cappon’’.

Jehan Lenoir ‘’ l’aisné, pour autres X cens de terre venant de son patrimoine, gisant en une pièce, au lieu dessus dit, les VI cens et IIII cens tenus comme les X cens dessus dit et en tel {…}. Tenant lesdits X cens à la terre de la carité (charité) des pauvres Sainte Catherine en Lille d’une part, aux x cens dessus et audit chemin de la Soe. S’en doit de rente et sous rente comme les X cens dessus dit, au jour de Saint Rémy, trois razières, I havot, un quarels (ou quarreaux*) et demy de bled, au jour de noël, un cappon’’.

Jehenne de {Wiminches} ‘’ dit de Courtrai, vefve de feu Mahieu du fresne (Dufresne), pour deux cens d’hirétage qu’il a tenus de ladite prioré , prins en une pièce d’hirétage à elle appartenant , gisant en la dite paroisse ou hamel de Mons, contenant IX cens dont les VII cens, sont tenus des seigneurs dudit Mons , tenant lesdits deux cens  d’un plat à l’hirétage de Aléaume Vaillant , d’un autre plat audit hirétage de la dite vefve, d’un des deux bouts à l’hirétage   aussi de la dite vefve, et de l’autre bout à l’hirétage  Nicaise Despinoit (Despinoy). S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy, III havots et demy de bled, au jour de noël, le VI ème d’un cappon’’.

Jehan de Roque et Maroie Hallé (Hallet) ‘’s’espeuze (épouse), pour deux pièces de terre, contenant cincq cens, gisant en ladite paroisse, et pour dix-sept cens de terre ahanable*, gisant en une pièce en la paroisse de la Magdeleine, tout par eulx acquis. Lesdits V cens de terre tenant de deux sens aux pièces {…}, la rivière du becquerel, passant parmy, et d’un autre lez tenant aux pièces Gillart Rappine, et lesdits XVII cens à hoirs Fontaine, tenant à l’hirétage Jehan Hauwiel et Hustin Dutoit, d’une part d’un autre lez à l’hirétage Jehan Rousel, et encore d’un autre lez à l’hirétage la vefve et hoirs feu Jacquemart de Montaigne. S’en doivent de rente par an, c’est assavoir, au jour de Saint Rémy pour ladite pièce, XII deniers, au jour Saint Rémy aussi et pour lesdits XVII cens de terre, trois razières de blet, au jour de noël trois cappons’’.

Jehan Lorain ‘’l’aisné, Jehenne de Marque, s’espeuze (son épouse), Jorrart Lorain, Marie le Cherf (Lecherf) s’espeuze, et Jehan Lorain le josne (le jeune), pour deux cens et demy de hirétage, par eulx acquis ensemble, gisans eu une pièce en la dite paroisse, au lieu qu’on dist la banserie*, tenant à l’hirétage Jehenne vefve de feu Jehan Hallet, d’une part, et à l’hirétage Jehan de Lanstais d’autre part, aboutans par devant tout de long au  grand chemin par lequel on va ou peut aller de la porte de Fives , de Lille à Tournay. S’en est deu de rente par an à la dite prioré, au jour de Saint Rémy cincq havots {…} de blet, au jour de noël, un cappon et le tierch d’un cappon’’.

Collart du Toit (Dutoit-Duthoit) ‘’ et avec lui Jehan, Gillart et Jacquemart Dutoit, frères, pour demy bonnier de terre, dont ledit Gillart a la moitié et lesdits frères l’autre moitié gisant en une pièce en ladite paroisse, tenant à l’héritage de la capelle Sainte Catherine, fondé à Saint Pierre à Lille d’une part, et à la terre Hennequin Bruyane, fils de feu Miquiel d’autre part et du tierch lez au quemin par lequel on va ou peut aller de la Pilaterie à Valencamps et à Lille. S’en doit par an au jour Saint Rémy VII denier’’.

Jacquemait (ou Jacquemart) du toit (Dutoit-Duthoit)  ‘’pour quatorze cens de terre ahanable*de son patrimoine, prins en une pièce de XXVIII cens, gisant en ladite paroisse de Fives, tenant lesdits XIIII cens aux terres de ladite prioré, d’une part, aux terres de l’abbaye de Marquette d’autre part, du tierch lez à la voyette par lequel on va ou peut aller, de la Pilaterie à Vallencamp et du quart lez aux XIIII cens de terre Gillet {Wairin} qui font le parfait des XXVIII cens de terre  dessus dont cy après se fait mention. S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy, dix havots de blet’’.

            Jacquemait (ou Jacquemart) du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’pour les dessus des XIIII cens de terre qui font le parfait desdits XXVIII cens tenant ausdits XIIII cens dudit Gillart Dutoit, d’une part et à la terre de l’ospital (hôpital Saint Nicolas fondé en la ville de Lille d’autre part, du tierch lez à la terre Simon du Vinaige et du quart lez à le dessus de la voyette par laquelle on va ou peut aller de la Pilaterie à Vallencamp. S’en doit de rente par an à la prioré, au jour de Saint Rémy, dix havots de blet’’.

            Jehan le Noir , le père et Jehan le Noir le fils’’ et leurs femmes pour ung cent et demy  d’irétaige sur lequel il y a un molin de Wesde assis, qu’ils ont prins à rente de nouvel, à monsieur l’abbé et couvent , gisant en ladite paroisse de Fives, assez près du prés les moisnes {…} d’une part et d’un autre costé à l’hirétaige de ladite église sur lequel hirétage on a de nouvel assis la justice de ladite église , tenant encore pardevant au quemin par lequel on va ou peut aller du moulin de Heppegnies aux vans au Maisnil. S’en doivent de rente par an à ladite prioré, au jour Saint Rémy XXXVI {…}’’.

Vefve et hoirs de Baudart Dutoit ‘’pour cincq quartiers de terre gisans en une pièce en ladite paroisse au lieu qu’on dist Vallencamp, tenant aux terres de l’ospital Saint Nicaise de Lille d’une part et au chemin dudit Buisson de Wallencamp d’une part. S’en doit de rente par an, au jour saint Rémy IX sols’’.

Jehenne de le Falesque (la Phalecque) ‘’vefve de Jehan Castellain, pour V cens de terre gisant en la paroisse de Fives, tenant à la terre Pierre de Roubaix d’une part et d’autre part à la terre Jehan de le {…} à cause de sa femme, aboutant au quemin qui maine de Fives à Wallencamp. S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy, deux razières de bled, au jour de noël deux cappons’’.

Jehan Destailleurs’’ pour les II parts d’un quartier de terre gisant derrière {…}. S’en doit à la Saint Martin, les II parties de XI sols XI deniers’’.

 

Biens sis à Hellemmes et Lezennes

Item s’ensuivent les rentes dues à ladite prioré es ville, paroisses et dismaiges de Hellemmes et Lezennes.

Et premier

Maroie Platel fille de feu Gillart Davesnes (d’Avesnes) ‘’pour sept cens demy, deux verges   et demie d’iretaige ou environ gisans en ladite paroisse de Hellemmes derrière les courtieulx* dudit lieux tenant d’une part à la terre Jehan Cardon d’Annappes et d’aultre part à la terre Jehan {Malat…} qu’il tient de ladite prioré de Fives. S’en est deu de rente par an, au jour Sain Rémy trois razières I havot de blet (blé-bled), au jour de noël demy cappon et les deux parts d’un’’.

Jacquemart Castellain et Ysabel sa femme ‘’pour six cens de terre ou environ par eulx acquis, gisant en ladite paroisse et dismaige de Lezennes, assez près de la justice dudit lieu tenant de deux lez à l’iretaige de ladite prioré et par devant au grand chemin par lequel ou va ou peut aller dudit Lezennes à Sainghin. S’en est deu par an, au jour Saint Rémy, II razières I quarel et demy de blet, au jour de noël un cappon’’.

Pierrart de le falesque (La Phalecque) ‘’pour cincq cens de terre qu’il a de son patrimosne gisant en une pièce en ladite paroisse et dismaige de Hellemmes, assez près de la croix et tenant à la terre Pierre et Jehan {Comm…} d’une part, et à la terre de la vefve (veuve) et hoirs Jehan Blancart, d’autre part, et du tiers lez aux terres de Ghistelle. S’en est deu de rente par an, au terme Saint Rémy deux razières de blet, au jour de noël deux cappons’’.

Pierot, Jehan Morel fils de feu Jaquemart ‘’ pour vingt-sept cens de terre qui furent en temps passé trois pièces tout mis en une pièce et à une roye, gisant au terroir et dismaige de Lezennes au lieu que on dist le grand Halut, tenant d’une part à la terre Jaques de Langlée, aboutans d’un deux bouts au grand chemin par lequel on va ou peut aller dudit Lezennes à Lille et du quart lez à la terre de la carité des povres dudit lieu de Lezennes. S’e, doivent lesdits XXVII cens de rente par an, au jour Saint Rémy, dix razières II havots deux tiers et un quart de quarel de blet’’.

Gérard Desfontaines fils de feu Pierre ‘’ pour trois quarts de terre par lui acquestés en son demiselaige, à Lottart Wancomme et à Jehan Destailleurs prins en un bonniers gisant en une pièce au lieu qu’on dist le petit Halut en la paroisse et dismaige de Lezennes, ledit bonnier tenant aux terres de Ghistelle d’un costé et d’un de bout, de l’autre lez tenant à la terre Jehan de le Halle (ou la Halle) et encore d’un autre lez à la terre de le {…}. S’en doibt de renta par an , au jour Saint Rémy trois abenghes’’.

Jehan Carlier de Tournay ‘’pour quatre cens de terre prins au bonnier dessus dit, qui fait le parfait d’icelluy bonnier. S’en doibt de rente par an, au jour Saint Rémy, une abenghe’’.

Pierart, Gérard et Jacquemart Desfontaines ‘’frères, enfants de feu Pierre pour demy bonnier de terre à eulx escheu et relevé par le trespas de leur dit père, gisant en une pièce eu ladite paroisse et dismaige dudit Hellemmes derrière les courtieulx dudit lieu, tenant à la terre Gérard Thuillaine (ou Thuillame) d’une part et aux terres de ladite prioré d’aultre part, et du tierch lez passe parmy, ledit demy bonnier, la voyette par laquelle on va ou peut aller dudit Hellemmes à Annappes. S’en est deu de rente par an au jour Saint Rémy, trois razières II havots de blet, au jour de noël, un cappon’’.

            Les dessus des trois frères, pour quatre cens de terre à eulx escheu comme dessus, appartenant le tresfons* à la dite prioré et est tenu de l’Abbyette de Lille, gisant eu une pièce en ladite paroisse et dismaige d’Hellemmes, tenant à la terre de la vefve (veuve) et hoirs Jehan Blancart d’une part et d’aultre à l’héritaige de la vefve et hoirs de dessus dit feu Pierre Desfontaines, aboutant pardevant à la grande rue dudit Hellemmes, assez près du moulin de Wedde, dudit lieu pour lesquels IIII cens de terre, ils doivent par  chascun an à ladite abbyette  en l’acquit de la dite prioré en doivent de rente II sols de herlegaige* et à ladite prioré de soubz rente, au jour Sain Rémy, deux havots de blet et XXXIII sols’’.

Piatte Marchant femme Jehan Rusfault (ou Ruffault) ‘’ pour douze cens de terre qu’elle a de son patrimosne prins en une pièce de XXIIII cens gisant au terroir et dismaige dudit Lezennes, tenant à la terre de la dite prioré d’une part et à la terre de l’ospital de la Trinité de Lille d’aultre part. S’en est deu par an, au jour Saint Rémy à l’avenant du bonnier, de deux deniers’’.

Jehan de Lanstais ‘’pour VI cens prins es dessus desdits XXIIII cens. S’en doit rente à l’avenant comme dessus.

Guillaume du bus (Dubus)’’ pour les autres vi cens qui sont le parfait desdits XXIIII cens. Sen doit rente à l’avenant comme dessus.

Hanequin, Jacot, Pierot, Massin et Jehenne Libert ‘’ frères et sœurs, enfants de feu Bertoul Libert pour six cens de terre qu’ils ont ensemble à eulx escheu par le trespas de leur dit feu père, gisant en une pièce en la paroisse et dismaige de Lezennes, tenant à la terre de l’ospital Saint Saulveur de Lille, d’une part, et à la terre de ladite prioré d’aultre part, et d’un quart lez à la terre monsieur l’évesque de Tournay. Se doivent de rente par an, au jour Saint Rémy, VIII havots, quarel et demy de blet, au jour de noël un cappon’’.

Jehenne de le court (Delecourt) ‘’vefve (veuve) de feu Jehan Blanquart, pour trois cens et demy de terre en masure qu’elle a de son patrimosne, gisant en une pièce en ladite paroisse et dismaige de Hellemmes, tenant d’une part au chemin par lequel on va ou peut aller à l’église dudit lieu à la croix au fresne, à l’opposé de ladite croix, et de deux autres lez à la terre, ossi (aussi) de ladite Jehenne Delecourt. S’en doit de rente par an, au jour de pasques, VII sols’’.  

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Année 1432. Registre 14H 44. Terriers, déclarations de rentes et chassereaux, renouvelés en 1432.

Biens sis à Fives.

Transcription littérale:

            Intitulé du registre ‘’ Ce sont les briefs des rentes appartenant au prioré de Fives, rapportés par le rapport des hostes et tenanciers d’icelluy prioré, qui furent fait, aduigiés* et renouvelés par loy, par Jehan de Raisse, bailly dudit prioré par le commandement de Damp* Thomas Glaiot, prieur dudit lieu, son maistre en l’an mil quatre cent trente et deux. Ce sont lesdites rente en blé, advaine, cappons, ouvelée de demy havot de blé chacune ouvelée et en argent, deue aux termes et par les personnes cy-après déclarées à la mesure et priserie, telle que le prieur fait recepvoir chacun an à ses cens et rentes à iceulx termes en la ville, baillie et chastellenie de Lille. Et doibvent les hirétiers* desdits hirétages*, double rente pour le relief à la mort des hirétiers et le dixième denier à la vente d’iceulx, quand le ces y eschiet. Et a ondit prioré toute justice et seignoirie telle que à vicomte appartient’’.

            ‘’Et première, s’ensuivent les rentes de la paroisse de Fives, avec du dismage’’ :

            Béatrix Viellet ‘’pour son lieu et manoir gisant en ladite paroisse, entre deux hiretages appartenant à Jehan Cardon, contenant deux cens* et demy d’hirétage ou environ tenant par derrière à l’hirétage de le Falesque et par devant au grand chemin par lequel on peut aller de la porte de Fives à Tournay. Sen doit de rente par an au jour de la Saint-Rémy dix havots* de blé ’’.

            Jehenne du Maisnil (Dumaisnil) ‘’ femme Jehan Halle (Hallet), l’aisné, pour un cent de demy de terre qu’elle a de son patrimosne*, tenant à l’hirétage Jorrart Lorran (ou Lorain), d’une part, et l’hirétage d’Hennequin le Page (Lepage), d’aultre part, haboutant par devant au grand chemin par lequel on peut aller de la porte de Fives à Tournay. Se doit par an au jour de la Saint-Rémy, cinq havots, 1 quarel* de blé, at au jour de noël ungt cappon et le tiers d’un cappon’’. 

            Hennequin et Lambert Lepage ‘’ pour III cent de hirétage qu’ils ont en ladite paroisse, gisant en la bansserie, tenant d’une part à l’hirétage Mahieu de le Falesque (la Phalecque) et d’aultre part à l’hirétage de Jehan Hallet, aboutant au chemin dessus dit, et d’aultre lez, encore, à l’hiretage desdits Lambert et Hennequin. Se doivent de rentes par an, au jour de la Saint Rémy V havots, IV quarels et demy et le quart d’un quarel de blé, et au jour de noël, demy cappon et la moitié du tiers d’un cappon ’’. 

Aléaume Vaillant,’’ pour la moitié de III cent, Jehenne, Jacot, Margot, Hacquin, Caisin et Colin Vaillant, frère et sœurs, enfants dudit Aléaume, qu’il heult* de deffuncte Maroie le Clerc (Leclercq), jadis s’espeuse (épouse), pour l’autre moitié desdits III cens, à eulx escheus (échus) par le trespas de leur dite mère. Iceulx III cent gisant à Mons en Baroul (Mons-en-Baroeul), en ladite paroisse, assez près de la ruyelle troncquoise, tenant au lieu dudit Aléaume Vaillant, d’une part, et à l’hirétage Nicaise Despinoy, d’aultre part et tenant, encore, à la terre de l’Hospital Sainct Julien et à l’hiretage la vefve de feu Mahieu du Fresne (Dufresne) d’aultre part. Se doivent de rente par an à la Saint-Rémy, une razière de blé, et au jour de noël, le quart d’un cappon’’.

Jaquemart de Hiechin ‘’Pour son lieu et manoir qu’il a de son patrimoine, gisant en ladite paroisse, contenant parmy la terre et gardin appartenant à icelluy qui tient tous ensemble et en une pièce dix-huit cens de hirétage, tenant d’une part à l’hirétage Jehan Dutoit et Lambert Daniel, et d’aultre part tout du long au petit cheminet* par lequel on va ou peut aller de la porte Saint Saulveur et de Fives à Tournay, et haboutant par devant au chemin qui va de Fives à Lezannes (Lezennes). S’en doit par an de rente, au jour de noel XLVI (46), sols, VI deniers, et au jour de la Saint Jehan Baptiste XLVI sols, six deniers.

            Depuis le rapport dessus dit fait, ledit Jacquemart de Hiechin et sa femme donnèrent desdits XVIII cent d’hirétage, adhirète (adhérite*) et par loy, à Mahieu leur fils, avec Nicaise Dutoit, les V cens pour en jouir hirétablement, à quantité de rente, et en fut ladite Nicaise adhirétée en nom de sa femme, après ledit don, pour en jouir sa vie durant.

            Jehan Cardon et Nicaise Lefèvre, s’espeuse, pour V cent de terre qu’ils ont par acqueste, gisant en une pièce en ladite paroisse, tenant à l’hirétage Mahieu Gayant et Miquiel {Desmaitres …} 1 d’une part, et à l’hirétage Hennequin et Mahieu de le Falesque d’aultre part, et du tiers lez à l’hirétage Béatrix Lecerf, haboutant par devant au grand chemin de Tournay. S’en doit par an, au jour de Saint Rémy V razières de bled.

            Jacquemart Roisin ‘’pour un quartier de hirétage, Jacquot, Adenette et Catau Roisin, frères et sœurs, enfants dudit Jacquemart qu’il heult (eu) et a de desfuncte {Yde Noiroul…} jadis s’espeuse pour aussi ung quartier à eulx escheu, par le trespas de leur dite mère à l’encontre de leur dit père. Iceulx, iceluy quartier faisant demy bonnier de hirétage en ung lieu et manoir aucquiés, plantés et hebreghiet (ou hebreghié) *, gisant en ladite paroisse de Fives, tenant tout du long la ruyelle (ruelle) du Becquerel d’une part joignant par devant à la cauchie (chaussée) allant dudit lieu à l’église de Fives, tenant d’un autre lez et le tierch à l’hirétage Jehan Auget, et haboutant aussi à l’hiretage des hoirs de feu Robert Boudet. S’en doivent de rente par an, au jour de la Saint Rémy ung denier’’.

            Collart Vaillant ‘’pour son lieu et manoir qu’il a gisant en ladite paroisse, contenant aussi qu’il est aucquiés, plantés et hebreghiés, un quartier d’hiretage ou environ, venant à front par devant sur la rue de la Louvière, audit lieu de Fives, tenant à l’hirétage Jehan Hallet d’une part et à l’hirétage Jehan Ghielin et Garin son nepveu (neveu), d’aultre part, et haboutant par derrière à l’héritage dudit prioré de Fives. S’en doit de rente par an au jour de la Saint Rémy X sols II deniers, et au jour de Pasques X sols II deniers’’.

Jehan Hallet ‘’pour son lieu et manoir qu’il a gisant en ladite rue de la Louvière, contenant aussi qu’il est aucquiés, plantés et hebreghiés, III cent et demy de hiretage ou environ tenant à l’hirétage Collart Vaillant, dessus dit, d’une part et haboutant par derrière à l’hirétage dudit prioré d’un lez, et d’un aultre lez à l’hiretage Jacques de Rely. S’en doit de rente par an, au jour de Pasques XXIIII sols II deniers’’.

Maroie Halle (Hallet) ‘’fille Jehan, femme Jehan de Rocque, pour ung cent et demy de terre prins en une pièce de III cens de terre gisant assez près des prez (pré- pâture) les moisnes de ladite paroisse, tenant à la terre Jehan Boulanghier d’une part et à la terre Tristan Dutoit fils de feu {Willeme…} d’aultre part, et du tiers lez tenant à la terre les enfants de feu Nicaise le Baudam (Baudain ou Bauduin). S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy, ung havot et demy de bled’’.

Pierrart et Colin du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’frères et enfants Jacquemart, pour l’autre cens et demy de terre prins ci-dessus dit, III cent à l’encontre du cens et demy dessus dit à eulx venu et escheu par le trépas de deffuncte Maroie Halle (Hallet) leur mère. S’en doivent de rente par an au jour de la Saint Rémy ung havot et demie de bled’’.

Jehan, Mahieu, Maroie, Pierronne et Katerine de le Falesque (de la Phalecque) ‘’frères et sœurs pour trois quartiers de terre ou environ, qu’ils ont gisans eu une pièce en ladite paroisse et dismage, à eulx escheu par la mort et trespas de deffuncte Pasque du Mousqueron, jadis leur mère, tenant à l’hirétage Jehan Malatiret,  d’une part et à la terre Colard de le Falesque, d’aultre part et du tierch lez haboutant au fossé de la Soe s’en doivent de rente par an,  au jour Saint Rémy II razières de bled’’.

Jehan Augot ‘’pour IX cens d’hiretage qu’il a en son lieu, gisant en ladite paroisse tenant à son lieu manable*, d’une part, et au lieu et manoir Jaquemart Roisin, d’aultre part, haboutant d’un autre lez au manoir des hoirs feu Robert Boudet, et par devant à front du chemin qui va de Lille à Fives. S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy à l’avenant du bonnier de deux deniers.

Jehan Ghiellin et Garin Ghiellin ‘’pour une masure, contenant IIII cent cincq vergues (verges*), {…} d’hirétage ou environs gisant en ladite paroisse et terroir de Fives, au lieu que on dist à le Louvière (la Louvière), tenant à la rue de le dist Louvière, d’une part à l’hirétage Jehan de le Croix (Delecroix) d’autre part du tierch sens au gardin Colard Vaillant et du quart à la terre dudit prioré que lesdits Jehan et Garin tiennent chacun par moitié. S’en doivent de rente par an, au jour Saint Rémy X sols II deniers, et au jour de Pasques X sols II deniers’’.

Phelippe et Jehan de Pontrewart ‘’frères, enfants et hoirs de feu Phelippe de Pontrewart, pour VII cens de terre ou environ qu’ils ont gisant en une pièce en ladite paroisse et terroirs de Fives, assez près du Buisson de Wallencamp, tenant à la terre Willemme de le Vigne, d’une part et à la terre Maroie de Marque d’aultre part. S’en doivent de rente par an, au jour Saint Rémy ung havot et demy de blé, au jour de noël le quart d’un cappon’’.

Pierronne (ou Pieronne) Herencq ‘’femme Nicaise Despinoy pour XIX cens de terre ou environ, gisant à présent tout en une pièce qui souloient*  estre en deux pièces, emprés (près)Mons en Baroeul, tenant à l’hirétage dudit hôpital Saint Julien, d’une part et à l’hirétage des enfants de feu Bauduin de Landas , d’aultre part, et du tiers lez aux hirétages Aléaume Vaillant et la vefve de feu Mahieu du Fresne (Dufresne) et du quart lez, encore à la terre de la dite vefve et la terre de l’église et les pouvres de Fives. S’en doit de rente par an au jour Saint Rémy VII razières III quart de quarels de blé, au jour de noël ungt cappons et le quart d’un’’.

Ladite Pieronne ‘’pour le tiers de VII cens de terre ou environ, gisant en une pièce en ladite paroisse, audit hamel de Mons en Baroeul, tenant à l’hirétage Jehan Destailleurs, d’une part et à la terre dudit Nicaise d’aultre part et du tiers lez aux quatre bonniers de ladite abbaye, et du quart lez à la terre des enfants de feu Willème Dutoit. S’en doit de rente pour ledit tiers, au jour Saint Rémy, le tiers de II razières de blé’’.

Perceval du Toit (Dutoit-Duthoit) ‘’ fils de feu Willeme, et Pierot Herencq pour les deux parts des VII cens de terre dessus dit, dont ledit Pierot en a le quart, pour sa part. S’en doivent de rente par an, au jour de la Saint Rémy, les deux parts de deux razières de bled’’.

Mahieu du Toit (Dutoit Duthoit)’’fils de feu Willeme, pour III cens et demy et cincq vergues de terre qu’il a prins en V cens ou bas courtil*( bas jardin), qui fu son dit père, tenant à la terre Maroie du Toit, sa sœur, qu’elle a au dit bas courtil, d’une part et a la terre Colard Dubus , d’aultre part, haboutant par devant au grand chemin qui mane du molin de Wedde de Fives au ban au même. S’en doit de rente par an, au jour de la Saint Rémy X sols VI deniers’’.

Tristan du Toit (Dutoit-Duthoit) ‘’frère au dit Mahieu pour I cens et XV vergues de terre prins en V cens dessus dit. S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy, III sols VI deniers’’.

Ledit Tristan ‘’ pour IIII cens de terre ou environ qu’il a en une pièce de X cens, gisant en ladite paroisse ou hamel de Mons, derrière le manoir Nicaise Despinoy, tenant à la terre dudit Nicaise, d’une part, et à la terre des enfants de feu Pierre du Molin (Dumoulin) {…}. S’en doit de rente par an, au jour de Saint Rémy, VII havots de bled’’.

Mahieu de le Falesque et Jehenne de le Court (Delecourt)’’s’espeuse pour leur lieu et manoir qu’ils ont acquis, gisant en ladite paroisse, au lieu qu’on dist en la bansserie, contenant  III cens de hirétage ou environ, tenant à l’hirétage Jehan et Lambert le Paige (Lepage), d’une part et de l’autre lez à l’hirétage desdits {…}, qu’ils tiennent de Monsieur de Roubaix, et par derrière aussy à l’hirétage  d’iceulx {comoms}, qu’ils tiennent de la prévosté d’Esquermes, haboutans par devant au grand chemin qui va de la porte  de Fives à Tournay. S’en doivent de rente par an, au jour Saint Rémy VI havots, au jour de noël demy cappons et la moitié du tiers de cappons’’.

Raisse Rousee (Rousée-Rousel) ’’ pour IX cens de terre prins en une pièce de XIIII cens gisans audit dismaige de Fives, tenant à la terre de la carité des pauvres de Saint Estienne en Lille d’une part et à la terre de la vefve Miquiel Bruyane d’autre part et d’un boult à la terre Vincent et Jacquemart Rousée (Roussel)’’.

            Jehan Rousee (Rousée-Rousel)’’ frère audit Raisse et sa femme pour IIII cens de terre prins ce dessus dit en XIIII cens’’.

            Hennequin et Pierre Augot ‘’ frères et enfants de Jehan Augot qu’il eut de desfuncte Marguerite Rousee (Rousée-Rousel), sœur aux dessus dit, Raisse et Jehan Rousee, jadis s’espeuse pour I cens de terre prins es dessus dit XIIII cens qui est le parfait d’iceulx à eulx escheu par le trespas de leur dite mère. Se doivent tous les XIIII cens, de rente par an par chacun an par chacun sa part et parcon (Parchon*), au jour Saint Rémy, IX havots de blé, au jour de noël II cappons et I denier’’.

            Jehan Boulenghier (Boulengier)’’Bauduine et Jacot Boulenghier, frères et sœur, pour leur lieu et manoir gisant à la Louvière en ladite paroisse, à eulx escheu par le trépas de leur dit feu père, et contenant VIII cens de hirétage ou environ tenant au lieu et manoir Mahieu de le Falesque (la Phalecque) d’un costé, et de l’autre costé au lieu et manoir Guerard de Wastines dit de le Barre, haboutant par derrière à l’hirétage de mes Dames de l’Abbiette de Lille et par devant au chemin de la Louvière qui s’en va au molin de Heppegnies. S’en doivent de rente par an, au jour Saint Rémy, V razières de blé, au jour de noël, IIII cappons’’. 

Le dessus dit Jehan Boulanghier et Bauduine’’ sa sœur, iceulx pour deux bonniers de terre gisant en ladite paroisse et dismaige à eulx escheu par le trespas de leur dit feu père, tenant à demy bonnier de terre appartenant à Baudart, Jehan, Hustin et Miquiel du toit (Dutoit-Duthoit), frère, et au chemin qui va de Baroeul à Lille tout du long et d’un autre lez à la terre de la vefve de feu Miquiel Bruyane. S’en doivent de rente par an au jour Saint Rémy, VI havots de bled, au jour de noël cappon et demy’’.

Guerard de Wastines, dit de le Bare (Delebare) ‘’pour son lieu et manoir), gisant en la dite paroisse au lieu qu’on dist à la Louvière, tenant d’un costé au lieu et manoir Jehan et Bauduine Boulanghier, dessus dit, de l’autre costé au lieu et manoir Baudart du toit (Dutoit), haboutant par derrière à l’hirétage de mes Dames de l’Abbiette, et par devant au chemin dessus dit , qui va du molin de Hieppegnies. S’en est deu de rente par an, au jour Saint Rémy {Page arrachée}.

Demiselle Jehenne de Langlée, femme Willame de le Vigne ‘’pour XIIII cens de terre gisans eu une pièce en ladite paroisse et dismage, tenant à la terre Hustin du Toit (Dutoit-Duthoit), d’une part et à la terre la vefve et hoirs Philippe de Pontrewart d’autre part et haboutant par devant au chemin qui mane de Baroeul à Lille. S’en est deu de rente par an, au jour Sain Rémy, III havots de bled, au jour de noël demy cappon’’.

Baudart, Jehan, Hustin et Miquiel du toit (Dutoit-Duthoit) ’’ frères, pour VIII cens de terre ou environ dont chacun en a et paye la rente de II cens à eulx de piéça*, escheu par le trespas de leur père, gisant en une pièce en la dite paroisse et dismage de Fives, tenant à la terre Jehan Boulanghier d’une part et à la terre de la vefve de feu Miquiel Bruyane, d’autre part, haboutant au chemin par lequel on va et qui mane du Baroeul à Lille et tenant encore à la terre Maignon de le Lys dit de Marque. S’en doit toute la pièce de rente par an, au jour de Saint Rémy, VI havots de bled, au jour de noël cappon et demy’’.

Jehan Descamps bourgeois de Lille, Pierre et Jacot le Baudain’’ frères, enfants de feu Nicaise, pour II cens de terre qu’ils ont ensemble, c’est assavoir, lesdits frères, ung cens et ledit Jehan l’autre cens, gisant en une pièce en ladite paroisse et dismage de Fives, assez près de la planquelle par laquelle on va ou peut aller de Mons à l’église dudit Fives, tenant à l’hirétage dudit prioré d’une part et à la terre Colard de le Falesque d’autre part. S’en doivent de rente par au, au jour Saint Rémy, deux havots de bled, au jour de noël deux cappons’’.

Hustin du Toit (Dutoit-Duthoit)  et Marguerite Vrediere ‘’s’espeuse (son épouse), pour dix-huit cent de terre par eulx acquis à Jacquemart Boullet et Jehan du Toit, pour une pièce de deux bonniers dont la vefve Haubbel tient le surplus, gisant les deux bonniers en ladite paroisse et dismage de Fives, tenant par devant au chemin par lequel on va ou peut aller de la porte Dergneau de Lille à Wasquehal, d’un costé au lieu qu’on dist le puch (le puit) de Wallencamp, d’un autre lez à la terre Jehan de Roque qui fut feu Jacques Brunel, et du quart lez à la terre Jehenne de Langlée, femme Willemme de le Vigne. S’en doivent de rente par an au jour Saint Rémy V havots et demy de bled, au jour de noël II cappons et quart et XI sols, au jour de Saint Jehan Baptiste XI sols VI deniers’’.

Jehan Hauwel ‘’ fils de feu Simon pour XIII cent  et le tiers d’un cent de terre prins es deux bonniers dessus dit pour le parfait d’iceulx. S’en est eu de rente par an, au jour de Saint Rémy, VII havots demy de blé, au jour de noël I cappon demy et VIII sols, au jour de Saint Jehan Baptiste VIII sols I denier.

Jehenne du Camp dit Goymes ‘’ femme Pierre de le  Falesque et Marguerite du Camp dit Goymes, pour X cent de terre qu’elles ont de leur patrimosne, chacun par moitié, gisant en une pièce en ladite paroisse et dismage de Fives au lieu que l’on dist à la Soe, dont les seigneuries de Mons en Baroeul en sont tenues.  Les IIII cens qui ne donnent point de relief audit prioré, et dudit prioré en sont tenues pour les VI cents qui y doivent relief comme les autres qui en sont tenues. Tenant lesdits X cens à la terre Jehan le Noir (Lenoir), l’aisné, d’une part, et à la terre Colard Vaillant d’autre part, et audit chemin de la Soe. S’en est due de rente Justiciable et sous rente par an audit prioré, au jour Saint Rémy, III razières, I havots et I quareignons et demy de bled, au jour de noël, ung cappon’’.

Jehan le noir (Lenoir) ‘’l’aisné pour aultres X cens de terre venant de son patrimosne (patrimoine) gisant en une pièce au lieu dessus dit. Les VI cens et IIII cents tenus comme les X cents dessus dit, {…} , tenant lesdits  X cents à la terre  de la carité Sainte Catherine en Lille d’une part, aux X cents dessus dit et audit chemin de la Soe ? S’en doit de rente et soubz rente comme les X cents desssus dit, au jour Saint Rémy III razières, I havot et demy I quarel et demy de bled, au jour de noël I cappon’’.

Jehenne de {W…} dit de Courtray ‘’Vefve de feu Mahieu du fresne (Dufresne), pour II cents d’irétage qu’elle a tenue dudit prioré, prins en une pièce de héritage contenant IX cents dont les VII cents sont tenus des seigneurs de Mons, gisant en laite paroisse ou hamel dudit Mons, et tenant lesdits II cents d’une part à l’héritage de Aleaume Vaillant, d’une autre part audit héritage de ladite vefve, d’un des deux bouts à l’héritage aussi d’icelle Vefve et de l’autre deux bouts à l’héritage Nicaise Despinoy ; S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy, III havots et demy de bled, au jour de noel, le VI ème d’un cappon’’.

Jehan de Roque et Maroie Halle (Hallet) ‘’ s’espeuse pour deux pièces de pré contenant V cents gisant en ladite paroisse et pour XVII cents de terre ahanable*, gisant en une pièce en la paroisse de la Magdeleine, tout par eulx acquis lesdits V cents de pré tenant de  deux sens aux prés Becquet  de lattre (Delattre), la rivière du Becquerel, passant parmy , et d’aultre lez tenant au pré Gillart Rappine , et lesdits XVII cents , tenant à l’héritage Jehan Hauwel et Hustin Dutoit, d’une part, d’un aultre lez à l’héritage  Jehan Roussée, et encore d’un   aultre lez à l’héritage le vefve  et hoirs feu Jacquemart de Mortaigne. S’en doivent de rente par an, c’est assavoir, au jour de la Saint Rémy pour ledit pré, XII deniers, et aussi au jour de Saint Rémy III razières de bled, au jour de Noël,  III cappons’’.

Jehan Lorrain, l’aisné Jehenne de marque ‘’ s’espeuse (son épouse), Jorart Lorrain, marie le cerf (Lecerf) s’espeuse et Jehan Lorrain, le josne (le jeune) seul, pour deux cens et demy de héritage par eulx acquis ensemble, gisant en une pièce de terre en ladite paroisse au lieu qu’on dit la banserie tenant à l’hiretage Jehenne vefve de feu Jehan Hallet, d’une part et à l’hiretage Jehan de Lanstais d’aultre part, haboutant par devant tout du long au grand chemin par lequel on va ou peut aller de la porte de Fives de Lille à Tournay. S’en est deu de rente par an audit prioré, au jour Saint Rémy, V havots demy de blé, au jour de noël I cappon demy et le tiers d’un cappon’’.

Jehan lorrain l’aisné doit pour sa part de rentes XVII vergues.

Ledit Jorart pour sa part demy rente et ledit Jehan Lorrain le josne pour sa part doit de rente de XXIII vergues, chacun sa part par égal portion au marc le lis*’’

            Gillart du toit (Dutoit-Duthoit)’’ et avec lui Jehan, Gillart et Jacquemart du toit, frères ses enfants pour demy bonnier de terre, dont ledit Gillart a la moitié et lesdits frères l’autre moitié gisant en une pièce en ladite paroisse tenant à l’hiretage de la capelle Sainte Catherine fondée à Saint Pierre à Lille d’une part et à la terre Hennequin Bruyane, fils de feu Miquiel d’aultre part et du tiers lez, au chemin par lequel on va ou peut aller de la Pilaterie à Wallencamp et à lille. S’en doivent par an, au jour Saint Rémy, ung denier’’.

Gillart du toit (Dutoit-Duthoit), l’aisné ‘’pour XIIII cens de terre ahanable*de son patrimosne, prins en une pièce de xxviii cens, gisant en ladite paroisse de Fives, tenant lesdits XIIII cens aux terres dudit prioré d’une part, aux terres de l’abbaye de Marquette d’aultre du tiers lez à la voyette par laquelle on va ou peut aller de la Pilaterie à Wallencamp et du quart lez aux  XIIII cens de terre Gillet Warin qui font le parfait des XXVIII cens de terre dessus dit dont cy après sera fait mention. S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy X havots de bled’’.

Gillet Warin ‘’ pour les dessus dit XIIII cens de terre qui font le parfait desdits XXVIII cens tenant ausdits XIIII cens dudit Gillart du toit d’une part et à la terre de l’ospital Saint Nicolay ‘Nicolas fondé en la ville de Lille, d’aultre part, du tiers lez à la terre Simon du Vinage et du quart lez à la dessus dite voyette par laquelle on va ou peut aller de la Pilaterie à Wallencamp. S’en doit de rente par an audit prioré, au jour Saint Rémy, dix havots de bled’’

Jehan le noir (Lenoir) père, Jehan le noir le fils ‘’et leurs femmes pour ungt cens et demy  d’hiretage sur lequel il y a un moulin de wesde (Wedde)*, assis, qu’ils ont pris à rente de nouvel, à monsieur l’abbé et couvent gisant en ladite paroisse de Fives assez près du pré les moisnes et tenant à iceluy pré d’une part et d’un autre costé à l’hiretage  de ladite église sur lequel hiretage on a de nouvel assis la justice de ladite église, tenant encore par devant  au chemin par lequel on va ou peut aller du moulin de Heppegnies (ou Heppignies) aux bans au Maisnil. S’en doivent de rente par an audit prioré, au jour Saint Rémy, XXXVI havot {…}’’.

La vefve de Roques Bloquiel ‘’ pour trois quarterons* de terre qui furent Mahieu du toit (Dutoit-Duthoit), au lieu de Wallencamp, tenant d’une part à la prioré de Fives. S’en doit de rente par an,  au jour de Saint Rémy, cinq razières un havot {…}, au jour de noël deux tiers d’un cappon’’.

Biens sis à Hellemmes et Lezennes

Item s’en suivent les rentes deues audit prioré es villes paroisses et dismage de Hellemmes et Lezennes.

Et premiers 

Maroie Platel fille de Simon ‘’femme de Gillart Davesnes, pour sept cens  demy, deux verges et demie d’iretaige (héritage) ou environ gisant en ladite paroisse de Hellemmes derrière les {…} dudit lieu, tenant d’une part à la terre Jehan Cardon d’Annappes et d’autre part à la terre Jehan {Malat…} qu’il tient de la dite prioré de Fives. S’en est deu de rente par an au jour Saint Rémy trois razières I havot de blet, au jour de noël demy cappon et deux tiers d’un’’.

Jacquemart Castellain et Ysabel sa femme’’ pour six cens de terre ou environ par eulx acquis, gisant en une pièce en la dite paroisse et dismaige de Lezennes, assez près de la justice dudit lieu, tenant de deux lez à l’iretaige de ladite paroisse et pardevant au grand chemin par lequel on va ou peut aller dudit Lezennes à Sainghin. S’en est due par an au jour Saint Rémy II razières et quarel et demy de blet, au jour de noël un cappon’’.

Pierart de le Falesque ‘’pour cincq cens de terre qu’il a de son patrimosne (patrimoine), gisant en une pièce en la dite paroisse et dismaige de Hellemmes, assez près de la croix  {…} tenant à la terre pierre et Jehan {…}, d’une part  et à la terre  de la vefve  et hoirs Jehan Blancart d’autre part et du tiers lez aux terres de Ghistelle. S’en est deu de rente par an au jour de Saint Rémy, deux  razières de blet, au jour de noël deux cappons’’.

Pierot Morel ‘’fils de feu Jaquemart pour Vingt-sept cens de terre qui furent en temps passé trois pièces mis en une pièce et à une roye*, gisant au terroir et dismage de Lezennes au lieu que on dist le grand halut (peut- être Hellu) tenant d’une part à la terre de la fille Gérard Thieulaine et d’aultre à la terre Jacques de Langlée haboutant d’un bout au grand chemin qui va ou peut aller dudit Lezennes à Lille et du grand lez à la terre de la carité des pauvres dudit lieu de Lezennes . S’en doivent lesdits XXVII cents de rente par an, au jour Saint Rémy, X razières, II havots deux tiers et un quart de quarel de bled.

Guerard Desfontaines ‘’fils de feu Pierre, pour trois quartiers de terre par lui acquestés en son {…} à Lotard Wancomme et à Jehan Destailleurs, prins en un bonnier gisant eu une pièce au lieu qu’on dist le petit Halut en la paroisse et dismage de Lezennes. Ledit bonnier tenant aux terres de Gisthelle d’un costé et d’un deux bouts de l’autre lez tenant à la terre Jehan de le Halle, et encore d’un autre lez à la terre Willemme de le {…}. S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy trois abenghes*’’.

            Jehan Carlier de Tournay ’’pour IIII cens de terre prins au bonnier dessus dit, qui fait le parfait d’icelluy bonnier. S’en doit de rente par an, au jour Saint Rémy, une Abenghe’’.

            Pierart, Gérard et Jacquemart Desfontaines ‘’frères et enfants de feu Pierre, pour demy bonnier de terre, à eulx escheu et relevé par le trespas de leur dit feu père, gisant en une pièce en ladite paroisse et dismage dudit Hellemmes, derrière les courtieulx*dudit lieu, tenant à la terre Gérard Thieulaine, d’une part et aux terres dudit prioré, d’autre part et du tiers lez passe ,parmy ledit demy bonnier, la voyette* par laquelle on va ou peut aller dudit Hellemmes à Annappes. S’en est deu par an, au jour Saint Rémy III razières, II havots de bled, au jour de noël un cappon’’.

Les dessus dit trois frères, pour trois cens de terre à aulx escheus comme dessus, appartenant le tresfons* audit prioré et est tenus de l’Abbeyette (Abbiette) à Lille, gisant en une pièce en ladite paroisse et dismage de Hellemmes, tenant à la terre de la vefve et hoirs du dessus dit feu Pierre Desfontaines , haboutant pardevant à la grand rue dudit Hellemmes , assez près du molin de Wedde dudit lieu, pour lesquels IIII cens de terre ils doivent payer chacun an à ladite Abbeyette en l’acquit dudit prioré VII deniers de rente et II sols de herbegaigne*  et audit prioré de sous rente, au jour Saint Rémy II havots de bled et XXXIII sols ‘’.

Piatte Marchant ‘’femme Jehan Rusfault (ou Ruffault) pour XII cens de terre qu’elle a de son patrimosne,  prins en une pièce de XXIIII cens gisant endroit et dismage dudit Lezennes, tenant à la terre dudit prioré d’une part, et à la terre de l’hospital de la Trinité à Lille d’aultre part. S’en est deu de rente par an, au jour Saint Rémy à l’avenant du bonnier, deux deniers’’.

Jehan de Lanstais ’’pour Vi cens prins des desdits XXIIII cens. S’en doibt de rente à l’avenant comme dessus’’.

Guillemme du bus (Dubus) ‘’ pour les aultres VI cens qui font le parfait des desdits  cens. S’en doibt de rente à l’avenant comme dessus’’.

Hennequin, Pierrot, Jacot, Massin et Jehenne Libert ‘’frères et sœurs, enfants de feu Bertoul Libert, pour VI cens de terre qu’ils ont ensemble, à eulx escheus par le trespas de leur dit feu père, gisant en une pièce en la paroisse et dismaige de Lezennes. Tenant à la terre de l’hospital Saint Saulveur de Lille d’une part et à la terre dudit prioré de deux aultres parts et encore d’un aultre quart lez à la terre monsieur l’évesque de Tournay. S’en doivent de rente par an au jour Saint Rémy, VIII Havots I quarels et demy de bled, au jour de noël, ungt cappon’’.

Jehenne de le court (Delecourt) ‘’Vefve (veuve) de Jehan Blancart hiretiere pour trois cens et demy de terre en masure qu’elle a de son patrimosne, gisant en une pièce en ladite paroisse et dismage de Hellemmes tenant d’une part au chemin par lequel on va ou peut aller de l’église dudit lieu à la croix au fresne, à l’opposé de ladite croix et de deux aultres lez à la terre aussi de ladite Jehenne Delecourt. S’en doit de rente par an,  au jour Saint Rémy VII sols’’.

 

 Année 1459. Registre 14H 45. Terriers, déclarations de rentes et Chassereaux, renouvelés en 1459.

Biens sis à Fives

Transcription littérale :

Intitulé du registre ‘’ Ce sont les brief de rentes de la prioré de fives renouvelés à la Saint-Rémy 1459 par domp Jehan {Guillart} prieur dudit lieu, et sont lesdites rentes en blé, en avoine, en cappons, ouvelée de demy havot, chascune ouvelée, et en argent deu aux termes et par les personnes cy-après déclarées  et à la mesure et priserie tels que le prieur fait recevoir chacun an à ses cens et rentes  à iceulx termes en la ville et chastellenie de Lille, et doibvent les héritiers desdits héritaiges double rente pour le relief à la mort de l’héritier et le dixième denier à la vente que le cas y eschoit’’. Les biens et héritages soumis à la rente et au droit seigneurial, sont situés à Fives et au Buisson Wallencamp, Mons-en-Baroeul, Marquette, Marcq-en-Barœul, la Magdeleine, Sainghin et Anstaing, Ascq, Sailly, Houplines et Ancoisne, Radinghen, Esquermes, Flers, Hellemmes, Lezennes, Vendeville, Templemars, Faches, Thumesnil, Ronchin, Wambrechies’’.

Et premier s’ensuit les rentes de la paroisse de Fives :

     Guerrart du Quesne (Duquesne) ‘’pour son lieu et manoir qu’il a gisant à Fives contenant deux cens de terre ou environ, tenant d’une part à la masure de Jehan Cardon et d’aultre part à la terre de Jehan et Miquiel Cardon, aboutant par derrière à la terre de Jehanne de Lefalesque (La Phalecque) femme de Jehan du Toit (Dutoit), et d’aultre les aboutant au grand quemin qui mène de Lille à Tournay s’en doibt par an, au terme de la Saint-Rémy ’’.

 

     Jehan Cardon ‘’pour deux cens* et demy de masure ou environ, gisant à Fives, tenant d’une part au lieu et manoir devant dit, et d’aultre part à la masure de Miquiel Cardon, son frère, aboutant par devant au quemin dessus nommé, s’en doivent de rente par an au terme de la Saint Rémy X havots* de froment’’.

 

     Miquel Cardon ‘’ pour II cens et demy de masure ou environ et furent au temps passé, les deux masures, dite toute une pièche (pièce), qui sont à présent parties en deux, icelle masure tenant d’une part à la masure dudit Jehan et d’aultre part au quemin qui mène du moustier (moutier*) de Fives au lieu que on dist {au brunelle}, aboutant au grand quemin qui mène de Lille à Tournay. S’en doibt par an au terme de la Saint-Rémy X havots de froment’’.

     Jehan Lorrem (Loran} ‘’pour son lieu et manoir, qu’il a gisant à le banserie*, contenant IIII cens de terre ou environ, tenant d’une part à la terre Jehan Lorrem ou, dit {..}1, et d’aultre part au lieu et manoir Jehanne Lepage, femme Andrieu de Hulluch, aboutant au grand quemin dessus nommé. S’en doivent de rente par an au terme de la Saint-Rémy, X havots, ‘ quarels* de froment’’

     Lambert le Page (Lepage) ‘’pour son lieu et manoir contenant la moitié de trois cents de terre ou environ, iceulx III cent tenant d’une part au lieu dessus nommé, et d’aultre part au lieu et manoir Thomas de le Phalesque, aboutant au grand quemin qui mène de Lille à Tournay. S’en doibt de rente par an, au terme de la Saint-Rémy deux havots et demy deux quarels et quart et deux quarts de quarels* de froment et au terme de noël un quart de cappon et le VIème d’un demy cappon’’.

     Jehanne le Page (Lepage) ‘’femme d’Andrien de Hulluch, pour l’autre moitié desdits III cent, gisant et tenant comme dessus est dit. S’en doibt de rente par an à la Saint-Rémy, II havots et deux demy quarels et quart et demy quart de quarel de froment, et au terme de noël ung quart de cappon et le VI ème d’ung cappon’’.  

     Thomas et Guervart de le Falesque {la Phalecque} ‘’pour leur lieu et manoir gisant à la banserie à Fives, contenant environ 3 cens de terre ou environ, tenant d’une part au lieu et manoir dessus nommés et d’aultre part au lieu et manoir de Martin de le Falesque, aboutant au grand quemin comme dessus. S’en doivent de rente, par an au terme de la Saint-Rémy, V havots, quarel et demi et le quart d’ung quarel de froment, et au terme de noël demy cappon et la moitié d’ung tierch (tiers)  de cappon’’.

     Jehan Destailleur ‘’pour ung quartier* de terre ou environ, où est un manoir, et sied sa maison sur ledit héritage, lequel est derrière le prioré (prieuré), tenant de toute part à l’héritage dudit Jehan Destailleur, et par devant au quemin qui mène de Lefalesque au ponciel* à Fives. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy VIII sols’’.

     Jehan et Mahieu de Hechin ‘’pour un lieu et manoir gisant à Fives contenant 18 cens d’héritage, ou environ tenant d’une part à l’héritage de Lambert, de Joseph et Jehan Dutoit, et d’aultre part au quemin et qui mène de Lille à Tournay, aboutant par devant au quemin qui mène de la Motte Thomas* à Fives. S’en doivent de rente par an, au terme de Saint-Rémy, XVI sols et VI deniers, et au terme de noël XLVI VI deniers ’’.

 

     Pierronne Desfontaines ‘’femme de Lambert Joseph pour XI cens de terre ou environ, gisant vers la Motte Thomas, tenant d’une part à la terre de l’hospital Notre Dame de Tournay et d’aultre part à la terre des caritables (charitables) de Saint Meurisse {Saint-Maurice}. S’en doivent de rente par an au terme de la Saint-Rémy XV havots de froment et au terme de noël demy cappons*’’.

     Jehan Ogot ‘’pour un lieu et manoir contenant 9 cens de terre ou environ, gisant à Fives vers Dergniau (porte des Reignaux), tenant d’une part au lieu et manoir Denis de la rivière qu’il tient à cause de ‘’icelle Roysin sa femme, et d’aultre part au lieu et manoir dudit Ogot, qu’il tient des seigneurs de Saint-Pierre de Lille, aboutant par devant au quemin qui mène de la porte Dergniau au moustier* à Fives. S’en doibt de rente par au terme de la Saint-Rémy I denier et {…} et un patard*’’.

     Jacquemart Roysin ‘’et {} Roysin, femme Denis de la Rivière, pour un lieu et manoir contenant demy bonnier de terre ou environ, tenant d’une part à le ruyelle du Becquerel, aboutant pardevant au quemin dessus dit s’en doibt de rente par an, du terme de la Saint-Rémy ung denier’’.

     Item ledit Ogot ‘’pour un cent et demy de terre ou environ, gisant au bout des prés des {m….}, tenant d’une part à IX quartiers de terre appartenant à la priouré (prieuré), aboutant par devant au quemin qui mène de Lille à Mons-en-Baroeul sur lequel y a ung moulin de wedde*. Sen doibt de rente par an au terme de La Saint-Rémy XXXVI sols.

 Relevé par la vefve et hoirs de feu Miquiel Dutoit, fils de Baudart. S’en doibvent demi-relief’’.

     Haquin de Rocque ‘dit Hallot fils de feu Jehan de Rocque pour 5 cens de près ou environ gisant au Biequeriel (Becquerel, tenant d’une part aux prés Bocquet Delatre, et d’aultre part au près de la vefve et hoirs de Gillart {Rappine}, aboutant à la chaude rivière. S’en doibt de rente par an au terme Saint-Rémy XII deniers’’.

       Thomas du toit (Dutoit) ‘’fils de feu Baudart, pour un lieu et manoir gisant à la Louvière qui fut à Boulenghier, contenant 6 cens de terre, tenant d’une part à l’héritage Gahenry de Tenremonde et d’aultre part à ung lieu et manoir appartenant audit Thomas, aboutant sur la grande rue de la Louvière. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, IIII razières II quarels et les deux parties d’ung quarels de blé et au terme de noël III cappons et les deux parts de demy cappons’’

     Gahenry de Tenremonde ‘’pour 1 cens et le tierch d’ung cens de terre ou environ, prins au manoir dessus dit, tenant d’une part au lieu et manoir de le Falesque, et d’aultre part au lieu dudit Thomas, aboutant au grand quemin comme dessus. S’en doibt de rente par an du terme de la Saint-Rémy, III havots I quarel et le tiers de demy quarel de blé, et au terme du noël un demi cappon et le tierch de demy cappon’’.

     Thomas du toit (Dutoit) ‘’fils de Baudart pour un lieu et manoir qui fut Guerrart {Laiiens}, gisant à la Louvière IIII cens d’héritage ou environ, tenant d’une part au lieu dudit Thomas, qui fut Jehan Boulenghier et d’aultre part au lieu Jehan Dutoit de feu Baudart, aboutant à la grande rue comme dessus. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy X havots de froment, et au terme de noël II cappons’’.

     Maroie Hallet femme Miquiel Lenoir pour son lieu et manoir qu’il a gisant en ladite rue de la Louvière, contenant quatre cens et demy d’héritage ou environ, tenant d’une part au fief qui fut Jacques de Rely, qui à présent et au dit Miquel par arrentement, et d’aultre part au lieu et manoir Miquelle Vaillande, femme Jehan Dutoit, aboutant à la grande rue de la Louvière. S’en doibt de rente par an à la Saint-Rémy, XXIIII sols II deniers’’.

     Miquielle Vaillande  (Vaillant) ‘’femme Jehan Dutoit, bastart, pour son lieu et manoir gisant à la Louvière, contenant 4 cens de terre ou environ, prins en ung demy bonnier, tenant d’une part au lieu dudit Jehan qui fut Maroie Hallet, et d’aultre part à la terre et masure de Jehanne de Ghielin, aboutant comme dessus. S’en doibt de rente par an à la Saint-Rémy, X sols II deniers et au terme de Pasque X sols II deniers’’.  

     Jehanne de Ghielin ‘’femme Thomas Delemare, Louyse femme Guervart Vaillant et Margot leur sœur pour deux cens de terre ou environ, prins au manoir dessus, tenant audit lieu, et d’aultre part à la masure Miquiel Dutoit. S’en doibt au terme Saint-Rémy V sols et I denier, et au terme de Pasque, V sols et I denier’’.

     Miquiel du toit (Dutoit) ‘’pour aultre II cens de terre ou environ, tenant d’une part à la terre Jehan Delecrois (Delecroix), et d’aultre part au lieu cy devant déclaré, aboutant à la grande rue de la Louvière. S’en doibt au terme de la Saint-Rémy, V sols 1 denier, et au terme de Pasque V sols et I denier.

Relevé par le trépas de Miquiel Dutoit. Ses enfants s’en doibvent droits de relief’’.

     Maroie de le falesque (la Phalecque), ‘’vefve (veuve), de feu François Delattre, pour XII cens de terre ou environ, gisant à Fives, tenant d’une part à la terre de Jehan Mallatiret, et d’aultre part à la terre Collart de la Falesque, enclos de deux fossés qu’on dist la Soe*. S’en doit par an au terme de la Saint-Rémy II razières de Blé’’.

      Jehanne de le falesque (la Phalecque), ‘’femme à Jehan du toit, fils de feu Tristan, pour V cens de terre ou environ gisant sur le quemin qui mène de Fives à Hellemmes, tenant d’une part à la terre Robert Blancart, et d’aultre part à la terre de Gistelle [….}. S’en doibt au terme de la Saint-Rémy, II razières de blé et au terme de noël II cappons’’.

 

Gautier de Crois, ‘’dit de Grumes, pour 4 cens de terre ou environ gisant à Fives tenant d’une part à la terre dudit Gautier, qu’il tient de monsieur de Roubaix, et d’aultre part à la voie qui mène de Mons au moustier à Fives, aboutant au quemin qui mène dudit Fives à la Soe. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, IIII deniers’’.

     Rollant du hameil (Duhamel), ‘’pour II cens de manoir ou environ qu’il a gisant à Mons, au lieu que on dist, à la sablonnière, tenant d’une part à la terre qu’est tenu de Jehan Vretes et qui appartient audit Rollant, et d’aultre part au lieu et manoir de Tristan Dutoit, aboutant par devant au quemin de la Savelonnièrre (sablonnière : fief de Fives)’’.

     Tristiant du toit (Dutoit)‘’pour une partie de son lieu et manoir, contenant III cens de terre ou environ, tenu d’une part au-devant de la maison dudit Tristan, et d’aultre part au lieu et manoir devant dit qu’est audit Rollant, aboutant au quemin dessus. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, VIII sols IIII deniers’’.

     Pierronne Herrencq,’’ vefve de feu Nicaise Despinoy prins en VII cens gisant à Fives tenant d’une part à la terre de la vefve dessus, qu’elle tient de Collart Dubus et d’aultre part aux IIII bonniers de le prioré et du tierch lez à la terre Jehan Destailleurs. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, II parties d’une rasière de Bled (blé)’’.

     Pierrot Herreng ‘’pour ung cens et le tierch de demy cens de terre ou environ, prins en VII cent de terre devant dit, tenu comme dessus est desclaré. S’en doibt de rente par an, au terme de la Saint-Rémy, ung havot et le tierch d’un havot de bled’’.  

     Perceval du toit (Dutoit) ‘’ pour la moitié de VII cens de terre, qui sont III cent et demy pour sa part ou environ, tenu comme dessus est dit. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, une rasière de bled.

     Perceval du toit (Dutoit) ‘’et les hoirs Jehan Descamps, pour II cent de terre ou environ qu’ils ont gisant au dismage de Fives, tenu d’une part à la terre Collart de la Fallesque et d’aultre part à la terre de la priouré, et du tierch lez à la terre dudit Perceval. S’en doibvent de rente par an, au terme de la Saint-Rémy, II havots de bled’’.

Auguies le merre (Lemerre)

     Pierronne Herrencq, ‘’vefve de feu Nicaise Despinoy pour II cens de terre ou environ qu’elle a gisant au dismage de Fives, tenant d’une part à la terre de l’hospital Saint-Julien et d’aultre part à la terre et gardin de Guerart Vaillant et du tierch lez à la terre des povres de de Fives, s’en doibt de rente par an à la Saint Rémy, VII rasières III quarels de bled’’.

 

     Jehan du toit, (Dutoit) bastart ‘’pour V cent de terre ou environ qu’il a gisant au dismage de Fives, tenu d’une part à la terre Allard Delobiel, aboutant au quemin de la Soe, desquelles V cens sont tenus les III cens de la priouré (prieuré) et les aultres II cens des seigneurs de Mons. S’en doibvent de rente par an terme de la Saint-Rémy, pour toute la pieche, VI havots et demy I quarel et demy et la moitié d’un quarel de bled’’.

     Allard Delobel, pour V cens de terre ou environ, séant à Fives.

     Philippe de Landas, pour VI cens de terre, ou environ qu’il a, gisant au dismage de Fives, tenant d’une part à la terre dudit Delobel et d’aultre part à la terre de Jehan le noir, aboutant au quemin de le Soe, s’en doit de rente par an, au terme de la Saint-Rémy, VIII havots de blé.

     Jehan le noir (Lenoir), pour IIII cens de terre ou environ, tenant à la terre dudit Landas, d’une part et d’aultre part à la terre de l’église Sainte-Catherine, aboutant au quemin de la Soe* et sont tenus des seigneurs de Mons.

     Guerrart Vaillant, pour III cens de terre ou environ, gisant au dismage de Fives.

Tenant d’une part à la terre de l’hôpital Saint Julien, et d’aultre part au lieu et manoir dudit Guerrart, aboutant au gardin d’Andrieu du fresne.

     Andrieu du frelne (Dufresne) ‘’ pour II cens de terre ou environ estant au gardin dudit Andrieu, tenant au III cens cy dessus dit, et à la terre de la vefve de feu Nicaise Despinoy’’.

     La vefve et hoir de Jacques Desquesnes ‘’pour ung bonniers de terre ou environ, qu’ils ont gisant à Mons-en-Baroeul, tenu des seigneurs de Mons-en-Baroeul’’.

Pierrart Hallet, pour VII cens de terre ou environ, gisant audit mons et tenus des seigneurs cy-dessus dit.

 

Husin Malet ‘’à cause de sa femme paravant à Martin Dathye, et fille de feu Lothaire Rousée pour luy et ses enfants qui furent enfants de feu Martin Dathye pour ung bonnier de terre ou environ qu’ils ont gisant au terroir de Mons en Baroeul au dismage de Fives, tenant d’une part à la terre des hoirs Pierre Du Vinage et d’aultre part à leur terre mesme, aboutant au quemin qui mène à Mons à ‘’dure azisse’’ et l’aultre bout à la terre des pauvres de Mons et de Fives’’.

 

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Biens sis à Fives et Wallencamp

 

     Baudart Collin ‘’Pour ung bonnier de terre ou environ qu’il a acquestés, gisant à Wallencamp au dismage de Fives, tenant d’une part à la terre Jacquemart Rousée et du tierch lez à la terre maistre Jehan de {Mortamgue}, s’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy III razières de bled, et au terme de noël III cappons’’.

     Haquin et Pasquet du toit (Dutoit) ‘’enfants de Gillart pour VII quartiers de terre ou environ qu’ils ont gisant au dismage de Fives, tenant d’une part à la terre de l’abbaye de Marquette et d’aultre part à la terre du priouré de Fives et du tierch lez à la terre de Thierey Morel, qui tient à la cause de sa femme et du quart lez à la voie qui mène de la Pilaterie à Wallencamp. S’en doibvent de rente par an V razières de bled’’.

     Item les hoirs de feu Gillart du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’le père, pour demy bonnier de terre ou environ gisant à Wallencamp, au dismage de Fives, tenant d’une part, au quemin qui mène de Wasquehal à Lille et d’aultre part à la terre Jehan {Brianne}, fils de feu Miquiel, s’en doivent de rente par an au terme de la Saint-Rémy, ung denier’’.

     Guillebiert du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’ pour XVIII cens et les II tierch d’ung cent de terre ou environ gisant au dismage de Fives au lieu de Wallencamp, tenant d’une part à   la terre Thomas Dutoit, et d’aultre part à la terre Miquiel Dutoit fils de Baudart, aboutant au quemin qui mène de Wasquehal à Lille. S’en doibt de renta par an, au terme de la Saint-Rémy, X havots et demy de bled, au terme de noël II cappons et ung quart, et en argent XXII sols VII deniers’’.

     Jehan du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’fils de Miquiel Dutoit, l’aisné, pour demy bonniers de terre ou environ, gisant à Wallencamp, au dismage de Fives, tenant d’une part à la terre de Jehan {Brianne} et d’aultre part à la terre Pasquet et Gillart Dutoit, aboutant au quemin qui mène de Fives au Plouich. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, VI havots de bled, et au terme de noël ung cappon et demy’’.  

     Pasquet, Gillot et Guillebiert du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’ pour II cens de terre ou environ prins en ung demy bonnier qui fut à Mahieu Dutoit, qui tient d’une part à la terre de Jehan Dutoit fil de Miquiel, et d’aultre part aultre II cens qui sont aux hoirs Estienne Dutoit, aboutant au quemin qui mène du Plouich à Wallencamp. S’en doivent de rente par an, au terme de la Saint-Rémy ung havot et demy de froment’’.

     Jacquemart du toit et les hoirs Estienne du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’pour aultre II cens de terre ou environ gisant au terroir et dismage de Fives, tenant d’une part à la terre devant dit et d’aultre part à la terre Miquiel Dutoit, fils de feu Mahieu, aboutant au quemin dessus escript. S’en doibvent de rente par an, au terme de la Saint-Rémy, ungt havot et demy de froment, et terme de noël I quart de cappon et demy quart’’.

     Miquiel du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’ fils de feu Mahieu pour aultre II cens de terre ou environ, tenant d’une part à la terre devant dit et d’aultre part à la terre Jehan Dutoit, fils de feu Baudart, aboutant au quemin qui mène du Plouich au buisson de Wallencamp. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, un havot et demy de froment, et au terme de noël, ung quart et demy quart de cappons’’.

     Jehan du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’fils de feu Baudart pour aultre II cens de terre ou environ tenant d’une part à la terre devant dit et d’aultre part à la terre de la vefve et hoirs Pierrart, aboutant au quemin qui mène de Wallencamp à Baroeul. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, un havot et demy de froment, et au terme de Noël I quart et demy quart de cappon’’.

     Wallerant Prouvost, ‘’pour XXVI cens de terre ou environ gisant au dismage de Fives à Wallencamp, tenant d’une part à la terre de maistre Jehan de {Martamgne …} et d’aultre part à la terre Jacquemart Rousée et du tierch lez à la terre de Jehan Rousée’’.

     Miquiel Dutoit (Duthoit) ‘’fils de feu Baudart, pour VII cens de terre ou environ qui furent à ceulx de Ponrewart, tenant d’une part à la terre de la vefve et hoirs Pierrart Dutoit et d’aultre part à la terre dudit Miquiel, aboutant au quemin qui mène de Wallencamp à Baroeul. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, un havot et demi de bled, et au terme de noël le quart d’ung cappon’’.

Relevés par les enfants, fieux et filles de Miquiel Dutoit, par droit de relief.

     Item le dessus, Miquiel pour XIIII cens de terre ou environ, qu’il a gisant à Wallencamp, tenant d’une part à la terre de Guillebert Dutoit, aboutant au quemin comme dessus. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, III havots de bled.

Pareillement relevé par lesdits enfants, fieux* et filles comme dessus.

     Miquiel du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’fils de Baudart, pour VI cens de terre ou environ qu’il a gisant sur les prés les moines, tenant d’une part à la terre Tristant Dutoit et d’aultre part aux VI quarterons de la priouré. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy VI havots de bled.

Relevé par les hoirs de feu Miquiel Dutoit, est aussy, Pierre, Jehan, Baudart, Guyot, {…}, Jacquemine, plein relief.

     Thomas du toit (Dutoit-Duthoit) ‘’pour VIII cens et ung tierch {..} de terre ou environ, gisant au puich (puit) de Wallencamp, tenant d’une part à la terre dudit Thomas, qu’il tient de Saint-Pierre et d’aultre part à la terre de Guillebert Dutoit, aboutant au grand quemin qui mène de Wallencamp à Wasquehal. S’en doibt de rente par an au terme de Saint-Rémy, VII havots et demy de bled, et au terme de noël, cappon et demy et en argent XVI sols un denier.

     Litterie Cornette, pour VI cens de terre ou environ pris en douze cens qui furent à Rogier Bloquiel, gisant au dismage de Fives à Wallencamp, tenant à la terre de la priouré de Fives, d’une part, et d’aultre part à la terre de Hues {a le truye}, aboutant au quemin qui mène du bois à Wallencamp. S’en doibt de rente par an au terme de la Saint-Rémy, X havots et demy de bled, et au terme de noël les deux parts d’ung cappons.

     La vefve (veuve) et hoirs de Jacquemin Cornette, pour aultre VI cens de terre ou environ, pris en XII cens, devant dit, tenant comme dessus. S’en doibt de rente par an, au terme de la Saint-Rémy, X havots et demy de bled, et au terme de noël, les deux parts d’ung cappon.

 

Biens sis à Marquette.

     Jehan le Couvreur, pour un lieu et manoir qu’il a gisant à Marquette, tenant   d’une part à la terre de Jehan de le Bouverie et d’autre part à la terre de la veuve Savelon.

     Pierrart le Couvreur, pour ung lieu contenant VI cens ou environ, tenant d’uncq lez à la terre de la vefve Savelon et d’autre à la terre dudit Pierrart et du tierch lez à la terre Henry Regnart dit Bloquel.

     Jehan Regnart dit Bloquel pour ung lieu et manoir contenant V cens de terre, tenant à la terre de Pierrart le Couvreur et du tierch lez au quemin qui mène au marés et du quart lez au lieu Jehan de le Bouverie.

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Biens sis à Hellemmes :

 

     Robiert Blancquart ‘’pour III cens et demy de masure, ou environ, gisant au dismage de Hellemmes, tenant des deux lez à la terre dudit Robiert, aboutant au quemin qui mane de l’esglise dudit Hellemmes au moulin de Wesde à l’opposité (opposé) de la croix au fresne. S’en doibt de rente par an, au terme de pasque (Pâques), VII sols’’.

                     Jehan Lorrein ‘’dit Bréoul’’ pour vingt cens de masure, ou environ, gisant audit Hellemmes, tenant d’une part à la terre dudit Bréoul, et d’aultre part à la terre du priouré (prieuré de Fives) , que Guerrart Desfontaines tient à rente, du priouré, aboutant au quemin devant dit. S’en doibt de rente par an, au terme de la Saint Rémy II  havots de blet’’.

     Guerrart Desfontaines ‘’ pour demy bonnier de terre ou environ, qu’il a gisant audit Hellemmes, tenant d’une part à la terre Jacques Thieuleinne, et d’aultre part à la terre dudit Guerrart, aboutant au quemin qui maine dudit Hellemmes à Annappes. S’en doibt de rente par an, au terme Saint Rémy, III razières et II havots de blet, au terme de noël ung cappon’’.

     Le dessus Guerrart ‘’ pour II cens de terre ou environ qui furent  le Halloise gisant comme dessus, tenant au demy bonnier dessus, et aux aultres VI cens, appartenant audit Guerrart, aboutant comme dessus. S’en doibt de rente par an au terme Saint Rémy III havots de blet, au terme de noël demy cappon’’.

     Item desssus, Guerrart pour XII cens de terre ou environ, prins en un bonnier, gisant au petit Hellud, au dismage d’Hellemmes, tenant d’une part à la terre de Guistielle et d’aultre part à la terre qui fut Jehan de la Halle. S’en doibt de rente par an, au terme Saint Remy III mailles*’’.

     Le dessus nommés Desfontaines ‘’ pour III cens de terre ou environ, qui tient, qui sont gisant à Hellemmes, qui sont tenus des dames religieuses de l’Abbiette, et tient d’une part à la terre Jehan Lorrein,  dit Bréoul, et d’aultre part à la terre Robiert Blancquart, aboutant sur la rue qui maine du moulin de Wesde à l’esglise d’Hellemmes, lesquels dessus III cens doibvent rentes aux dites religieuses et les doibt ledit Guerrart paier et despéchier chaque an avec s’en doibt cy dessus nommé paier chacun an à la priouré , au terme de la Saint Rémy …’’.

     Marie Carlier ‘’pour III cens de terre ou environ et le parfait*  dudit bonnier gisant et tenu comme dessus. S’en doibt de rente par an au terme Saint Rémy, une obole*’’.

     Miquiel Desfontaines ‘’pour VII cens et demy de terre et deux verges* et demy, grandes verges, gisant au dismage de Hellemmes, tenant d’une part à la terre du priouré et d’aultre part à la terre  de la vefve et hoirs de Jehan Cardon, et à la terre de la carité Saint Meurisse (Saint Maurice), aboutant à la voye qui maine de Annappes à Hellemmes. S’en doibt de rente par an, au terme Saint Rémy III razières et un havot de blet, au terme de noël, demy cappons’’.

 

Biens sis à Lezennes :

 

     Pierre Morel ‘’pour XXVII cens de terre ou environ, qu’il à gisant au lieu que on dist le grand Hellud, tenant  d’une part à la terre des hoirs Jehan  Guillebault, et fut à Guerrart Thieuleinne, et d’aultre part à la terre de la priouré de Fives, aboutant au grand quemin qui maine de Lezennes à Lille. S’en doibt de rente par an, au terme Saint Rémy, X razières II havots II tierch et 1 quarels de blet’’.

     Piatte Marchand ‘’Vefve de feu Jehan Rusfault pour XII cens de terre ou environ prins en une pièce de bonnier et demy, gisant au dismage de Lezennes au lieu qu’on dist le petit Hellu, tenant d’une part à la terre dudit priouré et d’aultre part à la terre de l’hospital de la Trinité et à la terre Henry le roy (Leroy), bouchier (boucher). S’en doibt de rente par an, au terme Saint Rémy, III mailles*’’

     Jehan et Georges {Gommes} ‘’pour VI cens de terre ou environ prins en la pieche dit tenant comme dessus. S’en doivent de rente par an, au terme Saint Rémy, une maille.

     Les hoirs Gilles de Tieffries ‘’pour aultres VI cens de terre ou environ et le parfait desdits XXIIII cens, tenant comme dessus. S’en doivent de rente par an, au terme de la Saint Rémy une obole.

     Les hoirs Bertoul Liebiert ‘’pour VI cens de terre ou environ qu’ils ont gisant au dismage de Lezennes, tenant d’une part à la terre de l’ospital Saint Saulveur, et d’aultre part à la terre du prioré de Fives et du tierch lez à la terre monsieur l’évesque de Tournay. S’en doivent de rente par an, au terme Saint Rémy II razières I quarel* et demy de bled, au terme de noël ung cappon’’.

     Pierronne Buffart ‘’femme Jehan Leseur, pour VI cens de terre ou environ gisant au dismage de Lezennes, tenant des deux les (lez*) à la terre de la prioré de Fives et  d’aultre lez au grand quemin qui maine dudit Lezennes à Senghin (Sainghin). S’en doibt de rente par an, au terme Saint Rémy II razières un quarel et demy de bledt, at au terme de noël, ung cappon’’.

    

 Année 1524.Registre 14H 46. Terriers, déclarations de rentes et Chassereaux, renouvelés en 1524.

Intitulé du registre :

‘’Ce sont les briefs de appertenans à la prioré de Fives, lez la ville de Lille, renouvelés en l’an mil cincq cent vingt-quatre par domp Jehan Crottier prieur dudit prioré. Ce sont lesdites rentes en bled, avoine et chappons, ouvelées de demy havot l’ouvelée,  et en deniers, escheus aux termes de Pasques, Sainct Jehan, Sainct Rémy, Noel et my mars, deues par les personnes cy-après déclarées à la mesure et priserie selon que notre recepveur faict recepvoir chacun an à iceulx termes en sa ville et chastellenie de Lille à ses cens et rentes, et à ledit prieur  à cause de sadite prioré, toute justice et seigneurie telle que viscomte, appertient et doibvent les héritiers double rente de relief à la mort de chascun héritier, et le dixième denier à la vente’’.

 

Biens sis à Fives

Jehan Mullet (Mullier), ‘’demourant en la ville de Lille pour ung lieu masure par luy acquis à Jehan Permant, II cens et demy et demy quartier d’héritage ou environ tenants à l’heritage de Oste de le Dalle d’aultre costé à l’héritage Lois Loran, par derrière à l’héritage des vefves et hoirs de feu Allard le Cherf (Lecerf) et haboutant au grand chemin qui maisne de Lille à Tournai. S’en doibt de rente par an, au terme de la Sainct Rémy dix havots de fourment’’*.

{G…} de le dalle, ‘’pour ung lieu et manoir, en deux parties, contenant cincq cens d’héritages ou environ, et fut par chy devant à Miquiel Margot (ou Marquot), et Jennon Cardon, tenant à l’héritage de maistre Jehan de Warenghien à cause de sa femme, et d’aultre au chemin qui mène du ponchiel (ou ponchel)* de Fives à la Motte Thomas. S’en doibt de rente au terme de la Sainct-Rémy cincq razières de fourment’’.

Jehenne, Jacquemine et Marye Loran (ou Lorain, ‘’sœurs et enfants des feu Jehan Loran et Jacques, Jacqnemont, Marion et Jeannette {Tappequye}, enfants de Vinchant et de desfuncte Marguerite Loran aussy fille dudit feu Jehan Loran, pour un lieu et manoir contenant II cens d’héritage ou environ qui fut audit feu Jehan Loran, tenant à l’héritage de Monsieur de Hailly, d’aultre boult à l’héritage de Margot de Hechin et des hoirs  Antoine de Hechin, par derrière à l’héritaige aboutant au grand chemin qui maisne de Lille à Tournay. S’en doibt de rente par an, au terme de la Sainct Rémy, cincq havot et trois quarel de fourment, et au noël ung cappon, ung tiers et ung quart de cappon’’.

Margot de Hechin et les enfants de desfunct Anthoine de Hechin, ’’ pour II cens de gardin ou environ, qui fust à Pierre Sallembier et par avant à Nicaise Loran, tenant à l’héritage Hues {…}, et par derrière à leur héritaige et haboutant au grand chemin qui maisne de Lille à Tournay. S’en doivent de rente par an au terme de la Sainct Rémy Cincq havots, un quarel et demy de fourment, et au terme de Noël ung chapon, ung tiers et ung quart de cappon’’.

{Hues Anstruyes}, pour sa moitié de ung lieu, masure, contenant ung cent et demy d’héritaige ou environ, Jacques du Saultoire, à cause de demoiselle Marye Morbier pour l’aultre moictié, qui fust à Jehenne Lepage, femme de Andrieu Hubuche, tenant à l’héritage Margot de Hechin et des enfants Anthoine de Hechin, par derrière à leur héritaige et haboutant au grand chemin qui maisne de Lille à Tournay. S’en doibt de rente par an, au terme de la Sainct Rémy, II havots, demy quarel et un quart de demy quarel de fourment’’.

{Hues Anstruyes} ‘’ Pour ung lieu et masnoire contenant un cent et demy d’héritaige ou environ, qui fust à Lambert Lepage, depuis à Martin Lepage tenant à l’héritaige dudict Hues et de Marie Morel, d’aultre costé à l‘héritaige Micquielle de le Phalesque, pardevant à son héritaige et haboutant au grand chemin qui maisne de Lille à Tournay. S’en doibt de rente par an, au terme de la Sainct Rémy, II havot et demy, demy quarel, ung quarel et demy, quart de quarel de fourment, et au noël, un quart et le VIème d’un cappon’’.

Micquielle de le Phalesque,’’ pour demy cent de gardin ou environ, la vefve et hoirs dudit Guillaume Deliot pour son lieu, contenant chincq quarterons d’héritaige ou environ {….}. Le vefve et hoirs {…} Déliot, pour son lieu contenant chincq quartrons d’éritaige*, ou environ. Transcription difficile. A revoir

Mahieu Delespine ‘’à cause de Dalle du Quesne (Duquesne) sa femme, pour ung lieu manoir, contenant IIII cens d’héritage ou environ qui fust à Philippe du Quesne, auparavant à Anthoine de {Beclette}, tenant des trois sens à l’éritaige (héritage), de Mathieu Delespine et haboutant au grand chemin qui maisne de le Phalesque au ponciel de Fives. S’en doibt de rente au terme Saint Rémy VIII sols.

La vefve et hoirs de feu Collart le Cherf ‘’pour la moictié de IX cens d’éritaige, acquis par ledit feu Collart le Cherf à Gérard de Hechin, pour l’autre moictié qui fust par cy devant à Jehan de Hechin, depuis à Mahieu de Hechin qui fust son fils, tenant au lieu des hoirs de feu Jehan de Hechin, d’aultre costé à l’héritaige Jehan {…}, et par  derrière à l’héritaige de  messieurs du chapitre de l’église Notre Dame de Tournay et haboutant au chemin qui maisne du ponciel de Fives à la Motte Thomas. Se doibt de rente par an au jour de noel XXIII sols et III deniers et au terme Saint Jehan XXXIII sols et III deniers’’

Les enfants de feu Jacques de Hechin, pour leur lieu qui fust à feu Mathieu de Hechin, contenant III cens d’héritaige ou environ tenant à l’héritaige Jehenne Loran et Gérard de Hechin, d’aultre boult au lieu Gérard de Hechin fils de feu Mathieu, par derrière à l’héritaige de messieurs du chapitre de l’église nostre dame de Tournai et haboutant au chemin qui maisne du ponciel de Fives à la Motte Thomas. Se doibt de rente par an, au terme de Noel, XI sols vint deniers, et au terme de Saint Jehan XI sols {…}.

Gérard Hechin ‘’fils de feu Mathieu, pour son lieu contenant IIII cens et demi d’éritaige, ou environ, qui fut audit Mathieu de Hechin, tenant au lieu des hoirs Jacques de Hechin, d’aultre loing, au chemin qui maisne de Lille à Hellemmes, par derrière à l’éritaige de l’église Notre Dame de Tournai et haboutant au chemin qui maisne du ponciel (poncel ou ponchiel) * de Fives à la Motte Thomas. Se doibt de rente par an, au terme de la Saint Rémy, XI sols IIII deniers, au terme de noel XI sols IIII deniers.

Jehenne Loran (ou Lorain) ‘’ vefve de feu Collart le cherf (Lecerf) pour la moictié de XI cens de terre et Jehan le cherf pour l’aultre moictié par relief. Lesdits XI cens acquis par ledit  feu Collart Lecherf par cy devant à Jehan Joseph Le Porte, et depuis à Jehan et Henri Joseph, tenant à l’héritage Notre Dame de Tournay, de deux sens , du tiers sens à l’héritage de la carité des pouvres de Sainct Maurice en Lille. Se doibvent de rente par an, au terme Saint Rémy quinze havots de fourment (froment)’’.

Thomas  Duthoit ‘’fils de feu Micquiel, pour son lieu contenant noeuf cens d’héritage ou environ, quy fust audit Micquiel, tenant à l’héritage Pasquier {Wi…} , d’aultre costé à l’héritaige Robert Boudet, et haboutant sur la cauchie (chaussée) qui maisne de la porte Desreignaulx ( porte des Reignaux ou porte Saint-Maurice, actuellement porte de Roubaix) à l’église de Fives. Se doibvent lesdits IX cens, au terme Sainct Rémy, un denier demy patard’’.

Gilles Duthoit ‘’ pour son lieu contenant III cens d’heritaige, ou environ, qui fut à Gilles de {…} et par cy-devant à Denis {…}, tenant de deux sens à l’héritaige Micquiel Desfontaines d’un sens, d’aultre sens à l’héritaige Thomas Duthoit et au quart sens haboutant à la cauchie qui maisne de la porte des Reignaux à l’église de Fives. Se doibt de rente par an, au terme de Sainct Rémy un patard* et demy’’

Micquiel Desfontaines  ‘’ à cause de Jehenne Roisin, sa femme, pour la moictié d’ung lieu manoir contenant V cens d’héritaige ou environ et Anthoine Wymmiel, pour l’autre moictié que pardevant fut à jacquemart Roisin, tenant à l’héritaige Gilles Duthoit, du boult à l’héritaige Robert Bonnet, du long à la ruyelle du becquerel et haboutant à la cauchie qui maisne de la porte des Reignaux à l’église de Fives. Se doibt de rente par an, au terme de Sainct Rémy II patards et demy’’.

Margot Duthoit ‘’pour son lieu gisant a la Louvière, contenant VI cens et les II parts d’un cens d’héritaige qui fut par chy devant à Thomas Duthoit, tenant à l’héritage de maitre Jehan de Warenghien, à cause de sa femme, d’aultre loing à l’héritaige des enfants de Jehan Dumont qu’il eut de deffuncte Marye Rousel qui fust sa femme et les enfants de Guillebert de Millestant (ou Millescant) qu’il eut de deffuncte Rousel qui fust aussy sa femme, et haboutant au chemin qui maisne de Hesppignies à l’église de Fives. Se doibt de rente par an, au terme Saint Rémy, quatre razières {…}, au terme de noël trois chappons et les II parts  d’un demy cappon’’.

Maistre Jehan de Warenghien ‘’ à cause de damoiselle Jehenne Honart, sa femme, pour ung cent et le tierch d’un cent d’héritaige, ou environ qui fust à Marguerite de le Phalesque, tenant à l’héritaige Thomas le Fol (ou le Fel), d’aultre costé à l’héritaige Margot Duthoit et aboutant au chemin qui maisne de Heppegnies (ou heppignies)  à l’église de Fives. S’en doibt de rente par an, au terme Saint Rémy, III havots, I quarel et le tierch d’ung quarel de fourment, au terme de noël, demy cappon et le tierch de demy cappon’’.

A Jehan du Mont (Dumont) ‘’ le fils par moictié par succession, moictié par achat, Piat Hacquinot et Jennette du Mont, enfants de feu Jehan du Mont, qu’il eut de desfuncte Marie Rousee (Rousée-Rousel), et les enfants de Guibert de Millestant qu’il eut de desfuncte Rousee, sa femme, pour leur lieu gisant à la Louvière, qui fust à Thomas Duthoit, contenant IIII cens d’héritaige  ou environ , tenant à l’héritaige Margot Duthoit, d’aultre long à l’héritaige Hues Duthoit et haboutant au chemin qui maisne de Heppignies à l’église de Fives. Se doibt de rente par an,  deux havots de  fourment, au terme de noël II chapons’’.

Josse Brasme dit de Laubel (Delobel) ‘’ pour un cens et demy, ung lieu, manoir par lui acquis à Guibert Duthoit et fust auparavant à Jehan Duthoit, bastart, depuis à thomas Duthoit …}, tenant au fief dudit Josse par lui acquis  dudit Guillin Duthoit, d’aultre sens à l’héritaige  de Jenne Duthoit  et de Jacquet et Maroie Aghache (Agache), par derrière  à l’héritaige du prieuré de Fives et haboutant au chemin qui maisne de Heppignies à l’église de Fives. Se doibt de rente par an au terme de Saint Rémy VIII sols et trois deniers’’.

Jehenne Duthoit ‘’femme de Jehan Huette et de jacques Agache, fils de feu Philippes Agache et de Marye Duthoit qui fust sa femme pour leur lieu {…}, contenant  VII cens d’héritaige qui furent  paravant à Thomas Duthoit {…} depuis à Thomas Duthoit, ce lieu tenant au fief dudit Josse, par lui acquis dudit Guillin Duthoit, d’aultre costé à l’héritage de Jehenne Duthoit et de Jacquet et Maroie Agache, par derrière à l’héritage du prieuré de Fives et haboutant au chemin qui maisne de Heppignies à l’église de Fives. Doibt de rente par an au terme Saint Rémy  {…}’’.

Guy Duthoit ‘’fils de feu Gui, pour IIII cents de gardin, ou environ qui fut  aux enfants de feu Micquiel Duthoit tenant à l’héritaige  de Jehenne Duthoit  et Jacques Agache, d’aultre loing à l’héritaige de la vefve de feu Jehan  {Leboucq}, par derrière à l’héritaige dudit prioré et haboutant au chemin qui maisne d’Heppignies à l’église de Fives. Se doibt de rente par an, au terme Saint Rémy X sols II deniers, au terme de Pasques X sols II deniers.  (Page VII).

Maistre Jehan de Warenghien ‘’ à cause de damoiselle Jehenne Honart, sa femme pour XII cens de terre ou environ qui fut à Marye de la Phalesque tenant à l’héritaige de monsieur le comte d’Espinoy, d’aultre costé à l’héritaige des hoirs de feu Gilles Picavet, du tiers sens à l’héritaige des hoirs Jehan Duthoit et du quart sens à l’héritaige {…} Duthoit femme de Pasquier Six. Se doibt de rente par an, au terme Saint Rémy II razières de fourment’’.

Jehan Desmullier ‘’ fils de feu Jacquemart pour V cens de terre ou environ qui furent à Loys Picavet et paravant à Jehenne de la Phalesque femme de Jehan Duthoit, tenant à l’héritaige de monsieur le comte d’Espinoy, du second sens à l’héritaige Wallerand {Delcambe}, du tiers sens à l’héritaige de la vefve de feu Jehan le Cucq et haboutant au chemin qui maisne de Fives à Annappes. S’en doibt de rente par an, au terme de Sainct Rémy II razières de fourment, au terme de noël II cappons’’.

Demoiselle Marguerite Decroix (ou Delcroix) ‘’ {…} fille de feu Baulduin pour IIII cens de terre ou environ qui furent à Gaultier {...} qu’il tient de monsieur de Roubaix, et qui tient à la voye qui maisne au moutier* de Fives, haboutant au chemin qui maisne dudit Fives à la Soe. S’en doibt de rente tous les ans, au terme Saint Rémy IIII deniers’.

Beltelemine Duthoit ‘’ Vefve (veuve) de feu Jehan Lemoisne pour son lieu qui fut à {…} contenant II cens d’héritage ou environ gisant à Mons-en-Baroeul, tenant à l’héritage Jacques {…}, d’aultre costé à l’héritage d’Annye Hallé par derrière à l’héritage de ladite Beltemine. (Arrêt page VIII)   

 

Nicolas Sallembier ‘’pour cincq cens de terre ou environ qui furent à Jehan Duthoit, bastard, depuis à Thomas Duthoit, III cens tenus du prieuré de Fives, lesdits II cens des seigneurs de Mons, tenant à l’héritage Pasquier Desrousseaux, d’aultre costé à l’héritaige dudit Nicolas, du tiers sens à l’héritaige de {Belt…} Dugardin et à la voie de la Soe, passant parmi. Se doibt de rente par an, comprins la sous rente. Et pour les aultres II cens de soubz rente par an sans relief et sans Xème {…}.

Pasquier Desrousseaux ‘’pour chincq cens de terre ou environ qui furent à Allart de Laubel, tenant à la terre Nicollas Salembier, d’aultre costé à l’héritaige Beltremen du Gardin (Dugardin-Dujardin), le chemin de la so, passant parmy, dont les III cens sont tenus dudit prieuré, qui doibvent double rente pour le relief à la mort de l’héritier et le Xème denier à la vente et les aultres II cens tenus des seigneurs de Mons, sans relief et doibvent lesdits chincq {…} de rente et soubz rente par ensemble, comme les chincq cens de Nicolas Salembier, au terme Saint Rémy, VI havots de blé, au terme de noël Demy cappon’’.

Ledit Pasquier Desrousseaux ‘’pour VI cens de terre ou environ qui furent à demoiselle Catherine Vrete, qu’il a de son héritage, d’aultre costé à l’héritaige Pierre Salembier, du tiers sens à la terre de la carité des pauvres de Saincte Catherine de Lille, la voye (voie) de la soe passant parmy. Se doibt de rente par an, au terme Saint Rémy  VIII havots I quarel et II parts d’un quarel  de blé, au terme de noël I cappons’’.

Page XI

Pierre Salembier ‘’pour IIII cens de terre ou environ qui furent à Jehan Lenoir et depuis à Bernardin Combles, tenant à la terre de la carité des pauvres de Saincte Catherine de Lille, d’aultre costé à l’héritaige de Pasquier Desrousseaux, du tiers sens à l’héritaige dudit Pierre, le chemin de la soe passant parmy, tenus des seigneurs de Mons. Se doibt de soubz rente par an sans relief, au terme Sainct Rémy V havots, II quarel et un demy quarel de bled’’.

Les enfants de feu {P …}  Vaillant ‘’qu’elle eut de Vinchent (Vincent), Lesdits pour III cens de gardin ou environ qui furent par chi devant à Gérard Vaillant, tenant à la terre de l’hospital Saint Jullien de Lille. D’aultre sens à l’héritage Pierre Sallembier, du tiers sens à l’héritaige Jehenne Despinoy femme d’Arnoult Desfontaines et d’aultre sens à l’héritaige desdits enfants. Se doivent de rente par an, au terme Sainct Rémy Une razière de bled, au terme de noël ung cappon

Pierre Salembier ‘’ pour II cens de jardin ou environ qui furent à Jehan Dubosquiel et depuis à Bernardine {…} tenant au gardin dudit Sallembier, d’aultres sens à l’héritaige de Mathelin Salembier et du tiers sens à l’héritaige des enfants de {…} Vaillant s’en doibt de rente par an, au terme de Sainct Rémy III havots et demy de blé, au terme de noël le VIème d’un cappon’’.

Jehan Delemasure ‘’ pour les II parts d’ung bonnier de terre ou environ, par luy acquis de  Hennion et Pierre {…} pour l’autre tiers dudit bonnier qui furent à Pierre {…} tenant ledit bonnier de terre à la terre Pierre Desmulliers, d’aultre costé à la terre de sœur damoiselle Marye Desprets, du tiers sens à la terre de Dugardin et haboutant  au chemin de la chapelle qui maisne de Mons au moulin de le Marcq, se doibt ledit bonnier de rente et soubzrentes par an, audit prioré, sans relief, au terme Sainct Rémy, une razière de fourment à la priserie du seigneur’’.

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Biens sis à Fives et au Buisson Wallencamp :

            La vefve et hoirs de feu Allard de Lannoy’’ pour XVII cens de terre ou environ qui furent à Pieronne de Rocques (ou Roques) gisant à Wallencamp en la paroisse de Fives, tenant à la terre Hues Duthoit, de second sens à la terre Jehan Dumont, du tiers sens à la terre Gilotte de {Con…} fille de feu Gilles et du quart sens à la terre François Legro (Legros). S’en doibt de rente par an, au terme Sainct Rémy III razières de fourment, au terme de noël III cappons’’.

            Jacques Platiel (ou Platel) ‘’ pour ung quartier de terre ou environ par luy acquis de Gilles {…}et fut paravant à Jehan et Pasquiette Duthoit, tenant à la voye qui maisne du chemin du bois à Wallencamp, d’aultre sens à la terre de l’abbaye de Marquette, du tiers sens à la terre dudit prioré et du quart sens à la terre de demiselle (demoiselle) Picavet fille de feu Gilles. Se doibt de rente par an, au terme Sainct Rémy, V razières de fourment’’.

            Demiselle (demoiselle) Magdeleine Cocquiel ‘’femme de Laurens Lemoisne (ou Lemoine), pour un demy bonnier de terre ou environ qui fut à Bertrand {…} , tenant à la terre d’une chapelle de l’église Sainct Pierre de Lille, du second sens  à la terre et  lieu Jehan Duthoit, du tiers sens à la terre de ladite Jehenne Cocquiel et haboutant au chemin qui maisne de Lille à Wasquehal. Se doibt de rente par an au terme Sainct Rémy V havots’’ Page XIIII

 

            Les hoirs de feu Jehenne Duthoit, vefve de feu Willamme Rouzé ‘’ pour demy bonnier de terre ou environ qui fut à Jehan Duthoit fils de Micquiel, tenant au lieu Martin Cornille, d’aultre costé à la terre Jacques Rouzée, du tiers sens à la terre Jehan Rousel et haboutant au chemin qui maisne du Plouich à Fives. Se doibt de rente par an au terme Saint-Rémy VI havots de fourment’’.

            Pierre Willain (ou Willan) ‘’ à cause de Catherine Rouzé, sa femme, pour II cens de terre ou environ qui furent à Estienne Rouzé tenant au demy bonnier dessus dit, d’aultre costé à la terre de la vefve et hoirs de feu Pierre Duthoit, du tiers sens à la terre de feu Jehan Rousel et aboutant audit chemin qui maisne du Plouich à Fives. Se doibt de rente par an au terme de Sainct Rémy ungt havot et demy de fourment’’. (Page XIV)

            Les vefve et hoirs de feu Pierre Duthoit ‘’ pour II cens de terre ou environ qui furent par ci-devant Jacquemart Duthoit, tenant à la terre Jacques Rousel, d’aultre costé à la terre des vefve et hoirs de Mahieu Roussel et du tiers sens à la terre de Jehan de {…} et haboutant audit chemin qui maisne du Plouich à Fives. Se doibt de rente par an au terme Saint-Rémy I havot de fourment, au terme de noël I quart et demi quart de cappon’’.

            La vefve et hoirs de feu Mahieu Roussel ‘’ pour II cens de terre ou environ acquis par ledit Mathieu à Jehan { …} tenant en second sens à la terre de feu Jehan de le Fosse, du tiers sens à la terre Jehan du {…} et haboutant au chemin qui maisne du Plouich à Fives. Se doibt de rente par an au terme Saint-Rémy, I havot et demy de fourment, au terme de noël, i quart et demy quart de cappon’’.

            La vefve de feu Jehan de le Fosse ‘’pour II cens de terre ou environ qui fut à Thomas Duthoit, tenant à la terre des vefve et hoirs de feu Mahieu Roussel, d’aultre costé à la terre de Pierchon Dumont fils de feu Bertoult, du tiers sens à la terre Jehan du Vreluet, et haboutant au chemin qui maisne du Plouich à Fives. Se doibt de rente par an au terme Saint-Rémy, I havot demy de fourment’’.

            Pierchon Dumont fils de feu Bertoult ‘’pour VII cens de terre ou environ, qui furent Marie Duthoit tenant à la terre dudit Pierchon d’un loing à la terre de la vefve Jehan de le Fosse, d’aultre loing à la terre de la vefve et hoirs de feu Mahieu Rousselet haboutant audit chemin qui maisne du Plouich à Fives. Se doibt de rente par an terme Saint-Rémy, I quarreaux (ou quarels) de fourment’’.

            Jacques Prouvost fils de feu Louys (Louis) ‘’ pour XXVI cens de terre ou environ qui furent à Wallerand Prouvost tenant à la terre de Nicolas de la Cousture, du second sens à la terre de François Legros, du tiers sens à la terre de feu Gillette de la Cousture Fille de feu Gilles. Se doibt de renta par an au terme Saint-Rémy III razières III havots de fourment’’

            Martine Roussel Vefve de feu Mathieu Roussel ‘’ pur VII cens de terre ou environ et un lieu et manoir de son patrimoine tenant à la terre Pierchon Dumont fils de feu Bertoult, en second sens à la terre de ladite Martine et ses enfants, du tiers sens à la terre Jehan Dumont le fils et haboutant au chemin qui maisne de Lille à Wasquehal. Se doibt de rente par an au terme Saint-Rémy, I havot et demy de blé’’. (Page XVI)

            Ladite Martine Roussel ‘’et ses enfants pour XIIII cens de gardin ou environ acquis de Mathieu Roussel et sadite femme, et fut par ci-devant aux enfants de feu Micquiel Duthoit, tenant à l’héritaige des hoirs Duthoit, et à l’héritaige Hues Duthoit, d’aultre coté au lieu de ladite Martine Duthoit par derrière à l’héritaige Jehan Dumont haboutant au chemin qui maisne de Lille à Wasquehal. Se doibt de rente par an, au terme de la Saint-Rémy VIII havots de » bled, au terme de noël demy cappon’’.

            Marguerite Duthoit ‘’fille de feu gui, femme de Cornille Picart pour X cens de terre prins en cincq quartiers ou environ, à l’encontre de la vefve de feu Jehan de le Fosse qui a les aultres X cens, tenant lesdits X cens ou environ à la terre du prieuré de Fives, du second sens à la terre de ladite vefve de feu Jehan de le Fosse, du tiers sens au chemin qui maisne du bois à Wallencamp. Se doibt de rente par an au terme Sainct Rémy {…} ’’.

            La vefve de feu Jehan de la Fosse ‘’pour les aultres X cens de terre ou environ est le parfait desdits cincq quartiers, tenant aux X cens de ladite Marguerite Duthoit d’aultre costé à la terre de l’hospital Sainct Nicaise de Lille, et du tierch sens à la terre dudit prioré de Fives, et haboutant au chemin qui maisne de Fives à Wallencamp. Se doibt de rente par an au terme Saint-Rémy {…}’’.

            Les vefve et enfants de feu Jehan Duthoit ‘’Estienne fils de feu Gui, pour VI cens de terre ou environ la moictié acquis par ledit feu Jehan Duthoit à Thomas Duthoit et l’autre moictié à lui succédé par le trespas de sondit feu père et furent par ci-devant à Marguerite Duthoit, tenant aux prés des moines, du second sens à la terre de la chapelle de l’église Saint-Pierre à Lille, et du tiers sens à la terre Jacques Patel. Se doibt de rente par an au terme Saint-Rémy, V havots de bled’’.

            La vefve de Gilles de la Couture et Gillet de la Couture son fils ‘’ pour VI cens ou environ de terre qui est à présent ung lieu manoir, prins en XIII cens qui furent à Thomas Duthoit tenant à la terre {…} , d’aultre costé à la vefve de feu Jehan de le Fosse, du tiers sens à la terre de feu Allard Delannoy et haboutant au chemin qui maisne de Lille à Wasquehal. Se doibt de rente par an au terme Sainct-Rémy, III havots et III quarels de bled, au terme de Noël III quarts de cappon’’.

            Pasques Duthoit femme de Eloy de Beauvois ‘’ pour VI cens et demy de terre ou environ qui est le parfait desdits XIII cens à Thomas Duthoit gisant au {…} de Wallencamp tenant à l’héritaige Gillette de la Couture, d’aultre costé à l’héritaige Gilles Duthoit, par derrière à la terre de feu Collart Delannoy et haboutant au chemin qui maisne de Lille à Wasquehal. Se doibt de rente par an au terme Sainct-Rémy III havots III quarels de bled, au terme de noël III quarts de chappons’’. 

Année 1610. 14H 50. Registre des briefs de rente, renouvelés en 1610, par lettres patentes des Archiducs.

Intitulé du registre. Transcription littérale :

 ‘’Ce sont les briefs des rentes seigneuriales et soubz rentes dépendants du prioré de Fives, lez la ville de Lille, perpétuellement unis et annexés à la crosse et abbaye de Saint-Nicaise de Reims, se consistants lesdites rentes, tant en bled, avoine, ouvelées de demy havot, {…}, chappons awes*, pouilles, argent comme aultrement,  qui se cueillent à divers termes selon la mesure et priserie de l’Espier dudit Lille, qui se fait par chacun an à la Saint-Rémy, sur plusieurs lieux, manoirs, jardin, près et héritaiges, en tenus, gisants et s’extendants, tant audit Fives, Mons en Baroeul, Flers, Wambrechies, Marcq, Marquette, et aultres villaiges de la chastellenie dudit  Lille. Lesquels rentiers doibvent double rente de relief à la mort de l’héritier pardessus l’année courante, et le dixième denier à la vente, don ou transport quand le cas y eschiet. Ayant ledit prioré toute justice et seigneurie telle que viscomte appartient. Lequel brief  faict et renouvelé par monsieur Gilles Lebouck, licencié es* lois, premier conseiller pensionnaire de la ville de Lille, advocat dudit prioré, Thomas Roze, bailly, Hubert Tahon recepveur et Jehan Desrulmaux procureur postulant audit Lille, procureur d’office et greffier dudit prioré, avec l’assistance de Nicolas Lecherf, Jacques de Hennion, Pierre Mullier, hommes de fiefs et plusieurs rentiers d’icelle prioré, en l’an seize cens et seize, par le commandement de vénérable et discrète personne domp Guillaume Pescheur, prêtre, religieux de l’abbaye de Saint Nicaise dudit Reims et prieur dudit prioré de Fives, tant selon plusieurs lieux, brief, l’ung renouvelé l’an mil quatre cent trente-deux, autre en l’an mil cincq cent vingt-quatre, que selon les rapports faicts par les redevanciers suivant lettres patentes en forme de terriers, obtenues par lesdits  sieurs prieurs, de leurs altesses sérénissimes  le XXVII ème de septembre seize cent dix et publication et attaché de copie d’icelles, faict à divers jours aux portaux des églises tant dudit Fives, Wambrechies, Marque, Marquette, que aultres églises, par jours de dimanche et feste incontinent , l’office achevé, en chacune desdites églises et paroisses desquelles se lèvent et cueillent lesdites rentes par Guillaume Vandermotte  huissier de leurs Altesses sérénissimes en leur grand conseil à Malines  avec commandement de la part de leurs altesses que chacun  desdits rentiers eussent à donner es mains dudit Desrulmaux en ladite qualité , rapport et dénombrement par escript de leurs héritage tenus dudit prioré, avec les vrais habouts et {……} à péril d’amende. Selon qu’il est apparu, tant par lesdites lettres que relation par escript, audit huissier en date du XIIème de novembre du susdit an XVI cent dix, cy après avecq lesdites lettres patentes, insérées. Depuis ce à esté ordonné par aussy vénérable et discrète personne dom Jehan Villard, prêtre, religieux de laditte abbaye Saint-Nicaise de Reims, à présent prieur dudit prieuré de Fives, par le trépas advenu dudit Guillaume Pescheur, que dieu absolve, de parachever lesdits briefs et dont la déclaration particulière, d’iceulx s’ensuivent’’.

S’ensuivent les rentes qui se lèvent et se cueillent en la paroisse de Fives.

Premiers

 Jacques Descamps, ‘’laboureur, à cause de Franchoise Plancque, sa femme demeurant audit Fives, à cause d’un lieu, manoir gisant audit Fives, contenant parmy jardin, aucquié et planté, le nombre de cincq cens d’héritaiges ou environ, haboutant de deux sens au chemin qui maisne de Lille à Tournay, d’aultre à deux  cens et demi, et demy  cy après déclaré, à eux appartenant et d’aultre sens au lieu et manoir de Nicolas  Lecherf, chargé par chascun an de rente seigneurialles vers ledit prioré de Fives, au terme de la Saint-Rémy, de V razières de bled’’.

Item, ‘’appartient encore audit Descamps comme dessus, deux cens demy, et demy quartron de jardinaige, haboutant d’ung sens au chemin qui maisne de Lille à Tournay, d’aultre à la partie cy dessus et d’aultre à l’héritaige de Nicolas de Hennion, venant de Guillaume Drumez de deux sens, chargé par chascun an de rente seigneurialles, au terme de la Saint-Rémy, de II razières ii havots de bled’’.

Jehan Bridoul, ’’marchand, demeurant à Lille, à cause d’ung lieu et manoir par luy acquis de Franchois {Gheluin}, venant de Marie {de deux ville} et par cy devant de Jehenne,  jacquemine et Marie Lorrrin, apparant (apparaissant) au susdit Brief, du premier verso, article IIème, gisant ledit lieu  audit Fives, contenant les deux parts de deux cent, haboutant au grand chemin menant dudit Lille à Tournay, d’aultre à l’héritaige Pierre Estienne de Lespierrre, prêtre de la compaignie de Jésus audit Lille, d’aultre au lieu manoir, nommé Bethléem, appartenant à Guillaume du Wet (ou Duwet) , brasseur audit Lille et par derrière à l’héritaige dudit Bridoul, tenus de Roubaix, chargé par chascun an vers ledit prioré, de rente seigneurialles, au terme de la Saint Rémy, I havot, III quarels {…} et VIème  d’un quarel* de  bled’’.

Pierre Estienne de Lespierre, ‘’prêtre de la compagnie de Jésus, à Lille, à cause de deux tiers, en un lieu, manoir, contenant deux cens d’héritaige, venant de Gilles de Lespierre, son oncle, et par ci-devant desdits Lorrin, dessus nommés, apparant audit brief, premier verso, article IIème, gisant ledit lieu, manoir, audit Fives, haboutant d’un sens au chemin quy maisne de Lille à Tournay, d’aultre du costé dudit Fives au fief de Nicolas le Cherf, d’aultre du costé de Lille à l’héritage dudit Bridoul, dessus nommés, et par derrière à la ruyelle qui maisne dudit fief Nicolas le Cherf au cabaret nommé Bethléem, chargé de rentes seigneurialles par chacun an, au terme de la Saint Rémy, III havots II quarels et tierch de quarel de bled. Au terme de noël les II tierch d’ungt chappon et II tierch d’ungt tierch et le VI ème d’ung chappon’’.

Guillaume du Wet, ’brasseur audit Lille, à cause d’ung lieu, manoir, nommé Bethléem, par lui acquis de Pierre Mullier, venant par ci- devant de Marguerite de Huchin apparant audit brief IIème verso article premier , contenant ledit lieu, deux cens d’héritage, haboutant d’ung sens audit chemin allant de Lille à Tournay, d’aultre à l’héritage de Andrieu Wallerat, d’aultre du costé de Fives à l’héritaige du susdit Bridoul et par derrière à aultre héritage dudit du Wet, chargé par chacun an de rentes seigneurialles.      

Jehan Lebouck ‘’marchand demeurant à Lille, a aussi ung lieu manoir venant de Jehan Lebouck, son père, qu’il at (à) acquis de Guillaume {Wincre} apparant audit brief verso IIème article IIème, contenant ledit lieu un cent et demy d’héritaige gisant audit Fives, haboutant  d’ung sens au grand chemin qui maisne dudit Lille à Tournay, d’aultre à l’héritaige Andrien Wallerat, du tiers sens à l’héritaige Anthoine Duhot à cause de sa femme, et par derrière à aultre de ses héritaiges, chargés par chacun an de rentes seigneurialles, au terme de la Saint Rémy, II havots demy quarel et VIIIème de quarel  de bled’’.

Pierre Oudin (Houdain- Brief 1624), hoste d’Amiens à Lille par achapt des currateurs de Antoine Duhot à cause de sa femme pour la moictié et de Jacques du Santhois demeurant à Lille pour l’aultre moictié de tout ung lieu manoir, venant par ci devant de Guillaume Wincre et {…….} apparant audit brief folio IIème verso, article premier, contenant ledit lieu un cent et demy d’héritaige gisant audit Fives, haboutant d’ung sens au grand chemin qui maisne dudit Lille à Tournay, d’aultre à l’héritage du susdit Jehan Lebouck du côté dudit Lille. D’aultre au jardin Andrien Wallerat et par derrière à aultres héritaiges à eulx appartenant, chargés de rente seigneuriale par chascun an vers ledit prioré de Fives, au terme de Saint-Rémy II havots II quarel et demy, quart et demy quart de quarel de bled. Item au jour de noel ungt quart et le VIème d’ung chappon’’.

Hubert Delio ‘’écuyer, capitaine d’une compaignie (compagnie) bourgeoise à Lille, à cause d’ung lieu manoir, venant par cy devant de Guillaume Delio, apparant audit brief  2ème verso article 2ème, contenant ledit lieu cincq quartrons* d’héritaige gisant audit lieu, haboutant au grand chemin allant de Lille à Tournay, d’aultre du costé de Fives à l’héritaige de Allard du Dan (Dudan) et ses nepveux (neveux), d’aultre du costé de Lille à l’héritaige de la vefve Mahieu de Fourmestraux, venant de Mahieu Mahieu, et à derrière à aultre de ses héritaiges chargés de rentes seigneuriales chacun an vers ladite prioré, au terme de la Saint Rémy, II havots , I quarel  et XVIème d’un quarel de bled, item au terme de noël VIème, XVIème et XVIIIème d’ungt chappon.

Jacques, Robert, Mathias, Pierre, Franchois et Marie de Fourmestraux ‘’ enfants et héritiers de feu Mahieu, demeurant à Lille, à cause d’ungt lieu contenant cincq quartons de terre prins en III cens d’héritaige séant audit Fives, haboutant par devant au grand chemin allant de Lille à Tournay, du costé de Lille tenant à l’héritaige des hoirs de Jean Delescamps et du costé de Fives tenant à l’héritaige de Hubert Délio, et par derrière à leurs héritaige  tenu d’autre seigneurie venant de Mahieu Mahieu, et pardevant de Piat de la Phalecque, apparant audit brief folio IIème verso, article IIème, chargé de rente seigneuriale chacun an au terme Saint Rémy, II havots I quarel  et le XVIème de quarel de bled, item le jour de noël le XVIème et XVIIIème d’un chappon.

            Allard du Dan (Dudan) ‘’et les enfants de Hubert Dudan son nepveu (neveu), demourant à Lille, à cause d’un lieu manoir, contenant demy cent de terre prins (pris) lesdits III cents venant paravant (auparavant) de Michel de la Phalecque, apparant audit brief, folio IIème verso, article IIème, haboutant pardevant au grand chemin allant de Lille à Tournay, en second sens tenant à l’héritage de  Hubert Délio du tiers sens tenant au lieu de Martin du Hot à cause de sa femme et de Jacques Santhoir et par derrière à aultre lieu’’.

            Maitres Josse et Robert de Parmentier et Jehan de Parmentier ‘’ frères demeurant à Lille, à cause d’ung lieu manoir, contenant IIII cents de terre séant audit Fives, à eulx succédés par le trespas de monsieur du Grandbus leur oncle venant pardevant de Mahieu de la Phalesque, apparant audit brief, folio IIIème, article premier, chargé de rente seigneuriale par chacun an au terme de Saint Rémy, VIII sols, parisis en argent’’.

Jehan De Lannoy (Delannoy) ‘’Tavernier demeurant à Lille, à cause de Peronne de Morrieme sa femme, pour ung lieu contenant six cens prins en neuf cens à eulx succédé par le trespas de Pierre de Morrieme, frère de ladite Peronne, venant auparavant de la vefve (veuve) Collard le cherf (Lecherf) , apparant au brief folio IIIème article IIème, haboutant au chemin menant du ponchiel de Fives à la Motte Thomas, et d’ungt costé à la terre de maistre Jehan Despretz venant de Guillaume Drumez , du tiers sens tenant au lieu de Charles Dubois et par derrière aux héritages des chanoisnes (chanoines) de Notre Dame de Tournai, chargé par chacun an de rentes seigneuriales vers ladite prioré, au terme de noël XV sols, VI deniers en argent, item au terme de Saint Jehan Baptiste, XV sols, VI deniers en argent’’.

Charles du bois (Dubois) ‘’ {…} demeurant à Lille, à cause d’ung lieu contenant trois cens prins en IX cens par luy acquis des enfants Anthoine le Bailly, venant paravant de Gérard de Huchin, apparant audit brief  folio article IIème, haboutant au chemin menant du ponchiel de Fives à la Motte Thomas, tenant d’un lez au lieu du susdit Jean Delannoy, à cause de sa femme, d’aultre aux hoirs de Nicollas de Fourmestraulx, et par derrière aux terres des susdits chanoisnes de Tournay, chargé par chascun an de rente seigneuriale, au terme   de noël VII sols IX deniers en argent, item au terme Saint Jean Baptiste VII sols, IX deniers en argent’’.

            Claude Carlier et Jehan Despretz, ‘’son gendre, demeurant audit Lille, à cause de quatre cens et demy de jardinaige par eulx acquis des hoirs guillaume Desrametz, venant paravant de Mahieu de Huchin apparant audit brief, folio III verso, article II ème, haboutant au chemin menant de Fives à la  Motte Thomas, tenant d’un costé au jardin de Philippe le Pippre, d’aultre au jardin de Jehan de Lannoy (Delannoy) et par derrière tenant à la terre des susdits chanoisnes, chargé de rente seigneuriale par chacun an, au terme de noël XI sols VII deniers obole en argent , item au terme de Saint Jean Baptiste, XI sols VII deniers obole en argent’’. 

            Jehan Despretz, marchand à Lille à cause de demoiselle Marie de Fourmestraux, fille de feu Nicollas, et  la vefve dudit Nicollas par acquette*, à cause d’ung lieu contenant quatre cens et un quartron de terre et jardin venant de Jehenne Dubois et paravant de Gérard de Huchin, apparant audit brief  folio III verso, article {…}, haboutant au chemin venant de Fives à la Motte Thomas, tenant d’un costé au cabaret du Long Pot, et du long ledit chemin allant à Hellemmes, d’aultre costé tenant à la terre de Charles Dubois et par derrière à l’héritage du chapitre Notre dame de Tournay, chargé de rente seigneuriale par chacun an, au terme de noël, XI sols, VII deniers en argent, item au terme Saint Jehan Baptiste, XI sols VII deniers en argent’’. (XII)

Jacques Flameng ‘’ Carpentier demeurant à Marcq en Baroeul à cause de son lieu vulgairement appelé le long Pot contenant ung quartron de terre par luy acquis de Thomas Morel venant paravant (auparavant) de Gérard de Fives son beau-père et auparavant dudit Gérard de Huchin prins des IIII cens et demy cy dessus, apparant audit brief, haboutant au chemin allant de Fives à la Motte Thomas, d’aultre au chemin menant de Lille à Hellemmes, et par derrière à l’héritage  des vefve et hoirs de Nicolas de Fourmestraux, chargé par chacun an de rentes seigneuriales, au terme de la Saint Jehan Baptiste IIII sols en argent’’.

Nicolas le cerf (Lecerf)‘’ Demeurant audit Fives pour la moictié de onze cens de terre à luy patrimoine et ungt quart à lui succédé lesdits XI cens par le trespas de Denis Lecerf son frère, apparant audit brief folio IIII, article Ier , haboutant de deux sens aux prés des chanoisnes de l’église Notre-Dame de Tournay, d’aultre à la carité des pauvres de Saint Maurice à Lille, chargé de rente seigneuriale par chacun an, au terme Saint-Rémy II razières, III havots et  quarel  de bled, au terme de noël III quarts de demy cappons’’.

Anthoine Thouré’’ Sayetteur* ‘’ à Lille pour ungt quart desdits XI cens de terre ci-dessus par luy acquis de Jacques Juman, procureur espécial des vefve et hoirs de Gérard Lecherf qu’il les avoit par relief et à lui succédé par le trépas de Denis Lecerf son frère à l’encontre de Nicolas Lecherf à qui appartenoit les aultres trois quarts et sont encore impartis appert des habouts par l’article ci-dessus chargé ledit quart, de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré, au terme de Saint Rémy III havots III quarel de bled, item au terme de noël ung quart de demy chappon’’. XII

Pierre de Rocques ‘’fils de feu Michiel, marchand demeurant à Lille, à cause d’ung lieu et manoir contenant parmy jardin aucquié et planté d’arbres noeuf cens d’héritaige sur lequel héritaige il y a aussi plusieurs maisons à luy succédé par le trépas dudit feu Michiel, son père, apparant audit brief folio IIII article IIème, haboutant à la chaussée allant du Faulxbourgs Desregneaux* (Voir porte des Reignaux) à Fives, d’aultre au jardin quy fut à Nicolas de Rocque et au jardin de la vefve Toussaint Heddebault, chargé par chacun an de rente seigneuriale, au terme de Sainct Rémy, un denier et demy party (partie*)’’

Phlippotte Bruielle ‘’ vefve de Toussaint Heddebault demeurante à Lille, pour ung lieu et manoir contenant parmy jardin aucquié et planté d’arbres, trois cens d’héritaige à elle succédé par le trespas de Guillaume Bruielle son père, venant paravant de Guillaume Duthoit, apparant audit brief, article Ier, haboutant à la chaussée allant de la porte Desregneaux* à Fives,  d’aultre tenant d’ung sens à certaine petite maison appartenant à Christofle Buret, d’autre à l’héritaige du susdit de Rocques (ou Rocque-Rogues) , et par derrière au jardin du becquerel, et au lieu de Jean Frumaux (ou Frémeaux) . Chargé de rente seigneuriale par chacun an, au terme de la Saint Rémy, ungt partie* et demy’’. Page XIIII.

Jehan Frémaux ‘’demeurant à Fives à cause de sa femme pour son lieu et manoir contenant parmy jardin aucquié et planté, le nombre de six cens d’héritage venant paravant de Michiel Desfontaines, apparant audit brief, haboutant à la chaussée allant de la porte Desregneaux* à Fives, tenant d’ungt à la rivière du Becquerel, d’aultre au lieu susdit et par derrière au jardin du Becquerel, chargé par chacun an de rente seigneuriale, au terme de Saint-Rémy, deux parties* et demy’’.

Chistofle Burette ‘’laboureur demeurant à Fives pour quatorze verges et demy d’héritage ou y a trois maisonnettes, à lui succédés par le trespas de son père, haboutant à la chaussée menant de la porte Desregneaux audit Fives, tenant des deux sens à l’héritage de Phlippotte Bruielle vefve de Toussaint Heddebault, et du quart sens tenant à l’héritage de Pierre de Rocque, chargé de rente seigneuriale vers ledit prioré par chacun an, au terme Saint-Rémy demy party (partie).

Nicollas, Agnès et Peronne de Rocque ‘’demeurant à Lille enfants et héritiers de feu Nicolas qui fut fils de Michiel venant parcidevant* d’un certain du nom de Lattre, pour cincq cens de pré, apparant audit brief, haboutant à la chaude rivière, du second sens à l’héritage de Michiel Angnet, du tiers sens à la terre des hoirs de Pierre Delerue, et du quart sens à IIII cens de pré, audits hoirs appartenant. Chargé par chacun an de rente seigneuriale au terme de Saint-Rémy XII deniers’’.

Gabriel Lautens ‘’marchand à Lille pour ung lieu manoir contenant parmy jardin aucquié et planté d’arbres, le nombre de XI cens d’héritage par luy acquis de Laurens Daussy, venant parcidevant  de Margot Duthoit, apparant audit brief, des VI cens et les deux tiers d’un cens, au folio v, Article IIème, haboutant au grand chemin de la Louvière allant de Fives au buisson de Wallencamp, du second sens tenant à l’héritage de la vefve Mathias le Théry, et  du quart sens à la terre de Estienne Vaillant, chargé de rente seigneuriale par chacun an au terme Saint-Rémy, IIII razières, II havots II tiers de quarel de bled’’ (Page XV)

Jehan du Bosquiel ‘’escuyer (écuyer) et seigneur Desplancques, demeurant à Lille pour ung cent et le tierch d’un cent de jardinaige à lui succédé par le trespas de Catherine de Warenghien, sa mère, venant de Jehenne Honart femme de maistre Jehan de Warenghien son oncle apparant audit brief, haboutant au chemin de la Louvière allant de Fives au Buisson de Wallencamp, tenant à l’héritage Gabriel Lautens, et à l’héritage de la vefve le Théry, chargé de rente seigneuriale vers ladite prioré par chacun an au terme de la Saint-Rémy III havots I quarel et le tiers d’un quarel de bled, item au jour de noël  demy et le tiers de demy chappon ‘’.

            Ledit seigneur Desplancques ‘’ pour douze cens de terre à luy succédé et venant comme dessus et apparant audit brief, haboutant à l’héritage de Pierre de Fives, par luy acquis de prince Despinoy, du second sens tenant à la terre vde Thomas Roze, du tiers sens à la terre des enfants de la vefve Jean Duthoit et du quart sens à la terre de monsieur Desmaitre, chargé de rente seigneuriale par chacun an au terme de Saint-Rémy, II razières de bled’’.

Estienne Vaillant ‘’ à cause de Jehenne Dumont sa femme, fille de feu Jean, demeurant à Fives, pour ung lieu manoir contenant parmy jardin aucquié et planté, quatre cens d’héritage à elle succédé par le trespas dudit feu Jean son père. Venant par ci-devant de Thomas Duthoit apparant audit brief, haboutant au chemin de la Louvière allant de fives au Buisson Wallencamp du costé de Fives tenant au lieu de Gabriel Lautens et deux sens à l’héritage du susdit seigneur Desplancques, chargé par chacun an de rente seigneuriale vers ledit prioré de Fives, au terme Saint-Rémy II havots de bled, item au jour de noël, deux chappons’’.

Pierre Deledicque fils de feu Fremin, et Pierre Lepers ‘’ à cause de Isabeau Deledicque sa femme aussy fille dudit feu Fremin, pour ung lieu manoir contenant parmy jardin planté et aucquié, le nombre de sept cens d’héritage à eulx succédé par le trespas dudit feu Fremin, leur père demeurant audit Fives, venant ledit lieu par ci-devant  de Thomas Duthoit, apparant audit brief, haboutant au chemin de la Louvière , par derrière à aultre leurs héritages, tenus d’aultre seigneurie, du costé d’escosse* (côté nord) aux hoirs de Michiel de Rocque  et a ung cent et demi cy-après déclaré, chargé par chacun an de rente seigneuriale au terme de Saint-Rémy XXVI sols II deniers et les deux tiers de deux deniers en argent, item au terme de Pasques, X sols II deniers en argent’’.

Ledit Deledicque ‘’ pour ungt cent et demy d’héritage prins en III cens, venant par ci-devant de Josse Brame dict Laubel, apparant audit brief, haboutant au chemin de la Louvière, tenant d’un sens à la terre des vefves et hoirs de Laurent Cordonnier, chargé de rente seigneuriale pour chacun an au terme de la Saint-Rémy IIII sols et le tiers de II deniers’’.

Les enfants de Peronne de Rocque qui fut femme de Jean le {Caudele} et fille de Michiel de Rocque pour ungt lieu manoir contenant parmy jardin aucquié et planté d’arbres, succédé à ladite Peronne par le trépas de Chomette Despinoy, sa mère, apparant audit brief, haboutant au susdit chemin tenant au lieu des hoirs de Fremin Deledicque et par derrière la terre dudit prioré chargé de rente seigneuriale par chacun an, vers ledit prioré de Fives au terme de Saint-Rémy, X sols II deniers, item au terme de Pasques, X sols II deniers’’. Page XVII

Les dessus nommés, Nicolas, Agnès et Peronne de Rocque ‘’enfants de Nicolas qui fut fils de Michiel, pour sept cens d’héritage prins en X cens apparant audit brief, séans audit Fives haboutant au chemin allant de Fives au Buisson Wallencamp, du second sens tenant à la terre de messieurs de Saint-Pierre, et du tiers sens et par derrière tenant à la terre dudit prioré, chargé par chacun an vers icelle prioré de rente seigneurialle, au terme Saint-Rémy, III sols II deniers’’.

Jehan de Hennion bail et mary de damoiselle Marguerite Meurisse’’ fille et héritière de Mahieu, pour dix cens de terre  apparant audit brief, at pour trois cens apparant audit brief, prins en dix cens à l’encontre de Nicolas de Rocque, qui font en tout treize cens en une pièche, haboutant au chemin qui maisne de Lille à {…}, en second sens haboutant au chemin menant de Fives au Buisson de Wallencamp, tenant d’un costé aux terres du prioré de Fives et à la terre de Nicolas de Rocque, et chargé de rente seigneuriale par chacun an au terme de de Saint-Rémy, V sols X deniers’’.

Noel Hennion à cause de Jehenne Corman ‘’ sa femme fille et héritière de feu Jehan, Jhéromme  et Arnould Corman, Nicollas de Hennion à cause de Marie Corman sa femme et Anthoine Lhoridan à cause de Jehenne Corman sa femme, lesdits Jhéromme, Arnould, Marie et Jehenne Corman, dessus dits et héritiers de feu Loys, qui fut aussi fils et héritier de feu Jehan par indivis, laboureur demeurant audit Fives, pour ung lieu manoir contenant parmy jardin aucquié et planté, cincq cens d’héritage acquis par ledit feu Jehan de Jehan le Rocq qui fut paravant à Jehan Desmulliers apparant audit brief, haboutant ledit lieu au chemin qui maisne de Lille à Lannoy, du second sens tenant à la terre de Pierre de Fives qui au prince d’Espinoy, du tiers sens tenant à la terre de Franchoise Plancque fille de feu Jehan et du quart sens aux terres desdits Corman, chargé de rente seigneuriale par chacun an au terme Saint-Rémy, II razières de bled, item au jour de noël II chappons’’.

Jehan Corman fils de feu Jehan ‘’ demeurant à Vlamertinge* pays de Flandre pour deux cens et demy d’héritage prins en cincq cens dont les trois cens sont tenus dudit prioré e Fives et les deux cens des seigneurs de Mons-en-Baroeul, qui ne doivent que soubzrentes, apparant audit brief, haboutant lesdits V cens  à la piedsente quy maisne de Lille à Lannoy, du second sens à la terre des hoirs de Pierre du Bosquel, du tiers sens à Catherine Deserby vefve de Laurens Cordonnier, chargé lesdits deux cens et demy par chacun an de rente seigneuriale, une razière, ungt havot et le quart d’ungt quarel de bled et la moictié d’ungt chappon et les II cens doibvent de soubzrente  sans relief deux havots ungt quarel et demy de bled’’.

Anthoinette Salembier ‘’Vefve de Guillaume Mullier Marguerite et Françoise Mullier ses enfants demeurant à Lille pour ungt quart prins des cincq cens cy-dessus vu les habouts, rentes et soubzrentes sont déclarés, dont le quart de ladite rente seigneuriale et soubzrente porte par chacun an, au terme Saint-Rémy I havot II quarel et demy quart, VIIIème, et XVIème de quarels de bled, item au noël, demy quart de chappon’’.

Jehenne Salembier ‘’vefve de Mathieu Willan, demeurant à Lille, pour ungt quart prins des susdits cincq cens dont les habouts, rente et soubzrente est déclarés, chargé ledit quart de ladite rente seigneuriale et soubzrente par chacun an, au terme de Saint-Rémy, I havot II quarels et demy quart, VIIIème et XVI ème de quarel de bled, item au terme de noël demy quart de chappon qui est ungt VIIIème’’.

Jehan Vion ‘’laboureur demeurant à Fives, pour son lieu manoir contenant parmy jardin planté et aucquié, le nombre de trois cens d’héritaige par luy acquis des héritiers Isabeau Liénard vefve de Jehan Hallé, apparant audit brief, haboutant au chemin allant de Lille à Croix du second sens tenant à la terre de Théry de Roubaix à cause de sa femme et du tiers sens à la terre de Pierre Meurisse, chargé de rente seigneuriale au terme de Saint-Rémy IX sols I deniers’’.

Mathurin Burette ‘’fils de Martin demeurant à Fives pour trois cens et ungt quarteron de terre gisant audit Fives parcidevant* en trois, pieches, apparant audit brief, et demy cent prins en IIII cent, tenant des deux cens à la terre de Mathis Delebecque, du tiers sens tenant à la terre de Mahieu Cordonnier, du quart sens tenant à la terre de Duthoit fils de Nicolas, chargé chacun an de rente seigneuriale, au terme Saint-Rémy, I razière II quarel  et III quart de quarel  de bled, item au jour de noël  du VIème et XXXII ème de chappon ’’.

Nicaise Delesalle ‘’laboureur demeurant à  Fives pour cincq cens de terre prins en XXVIII cens venant paravant de Jacques Platel, apparant au brief folio XIII article IIème, haboutant à la piedsente allant du Buisson à la Pilaterie, de second sens à la terre de l’abbaye de Marquette, du tiers sens tenant à la terre du prioré de Fives, du quart sens tenant aux IIII cens cy-après déclarés, chargé de rente seigneuriale par chacun an au terme de Saint-Rémy III havots II quarel et le tiers de quarel de bled’’.

Ledict Nicaise Delesalle pour quatre cens et le tiers d’ungt cens à luy succédé par le trespas de Bonne Delesalle sa sœur, prins lesdits XXVIII cens tenant aux V cens cy-devant déclaré, du second sens tenant à la terre de Pierre Platel, du tiers sens tenant à la piedsente quy maisne du Buisson à la Pilaterie, chargé par chacun an de rente seigneuriale, au terme Sainct-Rémy III havots et le tiers de quarel de bled’’

Le susdit Delesalle pour noeuf cens et tierch de cens pris es susdits XXVIII cens dont la moictié desdits IX cens  et tierch de cens luy est succédé par le trespas de Anne Delesalle sa sœur, à son trespas femme de Anthoine Houzé, tenant aux IIII cens de Marguerite Delesalle, du second sens à la terre de l’abbaye de marquette, du tierch sens à la susdite piedsente, et du quart sens aux terres dudit prioré de Fives, chargé par chacun an vers ladite prioré de rente seigneuriale au terme Sainct-Rémy, I razière, II havots, II quarels  et II tierch de quarel  de bled’’.

Jehan Rue ‘’demeurant à Roubaix à cause de Jacqueline Sallembier sa femme, fille de Brunelo, pour trois cens de terre séans en ladite paroisse de Fives, prins en ungt bonnier venant ci-devant de Jehenne Despinoy, apparant audit brief, folio IX article premier, tenant à la terre de Thomas Roze, du second sens à l’héritaige des pouvres de l’église de Fives, et du tiers sens au jardin de Mathieu Cordonnier, chargé par chacun an de rente seigneuriale, au terme de Sainct-Rémy, I razière I quarel  et ung quart de bled, au noël ung quart de trois quart de cappon’’.

Mathieu Cordonnier ‘’demeurant audit Fives pour trois cens de terre prins au susdit bonnier par achapt de Robert {…} à cause d’Antoinette Salembier, apparant audit brief folio IX article premier, tenant aux héritaiges de Thomas Roze, d’aultre aux terres de Mathis Delebecque, du tiers sens à la terre de Michiel Duthoit à cause de Marguerite Beghin sa femme, chargé de rente seigneuriale vers ledit prioré par chacun an, au terme de Sainct-Rémy, I razière, I quarel  et quart d’un quarel de bled, au noël I quart de trois quart de chappon’’.

Thomas Roze ‘’bailly de Fives, pour trois cens de terre prins audit bonnier par luy acquis de l’ung des enfants de susdit Brunelo (Blunelo) Salembier, apparant ausdits lieux, briefs audit folio, tenant aux III cens  de  Robert {…} , du second sens aux III cens de Jean Rue, du tiers aux terres dudit Thomas Roze, tenus d’aultres seigneuries, et du quart sens tenant à la terre l’hospital Saint-Julien à Lille, chargé de rente seigneuriale vers ledit prioré par chacun an, au terme de la Sainct-Rémy une razière, I quarel  et le quart d’un quarel de bled’’.

Matis Delebiecque (Delebecque) ‘’demeurant à Mons-en-Baroeul, pour trois cens de terre prins au susdit bonnier qu’il a acquis de Jehan Sallembier fils de Brunelo, haboutant de deux sens à l’héritaige de Mahieu Cordonnier, du tiers sens à la terre Mathurin Burette et du quart sens à l’héritaige de Michiel Duthoit, chargé de rente seigneuriale par chacun an, au terme de la Sainct-Rémy, une razière, I quarel et le quart de quarel de blé, au terme de noël, le quart de III quart de cappon’’.

 

Ledit Mathis Delebecque ‘’ pour deux cens de terre à usage de jardin, par luy acquis des tuteurs de Marie et  Isabeau Sallembier, enfants dudit Brunelo, venant parcidevant  de Jean du Bosquel, apparant audit lieux, brief folio XI, article premier, tenant à l’héritaige des hoirs  de Jehan Sallembier, du second sens à la ruielle ( ruelle) de trocosse* , du thierch (du tiers) sens d’ung boult à l’héritage Martin Burette, chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré,  au terme Saint-Rémy III havots II quarels de bled ‘’.

De Pierre Duthoit  ‘’ drapier demeurant à Lille fils de feu Jean, pour trois cens de terre gisant en ladite paroisse de Fives prins en VI cens  à luy venu tant par hoirie que par achapt faict des enfants de Pasquier Duthoit drapier, apparant audit brief, tenant aux terres de certaine chapelle fondée en l’église Sainct-Pierre à Lille, en second sens tenant à l’héritaige Théry de Roubaix  à cause de sa femme, et du quart sens tenant au petit bois de Mons-en-Baroeul, chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré, au terme de la Sainct-Rémy, III havots de bled’’.  

Michiel Duthoit ‘’laboureur demeurant à la Magdeleine à cause de Marguerite Beghin sa femme pour II quarteron de terre séans en ladite paroisse de Fives prins en cincq {…} à l’encontre Martin Burette apparant audit brief, folio IX premier et IIème article, tenant à la terre de maistre Sallembier, d’aultre de deux sens à l’héritage dudit Burette et du quart sens à la terre Jean {…} chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré , au terme Saint Rémy, III havots III quarel III quarts et XVIème de quarel de bled, au terme de Noël le VIème d’ung chappon’’.

Thomas Laurens et Jacques Cordonnier fils et héritiers de feu Catherine Diserby’’ à son trespas vefve de feu Laurens Cordonnier pour la moictié en ung cent et demy de ‘héritaige gisant audit Fives, à la Louvière apparant audit brief folio VI article premier, tenant à leur lieu manoir, d’aultre au chemin de la Louvière , d’aultre sens tenant à la terre dudit prioré et du tiers sens à leurs aultres héritaige, chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré, au terme de Saint-Rémy IIII sols et ung tierch de chappon’’.

Lesdits Cordonnier comme filz et héritiers de ladicte vefve pour ung cent et demy prins en III cens gisant comme dessus qui seloient (seroient) estre fief à l’encontre des hoirs de Fremy Deledicque ausquel l’aultre moictié appartient, haboutant d’ung sens ausdit Deledicque, du second sens à la terre dudit prioré et d’aultre au chemin de la Louvière, chargé par chacun an de rente seigneuriale vers ledit prioré, au terme de la Saint Rémy, IX deniers’’.

Lesdits Cordonnier comme filz et héritiers de la susdite vefve, pour quatre cens séant audit Fives acquis par ledit feu Laurens Cordonnier de Bernard Desreux, haboutant à la pied de sente quy vient de Mons-en-Baroeul à Fives, du second sens tenant à la terre dudit prioré et du tierch sens à la seigneurie du sieur Desplancq à Lille, chargé par chacun an de rente seigneurial, lesdits IIII cens vers ledit prioré au terme de Sainct-Rémy, IIII deniers’’.

Erasme le Gillon à Lille ‘’à cause de damoiselle Anne Rouzee sa femme fille de feu Guillebert ‘’pour les trois quarts en XIIII cens de terre gisant audit Fives et Jean Cornille laboureur demeurant à Marcq-en-Barœul, pour l’autre quart esdits XIIII cens desquels apparait au Brief, tenant d’un sens à la terre de carité des povres de Sainct-Estienne de Lille, du second sens tenant à la terre des hoirs Melchior Cornille, chargé lesdits XIIII cens de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré de Fives au terme de Sainct Rémy II razières i havots de fourment, item au jour de noël II chappons et un quart, et en argent audit terme ung denier’’.

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Biens sis au Buisson de Wallemcamp, paroisse de Fives :

  Françoise de le Cousture ’’fille de feu Gilles et vefve de Philippe de Renty demeurant près de Heddin (Hesdin) pour six cens et demy de terre séant audit Buisson, venant paravant dudit feu Gilles de le Cousture son père apparant ausdits vieux brief, folio XVII article premier, haboutant au chemin qui maisne de Lille à Wasqueal (Wasqual), du second sens tenant au lieu de Jacques {…} du tiers sens tenant à la terre des hoirs et vefve de Michiel de Rocques, et quart sens à l’héritage cy-après, chargé par chacun an de rente seigneuriale vers ledit prioré, au terme de la Saint-Rémy, III havots, III quarel de bled, au terme de noël III quarts de chappon, et au terme en argent VIII sols VI deniers, ladite vefve de Renty pour Huict cens’’.

Ladite vefve pour six cens et le tierch de ung cent (cens) de terre séant audit Fives apparant ausdits vieux briefs folio XXII article premier, haboutant aux VIII cens et demy cy-devant et aultres terres d’icelle vefve et du quart sens à la terre des hoirs de feu Martin Muette, chargé par chacun an de rente seigneuriale vers ledit prioré au terme de Saint-Rémy, I razière II havots de bled, item au terme de noël ung chappon et demy quart de chappon’’.

Mathieu et Pierre Liénart ‘’enfants de feu Guillebert demeurant audit Fives, pour huict cens de terre gisant au Buisson, que la vefve dudit Guillebert Liénard leur mère a acquis de Isabeau Liénart, sa belle-sœur fille de Gilles et vefve de Jean Hallé, apparant ausdits vieux brief folio XIII verso, article premier, haboutant à la terre de la chapelle Saincte-Catherine de l’église Saint-Pierre à Lille, d’aultre au chemin allant de Lille à Wasquehal et du tiers sens tenant à aultres leurs héritages tenus d’aultre seigneurie, chargé de rente seigneuriale vers ledit prioré de Fives par chacun an au terme de Sainct Rémy, ung denier’’.

Marie Duthoit ‘’vefve de Jacques Ferret, Jacques et Anthoinette Ferret ses enfants qu’elle eue dudit feu Jacques , lequel fut fils de David pour cincq cens six verges de terre venant par cy devant de Hughes Duthoit, prins en dix huict cens apparant ausdits vieux briefs folio XIII verso, article IIème haboutant au chemin qui maisne de Lille à Wasquehal , d’aultres sens à la terre des hoirs de la vefve Philippe Duthoit du tiers sens à aultres leurs  héritaiges, chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré, au terme de la Sainct-Rémy, II havots II quarel de bled,  demy et  quart de quarel, item au terme de noël, demy et VIIIème de chappon, et audit terme en argent VI sols VII deniers’’

Lesdits dessus nommés pour deux cens demy et Vi verges de terre venant des enfants de Bauduin Willand, prins des susdits XVIII cens , haboutant au chemin de Lille à Wasquehal deu second sens au V cens six verges cy-devant, du tiers sens aux vefve et hoirs de Pierre Rousel et du quart sens à la terre de certaine chapelle fondée en l’église Saint-Pierre à Lille, chargé de rente seigneurial par chacun an au terme de Saint-Rémy, ung havot ung quarel et VIIIème de quarel de bled, item au terme de noël VIII ème et XVIème de chappon, et  audit terme en argent, III sols IIII deniers.

Lesdits dessus nommés pour cincq cens de terre sur lesquels et ung lieu manoir venant dudit venant dudit Jacques Ferret et paravant de David Ferret, prins en XII cens apparant ausdits vieux brief folio XVII verso, ayant avant appartenu à Philippe Dessebris, haboutant à la pied de sente quy maine du Buisson de Wallencamp à Marcq, du second sens à la terre dudit prioré de Fives, du tiers sens à la terre de l’abbaye de Marquette, et du quart sens tenant à la terre tenant à la terre de Mathis Duthoit, chargé par chacun an vers ledit prioré de rente seigneuriale au terme  de Sainct-Rémy II razières III quarels de bled, item au terme de noël demy cappon’’.

Mathieu Duthoit ‘’demeurant à Fives, pour sept cens de terre prins en XII cens gisant audit Fives, qu’il a acquis des tuteurs des enfants Denis Bonnet héritiers de la vefve Philippe Duthoit, leur grand-mère, tenant à l’héritaige et lieu de Jacques Ferret, du second sens à la pied de sente menant dudit Buisson à la {…} et aux héritaiges Jean Romery, d’aultre aux hoirs Mahieu Duthoit du quart sens et par derrière aux héritaiges de certaine chapelle fondée en l’église Saint-Pierre à Lille, venant paravant  de Philippe Dessebry (Dessobry), chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré de Fives au terme de Sainct Rémy, III razières de bled , item au terme de noël demy et tierch de chappon’’.

Georges Cornille ‘’laboureur demeurant à Fives, et pour ung lieu manoir aucquié et planté d’arbres contenant dix-sept cens et demy et V verges d’héritaige séant audit Buisson, qu’il a acquis de Jean Desruielle et Marie Duthoit sa femme, venant paravant de Philippe Duthoit père de ladite Marie, apparant si-comme les VI cens et demy ausdits vieux briefs folio XVIIe verso, article II ème et le reste au folio XIII article II ème, lesdits XVII cens et demy et V verges prins en XVIII cens venant parcidevant de Hughes Duthoit, haboutant au chemin allant de Lille à Wasquehal, du second sens tenant au lieu de la vefve de Jacques Ferret , du tierch sens tenant à la terre des hoirs Mahieu Roussel fils de Willame, chargé par chacun an de rente seigneuriale vers ledit prioré de Fives, au terme de Sainct-Rémy II razières II havots III quarels et VIIIème de quarel de Bled, item au terme de noël II chappons quart et XVIIème d’ung, item audit terme XXI sols III deniers en argent’’.

Was Meurisse Fils de Jehan ‘’ demeurant à Fives pour ung lieu manoir amassé de maison manable, grange, étables et aultres édifices, contenant parmy jardin aucquié et planté et terres à labour, le nombre de huit cens demy et un tierch de cens d’héritaige séans audit Buisson, venant parcidevant des vefves et hoirs Allard de Lannoy, apparant audit vieux briefs folio XIII article premier, haboutant des deux sens à la terre des hoirs Melchior Cornille , du tierch sens au chemin qui maisne du Buisson au Plouy (Plouich) et du quart sens à aultres ses héritaiges que fut à Jean de deux villes, chargé par chacun an de rente seigneuriales vers ledit prioré, au terme de Sainct-Rémy une razière II havots de bled, item au terme de noël ung et demy chappon’’.

Ledit Was Meurisse ‘’pour cincq cens deux verges de terre prins en XXIII cens de terre venant parcidevant de Jean Dumon (Dumont), haboutant de trois cens à l’héritaige des hoirs de feu Pierre Roussel et du quart sens à l’héritaige quy fut à Anthoine et Jean Roussel , d’aultre costé à la terre Georges Cornille, chargé par chacun an de rente seigneuriale vers ledit prioré de Fives, au terme de Sainct-Rémy III havots III quarels de bled, item au terme de noël ung tierch quart et VIIIème de chappon’’

Anthoinette et Marie Roussel filles de feu Mahieu quy fut fils de feu Willame ‘’demeurantes à Lille, pour deux quarterons de terre gisant audit Buisson, prins en deux cens, haboutant au chemin venant du Plouy à Fives tenant à la terre des hoirs Melchior Cornille, d’aultre à l’héritaige cy-après déclaré, chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré, au terme de Sainct-Rémy, un quarel et demy de bled, item au terme de noël XVIème et XXXII ème de chappon’’.

Lesdites Anthoinette et Marie Roussel pour V cens et ung quarteron de terre prins en XIIII cens gisant audit Buisson venant parcidevant de Martine Rouzé, haboutant au chemin quy maisne de Lille à Wasquehal, du second sens aux terres des hoirs de Pierre Rousel du tierch sens à la terre des hoirs de Jen Meurisse et du quart sens à la terre des hoirs de Philippe Duthoit, chargé de rente seigneuriale par chacun an, vers ledit prioré, au terme de Sainct-Rémy, ung havot et demy quarel de bled, item au terme de noël le VIIIème et XVIème de chappon’’.

Nicolas Agache ‘’demeurant à Fives, pour un cens et demy de terre prins en deux cens venant parcidevant des vefves et hoirs Pierre Duthoit par luy acquis si comme demy quarteron dudit héritage par décret à la gouvernance comme appertenant à Jean Cornille fils de Melchior et le reste à luy succédé à cause de sa femme par partaige, haboutant au chemin menant du Plouy à Fives, du second sens à la terre des hoirs Gérard Roussel à quy le demy cens parfait desdits II cens appertient, du tierch sens tenant à l’héritaige des hoirs de Mahieu Roussel, chargé de rente seigneuriale par chacun an vers  ledit prioré, au terme de Sainct-Rémy, ung havot et demy quarel de bled, item au terme de noël le quart et le XXXII ème de chappon’’.

Hubert Rouzée  fils de Nicolas ‘’ laboureur demeurant à Marcq-en-Barœul, pour le tierch d’ung bonnier faisant cincq cens et ung tierch de cens séant au Buisson qu’il at acquis des hoirs de Jean Dumont, haboutant de trois sens à aultres ses héritaiges, d’aultre à la terre de Jean Rouzée, fils de jean et à la voye qui maisne de Marcq-en-Barœul à Lille, chargé de rente seigneurial par chacun an  vers ledit prioré, au terme de Sainct-Rémy, une razière de bled, item au terme de noël, ung chappon’’.

Les héritiers de feu Gérard Roussel ‘’ vivant sayetteur*, et fosseur* de Saint-Maurice à Lille, qui fut fils de Gérard et de Peronne Lemahieu, pour deux cens d’héritage séant audit Buisson apparant ausdits vieux briefs folio XIIII, article II ème haboutant au chemin qui maisne du Plouy à Fives, du second sens à la terre des hoirs Melchior Cornille, du tierch sens à la terre des vefve et hoirs de Pierre Roussel, chargé par chacun an de rente seigneuriale vers ledit  prieuré de Fives, au terme  de Saint-Rémy, ung havot II quarel de bled, item au terme de noël quart et VIIIème de chappon’’.

Noel et Jehenne Duthoit  ‘’ enfants de Marie Roussel fille et héritière de Pierre Roussel , demeurant audit Fives pour huict cens et demy de terre prins en XVII cens, séant audit Buisson apparant ausdits vieux brief  folio XIII article premier, haboutant à la terre de Philippe de Renty à cause de Franchoise de la Cousture, sa femme, du second sens à la terre des hoirs Jean Meurisse, du tierch sens à la terre des hoirs de la vefve Philippe Duthoit et du quart sens aux terres de leurs cohéritiers dudit Roussel, chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré au terme de Sainct-Rémy, une razière II havots de bled, item au terme de noël, ung chappon et demy’’.

Jehan et Paul Roussel ‘’ enfants de Pierre demeurant à Fives pour X cens et demy, aussy VII cens de jardin venant des hoirs de Gérard Roussel et III cens et demy prins en VIIII cens séans audit Buisson, haboutant au chemin qui maisne dudit Buisson de Wallencamp à Marcq, du second sens tenant à la terre de Jean {…}, du tierch sens à la terre des hoirs de Mahieu Rousel et par derrière aux hoirs de Jean Meurisse, chargé de rente seigneuriale par chacun an au terme de Saint-Rémy II havots ung quarel de bled, item au terme de noël quart et VIIIème de chappon’’.

Jacques Duthoit ‘’ Fils de Sainte Roussel, femme de Mathieu Duthoit, héritier dudit Pierre Roussel pour quatre cens ou environ de terre séans audit Buisson, acquis par ledit Pierre Roussel de Willame Despatures, venant par ci devant de Jean Rouzée dict le bourgeois, haboutant à la terre  Franchoise de la Cousture, vefve de feu Philippe de Renty, du second sens tenant à la terre des hoirs de Jean Meurisse et des deux aultres sens aux terres desdits Roussel, chargé par chacun an de rente seigneuriales vers ledit prieuré, au terme Saint-Rémy, III havots de bled, item au terme de noël les trois quarts de chappon’’.           

Jehan et Paul Roussel ‘’comme dessus pour cincq cens et ung quartron de terre gisant audit Buisson, prins en XIIII cens, acquis par ledit Pierre Roussel de Jean Couteau fils de Jehan et de Anne Roussel, venant parcidevant de Martine Rouzée, haboutant au chemin quy maisne dudit Buisson à Vallencamp, et de deux aultres sens tenant à la terre des hoirs de Jehan Meurisse, chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré au terme de Sainct-Rémy, ung havot demy de bled, item au terme de noël VIIIème et XVIème de chappon’’.

Maistre Gilles de Vendeuille ‘’marchand à Lille.

Jehan, Andrieu, Martine et Marie Willan ‘’demeurant à Marcq-en-Barœul, enfants et héritiers de Jeanne Cornille quy fut fille de feu Hubert, et à son trespas vefve de Adam Willan, pour sept cens de lieu prins en quatorze cens séans audit Buisson venant parcidevant de Hubert Cornille. Tenant à aulcuns héritaiges tenus de Roubaix, du second sens tenant à l’héritaige de Andrieu Agache, du tiers sens tenant à l’héritaige de jean Cornille et du quart sens à la terre de la carité des pauvres de Sainct-Etienne à Lille chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré, au terme de Sainct-Rémy, une razière deux havots de bled, item au terme de noël ung chappon et demy’’.

Andrieu Agache ‘’laboureur demeurant à Fives pour sept cens de terre sur lesquels il y a ung lieu, manoir , lesdits VII cens prins en XIIII cens séans audit Buisson, Haboutant à l’héritaige des dessus nommés, du second sens tenant à la terre Andrieu, du tierch sens tenant à la terre Jean Cornille , et du quart sens tenant à la terre Jean Cornille et du quart sens tenant à la terre des hoirs Melchior Cornille , chargé de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré, au terme Saint-Rémy une razière de bled et deux havots , item au terme de noël ung chappon et demy’’.

Michel Aucquie ‘’ à cause

(Page XXXVI)

Année 1631. 14H 5 3. Registre des briefs de rente renouvelés en 1631 par Jacques Debonnaire.

Intitulé du registre : Cacherel (Chasserel*) en forme de brief* fait par Jacques Debonnaire, Recepveur de la prioré de Fives et renouvelé en l’an 1631, suivant le brief nouveau et selon les rapports verbaux des tenanchiers (tenanciers) et propriétaires.

            Prismes (premier) à Fives

            Jacques Descamps à cause de Françoise de le Plancque (Deleplanque) ‘’ fille de feu Jean, sa femme demeurant audit Fives, à cause d’un lieu masnoir (manoir) contenant parmy jardin le nombre de cincq cens d’héritage haboutant à la chaussée mesnant de Lille à Tournay. De couchant aux deux cens et demy et deux quartiers de jardin suivant, du tiers sens au lieu de la vefve Nicolas le Cherf, pardevant au chemin mesnant de la chimentiere (cimetière) dudit Fives à la motte Thomas. Chargé par chacun an de rente seigneuriale au terme de Saint-Rémy, V razières de bled’’.

            Ledit comme dessus, pour deux cents et demy et deux quartrons de jardinage haboutant à la chaussée susdite, d’orient aux V cents de lieu susdits, d’aultre à la plancque et pied de sente, mesnant de la haie Bertin à l’église de Fives, d’aultre à la terre de Nicolas de Hennion, tenus de la Falesque et par derrière à deux cents et demy de prés tenus de la Falesque audit Hennion appartenant. Chargé par chacun an de rente seigneuriale à la Saint-Rémy de II razières, II havots de bled ’’. (Page II)

            La vefve Jean Bridoul ‘’demeurant à Lille pour VII tiers en deux cens de lieu et jardin acquis avecq ledit feu Bridoul son mari haboutant à la chaussée mesnant de Lille à Tournay, d’aultre à pareil tiers suivant appertenant à père Estienne de Lespierre, Jésuite, d’aultre à la taverne de Bethléem, cy-après, et par derrière à aultres ses héritages tenus de Roubaix. Chargé par chacun an vers ledit prioré de rente seigneuriale, à la Saint-Rémy VII havots, III havots et VI quarels de Bled, au terme de noël du tiers d’un chappon et le tiers d’un tiers et XIIème de chappon’’.

            Père Estienne de Lespierre ‘’Jésuite à Lille par relief de Gilles de Lespierre son oncle pour deux aultres tiers desdits deux cens, haboutant à ladite chaussée mesnant de Lille à Tournay du costé dudit Fives, au fief de Nicolas le Cherf du costé de Lille à l’autre susdit tiers de la vefve Bridoul, et par derrière à la ruelle qui maisne dudit fief de Nicolas le Cherf au cabaret nommé Bethléem, chargé par chacun an de rente seigneuriale à la Saint-Rémy de III havots II havots et le tiers d’un quarel de bled, au noël deux tiers d’un chappon et deux tiers d’un tiers, et VIème d’un chapon’’.

            Guillaume du Wet ‘’brasseur demeurant à Lille pour un masnoir à usaure (usage) de cabaret nommé Bethléem, par luy acquis de Pierre Mulier, haboutant à ladite chaussée mesnant de Lille à Tournay, d’aultre à l’héritage d’Andrieu Wallerat, du tiers sens au susdit lieu de la vefve Bridoul, et par derrière à autre ses héritage tenus du Breucq, dite de Roubaix, lequel lieu contenant avecq quelque ,  petites demeures deux cent d’héritage sont chargés de rente seigneuriale par chacun an vers ledit prioré à la Saint-Rémy d’une razière VII havots, VII havots et demy de bled, au noël d’un chappon tiers et quart d’un chappon’’.

            La vefve et hoirs de Jehan Leboucq ‘’fils de Jean demeurant à Lille par relief de sondit feu père, pour cent et demy de lieu prins en trois cent, haboutant à ladite chaussée mesnant de Lille à Tournay, d’autre au lieu masnoir appartenant audit Andrieu Wallerat Telier, d’autre à la partie suivant des hoirs de Pierre Houdin et par derrière à autres ses héritages tenus de la pairie du Breucq dite de Roubaix, chargé par chacun an de rente seigneuriale au terme de Saint-Rémy de II havots, II havots et demy quart et VIIIème de quarel de bled, au noël d’un quart et VIème de chappon’’ .

            La vefve de feu Jean Cardon’’ par achapt de l’an 1635 des hoirs de Pierre Houdin et Peronne Delebecque et à iceux enfants par relief de ses père et mère, pour cent et demy de lieu parfait desdits III cens acquis par Feu Pierre Houdin et sa femme d’Anthoine du Hot et Jacques du {…} haboutant à la chaussée mesnant de Lille à Tournay, du costé de Lille à cent et demy du susdit Jean Leboucq, du costé de Bethléem au jardin Andrieu (ou Andrien)  Wallerat Telier, et par derrière à autres héritages tenus du Breucq dit de Roubaix. Chargé par chacun an vers ledit prioré à la Saint-Rémy II havots, II havots demy, quart at VIIème de quarel de bled, au noël d’un quart et VI ème de chappon’’. 

            Pierre Deliot fils de feu Hubert ‘’Escuier, seigneur de Clairefontaine, par relief de sondit feu père pour cincq quarteron de lieu prins en III cens haboutant à ladite chaussée mesnant de Lille à Tournay, d’autre à autre cincq quarteron suivant de François de Fourmestraux , du tiers sens à demy cens de lieu de la vefve François Dudan chy après, et par derrière à autres ses héritage chargé de rente seigneuriale à la Saint-Rémy de II havots , I havot et  XVIème de quarel de bled, au noël d’un VIème  .XVIème  et XVIIIème de chappon’’.

            François de Fourmestraux fils de feu Maiheu (Mahieu) ‘’ Bourgeois demeurant à Lille pour autre cinq quarteron de lieu venant de feu Maiheu Maiheu , haboutant à la dite chaussée menant de Lille à Tournay, d’autre à l’héritage Jehan { de le Saulch-Delesaulch}, d’autre, du costé de Fives à l’héritage dudit Pierre Deliot susdit et par derrière à autres ses héritages chargé chacun an de rente seigneuriale à la Saint-Rémy de II havots I havot et XVIème de quarel de bled, au noël du VIème ; XVIème et XVIIIème de Chappon’’.

Vaas Cordonnier fils de Laurent ‘’demeurant audit Fives par achapt de l’an 1636 de Pierre Platel et Alard du Dan, tuteur des enfants de Hubert du Dan, chacun par mytan pour demy cent de lieu parfait desdits III cens avec les parties précédentes, haboutant pardevant à ladite chaussée mesnant de Lille à Tournay du second sens au lieu du susdit sieur  Deliot, du tiers sens  à cent et demy de lieu susdits des hoirs dudit Pierre Houdin, et par derrière à autres héritages dudit Dudan, chargé par chacun an de rente seigneuriale à la Saint-Rémy de III havots et demy et VIII de harel  (quarel) de bled’’

Maitre Josse de Parmentier ‘’greffier de la gouvernance de Lille pour ungt lieu masnoir contenant quatre cens d’héritage, à luy succédé par le trespas de feu Jehan de feu Jean Piccavet (Picavet) , sieur du grand bus, son oncle tenant de trois cens à autres ses héritages, du quart cens et pardevant  au chemin qui maisne de la falesque au ponchel de Fives, chargé par chacun an vers ladite prioré de rente seigneuriale à la Saint-Rémy de huit sols en argent’’.

Andris Willardt ‘’coultier (courtier) de drap de Limbourcq, pour six cens de lieu prins en neuf cens par luy acquis de Jean de Lannoy et de Péronne Morienne sa femme haboutant au chemin mesnant du Ponchiel de Fives à la Motte-Thomas , d’autre à quatre cens et demy de jardin appertenant à Jehan Despretz recepveur à Lille, chi après du tiers sens à III cens suivant de Charles Dubois et par derrière aux terres du Chapitre de Notre-Dame de Tournai, chargé de rente seigneuriale vers ladite prioré, au noël de quinze sols six deniers en argent, à la Saint-Jean-Baptiste XV sols VI deniers’’ 

Charles Dubois ‘’messaigié (messager) demeurant à Lille pour trois cens de lieu, parfait desdits IX cens par luy acquis en l’an XVI cent onze des enfants Anthoine de Bailly, haboutant au chemin mesnant du ponchiel de Fives à la Motte-Thomas, tenant d’un costé à la terre Andris Willart, du tiers sens tenant au jardin de Jean Despretz, marchand, et par derrière aux terres dudit chapitre Notre-Dame  de Tournai, chargé par chacun an de rente seigneuriale, au terme de noël de VII sols IX denier, à la Saint-Jean-Baptiste VII sols IX deniers en argent’’.

 Jehan Despretz ‘’ recepveur demeurant à Lille pour quatre cents (ou cens) et demy de jardin par luy acquis avecq Claude Carlier son beau-père, des hoirs de Guillaume {Drumes}, haboutant au chemin mesnant de Fives à la Motte-Thomas, d’un costé à XVII cens de jardin tenus de la seigneurie de la Falesque, appartenant à Paul le Pipre, d’autre aux VI cens de lieu dudit Andris Willart et par derrière aux terres dudit chapitre de Notre-Dame de Tournay, chargé de rente seigneuriale par chacun an, au noël de XI solz VII deniers, à la Saint-Jean-Baptiste XI sols VII deniers’’.

Jean Despretz ‘’ marchand à cause de damoiselle de Fourmestraux sa  femme, fille de feu Anthoine pour quatre cents un quartron de lieu haboutant au chemin mesnant de Fives à la Motte Thomas, tenant d’un costé au cabaret du Long-Pot, et du loing du chemin allant à Hellemmes, d’autre costé aux susdits III cens de lieu Charles du Bois (Dubois) et par derrière aux héritages dudit chapitre de Notre-Dame de Tournay, chargé par chacun an de rente seigneuriale, au noël de XI solz VII deniers, à la Saint Jean-Baptiste de XI solz VII deniers’’.

Nicolas Flameng ‘’fils de feu Jacques, charpentier, tant par succession que par achapt de ses frères, pour un quartron de lieu prins en IIII cens et demy de la partie précédente à usaige de cabaret nommé le Long-Pot, haboutant au chemin allant dudit Fives à la Motte-Thomas, d’autre au chemin mesnant de Lille à Hellemmes, et par  derrière ausdits IIII cens un quartron de Jean Despretz , marchand, chargé de rente seigneuriale par chacun an, à la Saint-Jean-Baptiste, de IIII solz X deniers en argent’’.

A Marguerite Lecherf, femme de Pierre Rouzée ‘’ demeurant au faubourg de Fives, par partaige en l’an 1636. Henriette Parent, vefve de feu Nicolas Lecherf et ses enfants par relief dudit Nicolas de l’an XVI cdix sept pour les trois quarts en unze* cens de terre, haboutans de deux cens aux terres du chapitre de Notre-Dame de Tournay, du tiers cens aux terres des pouvres de Saint-Mauriche (Maurice) de Lille, chargé par chacun an de rente seigneuriale au terme de Saint-Rémy de II razières III havots I quarel de bled, au noël de III quarts de dey chappon’’.

Martin Maes ‘’serrurier demeurant à Lille par achapt de l’an XVI cent vingt-trois de la vefve et hoirs d’Anthoine Tourré sayetteur, pour ung quart et parfait desdits Xi cens de terre, les habouts desquels sont déclarés en la partie précédente, ledit quart chargé de rente seigneuriale au terme de Sainct Rémy III havots III quarels de bled, au noël du quart de demy chappon’’.  

Pierre de Rocques fils de Michel ‘’par relief pour neuf cens de jardin haboutant à la chaussée allant de Lille à Fives par la porte Saint-Mauriche, du second sens au jardin de Peronne de Rocques, du tiers sens à III cens de lieu et jardin de la vefve Toussaint Heddebeau, sur lesquels IX cens d’héritaige y a plusieurs maisons et demeures, chargé de rente seigneuriale au terme de Saint-Rémy VII deniers et demy partie’’.

Damoiselle Anne Heddebeau ‘’vefve de Maiheu de le Hene par relief de Philippotte Bruielle vefve de Toussaint Heddebeau par relief de Guilluame (Guillaume) Bruielle son père pour trois cens de lieu et jardin haboutant à ladite chaussée allant de la porte Saint-Maurice à Fives, et à certaine petite maison de XIIII verges et demy de terre appertenant à Christofle Burette, d’aultre à l’héritaige susdit de Pierre de Rocques et par derrière au jardin du Becquerel du costé de Lille au lieu d’Anthoine Frémaux chy après, chargé par chacun an de rente seigneuriale au terme de Saint-Rémy d’un partie (partie)*  et demie’’

A Vaas, Melchior, Isabeau Agache ‘’enfants de Nicolas Agache, demeurant audit Fives, pour cent et demy de terre, parfait de deux cents avecq la partie susdite venant demy quartron, par décret de la gouvernance, et le reste à cause de sa femme, fille de Melchior Cornille, haboutant au chemin mesnant du Plouich à Fives, d’autre à la partie précédente, du tiers sens à II cens de terre de Guillebert de Bachy, chi après, d’autre à la terre Philippote Vefve de Jacques Cornille, susdite, chargé par chacun an de rente seigneuriale à la Saint-Rémy d’un havot et demy havot de blé, au noël I quart et XXXII ème de chappon. (Page LVIIII)

Lexique

Abenghe : Abenghe tournoise, monnaie de compte dont il fallait quinze pour faire le sol tournois, qui valait cinq liards.

Ahanable : Que l’on peut cultiver et labourer.

Aides : Subsides que les vassaux, gentilshommes ou roturiers, étaient obligés de payer à leurs seigneurs en certaines occasions particulières. Sous l’ancienne monarchie, impôt qui portait particulièrement sur les boissons, le tabac etc., pour aider le roi à subvenir aux charges de l’état. La cour des aides était une cour souveraine qui surveillait l’emploi des impôts nommés aides, et qui se prononçait en dernier ressort sur toutes les questions se rattachant tant aux aides qu’aux tailles et gabelles, etc. 

Adhérité : Donner en héritage.

Alleu : Terre libre de tout seigneur.

Amodiation-Amodiateur : Fermier d’une terre, d’une dime ou de droits seigneuriaux. On écrit admodiateur. 

Appoielles : Main courante le long d’une planche, placée sur les deux rives d’un fossé, en manière de pont.

 Aquester-Aqueste : Acquérir.  Acquêt, acquisition, profit.

Arrestiers :

Aucquié-auquiet : Equivalent de planté. Souvent utilisé de manière redondante : Aucquié et planté.

Avouerie : Sous la féodalité, protection, patronage d’un avoué chargé de défendre des églises, des abbayes. Jurisprudence ecclésiastique : Droit de présenter un bénéfice. 

Bagots :

Becquerel : Rivière, aussi dénommée, la Phalecque ou chaude rivière, car ses eaux ne gelaient pas l’Hiver.

Bled, Blet : blé.

Bonnier : Mesure de surface qui à lille vaut 1hectare 42 ares 46.

Cens : Loyer ou unité de mesure de surface, et égale à 4 quarterons ou cent verges, on dit aussi cent.

Brief. : Registre contenant la liste, courte, des droits et redevances et rentes d’un bien (terrier), ou reprenant les informations données lors d’un dénombrement.

Cappon : Chapon.

 

Chassereaux ou Chasserel : Document sur lequel chaque propriétaire, occupe une page. Pour chaque parcelle de terre on précise les abouts, autrement dit, qui sont les propriétaires des terres voisines.

Cheminet : Petit cheminet (petit chemin).

Comprins : Compris.

Congrégés :

Cotte-mort : Ce qu’un religieux, à sa mort, laissait en argent, meubles et habits.

Courourvé : Corvée

Courtieulx :

  

Coyaux : Dans une toiture, morceau ajouté au bout d’un chevron et qui porte sur la saillie de l’entablement pour relever la pente où sera placée la gouttière et pour serrer les tuiles du bas.

Dépouille : Récolte.

Damp : Dom, titre d’honneur qu’on donnait aux religieux de certains ordres, comme les bénédictins et les feuillants

ES (es loi) : En loi.

Espincher : Elaguer, tailler avec l’épinçoir émonder.

Espeuse : Epouse.

Fourfaites : Amendes.

Fourment : Froment.

Frettes : Terre relevée au bord d’un fossé

Froisser : Briser la terre lors du labour.

Garance (Waranche-Warenche) : Plante tinctoriale de la famille des rubiacées, dont une espèce, la garance des teinturiers, était autrefois cultivée pour le colorant rouge tiré de ses racines.  

Guecgmot :

Havot : Mesure de capacité pour les céréales, et égale à 4 quarels ou quarreaux.

Hebreghiet :

Hiretiers : Héritiers.

Hiretage : Héritage : Bien mobiliers, terre.

Hoirs : Héritiers, enfant et hoir de : enfant et héritier de…..

 

Lez : A côté, près de.

Manable : Habitable, où l’on habite : Maison manable, se dit d’une maison d’habitation, par opposition à maison à usage de grange.

Manage : Mesnage, habitation, séjour, ménage.

Mailles : Pièces de monnaie, apparue sans doute au XIIème siècle et valant I/2 deniers.

Mes, meis : Habitation, demeure.

Moies : Tas, meule de blé ou de paille.

Motte Thomas (la). Lieu-dit à Fives.   

Moutier (ou moustier). Forme ancienne de monastère. Ancienne pratique, mener la marie au moutier (la mener à l’église).

Navette : Graine d’une espèce de choux sauvage que les Flamands nomment colza.

Obole : Monnaie valant un demi-denier tournoi.

Ouvelée : Mesure de capacité pour les céréales, et qui vaut un demi-havot (voir havot).

Parcidevant : Actuellement

Parchon : Partage entre les enfants issus d’un premier mariage avant un remariage. Synonyme